L'économie des USA en difficulté

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Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » Aujourd’hui, 16:06

L'inflation au plus haut depuis près de trois ans aux Etats-Unis

Connaissance des Énergies avec AFP le 12 mai 2026

L'inflation déraille une nouvelle fois mardi aux États-Unis pour atteindre un plus haut en près de trois ans reflétant l'envolée des prix à la pompe mais aussi une nette hausse des courses alimentaires.

A 3,8% sur un an en avril, l'indice des prix à la consommation (CPI) connaît son rythme le plus élevé depuis mai 2023.

En comparaison, il augmentait de 3,3% en mars et 2,4% en février.

L'essence pèse lourdement (+28,4% sur un an), mais les hausses de prix sont répandues dans le reste de l'économie, des loyers aux billets d'avion.

Après un répit en mars, le prix des courses alimentaires a rebondi en avril (+0,7% sur un mois).

Cette hausse "semble liée à l'énergie", avec des producteurs qui répercutent les surcoûts qu'ils subissent, estime Samuel Tombs, de Pantheon Macroeconomics, dans une note.

Au pays des burgers, la viande bovine figure parmi les produits dont le coût affole les consommateurs-citoyens à l'approche des élections de mi-mandat, qui se tiendront en novembre.

En avril, il fallait débourser 16,1% de plus qu'un an plus tôt pour un steak de boeuf, 14,5% de plus pour de la viande hachée.

Les signes d'accalmie sont rares, chez les concessionnaires par exemple (-2,7% sur un an pour les véhicules d'occasion).

- L'opposition blâme Trump -

"Pour la première fois depuis trois ans, l'inflation va plus vite que les hausses de salaires. C'est un coup dur pour les ménages des classes moyennes et populaires", relève Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

Le président "Donald Trump avait promis de faire baisser les prix +dès le premier jour+ (de son mandat en janvier 2025, NDLR). Au lieu de cela, il ne cesse de les faire grimper", tempête de son côté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Elle voit dans l'inflation actuelle une conséquence directe des décisions personnelles du chef de l'Etat, qui frappe les importations de multiples droits de douane et est entré en guerre contre l'Iran au côté d'Israël.

Dans les stations-service, l'effet de la guerre au Moyen-Orient a continué à se faire sentir en mai.

Un gallon (près de 3,8 litres) d'essence ordinaire coûte actuellement en moyenne 4,50 dollars, contre environ 3 dollars juste avant la guerre, selon les relevés de l'association automobile américaine (AAA), qui font référence.

La guerre déclenchée le 28 février semble dans une impasse et les cours du pétrole restent ancrés au-dessus de cent dollars le baril.

Le gouvernement de Donald Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nis-260512

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 06 mai 2026, 19:33

Les États-Unis, grands gagnants énergétiques de la crise au Moyen-Orient

France 24 vidéo •06/05/2026

Depuis le blocage du détroit d'Ormuz, les exportations américaines de pétrole explosent et Washington s'impose comme fournisseur de secours du reste du monde. Mais dans le gaz, les États-Unis se heurtent encore à des limites d'infrastructures.
5mn vidéo : https://www.boursorama.com/videos/actua ... 72c0a63cc1

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 12 avr. 2026, 00:33

Dette américaine : un fardeau vertigineux de 39 000 milliards de dollars

Agathe Perrier Publié le 09 avril 2026

39 000 milliards de dollars (environ 33 500 milliards d’euros) : tel est le niveau colossal de la dette des États-Unis, selon les autorités américaines. Ce qui en fait le montant le plus élevé du monde en valeur.

Cette dette a suivi une hausse quasi continue sur ces cinquante dernières années. Elle a été multipliée par 78 par rapport à 1976, où elle s’élevait à 500 milliards de dollars, selon les chiffres du bureau du budget du Congrès américain (CBO). Et les projections de cette agence fédérale tablent sur une poursuite de cette tendance : la dette devrait dépasser les 56 000 milliards de dollars en 2036.
https://www.latribune.fr/article/econom ... de-dollars

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 11 avr. 2026, 15:09

Guerre au Moyen-Orient : le prix de l'essence fait bondir l'inflation aux Etats-Unis
Malgré le cessez-le-feu en Iran, les cours du pétrole restent élevés et la hausse des prix à la pompe fait grimper l'inflation aux Etats-Unis.

