L'économie des USA en difficulté

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.
Émoticônes
:D :geek: :ugeek: :ghost: :wtf: :-D :) :-) :-( :-o :shock: :? 8-) :lol: :-x :-P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: ;) ;-) :!: :?: :idea: :arrow: :-| :mrgreen: =D> #-o =P~ :^o [-X [-o< 8-[ [-( :-k ](*,) :-" O:) =; :-& :-({|= :-$ :-s \:D/ :-#
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : L'économie des USA en difficulté

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 24 févr. 2026, 23:29

mobar a écrit :
24 févr. 2026, 21:39
Pourquoi les états-unis de Trump sont devenus un pays fasciste expliqué par un juif newyorkais qui a émigré au Canada
https://youtu.be/-zcL3Qd2h2U

"la plus grande menace pour la liberté sur Terre"
+1

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 24 févr. 2026, 21:39

Pourquoi les états-unis de Trump sont devenus un pays fasciste expliqué par un juif newyorkais qui a émigré au Canada
https://youtu.be/-zcL3Qd2h2U

"la plus grande menace pour la liberté sur Terre"

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 23 févr. 2026, 20:33

GillesH38 a écrit :
23 févr. 2026, 17:40
la plupart des démocraties ont été coloniales, y compris en Grèce antique. Tu as l'air de confondre "démocratie" et "pays des bisounours".
:lol:

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 23 févr. 2026, 17:40

la plupart des démocraties ont été coloniales, y compris en Grèce antique. Tu as l'air de confondre "démocratie" et "pays des bisounours".

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 23 févr. 2026, 16:41


Mais au lieu de tenir compte de la longue et violente histoire de la construction des États-Unis, une grande partie de cette recherche sombre dans des clichés racistes et des propos xénophobes rassurants : On n’est pas en Afghanistan. On n’est pas en Iran ou en Chine. On est en Amérique. On a des droits. On est en démocratie. On n’est pas comme ça.

Ces déclarations ont pour but de rassurer. Elles visent à apaiser les craintes, à calmer les esprits en promettant que, quelle que soit la gravité de la situation, ce pays échappe d’une manière ou d’une autre à la logique de la répression. En réalité, elles révèlent plutôt la profonde incompréhension dont font encore preuve de nombreuses personnes à l’égard de ce pays et de la nature du pouvoir autoritaire.

Elles reposent sur une illusion dangereuse : celle qui voudrait que la violence étatique à grande échelle, la terreur politique et la répression n’existent que dans d’autres pays, des « États défaillants », les pays du Sud global, des lieux qu’on imagine comme perpétuellement instables. Non seulement cela est historiquement faux, mais c’est aussi ce qui a été enseigné aux Américains afin qu’ils ne reconnaissent pas ce qui se construit sous leurs yeux.

La vérité est plus simple et plus inquiétante : depuis toujours, les États-Unis se gouvernent par la violence.

Ils ont toujours eu recours à la surveillance, à l’isolement, au déplacement et à la force pour gérer les populations qu’il jugeaient menaçantes. De l’esclavage au génocide des peuples autochtones, des lois Jim Crow aux camps d’internement japonais, du programme COINTELPRO à la « guerre contre le terrorisme » et à l’État policier moderne, La répression n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire des États-Unis. Elle en constitue un fil conducteur.

La répression n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire des États-Unis. Elle en constitue un fil conducteur..
https://www.les-crises.fr/ce-n-est-pas- ... -raconter/

Les États-Unis d'Amérique sont un état colonial, raciste, ségrégationniste, violent qui s'est construit sur le génocide voulu et planifié des premières nations
Il est fallacieux et manipulatoire de tenter de le présenter comme une démocratie, les chiens ne font pas des chats!

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 21 févr. 2026, 22:13

mobar a écrit :
21 févr. 2026, 21:12
Avant de conclure que les USA sont une démocratie on va quand même attendre un peu que les droits de douane reviennent au status ante! :-"

La propagande anti Trump fait jeu à peu près égal avec la propagande pro Trump
c'est pas ça le critère...

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 21 févr. 2026, 21:12

Avant de conclure que les USA sont une démocratie on va quand même attendre un peu que les droits de douane reviennent au status ante! :-"

La propagande anti Trump fait jeu à peu près égal avec la propagande pro Trump

Re: L'économie des USA en difficulté

par GillesH38 » 21 févr. 2026, 08:27

Pour ceux qui se demandent encore ce qu'est une démocratie, demandez vous si une telle chose est imaginable en Iran, en Russie, ou en Chine.

