Engrais et fertilisants agricoles.

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Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par Jeuf » Hier, 09:50

Le production agricole a augmenté en quantité avec l'ajout d'azote atmosphérique fixé industriellement

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Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par kercoz » 27 mars 2026, 23:07

La poly activité agricoile rend moins dépendant : BRF + Poules suffisent au potager ... les fumiers de chevaux des balades de petits cons ...(qui pullulent autours des villes) ...sont encore gratos ...plus pour longtemps ?

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 27 mars 2026, 21:57

Engrais : la Russie limite ses exportations de nitrate d'ammonium pour un mois

Agence Ecofin 25 mars 2026

Le marché mondial des engrais est fortement concentré. Les exportations sont dominées par une poignée d’acteurs que sont la Russie, l’Union européenne, la Chine, le Canada, les Etats-Unis et le Maroc.

En Russie, la validité des licences d'exportation de nitrate d'ammonium (de formule chimique NH₄NO₃ et utilisé sous forme de granulés blancs en milieu agricole) déjà délivrées a été suspendue jusqu’au mardi 21 avril prochain, rapporte l’agence de presse russe Interfax qui cite un communiqué du ministère de l’Agriculture. Il est également précisé que de nouveaux agréments ne seront pas attribués sur la période, à l'exception de contrats conclus dans le cadre d’accords inter-gouvernementaux.

« La restriction a été mise en place sur la base d’une décision du quartier général opérationnel du ministère russe de l’Agriculture chargé de surveiller l’approvisionnement en engrais azotés des producteurs agricoles et le mode de mise en œuvre. Dans un contexte de demande à l’exportation croissante pour les engrais azotés, la suspension de leurs livraisons à l’étranger permettra de donner la priorité aux besoins du marché intérieur pendant la période des travaux agricoles de printemps et d’en assurer la poursuite ininterrompue », expliquent les autorités.

De nouvelles incertitudes sur le marché des engrais azotés

Cette annonce s’accompagne de son lot d’inquiétudes dans le rang des observateurs de l’industrie des engrais azotés. Elle s’ajoute en effet à un contexte international déjà marqué par l’imposition par la Chine (premier producteur et consommateur mondial d'engrais) en octobre 2025, de restrictions à l’exportation d’urée. La mesure visant à garantir la disponibilité sur le marché intérieur a été prolongée en décembre jusqu’en août 2026.

D’autre part, avec l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis qui a conduit à des perturbations du commerce au niveau du détroit d’Ormuz, ce segment de marché est exposé. En effet, selon les données de la CNUCED (ONU commerce et développement), ce passage maritime entre le golfe Persique et la mer d’Arabie voit transiter un tiers du transport maritime mondial de fertilisants (soit près de 16 millions de tonnes), dont 67 % d’urée. Selon une étude du cabinet Global Sovereign Advisory (GSA) publiée le dimanche 15 mars dernier, cette crise a déjà fait grimper le prix moyen des engrais de 27 %, et jusqu’à 30 - 40 % pour les engrais azotés.

Il faut souligner que la décision actuelle de la Russie de restreindre temporairement ses ventes de fertilisants tranche avec la situation de 2022, lorsqu’elle avait réussi à transformer le contexte géopolitique en véritable levier compétitif. Dans une note antérieure diffusée vers la fin mars 2025, GSA rappelait que la baisse des achats de gaz russe par l’Europe avait créé un surplus de gaz sur le marché intérieur, permettant aux producteurs russes d’augmenter sensiblement leur production d’ammoniac et d’urée. Cette configuration a contribué à consolider la position de Moscou comme premier exportateur mondial d’engrais, avec une part de marché de 18,7 % en 2023.

Les prochaines semaines permettront de déterminer si ces nouvelles mesures ne sont qu’un ajustement conjoncturel, ou si elles annoncent une évolution plus durable de la stratégie russe sur un marché mondial des engrais qui reste fortement concentré avec d’autres acteurs majeurs du commerce comme l’Union européenne, la Chine, le Canada, les USA et le Maroc. Pour rappel, d’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de la moitié de la population mondiale dépend de produits agricoles ayant recours aux trois engrais de base – azotés, phosphatés et potassiques.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ur-un-mois

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 27 mars 2026, 20:14

La Chine limite les exportations d'engrais au profit de ses agriculteurs

RFI le : 23/03/2026 Par : Marie-Pierre Olphand

Le blocage du détroit d'Ormuz bouleverse le secteur des engrais. Les pays producteurs qui le peuvent sécurisent leur approvisionnement en vue des prochains semis. C'est le cas de la Chine, deuxième exportateur d'intrants, derrière la Russie. Pour limiter les risques, la Chine a décidé de limiter un peu plus ses exportations.

