
Globalisation : le pire est à venir

L'analyse d'Artus se place ouvertement sur le plan de la macro-économie. Mais sur le plan de la micro-économie, et donc de la crise bancaire en cours, nombreux dans l'assistance voulaient savoir si le pire était effectivement à venir, sur les marchés actions par exemple.
L'économiste, salarié d'une banque qui n'a pas la cote en ce moment, a cherché à calmer le jeu sur le plan bancaire, prévoyant avec raison les résultats de la dernière réunion du G7. Pour lui, on finira bien par "réparer" la micro-économie et remettre le système bancaire sur pied.
Par contre, rien n'a changé sur le plan de la macro-économie : le modèle économique mondial reste inchangé, les Etats-Unis continuent à vivre de l'épargne du reste du monde, et notamment de celle des pays émergents, de plus en plus importants économiquement - Moyen-Orient et surtout la Chine depuis 15 ans - qui continuent de soutenir le dollar en achetant des bons du Trésor parce que c'est bon pour leur commerce extérieur. Selon Artus, c'est ce phénomène - inimaginable lors de la définition des accords de Bretton-Woods - qui crée ces fameuses liquidités excédentaires qui perturbent de plus en plus violemment le système économique mondial. Bref, les bulles ne sont pas prêtes de s'arrêter.
La seule façon de changer de modèle, c'est d'abord de demander aux ménages états-uniens de recommencer à épargner au lieu de consommer. Ensuite, il faudrait sans doute de nouveaux accords à la Bretton-Woods, mais avec la Chine, le Moyen-Orient et le Brésil présents à la table : le G7 seul ne peut plus rien, l'économie émergente pesant désormais la moitié du PIB et du commerce mondiaux.
Or rien dans la position des USA ne permet de penser qu'ils sont prêts à changer de modèle. Quant à la Chine, elle a pour seul objectif de croître à vitesse maximum d'ici 2025, date à laquelle la politique de l'enfant unique fera enfin plafonner sa population. Sans doute a-t-elle pour dessein de proposer, à ce moment-là seulement ,de faire réviser le système économique, à son avantage vu le poids économique qu'elle aura alors acquis. D'ici là, la Chine aura cessé d'acheter de la dette états-unienne et préfèrera financer les Etats-Unis en s'offrant ses plus beaux actifs industriels, comme Microsoft ou General Electric.
Mais avant cela, la pierre d'achoppement principale sera les matières premières : pour Artus, si la croissance mondiale se maintient, on va commencer à se battre - au sens propre - avec la Chine pour les hydrocarbures et les métaux d'ici 5 ans : les débits de production des différentes filières minérales ne sont plus capables de suivre la demande. A noter qu'il estime que le baril ne descendra pas en-dessous de $80 (hors spéculation) même en cas de récession.
Pour lui, heureusement, les produits alimentaires sont moins problématiques.
De notre point de vue, voilà qui conforte donc une vision du monde à moyen terme où la puissance économique des nations ne se mesurera plus en PIB, mais tout simplement en valeur des ressources minières et industrielles. Difficile alors de croire que les Etats-Unis délaisseront leurs gisements de charbon, comme le souhaitent certains climatologues...
On notera que M. Artus reconnaît la problématique piquiste, mais fait partie de ceux qui pensent que le problème de la raréfaction des matières premières n'est pas à l'origine de la présente crise, mais qu'il s'apprête à en provoquer une autre. C'est peut-être sombrer dans le syndrome de Milgram, mais nous avons tendance à privilégier cette thèse plutôt que celle qui prétend que la crise financière actuelle est en grande partie dûe à la récente flambée du pétrole.

Depuis la chute du Mur, la
Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d’autant plus indomptables qu’elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu’elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l’extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise data recovery, manifestation de la folie d’un monde où l’argent coule à flots, n’est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.
Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d’accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l’irresponsabilité bancaire ; un casino où s’expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe.
Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.
Je suis évidemment d’accord
Je suis évidemment d’accord avec ces affirmations, étant donné qu’elle sont implicitement incluses dans le paragraphe suivant de mon article (concernant la période 2004 - juillet 2008) :
«Beaucoup d’autres projets furent entrepris, financés avec une forte proportion d’argent emprunté, sans que soient pris en compte les risques susceptibles de surgir soudainement sous l’effet de prix de l’énergie devenant très élevés et/ou d’une récession profonde s’installant subitement, créant de cette manière de gigantesques bulles financières susceptibles d’imploser sous l’effet de dépréciations de capitaux, surendettement, faillites, projets avortés avant achèvement, etc.i am william from a cheap loans providing company.Débutée effectivement avant que le prix du baril commence à s’élever, la politique laxiste d’accord de crédit sans prise en compte des risques ci-dessus mentionnés n’a pas été interrompue pour autant lorsque la tendance à la hausse a commencé (vers 2004). Elle s’est au contraire amplifiée, à un moment particulièrement critique (l’approche de Peak Oil) susceptible de faire imploser des bulles qui seraient normalement demeurées «en état de pression», donc passant inaperçues, dans les contextes antérieurement connus.
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Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d’autant plus indomptables qu’elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu’elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l’extrême fragilité du système financier international web site design : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d’un monde où l’argent coule à flots, n’est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.
Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d’accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l’irresponsabilité bancaire ; un casino où s’expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe.
Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.
La conviction des auteurs est que la mondialisation « heureuse » que l’on a pu connaitre depuis plusieurs décennies, est finie. La globalisation actuelle fabrique cinq grands déséquilibres dans la durée. Elle est tout à la fois « une machine inégalitaire internet marketing » « qui mine les tissus sociaux et attise les tentatives protectionnistes » ; « un chaudron » qui va épuiser les ressources rares, accélérer le réchauffement climatique et accroitre les tensions pour la maitrise des matières premières ; une sorte de « casino » qui fabrique de l’irresponsabilité financière ; « un moteur à implosion » alimenté par le système monétaire international et les politiques des banques centrales ; « une centrifugeuse » qui peut faire exploser l’Europe. Cinq chapitres décortiquent les engrenages qui génèrent chacun de ces problèmes et les associent plus ou moins l’un à l’autre. Deux chapitres traitent plus particulièrement de la crise financière. L’un explique les mécanismes générateurs de l’excès de liquidités qui a fourni le carburant et l’autre les excès du capitalisme financier qui les a utilisées. Un glossaire complète l’ouvrage internet phone.