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 20 févr. 2026, 19:02

les tarifs douaniers de Trumpy rejetés par la cour suprême
https://www.lesechos.fr/monde/etats-uni ... mp-2217194

Le blaireau désavoué par SA Cour! :lol: :lol:

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 20 févr. 2026, 01:23

En 2025, les droits de douane n'ont pas réduit le déficit commercial américain

Boursorama avec AFP •19/02/2026

Malgré la mise en place des droits de douane durant l'année, avec la volonté explicite du président Donald Trump de réduire le déficit commercial américain, celui-ci a atteint un nouveau record en 2025.

Selon les données publiées jeudi par le département du Commerce, le déficit commercial des biens s'est encore creusé, pour atteindre un niveau record de 1.241 milliards de dollars, une hausse à peine compensée par une amélioration de l'excédent commercial du côté des services.

En cause, une hausse plus importante des importations que des exportations sur l'ensemble de l'année, alors même que les droits de douane visaient précisément à rendre les produits étrangers moins attractifs sur le marché américain.

Mais leur mise en place chaotique et les achats de précaution réalisés par les entreprises à différents moments de l'année pour augmenter leurs stocks en prévision de l'ajout de nouvelles surtaxes douanières a en partie pesé sur les échanges.

Avant même son retour à la Maison Blanche, Donald Trump n'avait pas caché sa volonté de faire des droits de douane une pierre angulaire de sa politique économique, avec pour objectif affirmé de rééquilibrer les échanges commerciaux avec les principaux partenaires, visant en particulier, outre la Chine, des pays comme le Canada et le Mexique, ainsi que l'Union européenne (UE).

"Les échanges commerciaux ont connu une année 2025 agitée, en particulier concernant les importations", a pointé dans une note l'économiste de Nationwide, Oren Klachkin, "mais malgré tout le bruit sur les droits de douane et les fortes variations des données mensuelles, le déficit n'a pas changé de trajectoire en 2025".

Les importations de biens en 2025 ont en effet continué à progresser pour atteindre 3.438 milliards de dollars, portées notamment par une hausse marquée équipements numériques et des pièces métalliques pour l'industrie.

Les exportations ont également progressé, moins cependant, et se sont établies à 2.197 milliards de dollars pour les biens, grâce à l'industrie aéronautique, le secteur énergétique et les produits pharmaceutiques.

Elles profitent notamment de "la dépréciation du dollar qui (les) soutient à court terme en rendant les produits américains relativement moins chers sur les marchés étrangers", ont pointé dans une note les économistes d'Oxford Economics.

- Moins de produits chinois -

S'ils n'ont pas véritablement pesé sur la balance commerciale, les droits de douane ont en revanche provoqué une évolution des circuits d'approvisionnement des Etats-Unis.

Ainsi, le déficit commercial pour les biens avec la Chine a fortement reculé, passant de 295 milliards de dollars en 2024 à 202 milliards en 2025 (-30%), pour revenir à un niveau équivalent à celui observé en 2005.

Mais dans le même temps, celui avec deux autres pays asiatiques, le Vietnam et Taïwan, a fortement augmenté, de 44% pour le pays d'Asie du sud-est et même multiplié par deux dans le cas des échanges avec Taïwan.

Bien que moins élevé, le déficit commercial avec l'Inde a également progressé de 27% malgré les droits de douane supplémentaires imposés en représailles à l'achat de pétrole russe sous sanction par les entreprises indiennes.

Le déficit avec le Canada est ainsi en baisse alors que celui avec le Mexique, trois fois plus important, continue de se creuser.

Les deux voisins des Etats-Unis - premiers visés par les surtaxes douanières de Trump - dépendent très largement de Washington pour leurs exportations.

Quant aux échanges avec l'Union européenne (UE), également dans le collimateur de Donald Trump ces derniers mois, avant la signature d'un accord limitant à 15% les droits de douane appliqués, le déficit commercial pour les biens s'est légèrement amélioré, passant de 237 milliards en 2024 à 219 milliards en 2025.

Mais là encore l'impact varie: le déficit s'est ainsi amélioré vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, alors qu'il s'est creusé dans les échanges avec la France et l'Irlande.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ca65870cd4

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 16 févr. 2026, 10:07

L'énergie, menace pour Trump à l'abord des Midterms ?