Cette décision s'ajoute à des restrictions qui étaient déjà entrées en vigueur à l'automne dernier, rappelle Global Sovereign Advisory, dans une de ses dernières notes. Pas un kilo d'urée n'est sorti de Chine depuis octobre 2025, et ça ne va pas changer, résume Michaël Sebag, négociant en engrais pour Orcom à Genève. Pour les engrais phosphatés, seuls deux types très peu utilisés sur le marché local chinois étaient autorisés jusque-là, mais désormais, quelle que soit la formule chimique, la Chine préfère tout garder.

Avant de restreindre un peu plus les exportations, les autorités ont déjà demandé, la semaine dernière, aux entreprises qui stockent des engrais pour le compte de l'État de libérer, plus tôt que prévu, les volumes nécessaires aux semis de printemps. « ​​​​​​Jusqu'au mois de mai, on est dans le pic de la saison d'utilisation des engrais, en Chine, et en particulier des engrais azotés », explique notre interlocuteur. Le géant asiatique met donc tout en place pour que les intrants soient disponibles et au prix le plus bas possible.

La Chine inquiète pour son soufre

Avec la guerre en Iran, la Chine s'est retrouvée privée du soufre qu'elle importait du Moyen-Orient. Le soufre sert à fabriquer l'acide sulfurique qui entre dans la composition de plusieurs engrais et jusque-là, le Moyen-Orient fournissait plus de 50% des besoins chinois.

Le début de la guerre a fait grimper les prix un peu partout. Une très mauvaise nouvelle donc pour l'empire du Milieu qui, depuis 7 à 8 mois, paye déjà son soufre plus cher, en raison de perturbations sur la production russe de soufre. La Russie, qui était un exportateur historique, est devenue un importateur en raison des attaques répétées de Kiev sur ses raffineries de pétrole.

L'Inde et le Brésil pénalisés

Les restrictions chinoises vont inévitablement accentuer les difficultés pour les importateurs. C'est vrai en particulier pour l'Inde qui achète environ 10 % de ses engrais à la Chine et qui se retrouve directement pénalisée. Un vent de panique touche aussi le Brésil, explique Michaël Sebag, car le pays est un acheteur important d'engrais phosphatés chinois.

Selon les chiffres de 2024, la Chine était le troisième fournisseur d'engrais de l'Afrique, derrière la Russie et le Maroc. Selon Global Sovereign Advisory, le continent pourrait donc évidemment aussi souffrir de nouvelles règles mises en place par Pékin.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... riculteurs

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 21 mars 2026, 12:13

Les USA discutent avec le Maroc pour sécuriser leurs approvisionnements en engrais

Agence Ecofin 18 mars 2026

Avec l’escalade militaire entre les USA, Israël et l’Iran qui a débuté vers la fin février 2026, un climat d’insécurité règne au Moyen-Orient. Ce conflit perturbe les flux de navigation dans la région, suscitant des préoccupations quant à ses répercussions sur les marchés de nombreux produits.

Les USA explorent le Maroc comme source alternative afin de diversifier leurs approvisionnements en engrais et limiter leur exposition aux perturbations des flux en provenance du Golfe. C’est ce que rapporte Reuters le 17 mars, citant Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche.

« Nous avons établi des licences pour que le Venezuela produise davantage d’engrais. Nous avons eu des discussions avec le Maroc », a-t-il expliqué, qualifiant cette démarche de « police d’assurance contre les perturbations » pour les agriculteurs américains.

Il faut noter que depuis la fin du mois de février, l’escalade militaire entre les USA, Israël et l’Iran crée un climat d’insécurité dans la région du Moyen-Orient. C’est dans ce contexte que l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage maritime entre le golfe Persique et la mer d’Arabie crucial pour le marché des engrais et la sécurité alimentaire mondiale, aux navires de pays ennemis.

Selon une étude publiée le 10 mars par ONU Commerce et Développement (CNUCED), environ un tiers du transport maritime mondial de fertilisants (soit près de 16 millions de tonnes) passe par ce détroit. Ce volume comprend 67 % d’urée, qui est l’engrais azoté le plus utilisé au monde, 20 % de phosphate diammonique (DAP), l’engrais phosphaté le plus répandu et 9 % de dihydrogénophosphate d’ammonium.

