Engrais et fertilisants agricoles.

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Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » Hier, 20:20

Industrie : le négociant d’engrais ETG projette une usine d’urée de 1,5 million de tonnes au Mozambique

Espoir Olodo, Agence Ecofin Publié le 03 novembre 2026

ETG (Export Trading Group), premier négociant d’engrais en Afrique, envisage la construction une usine d’urée d’une capacité annuelle de 1,5 million de tonnes dans le nord du Mozambique. L’enveloppe serait comprise entre 1,5 et 2 milliards de dollars (entre 1,342 et 1,79 milliards d'euros environ) sous réserve de l’étude de faisabilité, avec une décision d’investissement envisagée dans environ un an. Selon Bloomberg qui a fait état du projet le jeudi 29 octobre, l’installation utiliserait le gaz de Mozambique LNG, projet piloté par TotalEnergies. L’entreprise française prévoit une première production en 2029, après l'annonce d’une reprise complète des activités en début d’année.

Sur sa page consacrée aux engrais, le groupe recense 16 usines de mélange réparties en Afrique australe, orientale et occidentale. Il revendique également plus de 350 dépôts et magasins conteneurisés, destinés à rapprocher les intrants des exploitants agricoles. Ce réseau distribue notamment de l’urée, des engrais phosphatés et potassiques, ainsi que des formulations associant plusieurs nutriments. Sa marque Falcon est commercialisée dans plus de 20 pays africains.

ETG possède également Kynoch, une entreprise sud-africaine acquise en 2014, spécialisée dans l’importation, le mélange et la commercialisation d’engrais granulaires, liquides et de spécialité, et une unité de mélange à Lusaka, en Zambie, mise en service en 2017.

Une ambition régionale

Implanté depuis plus de 40 ans au Mozambique, ETG compte désormais s’affirmer comme un producteur d’engrais de premier plan en Afrique subsaharienne, et un acteur majeur du commerce de ces intrants. Selon les informations rapportées par Bloomberg, l’essentiel de la production serait exportée, notamment vers des marchés voisins, tout en améliorant la disponibilité locale d’engrais azotés. L’annonce survient alors que les perturbations liées au conflit avec l’Iran ont renchéri les coûts et remis la sécurité des approvisionnements au premier plan.

L’ambition d’ETG se confronte toutefois à un paysage africain où de grandes capacités existent déjà. Dangote Fertiliser exploite au Nigeria, à Ibeju-Lekki, un complexe d’urée d’environ 3 millions de tonnes par an. Le groupe d’Aliko Dangote prépare en outre une expansion visant environ 12 millions de tonnes annuelles à terme. Ce total annoncé associe une augmentation des capacités au Nigeria à 9 millions t, et un projet de 3 millions t en Éthiopie selon l’analyse du spécialiste des engrais AFRIQOM publiée en septembre dernier. Avec 1,5 million de tonnes, ETG pourrait ainsi participer à l’augmentation des capacités africaines en engrais.
https://www.latribune.fr/article/afriqu ... mozambique

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 24 oct. 2026, 12:15

Engrais : UCF investit 1,6 milliard $ pour accroître sa production en Zambie

Agence Ecofin 22 oct 2026

La Zambie est le deuxième marché pour les engrais importés en Afrique australe. L’entreprise United Capital Fertilizer (UCF) investit dans l’extension de ses capacités de production afin de renforcer son positionnement sur le marché national et de développer ses débouchés régionaux.

En Zambie, United Capital Fertilizer (UCF) a lancé, le mardi 20 octobre, les travaux d’extension de son complexe industriel situé à Chilanga, dans la province de Lusaka. D’un coût annoncé de 1,6 milliard de dollars, le projet vise à augmenter les capacités de production d’engrais azotés de l’entreprise, selon un communiqué publié le même jour.

À terme, l’extension doit ajouter une capacité annuelle de 540 000 tonnes d’ammoniac, de 520 000 tonnes d’urée et de 400 000 tonnes de nitrate d’ammonium. Le projet prévoit également une capacité supplémentaire de 50 000 tonnes de dioxyde de carbone de qualité alimentaire. L’entreprise n’a toutefois pas précisé la date prévue de mise en service des nouvelles installations.
......................

https://www.agenceecofin.com/actualites ... -en-zambie

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 18 oct. 2026, 11:24

le Marocain OCP en difficulté pour approvisionner en Soufre nécessaire à la production des engrais phosphaté :
Phosphate giant seeks foreign investors as war hits finances

Bloomberg News | October 14, 2026

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Soaring costs for fertilizer inputs such as sulfur — caused by disruptions to flows through the Strait of Hormuz — are squeezing Morocco’s biggest company by revenue. OCP reported a first-half loss last month and may suspend dividends this year.
....................
OCP, which controls over two-thirds of the world’s phosphorus deposits, reduced production in May and June by bringing forward maintenance originally scheduled for the last two months of 2026, the person said. That’s because it was running short of sulfur, which is used to produce phosphoric acid, they added.
......................
https://www.mining.com/web/phosphate-gi ... -finances/

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 16 sept. 2026, 15:03

Vers une "crise alimentaire exceptionnelle" : alerte sur l'approvisionnement en engrais dû au blocage du détroit d'Ormuz

Boursorama avec Media Services •16/09/2026

Environ un tiers des engrais mondiaux transitaient par le détroit d'Ormuz.