Par Les Echos Publié le 10 avr. 2026

L'impact de la guerre en Iran était attendu, il apparaît désormais dans les statistiques économiques aux Etats-Unis. L'inflation a ainsi accéléré à 3,3 % en mars, selon des données officielles publiées ce vendredi, contre un rythme annuel de 2,4 % en février.

Un reflet de l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient. En mars, les prix de l'essence ont effet grimpé de 21,2 %. Un bond très important, qui n'avait pas été observé depuis 1967, comme le souligne le service statistique américain.

Des chiffres anticipés par les marchés

Le blocage du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20 % du pétrole et du gaz utilisés dans le monde, commence donc à affecter le pouvoir d'achat des Américains. Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, et exportateurs nets, les Etats-Unis subissent eux aussi l'envolée des cours du baril sur les marchés.

Par ailleurs, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation continue d'augmenter (+2,6 % contre +2,5 % un mois plus tôt). Des chiffres anticipés par les marchés, selon le consensus publié par MarketWatch, mais qui pourraient peser sur l'activité économique.

L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, cherche à rassurer en promettant que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires. L'accélération de l'inflation est aussi scrutée de près par la banque centrale américaine (Fed), censée contenir la hausse des prix autour de 2 %. Un chiffre qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, droits de douane).

Dernier choc en date : la guerre au Moyen-Orient. Le mois dernier, le président de la Fed, Jerome Powell, avait expliqué que ce conflit risquait de repousser le moment où l'inflation serait canalisée aux Etats-Unis.

Loin du cauchemar de 2022

Et selon Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union, « ce n'est que le début ». Elle pronostique une augmentation des coûts d'alimentation et de transport en avril.

Mais les économistes s'accordent pour dire que le scénario de 2022 ne se reproduira pas. L'inflation avait alors frôlé les 10 % dans le contexte de la guerre en Ukraine. ING anticipe plutôt une inflation transitoire. « Le choc d'offre est cette fois-ci sans doute bien moins important, se concentrant, dans le cas des Etats-Unis, sur les coûts de l'essence et des autres carburants plutôt que sur l'ensemble des biens et de l'énergie ».

Le ralentissement de la demande (3 % de croissance des salaires en 2026, contre +6 % en 2022) éloigne aussi, à ce stade, le risque d'une inflation généralisée. Natixis relativise également le rebond des prix, en pointant une inflation sous-jacente (hors prix volatiles, tels que l'énergie et l'alimentaire) « moins élevée que prévu » en mars, qui restera selon leurs dires dans une fourchette de 2,6 % à 2,9 % sur les prochains mois. A condition que la situation ne s'enflamme pas dans le Golfe.
https://www.lesechos.fr/monde/etats-uni ... is-2225768

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 04 avr. 2026, 13:41

États-Unis : rebond des créations d'emplois en mars, le chômage se replie à 4,3%

Par Le Figaro avec AFP 04 avril 2026

Les États-Unis ont créé 178.000 emplois en mars après en avoir détruit presque autant au mois précédent, selon des données officielles publiées vendredi montrant un léger reflux du chômage à 4,3%. Les créations d’emplois rapportées sont nettement supérieures aux attentes des marchés, qui en anticipaient environ 59.000, selon le consensus publié par MarketWach.

Les données du service statistique du ministère américain du Travail (BLS) font souvent l’objet de fortes révisions. Ils ont aussi connu de brusques variations ces derniers mois, tantôt avec des créations d’emplois très au-dessus des attentes, tantôt avec des destructions spectaculaires. Pendant ce temps, le taux de chômage n’a bougé qu’à la marge et est resté proche du plein-emploi.