La situation inquiète particulièrement Washington, d’autant plus que le poids des pays du Moyen-Orient dans ses approvisionnements en engrais est non négligeable. Les données compilées sur la plateforme Trade map montrent par exemple qu’en 2024, les USA ont importé pour près de 9,3 milliards $ d’engrais sur le marché international, dont environ 22 % (soit 2 milliards $) achetés dans les pays du Moyen-Orient.

Une aubaine pour les recettes d’exportations marocaines 

Si les discussions avec le Maroc aboutissent, elles pourraient se traduire par une augmentation des volumes d’engrais importés par les USA depuis le pays d’Afrique. En effet, le royaume chérifien figure déjà sur la liste des fournisseurs d’engrais de Washington, mais sa contribution est encore marginale.

Les données compilées sur la plateforme Trade Map montrent qu’en 2024, les USA ont importé pour près de 195 millions $ d’engrais depuis le Maroc, ce qui représente seulement 2,2 % de leurs achats totaux réalisés sur le marché international cette année.

Il faut rappeler que le Maroc est le principal exportateur d’engrais en Afrique et détient ainsi une opportunité de conforter sa position. En 2024, le royaume chérifien a engrangé près de 6,68 milliards $ de recettes grâce à ses expéditions d’engrais effectuées sur le marché international, dont 78,8 % d’engrais composés (constitués d’au moins trois éléments fertilisants N, P et K) et 21 % d’engrais phosphatés selon Trade Map. Le reste provient des exportations d’engrais azotés et potassiques.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... en-engrais

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 07 mars 2026, 15:34

La guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix de l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde

RFI le : 06/03/2026

La guerre au Moyen-Orient ne secoue pas que les marchés des hydrocarbures. Elle provoque aussi une onde de choc sur un secteur moins visible mais tout aussi essentiel : celui des engrais agricoles. En particulier l'urée, l'un des engrais les plus utilisés au monde, fabriqué à partir de gaz naturel. Or une grande partie de la production de cet engrais vient du Moyen-Orient.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix de l'urée s'est envolé sur les marchés internationaux. En Égypte, par exemple, indique Michaël Sebag, négociant en engrais pour Orcom à Genève, la tonne est passée de 490 à 660 dollars en dix jours, soit une hausse de plus de 30 %.

Le Moyen-Orient est un acteur clé sur le marché de cet engrais, indispensable à l'agriculture. La région concentre à elle seule près de 30 % des exportations mondiales, avec en tête des fournisseurs l'Iran, le Qatar et l'Arabie saoudite.

Perturbations sur le transport et la production

Avec la fermeture du détroit d'Ormuz et les menaces iraniennes contre les navires marchands, le trafic maritime est quasiment à l'arrêt dans le golfe Persique. Conséquence : presque plus aucun cargo transportant des engrais n'entre ni ne sort de la région. Ce qui fait bondir les prix.

Mais les perturbations ne concernent pas seulement le transport, elles touchent aussi la production. Les frappes contre les infrastructures énergétiques désorganisent l'approvisionnement en gaz naturel, une matière première indispensable pour fabriquer l'urée. Au Qatar, la plus grande usine d'urée au monde – exploité par Qatar Energy – a suspendu lundi 2 mars sa production après des attaques de drones.

Inquiétudes des importateurs

Moins d'urée produite et moins d'urée en circulation a de quoi inquiéter les importateurs. En Asie notamment, où les agriculteurs se préparent pour les semis de céréales. L'Inde est aujourd'hui le premier client du Moyen-Orient pour les engrais. Environ 40 % de ses importations d'urée et d'engrais phosphatés viennent de cette région.

En février, New Delhi a d'ailleurs conclu un accord pour la livraison de 1,3 million de tonnes d'urée, dont près de la moitié provenant du Moyen-Orient. Mais avec la guerre, les autorités redoutent déjà des retards de livraison. Elles cherchent donc d'autres fournisseurs, en Égypte ou au Nigeria, eux aussi producteurs d'urée.

Effet domino redouté sur les prix alimentaires

La tension sur l'offre fait monter les prix partout dans le monde. Moins d'urée disponible, c'est plus de concurrence entre acheteurs et donc des prix qui grimpent. Le prix de l'urée au Nigeria a bondi de 30 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. D'après Mounir Halim, président d'Afriqom, une société d'études de marché spécialisée dans les engrais basée à Dubaï, les cours sont passés de 465 à environ 655 dollars la tonne.