Une "crise alimentaire exceptionnelle se profile". Le patron de la Chambre de commerce internationale a alerté cette semaine sur les conséquences du blocage d'Ormuz pour l'approvisionnement en engrais. Il a ainsi appelé les États-Unis et l'Iran à trouver une issue par le biais du mécanisme proposé par l'ONU.

"La question est de savoir quand l'Iran et les États-Unis prendront en compte ce besoin humanitaire et pourront s'accorder sur le recours à ce mécanisme pour faciliter l'accès aux engrais et leur utilisation, et ainsi alléger la pression sur le système alimentaire mondial", a déclaré John Denton, dans un entretien cette semaine à l'AFP en marge d'une conférence à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "C'est une décision politique", a-t-il ajouté.

Le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran

Le détroit d'Ormuz cristallise les tensions entre l'Iran et les États-Unis depuis qu'il a été verrouillé par Téhéran en riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a proposé le 24 août que l'institution qu'il dirige joue le rôle de "facilitateur" pour le transport maritime des engrais, aujourd'hui fragilisé par la paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz.

Après avoir lancé en mars dernier des discussions à ce sujet, le chef de l'ONU a proposé "un mécanisme d'enregistrement et de vérification des navires transportant, au moins dans un premier temps, des engrais et des produits connexes". Depuis, la Chambre de commerce internationale a travaillé avec l'ONU et ses agences pour élaborer ce mécanisme, a indiqué John Denton, saluant ce "très bon exemple de coopération entre le secteur privé et les agences multilatérales".

La situation "pourrait être aggravée par des phénomènes climatiques"

La Chambre de commerce internationale a pu apporter une expertise concrète sur les conditions nécessaires pour que l'ensemble de la chaîne économique puisse fonctionner : navires, équipages, assurances et ports, a détaillé John Denton, expliquant que le mécanisme devait "donner confiance aux armateurs, aux opérateurs de matières premières, aux ports, aux financiers et aux compagnies d'assurance". Désormais, "nous sommes prêts à démarrer", a-t-il assuré.

"Nous espérons vivement que, ce mois-ci, alors que la France préside le Conseil de sécurité, elle mobilisera tous les moyens dont elle dispose et que, si le président Macron préside le Conseil de sécurité, il saisira cette occasion pour attirer l'attention sur cette crise alimentaire exceptionnelle qui se profile, faire pression (...) pour mobiliser et activer le recours à ce mécanisme, a-t-il ajouté.

Environ un tiers des engrais mondiaux transitaient par le détroit d'Ormuz. L'accès limité aux engrais pousse déjà les agriculteurs à en réduire l'utilisation, ce qui risque de peser sur les rendements agricoles et, par conséquent, sur la production alimentaire mondiale, a souligné John Denton. Cette situation pourrait en outre être aggravée par des phénomènes climatiques comme l'épisode actuel El Niño, a-t-il averti.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 44815253dc

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 27 août 2026, 09:47

OCP prépare aux États-Unis une usine à 450 millions de dollars, la première depuis 1984

27 août 2026

OCP franchit une nouvelle étape aux États-Unis. Sa filiale nord-américaine prépare avec le géant agricole CHS une usine d’engrais phosphatés en Louisiane, pour un investissement pouvant atteindre 450 millions de dollars et une capacité supérieure à un million de tonnes par an.

Le projet doit voir le jour à Waggaman, près de La Nouvelle-Orléans, au sein du Cornerstone Energy Park. Dans son annonce officielle, CHS présente la future installation comme la première usine de ce type construite aux États-Unis depuis 1984.

OCP North America, filiale du groupe marocain, et CHS, première coopérative agricole détenue par des agriculteurs aux États-Unis, préparent pour cela la création d’une coentreprise.

L’investissement pourrait atteindre 450 millions de dollars. L’usine devrait fabriquer plus d’un million de tonnes métriques d’engrais phosphatés chaque année. OCP fournira notamment l’acide phosphorique nécessaire à la production, tandis que les engrais seront commercialisés par les réseaux de CHS et d’OCP North America.

Le choix de la Louisiane n’est pas anodin. Le site dispose déjà d’infrastructures industrielles et surtout d’un accès au Mississippi, qui permettra d’acheminer les engrais vers les grandes régions agricoles américaines.

