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par kercoz » Hier, 07:49
energy_isere a écrit : ↑26 févr. 2026, 23:59 "Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain", déclarait peut avant l'ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des "politiques publiques et des financements ambitieux". Au printemps 2025, l'Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu'elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025.
par energy_isere » 26 févr. 2026, 23:59
Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025 AFP •26/02/2026 Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l'Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l'approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse. Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n'ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l'Agence Bio lors d'une conférence de presse au Salon de l'agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l'agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production. C'est un "signal qu'il ne faut pas prendre à la légère", a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l'observatoire national de l'agriculture biologique intégré à l'agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025. Avec l'inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n'a entamé sa reprise qu'en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi). - "Déconversion" - Cette relance de la consommation s'observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l'exception des enseignes "discount". Entre 2022 et 2024, la conception du "bien manger" avait évolué chez les Français: l'impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité. En 2025, l'impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l'alimentation équilibrée dans la conception du "bien manger", selon le baromètre annuel de l'agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio. En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d'un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l'Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l'hypothèse avec d'autres facteurs. Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de "déconversion", non seulement d'agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d'euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio. - "Paradoxe" - "On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande", a déclaré Bruno Martel. Il faut "attendre" de voir se confirmer cette adéquation pour "relancer des actions de stimulation de la conversion" des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d'obtenir la certification. La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d'ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025. "Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain", déclarait peut avant l'ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des "politiques publiques et des financements ambitieux". Ce mode de production n'a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l'égide de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. Au printemps 2025, l'Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu'elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l'agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été "maintenu" en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l'avenir de l'agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu'elle est "menacée de démantèlement". Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l'agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l'Agriculture.
par energy_isere » 23 févr. 2026, 23:25
Poussée par le climat, la lentille se cherche une vocation dans le Nord AFP •23/02/2026 Des vertus sur un sol pauvre: c'est ce qui a convaincu l'agricultrice Cécile Fléchel de se "lancer dans la lentille", une culture qui gagne du terrain dans le Nord, poussée par le climat et la promesse d'un débouché industriel. Dans sa ferme de 130 hectares, où dominent le blé et la pomme de terre à Marly, aux portes de Valenciennes, elle fait le pari de cette légumineuse dont la France manque dans un marché mondial dominé par le Canada. Le changement ne lui fait pas peur. Dans une première vie, Cécile Fléchel, 38 ans, a été ingénieure chez Renault , avant de reprendre la ferme familiale en 2020. "Une exploitation saine" mais "des terres fatiguées", où "la pomme de terre tourne depuis trois générations" et perd en rendement, explique-t-elle à l'AFP. ..........................
par al2o3 » 13 févr. 2026, 23:39
par energy_isere » 11 févr. 2026, 00:47
Vins et spiritueux : les exportations française plombées par les tensions commerciales avec les États-Unis Boursorama avec Media Services •10/02/2026 Les tensions géopolitiques, les taux de change, mais aussi les changements de modes de consommation pèse sur le secteur Les exportations de vins et de spiritueux française ont reculé de 8% en valeur en 2025, notamment plombées par un net repli aux États-Unis sous l'effet notamment des nouveaux droits de douane imposés par le gouvernement américain. Les ventes mondiales de vins, champagnes, cognac et autres alcools français ont atteint 14,3 milliards d'euros l'an dernier. Après trois ans de recul, elles représentent toujours le 3e excédent commercial de la France (après l'aéronautique et les cosmétiques), mais celui-ci régresse. Aux États-Unis, leur premier marché à l'international, les ventes sont "lourdement" affectées par l'instauration de droits de douane auxquels s'ajoute depuis un an un taux de change euro/dollar très défavorable, explique la fédération du secteur : le repli est de 21%, soit 3 milliards d'euros. "Les principales raisons, c'est effectivement la politique menée par le président Trump sur ses 'tarifs' et quelque part une forme d'agressivité envers tous les pays", souligne Gabriel Picard, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). "La deuxième raison, qui n'est pas à négliger, c'est le taux de change. 15% de droits de douane et 10% de variation (des changes, NDLR), au total ça fait 25% de variation du prix, ce qui est énorme". Cette année le bilan général montre aussi une baisse en volume (-3%). Aux États-Unis le repli en nombre de caisses est de 9%, conséquence aussi des incertitudes économiques pesant sur le comportement des consommateurs. "La grande question est 'où en est-on ? a-t-on touché le fond ?'", s'interroge Gabriel Picard. Dans le même temps, les exportations vers la Chine ont marqué le pas , à 767 millions d'euros, soit un recul de 20% dans un marché fragilisé. Là encore, des taxes douanières appliquées par Pékin en rétorsion à des mesures européennes contre les voitures électriques chinoises ont pénalisé les ventes de cognac, armagnac et autres eaux-de-vie de vin. La mesure chinoise "nous a mis un genou à terre, on a perdu un quart du marché", a souligné Florent Morillon, de l'interprofession de cognac, qui retrouve son niveau de 2010. Et l'accord trouvé in fine entre la Chine et plusieurs entreprises à l'été 2025 n'est "pas satisfaisant", car plusieurs PME subissent encore des droits de douane à 32%, explique-t-il. ..........................