Les chiffres de février avaient fait l’effet d’un coup de tonnerre avec 92.000 destructions d’emplois annoncées. Le bilan est encore moins reluisant, selon les données actualisées vendredi par le BLS : 133.000 destructions. La période avait notamment été marquée par une grève dans le secteur de la santé et les salariés concernés sont sortis temporairement des statistiques. La fin de la grève a donc entraîné une correction, sans toutefois expliquer l’ampleur de la reprise. Des emplois ont aussi été créés en mars dans la construction et la logistique, souligne le BLS.
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/etats ... 3-20260403

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 24 févr. 2026, 23:29

mobar a écrit : 24 févr. 2026, 21:39 Pourquoi les états-unis de Trump sont devenus un pays fasciste expliqué par un juif newyorkais qui a émigré au Canada
https://youtu.be/-zcL3Qd2h2U

"la plus grande menace pour la liberté sur Terre"
+1

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 24 févr. 2026, 21:39

Pourquoi les états-unis de Trump sont devenus un pays fasciste expliqué par un juif newyorkais qui a émigré au Canada
https://youtu.be/-zcL3Qd2h2U

"la plus grande menace pour la liberté sur Terre"

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 23 févr. 2026, 20:33

GillesH38 a écrit : 23 févr. 2026, 17:40 la plupart des démocraties ont été coloniales, y compris en Grèce antique. Tu as l'air de confondre "démocratie" et "pays des bisounours".
:lol:

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 23 févr. 2026, 17:40

la plupart des démocraties ont été coloniales, y compris en Grèce antique. Tu as l'air de confondre "démocratie" et "pays des bisounours".

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 23 févr. 2026, 16:41


Mais au lieu de tenir compte de la longue et violente histoire de la construction des États-Unis, une grande partie de cette recherche sombre dans des clichés racistes et des propos xénophobes rassurants : On n’est pas en Afghanistan. On n’est pas en Iran ou en Chine. On est en Amérique. On a des droits. On est en démocratie. On n’est pas comme ça.

Ces déclarations ont pour but de rassurer. Elles visent à apaiser les craintes, à calmer les esprits en promettant que, quelle que soit la gravité de la situation, ce pays échappe d’une manière ou d’une autre à la logique de la répression. En réalité, elles révèlent plutôt la profonde incompréhension dont font encore preuve de nombreuses personnes à l’égard de ce pays et de la nature du pouvoir autoritaire.

Elles reposent sur une illusion dangereuse : celle qui voudrait que la violence étatique à grande échelle, la terreur politique et la répression n’existent que dans d’autres pays, des « États défaillants », les pays du Sud global, des lieux qu’on imagine comme perpétuellement instables. Non seulement cela est historiquement faux, mais c’est aussi ce qui a été enseigné aux Américains afin qu’ils ne reconnaissent pas ce qui se construit sous leurs yeux.

La vérité est plus simple et plus inquiétante : depuis toujours, les États-Unis se gouvernent par la violence.

Ils ont toujours eu recours à la surveillance, à l’isolement, au déplacement et à la force pour gérer les populations qu’il jugeaient menaçantes. De l’esclavage au génocide des peuples autochtones, des lois Jim Crow aux camps d’internement japonais, du programme COINTELPRO à la « guerre contre le terrorisme » et à l’État policier moderne, La répression n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire des États-Unis. Elle en constitue un fil conducteur.

La répression n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire des États-Unis. Elle en constitue un fil conducteur..
https://www.les-crises.fr/ce-n-est-pas- ... -raconter/

Les États-Unis d'Amérique sont un état colonial, raciste, ségrégationniste, violent qui s'est construit sur le génocide voulu et planifié des premières nations
Il est fallacieux et manipulatoire de tenter de le présenter comme une démocratie, les chiens ne font pas des chats!

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 21 févr. 2026, 22:13

mobar a écrit : 21 févr. 2026, 21:12 Avant de conclure que les USA sont une démocratie on va quand même attendre un peu que les droits de douane reviennent au status ante! :-"

La propagande anti Trump fait jeu à peu près égal avec la propagande pro Trump
c'est pas ça le critère...

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 21 févr. 2026, 21:12

Avant de conclure que les USA sont une démocratie on va quand même attendre un peu que les droits de douane reviennent au status ante! :-"

La propagande anti Trump fait jeu à peu près égal avec la propagande pro Trump

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 21 févr. 2026, 08:27

Pour ceux qui se demandent encore ce qu'est une démocratie, demandez vous si une telle chose est imaginable en Iran, en Russie, ou en Chine.