Les analystes redoutent désormais un effet domino : si les engrais deviennent plus chers, les coûts de production agricoles vont aussi augmenter avec à terme un risque de hausse des prix alimentaires un peu partout dans le monde.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... 9-au-monde

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par kercoz » 21 janv. 2026, 22:33

""""Aujourd'hui, on se passe de 2 millions de tonnes d'engrais russes et les fabricants européens n'ont pas compensé" alors qu'"ils affirmaient pouvoir augmenter rapidement leur production", a affirmé Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l'AGPB, association regroupant les principaux producteurs de blé en France.""""

Faut demander à Trump .

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 21 janv. 2026, 20:20

Souveraineté alimentaire, taxe carbone, dépendance : les engrais au centre d'une équation complexe pour l'Europe

Boursorama avec Media Services •21/01/2026

Les agriculteurs demandent une suspension de la taxe carbone sur les engrais, car elle vient s'ajouter à une hausse colossale des prix des engrais depuis la guerre en Ukraine et les surtaxes imposées à la Russie.

L'Europe consomme presque un quart des engrais produits dans le monde, tout en dépendant à 60% d'importations. Pour assurer sa souveraineté alimentaire, alors que le monde se polarise en grands blocs, le Vieux continent et ses agriculteurs doivent résoudre une équation complexe, qui intègre également la facette environnementale et réglementaire de la taxe carbone.

• Qu'est-ce que l'engrais ?

Les engrais contiennent des nutriments favorisant le développement des plantes. Ils peuvent être d'origine organique (purin d'orties, lisier, fiente...) ou minérale : fabriqués à partir de l'azote (N) de l'air ou de minerais comme le phosphore (P) et la potasse (K).

L'immense majorité des agriculteurs européens utilisent des engrais minéraux "NPK" et notamment azotés. Les fertilisants azotés sont fabriqués à partir d'ammoniac, obtenu en combinant l'azote de l'air et l'hydrogène provenant du gaz naturel . Environ 80% du coût de production de l'ammoniac est lié à l'utilisation du gaz.

• Double dépendance européenne

Si quelques pays européens fabriquent des fertilisants -le plus souvent minéraux à base de gaz- plus de 60% des engrais consommés dans l'UE sont importés . Or, l'Europe consomme 23% des engrais produits dans le monde sur 10% des surfaces agricoles, selon le cabinet de conseil Carbone 4.

La guerre en Ukraine a jeté une lumière crue sur la double dépendance de l'agriculture européenne au gaz et aux engrais venus de Russie. Selon les données de l'UE, le poids du gaz russe est passé de 40% des importations européennes en 2021 à environ 11% en 2024, à la suite de sanctions.

Celui des engrais russes diminue mais pesait encore un quart des importations européennes de fertilisants début 2025. En juillet, l'UE a mis en place une surtaxe progressive des engrais azotés russes et bélarusses : 45 euros la tonne en 2025-26, jusqu'à 95 euros la tonne en 2028.

• Souveraineté alimentaire

Le 1er janvier est entré en vigueur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières européennes (MACF) qui concerne acier, aluminium, ciment, électricité, hydrogène et engrais . Il vise à verdir les importations européennes et éviter la concurrence déloyale d'industries soumises à des normes environnementales moins strictes que dans l'UE. L'application de cette taxe pourrait être temporairement "suspendue" pour les engrais, en réponse à la bronca des agriculteurs.

Pourtant, pour Lucile Godissart, chercheuse à l'Institut de l'économie pour le climat I4CE, le MACF appliqué à l'engrais azoté, un des principaux facteurs d'émission de l'agriculture, "contribuerait à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi à renforcer l'indépendance stratégique et la souveraineté alimentaire" de l'Europe. Car en "taxant le contenu carbone des produits importés depuis les pays extra-européens au même niveau que le prix du carbone dans l'Union européenne, le MACF annule l'avantage comparatif des importations ", souligne-t-elle.

Pour la France, premier producteur de céréales et premier importateur d'engrais azotés de l'UE, "détricoter le MACF sur les engrais, ce n'est pas protéger les agriculteurs, mais les laisser exposés à des aléas géopolitiques croissants", souligne-t-elle, rappelant que le pays se fournit notamment aux États-Unis, en Russie, Égypte et à Trinité-et-Tobago.