par energy_isere » 23 janv. 2026, 16:43
Avec des ventes au plus bas depuis 16 ans, le cognac passe à l'arrachage Boursorama avec AFP •23/01/2026 Les ventes de cognac, sous le coup des mesures chinoises et américaines, sont retombées en 2025 à un niveau inédit depuis seize ans selon des chiffres diffusés cette semaine, tandis que l'interprofession adoptait un plan d'arrachage dans le vignoble. En 2025, la filière a exporté 141 millions de bouteilles, soit le plus faible volume constaté depuis l'exercice qui avait suivi la crise financière de 2008, selon des chiffres révélés par le journal Sud Ouest et consultés vendredi par l'AFP. Depuis 2021, année record pour le cognac, les ventes en valeur ont dégringolé de près de 39%, passant de 3,6 milliards d'euros à 2,2 milliards cette année, sous l'effet notamment d'une enquête antidumping lancée début 2024 par Pékin en riposte à une initiative européenne visant les véhicules électriques chinois. À l'issue de cette enquête, Pékin a imposé d'importantes surtaxes aux importateurs de brandys européens, principalement le cognac. Pour y échapper, les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell ont consenti à augmenter leurs prix. Face à cette "crise historique", la filière cognac, ultra-dépendante des exportations, veut arracher plusieurs milliers d'hectares de vignes sur les 90.000 du vignoble. En octobre, le Bureau national interprofessionel du cognac (BNIC) avait réclamé au gouvernement français et à l'Union européenne de financer ce plan d'arrachage à hauteur du "préjudice subi" - estimé à 10.000 euros par hectare - du fait de la guerre commerciale entre Bruxelles et Pékin, dont elle s'estime être une "victime collatérale". Fin novembre, le ministère de l'Agriculture avait annoncé une enveloppe de 130 millions d'euros pour soutenir un plan d'arrachage dans les vignobles français en crise, prévoyant une aide de 4.000 EUR/ha arraché définitivement. Le BNIC a confirmé cette semaine qu'il comptait supprimer 3.500 hectares via ce plan, en l'abondant d'une "surprime" de 6.000 EUR/ha, payée sur ses propres fonds. "Pour autant", l'interprofession réclame toujours "un accompagnement spécifique du dommage causé à la filière cognac du fait des rétorsions diplomatiques chinoises", comme elle l'avait signifié par écrit, le 13 janvier, à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. "C'est une aide de nature européenne qui doit en effet avant tout être mise en œuvre, le gouvernement français pouvant décider de la compléter", écrivait le BNIC dans ce courrier. Outre les mesures chinoises, le cognac a pâti des surtaxes de l'administration Trump et de la baisse générale de la consommation de vin et spiritueux. Dix mille hectares supplémentaires pourraient être arrachés à terme dans le vignoble, à travers "un dispositif en cours de réflexion au BNIC", selon son président, Florent Morillon.
par kercoz » 07 janv. 2026, 18:00
par kercoz » 19 déc. 2025, 22:51
par kercoz » 08 déc. 2025, 22:34
par energy_isere » 08 déc. 2025, 22:10
Concurrence, crise des vocations, climat... La puissance agricole de la France fragilisée en Europe La balance commerciale alimentaire de la France pourrait être négative en 2025, pour la première fois depuis près de 50 ans. Boursorama avec Media Services •08/12/2025 Élevage, vin, céréales... Sur tous les fronts, la puissance de la France -premier pays agricole européen- est menacée : vive concurrence, européenne notamment, tensions géopolitiques et commerciales, crise des vocations, aléas climatiques... • Déficit commercial en 2025 ? Tandis que les importations augmentent, l es exportations de produits agricoles ont baissé de 20% en volume entre 2015 et 2024, et celles de produits agroalimentaires de 7%. Deuxième exportatrice européenne en 2000, la France n'est plus qu'à la 6e place, loin derrière les Pays-Bas (45 milliards d'euros d'excédent), la Pologne et l'Espagne (en pointe sur le porc, le vin, les fruits et légumes). Premier poste d'exportation de la France (14% du total), le secteur agri/agro a rapporté l'an dernier plus de 82 milliards d'euros au pays, devant l'aéronautique, les véhicules et équipements, et la chimie. Mais cet excédent se réduit depuis plusieurs années et, avec cinq mois en déficit sur neuf en 2025, selon les Douanes, le secteur redoute un bilan annuel négatif. "Notre souveraineté alimentaire est en danger et le déficit historique de notre balance commerciale, que l'on pourrait connaître cette année pour la première fois depuis les années 1970, en est une illustration dramatique", a déclaré la ministre Annie Genevard aux Echos dimanche. • Les céréales au diapason du blé La France reste le premier producteur et exportateur de céréales de l'Union européenne, mais elle perd du