CHS estime que cette nouvelle capacité pourrait réduire de plus de 48 % la dépendance américaine aux importations d’engrais phosphatés. Les États-Unis importent actuellement environ 40 % des volumes utilisés par leurs agriculteurs.

Des États-Unis qui avaient fermé leur marché à OCP

L’annonce prend une dimension particulière au regard des relations mouvementées entre OCP et le marché américain. À partir de 2021, des droits compensateurs ont fortement limité les importations d’engrais marocains après une procédure engagée par le producteur américain Mosaic.

La situation a basculé en 2026. Face aux tensions sur l’approvisionnement et aux prix élevés, les organisations agricoles américaines avaient réclamé le retour du phosphate marocain. L’administration Trump a ensuite temporairement suspendu les droits frappant certains engrais marocains.

Cette ouverture a permis à OCP de reprendre ses livraisons. Le 17 août, un navire transportant environ 54 000 tonnes de TSP marocain est ainsi arrivé au port de La Nouvelle-Orléans, selon OCP North America.

Avec le projet de Waggaman, OCP ne se contenterait donc plus d’expédier ses engrais depuis le Maroc : le groupe participerait directement à leur fabrication sur le sol américain. L’acide phosphorique resterait fourni par OCP, tandis que la transformation finale serait effectuée aux États-Unis.

La future usine devrait créer environ 60 emplois permanents et 500 emplois pendant sa construction. CHS estime son impact total à 924 emplois directs et indirects.

Le chantier pourrait durer jusqu’à 24 mois. Mais l’installation n’est pas encore définitivement acquise : le projet reste soumis aux autorisations nécessaires et à la finalisation de son financement. Une demande de soutien a notamment été déposée auprès du département américain de l’Agriculture dans le cadre de son programme destiné à développer la production nationale d’engrais.
https://www.bladi.net/ocp-prepare-etats ... 23379.html

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 20 juin 2026, 11:22

Égypte : la SFI prépare un financement de 174 millions $ pour le complexe d'engrais d'Indorama

Agence Ecofin 18 juin 2026

Prix en hausse de 25 %, exportations chinoises en retrait, fret maritime sous tension : le marché des phosphates n'a jamais autant récompensé les nouveaux entrants. C'est dans ce contexte que la SFI prépare un financement pouvant atteindre 174 millions de dollars pour le complexe égyptien d'Indorama.


La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé, prépare un financement pouvant atteindre 174 millions de dollars au profit du complexe d'engrais phosphatés que le groupe Indorama développe à Aïn Sokhna, dans la Zone économique du canal de Suez.

Selon la note de revue environnementale et sociale publiée le mardi 16 juin, le montage associe un prêt A de la SFI pouvant atteindre 100 millions de dollars et une mobilisation de prêts B pouvant atteindre 74 millions de dollars. Le solde proviendra de prêteurs parallèles et d'apports en fonds propres des actionnaires.

Le complexe a été officialisé le 8 avril, lors d'une cérémonie tenue en présence du Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly. Porté par une coentreprise entre Indorama, via sa filiale néerlandaise Indorama Holdings B.V., et l’égyptien Misr Phosphate, il représente un investissement d'environ 525 millions de dollars pour sa première phase. La SFI et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement avaient été mandatées pour mener la syndication de la dette.

Un marché mondial favorable aux nouveaux producteurs

Le projet intervient dans un contexte géopolitique tendu. La Chine, longtemps premier exportateur mondial de cette matière, a suspendu ses expéditions jusqu'en août 2026 afin de sécuriser son marché intérieur, réduisant l'offre disponible sur le marché international. Dans le même temps, les perturbations dans le détroit d'Ormuz, un corridor stratégique pour le commerce mondial des engrais, ont accentué les tensions sur l’approvisionnement. Résultat, les prix du phosphate diammonique (DAP) ont bondi d’environ 25 % sur un an à la mi-mars. Cette raréfaction confère un avantage stratégique aux nouveaux producteurs capables d’approvisionner un marché mondial sous tension.

Une fois opérationnelle, l'usine d'Aïn Sokhna devrait produire 600 000 tonnes d'engrais phosphatés par an, dont près de 80 % destinées à l’exportation. La roche phosphatée, estimée à 1,25 million de tonnes par an, sera fournie par les mines exploitées par Misr Phosphate dans la région de la mer Rouge.

Le complexe ne part toutefois pas d'une page blanche. L'Égypte produit du cette matière première essentielle depuis 1947 et compte déjà des fabricants d'engrais établis, à l'image d'Abu Zaabal Fertilizers, dont la production avoisine le million de tonnes par an. Troisième détenteur mondial de réserves de cette ressource minière derrière le Maroc et la Chine, le pays a longtemps exporté une partie de sa roche brute. Le projet d'Aïn Sokhna, dont la première production n'est pas attendue avant 2028, illustre le basculement vers une transformation locale à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette coentreprise, Misr Phosphate détient 15 % du capital mais bénéficiera de 20 % de la production. Indorama en assurera la conduite opérationnelle. L’enjeu est également de concurrencer le Maroc, leader mondial des phosphates transformés, sur un marché rendu encore plus attractif par les tensions sur l’offre mondiale.