Le Cercle des économistes •16/02/2026

«Je réduirai le prix de l'énergie et de l'électricité de moitié. Douze mois après le 20 janvier, votre facture d'électricité sera 50% moins chère.» Cette promesse, martelée par Donald Trump en octobre 2024 à Detroit constitue aujourd'hui un talon d'Achille, à neuf mois des élections de mi-mandat. Car non seulement la promesse n'a pas été tenue, mais les politiques conduites par l'administration républicaine ont aggravé les tensions sur les prix de l'énergie.

Les chiffres sont cruels. Les données de l'Energy Information Administration (EIA) montrent une hausse moyenne de 12 % des factures d'électricité des ménages depuis janvier 2025 avec des pointes spectaculaires : +23% à Washington DC, +17% dans l'Indiana, +15% dans l'Illinois. Les déconnexions pour impayés explosent : à New York, leur nombre a été multiplié par cinq.

En plus de la flambée des factures d'électricité, les ménages américains ont également été confrontés à la hausse des prix du gaz, qui ont bondi de 5,2 % en moyenne au cours de l'année dernière. Cette situation est d'autant plus problématique que l'administration a réduit l'aide fédérale à l'amélioration de l'efficacité énergétique des logements et le programme fédéral d'aide aux précaires, avec un impact sur 6 millions de foyers.

Comment en est-on arrivé là ?
Premier facteur, le One Big Beautiful Bill a liquidé les incitations de l'Inflation Reduction Act de Biden pour le solaire, l'éolien et les véhicules électriques. Or, selon le think tank Resources for the Future, cette suppression augmentera les factures d'électricité de 5 à 7% d'ici 2030. Ironie : 70% des investissements IRA bénéficiaient à des districts républicains.

Deuxième facteur : la demande vorace des data centers alimentant l'intelligence artificielle. Le Département de l'Énergie estime qu'ils pourraient représenter près de 10% de la consommation électrique américaine d'ici 2028. Trump, qui a fait des data centers un pilier de sa rivalité technologique avec la Chine, se retrouve pris dans une contradiction frontale : promouvoir l'IA tout en promettant des factures basses. Son message sur Truth Social du 12 janvier — « les entreprises technologiques doivent payer leur part » — trahit un embarras.
Troisième facteur : le Drill, baby, drill n'a pas produit les effets attendus. Le baril oscille autour de 63 dollars le baril mi-février 2026, en baisse de 11% sur un an.

L'essence a effectivement reculé d'environ 10%, à 2,87 dollars le gallon en moyenne, loin de l'engagement d'un prix à la pompe de 2 dollars. Mais cette baisse ne doit rien aux forages américains : elle résulte d'un excédent mondial d'offre alimenté par les décisions de l'OPEP. L'industrie pétrolière américaine ne fore pas davantage, les prix étant trop bas pour justifier de nouveaux investissements, et les volumes devraient baisser en 2026. Quant aux exportations massives de GNL encouragées par Trump, elles enrichissent les majors … mais appauvrissent le consommateur domestique.

Une bascule politique se profile. Un sondage Politico de février 2026 révèle que 37% des Américains jugent les Démocrates plus engagés dans la baisse des prix de l'énergie, contre seulement 25% pour les Républicains, renversement pour un parti qui — depuis Jimmy Carter — dominait sur ce terrain. Les Démocrates ont déjà testé avec succès le message affordability lors des scrutins de novembre 2025 en Virginie, au New Jersey et en Géorgie, où ils ont remporté des victoires en martelant la responsabilité républicaine dans la hausse des factures.

Trump se trouve face à ses contradictions. Sa stratégie fossile a freiné le déploiement des renouvelables bon marché, à rebours de l'intérêt de son électorat. Son soutien aux data centers a alimenté la demande d'électricité sans temps d'adaptation des infrastructures nécessaires. Ses exportations de GNL ont renchéri le gaz domestique. L'énergie pourrait devenir, pour les Midterms de 2026, ce que le prix des œufs aura été pour la présidentielle de 2024 : le flagrant symbole d'une promesse trahie.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 5192f10999

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 13 févr. 2026, 10:59

Les Américains ont supporté 90% de la hausse des droits de douane. Selon un rapport de la Fed de New York...