L'association Fertilizer Europe, qui regroupe les fabricants d'engrais européens, s'est de son côté opposée à une suspension du MACF qui "nuirait à la compétitivité de l'industrie" européenne.

• "Coup de grâce"

Le problème, soulignent les céréaliers, c'est que le MACF vient s'ajouter à une hausse colossale des prix des engrais depuis la guerre en Ukraine et les surtaxes imposées à la Russie.

Le commissaire européen chargé du commerce, Maros Sefcovic, a lui-même déclaré début janvier que le maintien d'un prix abordable des fertilisants était essentiel pour les revenus des agriculteurs, relevant que le coût des engrais était environ 60% plus élevé qu'en 2020. "Aujourd'hui, on se passe de 2 millions de tonnes d'engrais russes et les fabricants européens n'ont pas compensé" alors qu'"ils affirmaient pouvoir augmenter rapidement leur production", a affirmé Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l'AGPB, association regroupant les principaux producteurs de blé en France.

Une entrée en vigueur du MACF serait "le coup de grâce" pour les agriculteurs qui ne peuvent répercuter la hausse des engrais sur le prix du blé ou du colza, fixés sur un marché international, estime l'AGPB.

Pour Lucile Godissart, de I4CE, les politiques publiques doivent "accompagner les agriculteurs", pour diminuer leur consommation d'engrais azotés, par exemple grâce à des outils de précision pour l'épandage ou en introduisant des légumineuses (fixatrices d'azote) dans les rotations de cultures.

Un soutien financier "à la structuration de filières" qui suppose une "planification écologique" , largement rabotée ces dernières années, notamment dans le budget français.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f296bc3939

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 07 nov. 2025, 19:32

Engrais : les prix mondiaux attendus en hausse de 21 % en 2025

Agence Ecofin 04 nov 2025

Après être restés relativement stables la majeure partie de 2024, les prix mondiaux des engrais sont attendus en hausse cette année. Les raisons à cela sont notamment une forte demande et une perturbation prolongée du commerce international.

L’indice des prix des engrais devrait clôturer l’année 2025 sur une hausse de 21 % par rapport 2024. C’est ce qu’a estimé la Banque mondiale dans la dernière édition de son rapport « Commodity Markets Outlook » publié le 29 octobre. Selon l’organisation, les cours ont augmenté presque chaque mois depuis le début de l'année, affichant sur le troisième trimestre un niveau supérieur de 30 % par rapport à la même période l’année dernière.

En septembre, les prix de l’urée (engrais azoté) ont grimpé en moyenne de 36,6 % en glissement annuel à 461 dollars la tonne, tandis que les prix de l’engrais phosphaté le plus répandu (Phosphate diammonique-DAP) ont gagné 41 % atteignant 554,8 dollars la tonne. Pour sa part, la tonne de chlorure de potassium (MOP) a vu son tarif progresser de 23 % à 286,9 dollars/tonne.

À l’origine de cette tendance, une forte demande mondiale sur fond d’approvisionnement limité du marché. D’un côté, la Chine a maintenu les restrictions d’exportations d’engrais azotés pour sécuriser son approvisionnement domestique, et réduit ses ventes de phosphates pour favoriser la production de batteries au phosphate de fer et de lithium utilisées dans les véhicules électriques. De l’autre, la Biélorussie — grand fournisseur de potasse — reste sous sanctions de l’Union européenne, alors que la Russie est soumise à de nouveaux droits de douane européens sur les engrais.

Selon la Banque mondiale, les prix du DAP devraient augmenter de 26 % en 2025, avant de reculer de 8 % en 2026. Pendant ce temps, les tarifs du MOP sont attendus en hausse de 19 % cette année, tandis que les cours de l’urée devraient progresser de 30 % avant de baisser de 7 % en 2026 et de 9 % en 2027. « Le renchérissement des engrais est susceptible d’éroder davantage les marges bénéficiaires des agriculteurs et suscite des inquiétudes quant aux rendements agricoles futurs », indique l’institution.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... 21-en-2025

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 27 sept. 2025, 11:41

Algérie : le chinois Asia Potash envisage d’investir 1,6 milliard $ dans un complexe de production d’engrais

Agence Ecofin 26 sept 2025

Le groupe spécialisé dans l'exploitation et la transformation du phosphate entend produire de l’ammoniac, de l’urée et des engrais composés, en s’appuyant sur les ressources minières et le gaz naturel dont regorge le pays, qui tente de diversifier son économie en dehors des hydrocarbures.