terrain. Alors qu'en 2022 elle en avait exporté pour 11 milliards d'euros, dans un contexte de flambée des cours après l'invasion russe de l'Ukraine, l'euphorie est retombée. En 2024, les exportations de céréales ont baissé de plus d'un milliard d'euros (à 6,6 milliards contre 7,7 en 2023), du fait d'une baisse tant des prix (-17% pour l'orge et -16% pour le blé) que des volumes, selon les Douanes. Elles ont rebondi depuis (+49% sur un an, à fin septembre), portées par une belle moisson de blé en 2025. Mais la hausse des rendements ne compense pas la baisse tendancielle des surfaces cultivées en blé -la plus faible en 20 ans-, ni la baisse des prix sur les marchés mondiaux, où la concurrence est rude face aux grains de la mer Noire. La hausse de la production pourrait permettre à la France d'exporter 16 à 17 millions de tonnes de blé en 2025-26, dont 10 millions vers des pays tiers (hors UE). Mais, en dépit d'une augmentation des achats du Maroc, cet objectif sera difficile à atteindre sans l'Algérie , ex-premier client du blé français qui boude désormais l'ancienne puissance coloniale, ou la Chine, très peu acheteuse ces derniers mois. • Vigne en souffrance Dérèglement climatique, moindre consommation notamment de vin rouge, mais aussi conflit douanier avec les États-Unis, repli du marché chinois et inflation des coûts se cumulent pour la viticulture, particulièrement ébranlée en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. En 2024, alors que l'Italie -premier exportateur mondial- voyait ses commandes croître, les exportations de vins et spiritueux français ont reculé de 4% en valeur, après -6% en 2023, même si les volumes se sont stabilisés. Et c'était avant l'imposition de 15% de droits de douane sur le marché américain, premier marché du secteur. Quant à la vendange 2025, réduite par la canicule et la sécheresse estivales , elle pourrait être la plus basse depuis 1957. Côté fruits et légumes, la France continue d'importer plus de la moitié de sa consommation. • Déclin des cheptels Le pays compte le premier cheptel bovin de l'UE (plus de 16 millions de têtes) mais il est en déclin accéléré, avec 1,2 million de vaches en moins depuis 10 ans. L'élevage souffre d'un manque de bras et de revenus, et dénonce la concurrence déloyale générée par les accords de type UE-Mercosur du fait de normes de production différentes. Selon l'interprofession, 25% de la viande bovine consommée en France est aujourd'hui importée (55% dans la restauration). La filière ovine a elle perdu 65.000 élevages et vu les abattages d'agneaux reculer de 40% en vingt ans. En 2024, 59% de la viande ovine est importée. Quant à la viande de volailles, la production française a reculé de près de 30% depuis son pic de 1997, distancée par la Pologne, numéro 1 européen dont la production a quadruplé , l'Espagne et l'Allemagne. Dans le même temps, la demande nationale augmentait de 35%, plongeant la balance commerciale dans le rouge.
par energy_isere » 01 déc. 2025, 08:54
La France compte désormais plus de 2.700 hectares d'amandiers, selon des chiffres officiels. La production (fruit débarrassé de sa coque) est d'environ 1.200 tonnes explique à l'AFP le producteur François Moulias. Une récolte qui "continuera d'augmenter" mais restera "toujours faible au regard du marché", reconnaît-il, évoquant des importations frôlant les 50.000 tonnes.
par kercoz » 16 nov. 2025, 13:19
par energy_isere » 16 nov. 2025, 11:06
A Béziers, des milliers de viticulteurs demandent "d'agir vite" face à leur détresse AFP •15/11/2025
par energy_isere » 22 oct. 2025, 18:22
En Normandie, le lin explore de nouveaux débouchés Première productrice de lin au monde, la région Normandie voit fleurir les unités de teillage et les projets industriels. Esteban Pinel 22 octobre 2025 La Coopérative. de teillage du plateau du Neubourg compte six lignes de séparation des parties ligneuses de la fibre. En plus de la coquille Saint-Jacques, la Normandie dispose d’une autre poule aux œufs d’or : le lin. La terre de Guillaume le Conquérant pèse la moitié des surfaces européennes cultivées et 30% de la production mondiale. «Avec un climat tempéré, les conditions météorologiques sont très bonnes pour le lin dans une bande qui va de Caen à Amsterdam, explique Laurent Cazenave, de la coopérative Terre de lin, qui regroupe 800 exploitants. Grâce à la demande mondiale, textile notamment, les très bons signaux se multiplient depuis au moins une dizaine d’années.» Environ 100 000 hectares sont désormais cultivés en lin en Normandie, une surface en hausse de «128 % entre 2014 et 2024», salue-t-on à l’Alliance du lin et du chanvre européens (ALCE). ... (abonnés)
par kercoz » 29 sept. 2025, 09:20
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