Par Claire Lemaitre Publié le 13/02/2026

Les Américains supportent la quasi-totalité de la hausse des taxes à l'importation décidées par Donald Trump, selon une étude de la Fed de New York. L'établissement estime que 90% du "fardeau économique" (selon ses mots) des droits de douane imposés par le président retombent sur les consommateurs et les entreprises américaine - de quoi contredire l'argument de l'administration Trump, selon lequel ces taxes seraient payées par les autres pays.

Le rapport a évalué l'impact des droits de douane sur l'économie l'an dernier, période durant laquelle le taux moyen de ces taxes est passé de 2,6% à 13%. Il souligne que ce taux moyen a fluctué au cours de l'année et a atteint son niveau le plus élevé en avril et mai, lorsque Donald Trump a porté les droits de douane sur les produits chinois à 125% avant de les ramener à un niveau toujours élevé de 113%.

"Les exportateurs ne baissent pas les prix"

Les auteurs ont fondé leur analyse sur le fonctionnement des droits de douane durant le premier mandat de Trump. Face à ce type de taxes, "nos travaux antérieurs ont montré que les exportateurs étrangers ne baissaient pas leurs prix, de sorte que l'intégralité du coût des droits de douane était supportée par les États-Unis. Autrement dit, les droits de douane étaient répercutés à 100% sur les prix à l'importation".

L'article indique qu'entre janvier et août de l'année dernière, les Américains ont supporté 94% des répercussions des droits de douane imposés par Trump. Ce pourcentage a diminué à 92% en septembre et octobre, pour se stabiliser à 86% en novembre.

Les prix grimpent pour les consommateurs

Les travaux de la Réserve fédérale de New York concordent avec un rapport publié mercredi par le Bureau du budget du Congrès. Ce document indique que "la hausse des droits de douane augmente directement le coût des biens importés, ce qui fait grimper les prix pour les consommateurs et les entreprises américains".

Concernant la répartition de ces droits de douane, le Bureau du budget du Congrès (CBO) précise que les exportateurs étrangers en absorberont 5% et qu'à court terme, "les entreprises américaines absorberont 30% de la hausse des prix à l'importation en réduisant leurs marges bénéficiaires ; les 70% restants seront répercutés sur les consommateurs par une augmentation des prix ".
https://www.boursier.com/actualites/eco ... 54197.html

Re: L'économie des USA en difficulté

par mobar » 12 févr. 2026, 12:18

Avec la politique de Trump, les dernieres strategies des brics et de l’UE ca ne va pas s’arranger
Reste plus qu’a lancer un boycott cible sur les produits que nous vendent les soutiens de Trump et l’hegemonie us se transformer en deroute

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 11 févr. 2026, 22:58

Selon le CBO, le déficit budgétaire des États-Unis atteindra 1 853 milliards de dollars au cours de l'exercice 2026

Reuters •11/02/2026

Le déficit budgétaire des États-Unis augmentera légèrement au cours de l'exercice 2026 pour atteindre 1 853 milliards de dollars, a prévu mercredi le Congressional Budget Office (CBO), montrant que, dans l'ensemble, les politiques économiques du président Donald Trump aggravent la situation budgétaire du pays dans un contexte de faible croissance économique.

Le CBO a déclaré que le déficit pour l'exercice 2026 sera d'environ 5,8 % du PIB, à peu près au même niveau que celui de l'exercice 2025, avec un déficit de 1 775 milliards de dollars.

Toutefois, le ratio déficit/PIB des États-Unis s'établira en moyenne à 6,1 % au cours de la prochaine décennie, pour atteindre 6,7 % au cours de l'exercice 2036, ce qui est bien supérieur à l'objectif du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, de ramener le déficit à environ 3 % de la production économique.

.........................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 168c4592aa

Re: L'économie des USA en difficulté

par energy_isere » 30 janv. 2026, 01:08

Jusqu'à 24% de visiteurs en moins et 15,7 milliards de dollars perdus: l'avenir très sombre du tourisme aux Etats-Unis

29 janvier 2026

L'administration Trump a récemment déclaré vouloir exiger des visiteurs étrangers exemptés de visas, parmi lesquels figurent les Français, qu'ils fournissent l'historique de leurs activités sur les réseaux sociaux depuis cinq ans.
Donald Trump a beau affirmer le contraire, le tourisme aux Etats-Unis ne se porte pas bien alors qu'il génère près d'un emploi sur dix direct et indirect dans le pays. Il faut dire que son administration fait tout pour rendre la destination moins attractive. Droits de douane, politique intérieure, coût élevé de la vie, augmentation des frais de visa (Esta) sont autant de facteurs qui détournent les touristes. Mais c'est surtout l'obligation pour les visiteurs étrangers exemptés de visas, parmi lesquels figurent les Français, de fournir l'historique de leurs activités sur les réseaux sociaux depuis cinq ans qui inquiète le plus.