Le groupe chinois Asia Potash International Investment a exprimé son intérêt pour la réalisation d’un complexe industriel intégré de production d’engrais en Algérie, pour un investissement de 1,6 milliard de dollars, a annoncé l’Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) dans un communiqué publié le jeudi 25 septembre.

Lors d’une rencontre avec les responsables de l’AAPI, une délégation conduite par le président du groupe, Zheng Youye, a précisé que le projet porte sur la valorisation des gisements de phosphates (situés à l’est du pays) et la production d’ammoniac, d’urée et des engrais composés, en s'appuyant principalement sur le gaz naturel dans les opérations d'industrialisation, a-t-on indiqué de même source.

Les deux parties ont aussi évoqué la viabilité économique du projet et sa « compatibilité avec la stratégie nationale de développement et de valorisation des ressources minérales », avant de convenir de poursuivre leur coordination, notamment par l'organisation « de réunions supplémentaires en visioconférence, afin d’examiner les aspects techniques et les mécanismes de la mise en œuvre du projet en concertation avec les secteurs concernés ».

L'Algérie possède d'importants gisements de phosphates situés dans les régions Djebel Onk et Bled El Hadba (Est), avec des réserves estimées à plus de 4 milliards de tonnes de minerai brut. Ce pays d’Afrique du Nord, qui s’efforce de diversifier son économie en dehors des hydrocarbures, a déjà signé, en mars 2022, un accord portant sur la création d’une coentreprise entre les sociétés publiques algériennes Asmidal et Mana et les entreprises chinoises Wuhuan Engineering et Yunnan TIAN’AN Chemical pour développer un projet intégré d’exploitation minière et de production d’engrais à partir des ressources du gisement de Bled El Hadba.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-engrais

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 30 août 2025, 12:22

Ghana : un projet qatari de 5 milliards $ pour la production d’engrais primaires

Agence Ecofin 28 aout 2025

En Afrique de l’Ouest, le Ghana est l’un des principaux importateurs d’engrais avec le Nigeria et la Côte d’Ivoire. S’il n’y a pas encore de production primaire d’engrais chimique dans le pays, la donne est sur le point de changer avec l’annonce d’un projet industriel.

Au Ghana, le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture a officialisé, le mercredi 27 août, un partenariat avec le groupe énergétique qatari Al Jedad Holdings pour l’implantation d’une usine de production primaire d’engrais chimique sur un site basé dans le hub pétrolier d’Atuabo, dans l’ouest du pays.

D’un coût total de 5 milliards $, ce projet, sera réalisé en partenariat avec le groupe agro-industriel Granum Limited. Selon les informations relayées par le média local MyJoyOnline, la construction de l’usine est programmée pour débuter en octobre 2025, avec une mise en service attendue d’ici 32 mois, soit à peu près dans 3 ans.

Il faut noter que la production primaire implique la transformation directe de matières premières (gaz naturel, roche phosphatée) en engrais chimiques comme l’urée, sulfate d’ammonium, de muriate de potassium ou encore de superphosphate triple.

« Concrètement, ce que nous allons produire au Ghana, sur le site du Petroleum Hub à Atuabo, ce sont de l’urée et de l’ammoniac. Cela va générer plus de 2 000 emplois directs pour la jeunesse ghanéenne », a déclaré Foster Mawuli Benson, fondateur de Granum Agro Limited. Pour l’heure, aucun détail n’a encore été révélé sur la capacité de production de l’usine.

Quoi qu’il en soit, ce projet s’il se concrétise permettra au Ghana de rejoindre le cercle restreint des producteurs ouest-africains d’engrais chimiques primaires, aux côtés du Nigeria et du Sénégal. Pour Accra, il représente avant tout un tournant stratégique destiné à limiter la dépendance vis-à-vis des importations.

Jusqu’ici, l’industrie ghanéenne se limitait principalement à des unités de mélange d’engrais à partir de produits importés. « Il n’existe aucune production primaire d’engrais chimique au Ghana. Les engrais sont importés sous forme de composés ou en vrac. Les engrais en vrac sont ensuite mélangés selon différentes formulations et distribués à travers un réseau de distributeurs et de revendeurs agroalimentaires », indiquait notamment le Centre international de développement des engrais (IFDC) dans un rapport sur l’industrie ghanéenne publié en 2024.