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 20 févr. 2026, 19:02

les tarifs douaniers de Trumpy rejetés par la cour suprême
https://www.lesechos.fr/monde/etats-uni ... mp-2217194

Le blaireau désavoué par SA Cour! :lol: :lol:

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 20 févr. 2026, 01:23

En 2025, les droits de douane n'ont pas réduit le déficit commercial américain

Boursorama avec AFP •19/02/2026

Malgré la mise en place des droits de douane durant l'année, avec la volonté explicite du président Donald Trump de réduire le déficit commercial américain, celui-ci a atteint un nouveau record en 2025.

Selon les données publiées jeudi par le département du Commerce, le déficit commercial des biens s'est encore creusé, pour atteindre un niveau record de 1.241 milliards de dollars, une hausse à peine compensée par une amélioration de l'excédent commercial du côté des services.

En cause, une hausse plus importante des importations que des exportations sur l'ensemble de l'année, alors même que les droits de douane visaient précisément à rendre les produits étrangers moins attractifs sur le marché américain.

Mais leur mise en place chaotique et les achats de précaution réalisés par les entreprises à différents moments de l'année pour augmenter leurs stocks en prévision de l'ajout de nouvelles surtaxes douanières a en partie pesé sur les échanges.

Avant même son retour à la Maison Blanche, Donald Trump n'avait pas caché sa volonté de faire des droits de douane une pierre angulaire de sa politique économique, avec pour objectif affirmé de rééquilibrer les échanges commerciaux avec les principaux partenaires, visant en particulier, outre la Chine, des pays comme le Canada et le Mexique, ainsi que l'Union européenne (UE).

"Les échanges commerciaux ont connu une année 2025 agitée, en particulier concernant les importations", a pointé dans une note l'économiste de Nationwide, Oren Klachkin, "mais malgré tout le bruit sur les droits de douane et les fortes variations des données mensuelles, le déficit n'a pas changé de trajectoire en 2025".

Les importations de biens en 2025 ont en effet continué à progresser pour atteindre 3.438 milliards de dollars, portées notamment par une hausse marquée équipements numériques et des pièces métalliques pour l'industrie.

Les exportations ont également progressé, moins cependant, et se sont établies à 2.197 milliards de dollars pour les biens, grâce à l'industrie aéronautique, le secteur énergétique et les produits pharmaceutiques.

Elles profitent notamment de "la dépréciation du dollar qui (les) soutient à court terme en rendant les produits américains relativement moins chers sur les marchés étrangers", ont pointé dans une note les économistes d'Oxford Economics.

- Moins de produits chinois -

S'ils n'ont pas véritablement pesé sur la balance commerciale, les droits de douane ont en revanche provoqué une évolution des circuits d'approvisionnement des Etats-Unis.

Ainsi, le déficit commercial pour les biens avec la Chine a fortement reculé, passant de 295 milliards de dollars en 2024 à 202 milliards en 2025 (-30%), pour revenir à un niveau équivalent à celui observé en 2005.

Mais dans le même temps, celui avec deux autres pays asiatiques, le Vietnam et Taïwan, a fortement augmenté, de 44% pour le pays d'Asie du sud-est et même multiplié par deux dans le cas des échanges avec Taïwan.

Bien que moins élevé, le déficit commercial avec l'Inde a également progressé de 27% malgré les droits de douane supplémentaires imposés en représailles à l'achat de pétrole russe sous sanction par les entreprises indiennes.

Le déficit avec le Canada est ainsi en baisse alors que celui avec le Mexique, trois fois plus important, continue de se creuser.

Les deux voisins des Etats-Unis - premiers visés par les surtaxes douanières de Trump - dépendent très largement de Washington pour leurs exportations.

Quant aux échanges avec l'Union européenne (UE), également dans le collimateur de Donald Trump ces derniers mois, avant la signature d'un accord limitant à 15% les droits de douane appliqués, le déficit commercial pour les biens s'est légèrement amélioré, passant de 237 milliards en 2024 à 219 milliards en 2025.

Mais là encore l'impact varie: le déficit s'est ainsi amélioré vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, alors qu'il s'est creusé dans les échanges avec la France et l'Irlande.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ca65870cd4

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