Selon une étude du WTTC (World Travel & Tourism Council), un des plus puissants lobby du secteur du tourisme, cet ultime tour de vis pourrait coûter cher avec une réduction des dépenses des visiteurs de 15,7 milliards de dollars et menacerait 157.000 emplois aux États-Unis.

Environ un tiers des personnes interrogées (34 %) indiquent qu’elles seraient plutôt ou beaucoup moins susceptibles de se rendre aux États-Unis au cours des deux à trois prochaines années si ces changements étaient introduits. Seuls 12% déclarent qu’ils seraient plus enclins à s’y rendre, "ce qui se traduirait par une baisse nette et significative de l’intention de voyage", prévient le WTTC.

Affaiblissement des Etats-Unis

Dans le pire des scénarios, le lobby estime que les États-Unis pourraient enregistrer environ 4,7 millions d’arrivées internationales en moins, soit une baisse de 23,7% des arrivées en provenance des pays éligibles à l’ESTA en 2026 par rapport à un scénario sans ces nouvelles mesures.

"Les conclusions de l’étude mettent en évidence un constat clair: la politique envisagée comporte un risque élevé de réduction de la demande de voyages et d’affaiblissement de la position concurrentielle des États-Unis sur un marché touristique mondial fortement disputé", conclut le WTTC.
"La sécurité aux frontières américaines est essentielle, mais les changements de politique envisagés risquent de nuire à la création d’emplois, une priorité pourtant affirmée de l’administration américaine. Notre étude montre que plus de 150.000 emplois pourraient être perdus si cette politique était mise en œuvre – soit le même nombre d’emplois généralement créés chaque trimestre aux États-Unis. Même des changements modestes de comportement des visiteurs, dissuadés par ces mesures, auraient des conséquences économiques bien réelles pour le secteur du voyage et du tourisme aux États-Unis, en particulier dans un marché mondial hautement concurrentiel", s'alarme Gloria Guevara, Présidente et Directrice générale du WTTC.

Ce pessimisme est partagé par les professionnels américains du tourisme. "Nous sommes profondément préoccupés par la récente annonce. En l’absence de précisions, des questions légitimes se posent quant aux informations que les voyageurs pourraient être amenés à fournir. Une chose est sûre : cette politique pourrait dissuader les voyageurs de se rendre aux États-Unis", estime l’U.S. Travel Association.

Chute des visiteurs français

"Les voyageurs du programme d’exemption de visa viennent ici pour conclure des affaires avec des entreprises américaines, acheter des produits américains et découvrir la beauté de notre grand pays. Si cette politique est mal gérée, des millions de voyageurs pourraient dépenser leurs milliards de dollars ailleurs. Ce qui ne ferait qu’affaiblir les États-Unis", poursuit-elle.

La question est d'autant plus prégnante que les Etats-Unis doivent accueillir, avec le Canada et le Mexique, la Coupe du monde de football cet été, qui doit attirer des centaines de milliers de supporters du monde entier.

Ces craintes se vérifient si on observe le volume de touristes français aux Etats-Unis en 2025. Du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, les entreprises membres du Syndicat des Entreprises du Tour Operating (Seto) ont enregistré une baisse de 14,6% des "voyages à forfait" - les voyages organisés - de la France vers les Etats-Unis par rapport à l'année précédente. Au 31 décembre 2025, les réservations vers les Etats-Unis pour l'été 2026 étaient même en baisse de plus de 29%.

"Il y a un effet Trump, on va pas le nier", souligne Patrice Caradec, le président du Seto, pour qui "on ne peut pas dire que Trump soit le meilleur ambassadeur du tourisme aux Etats-Unis". Mais c'est surtout l'inflation dans le pays qui constituerait la raison majeure de ce désamour. "La politique" n'a "jamais empêché les Français d'aller à Cuba (...), en Chine, ou au Vietnam", estime le dirigeant, ce qui n'est pas le cas de l'augmentation des prix selon lui.
https://www.bfmtv.com/economie/consomma ... 90069.html

Haut