D’après l’IFDC, l’ex-Gold Coast a importé près de 554 239 tonnes d’engrais en 2024, ce qui en faisait le 3ème importateur ouest-africain derrière le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Le stock annoncé était alors principalement composé de NPK, d’urée ou encore de superphosphate triple.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -primaires

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 30 août 2025, 10:05

Éthiopie: le milliardaire nigérian Aliko Dangote signe un accord de 2,5 milliards de dollars pour une usine d'engrais
Après avoir bâti au Nigeria le plus grand complexe d’engrais d’Afrique, Aliko Dangote a signé jeudi 28 août un contrat de 2,5 milliards de dollars en Éthiopie pour la construction d'une usine d'engrais dans la région Somali. Ce projet fera de l'Éthiopie le deuxième pays possédant une usine d'urée en Afrique. Le pays souffre lui aussi de l'augmentation des prix des engrais, conséquence de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.

RFI le : 29/08/2025

Une fois encore, le milliardaire nigérian voit grand. Il s'agira de l'un des cinq plus grands complexes de production d'urée au monde, avec des installations d'une capacité combinée pouvant atteindre trois millions de tonnes par an.

C'est une nouvelle étape importante dans la stratégie d'expansion industrielle d'Aliko Dangote, qui a signé un accord global avec Ethiopian Investment Holdings (EIH), la branche d'investissement stratégique du gouvernement éthiopien, pour le développement, la construction et l'exploitation de ce complexe de classe mondiale à Gode.

Dans le cadre de ce partenariat, EIH détiendra une participation de 40 %, tandis que le groupe Dangote conservera une participation de 60 % dans ce projet. Le coût de développement est estimé à 2,5 milliards de dollars. Un investissement qui comprend aussi la construction d'une infrastructure de gazoduc dédiée au transport du gaz naturel éthiopien depuis les réserves d'Hilal et de Calub jusqu'à l'usine de production de Gode. Cela afin de l'approvisionner en matière première.

L'Éthiopie souffre de l'augmentation des prix des engrais, conséquence de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Selon Bede Heren, spécialiste du marché des engrais pour Argus Media, « la production de cette future usine d'engrais est de 3 millions de tonnes métriques, ce qui dépasse les besoins de l'Éthiopie » : elle servira donc à « fournir le marché local et aussi à exporter à l'international ».
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250829- ... -d-engrais

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 10 août 2025, 00:24

Maroc : l’OCP envisage de produire plus d’engrais TSP d’ici la fin 2025

Agence Ecofin 05 aout 2025

Sur le marché mondial des engrais, l’OCP est un des acteurs qui compte le plus. L’entreprise détenue à 95 % par l’État marocain qui détient déjà 30 % des parts de marché sur le segment des engrais phosphatés veut encore accroître ses investissements dans les prochaines années.

Au Maroc, OCP Nutricrops compte porter sa capacité de production d’engrais triple superphosphate (TSP) à 7 millions de tonnes d’ici la fin 2025. C’est ce qu’a indiqué la filiale de l’OCP sur son site le 28 juillet dernier.

Cette annonce intervient alors que l’entreprise a récemment mis en service sur la plateforme industrielle de Jorf Lasfar, deux lignes de production, chacune ayant une capacité annuelle de 500 000 tonnes. Avec ce lancement, la production équivalente de TSP d’OCP Nutricrops dépasse désormais les 5 millions de tonnes.

Plus globalement, la démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’expansion annoncée en mars dernier par la compagnie qui veut développer l’offre de cet engrais phosphaté concentré (90 % de phosphore) en complément de son activité dans le phosphate diammonique-DAP, l’engrais phosphaté le plus répandu.

Elle avait notamment dévoilé son ambition d’augmenter sa capacité de production d’engrais de 9 millions de tonnes d’ici 2028 grâce au programme stratégique Mzinda-Meskala (SP2M) qui permettra de développer deux nouveaux pôles industriels et miniers sur des sites éponymes respectivement basés à Youssoufia et Essaouira.

La manœuvre devrait lui permettre de renforcer, non seulement ses parts sur le marché africain des engrais (15 % actuellement) en fournissant davantage des produits spécifiques adaptés aux stratégies de fertilisation des sols carencés en nutriments, mais aussi de gagner en compétitivité par rapport à ses concurrents internationaux sur des destinations en croissance ailleurs dans le monde comme l’Amérique latine et l’Asie.

Pour rappel, l’OCP détient un important avantage comparatif sur le marché mondial des engrais phosphatés. Le Maroc détient 73 % des réserves de phosphates, selon les estimations de l’Institut américain d’études géologiques et demeure le plus grand producteur mondial de phosphate et de ses dérivés.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... a-fin-2025

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 05 juil. 2025, 11:16

L’Éthiopie donne son feu vert à Dangote pour construire une usine d’engrais

Agence Ecofin 04 juillet 2025

L’Éthiopie est le principal importateur africain d’engrais. Face à la demande croissante dans l’agriculture, le gouvernement mise sur un nouveau projet industriel visant à renforcer la production locale et à réduire la dépendance aux importations.

Après des discussions avec divers acteurs, un accord a été conclu avec l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote pour l’implantation d’une usine d’engrais en Éthiopie. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed le jeudi 3 juillet.

Selon les informations rapportées par l’Agence de presse éthiopienne (ENA), les travaux de construction de cette nouvelle infrastructure, qui devraient démarrer prochainement, sont prévus pour s’étendre sur une durée de 40 mois.

Si les détails concernant la capacité de production n’ont pas été révélés, les informations relayées par d’autres médias locaux indiquent que ce projet industriel devrait mobiliser un investissement évalué autour de 3 milliards $. La production de l’usine qui sera basée dans la région Somali, portera sur la production d’urée et d’engrais azotés, destinés à la fois à la consommation intérieure et à l’exportation.

En attendant les prochains développements du projet, l’enjeu pour la partie éthiopienne est de réduire sa dépendance aux importations et d’améliorer l’approvisionnement local en engrais pour répondre à la demande croissante dans l’agriculture.

D’après le Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole (IFDC), l’utilisation apparente d’engrais en Éthiopie a progressé de 10,76 % par an entre 2017 et 2023, où elle s’est établie à 1,7 million de tonnes en 2023, dont 45 % d’urée, soit 765 000 tonnes.

Si la construction de la nouvelle usine devrait permettre au conglomérat Dangote de se positionner sur un marché lucratif, il s’agit également d’une opportunité d’élargir son empreinte dans l’industrie des engrais en Afrique, en dehors du Nigeria.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-engrais

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 14 juin 2025, 11:18

Égypte : un projet de 573 millions $ pour renforcer l’industrie locale des engrais

Agence Ecofin 13 juin 2025

L’Égypte est le 2ème exportateur africain d’engrais chimique après le Maroc et figure dans le top 10 des exportateurs de cet intrant à l’échelle mondiale. Le gouvernement renforce son soutien à l’industrie locale à travers des investissements dans la production des composants chimiques.

En Égypte, la société Abu Tartour for Phosphoric Acid entamera, dès 2026, la construction d’une nouvelle usine de fabrication d’acide phosphorique, une matière première chimique indispensable pour dans la production d’engrais phosphatés solides ou liquides. C’est ce qu’a annoncé le ministère du Pétrole et des Ressources minérales dans un communiqué publié le jeudi 12 juin.

Ce projet basé à Abu Tartour dans le gouvernorat de la Nouvelle Vallée sera développé en deux phases avec pour objectif de produire 500 000 tonnes d’acide phosphorique par an à terme. Avec un investissement total de 573 millions $, la première phase prévoit l’installation d’une capacité de production de 250 000 tonnes d’acide phosphorique par an, avec une mise en service commerciale programmée pour 2028.

Selon les autorités, les contrats d’ingénierie, de fourniture et de construction (EPC) doivent être signés d’ici la fin juin 2025 pour permettre le démarrage des travaux de construction l’année prochaine.

D’après Karim Badawi, ministre du Pétrole et des Ressources minérales, ce projet constitue une étape stratégique pour accroître la valeur ajoutée des ressources minières locales. « L’acide phosphorique, produit final de l’usine, est une matière première stratégique dans l’industrie chimique, notamment dans la fabrication d’engrais. Cela permettrait à l’Égypte de réduire ses importations de ce produit et d’augmenter ses capacités d’exportation », peut-on lire dans le communiqué.

Globalement, l’entrée en production de ce nouveau site industriel, devrait renforcer la compétitivité du pays des pharaons sur le marché international des engrais et en l’occurrence sur le segment des engrais phosphaté. Les données compilées sur la plateforme Trade Map indiquent que les exportations égyptiennes d’engrais ont généré 2,43 milliards $ en 2024 dont 22,5 % soit 549,5 millions $ proviennent des expéditions d’engrais phosphatés.
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