Le projet s'inscrit dans la stratégie égyptienne de valorisation des ressources minières. En 2024, les exportations d'engrais du pays ont atteint 2,18 milliards de dollars, dominées à 71 % par les produits azotés, tandis que la contribution des phosphates demeure marginale. L'entrée en production du complexe devrait contribuer à corriger ce déséquilibre et à positionner l'Égypte comme un pôle régional d'engrais phosphatés à forte valeur ajoutée.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -dindorama

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 23 mai 2026, 11:24

Ethiopie : Dangote Group réévalue le coût de son projet d’usine d’engrais, à plus de 4 milliards $

Agence Ecofin 19 mai 2026

Le projet entre dans le cadre du recentrage progressif de Dangote Group dans les domaines du raffinage pétrolier, de la pétrochimie et de la production d'engrais. Il revêt une importance stratégique majeure pour la souveraineté agricole et industrielle du pays des négus, qui importe la totalité de ses besoins en engrais.

Dangote Group a annoncé le dimanche 17 mai, que l’investissement nécessaire à la construction de son usine d’engrais en Éthiopie est désormais de plus de 4 milliards USD, contre une précédente estimation de 2,5 milliards USD. Cette réévaluation du coût du chantier, qui avait fait l’objet d’un accord signé en août 2025 avec l’Ethiopian Investment Holdings (EIH), le fonds souverain du pays des négus, a été annoncé lors d’une visite du magnat nigérian des affaires lors d’une visite du site des travaux à à Gode (Sud-est), en compagnie du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

« Aliko Dangote a annoncé une augmentation de son investissement, qui passe de 2,5 milliards de dollars à plus de 4 milliards de dollars, reflétant l'élargissement de la portée du projet, qui comprend désormais un gazoduc de 110 km, une centrale électrique de 120 MW, une usine d'emballage en polypropylène et une usine de mélange d'engrais NPK (azote, phosphore et potassium) d'une capacité de deux millions de tonnes », a précisé le conglomérat sur son compte X.

La construction de l’unité industrielle, qui devrait avoir une capacité de production de 3 millions de tonnes par an, a officiellement démarré en octobre 2025. Selon les termes de l'accord initial signé entre les deux parties, Dangote Group détiendra une participation de 60 % contre 40% pour l’Ethiopian Investment Holdings.

Un investissement stratégique

Abiy Ahmed a décrit dimanche le projet comme « une initiative stratégique visant à stimuler l'agriculture, à renforcer la sécurité alimentaire et à réduire la dépendance vis-à-vis des importations », tout en soulignant les progrès constants des travaux de construction. « Cette initiative représente bien plus qu'une simple infrastructure. Il s'agit d'un investissement stratégique dans la transformation agricole, la sécurité alimentaire, la croissance industrielle et l'autonomie économique de l'Éthiopie », a-t-il poursuivi, cité dans un communiqué distinct publié par le service de communication du gouvernement éthiopien.

Dangote Group avait signé, en mars 2026, un accord d’approvisionnement en gaz sur une période de 25 ans, avec le groupe chinois GCL pour alimenter l'usine d’engrais en construction. Il est prévu que le gaz naturel fourni par GCL Group sera extrait du champ gazier de Calub situé dans le bassin de l’Ogaden en Éthiopie, et acheminé via un pipeline dédié de 110 km.

Avec cette initiative, Aliko Dangote entend reproduire en Éthiopie la trajectoire engagée par son groupe au Nigeria. Son usine d’urée de Lekki, alimentée par 100 millions de pieds cubes de gaz naturel, a une production annuelle de 3 millions de tonnes et couvre déjà 65 % des besoins du pays ouest-africain.

L’Éthiopie importe actuellement la totalité de ses besoins en engrais, en l’absence d’une industrie locale pour ces intrants agricoles. Le pays d’Afrique de l’Est, où l’agriculture représente environ 35 % du PIB, s’est procuré près de 2,32 millions de tonnes d’engrais sur le marché international en 2024, selon des données compilées par le Centre international de développement des engrais (IFDC).
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -milliards

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 03 mai 2026, 11:08

Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets

AFP •03/05/2026

La petite ville de Wittenberg, berceau du protestantisme, est un maillon clé de la production d'engrais en Allemagne, une industrie malmenée depuis des semaines par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz.

Une usine chimique y a été fondée dès 1915, en pleine Première guerre mondiale, pour produire de l'azote destiné aux explosifs et engrais et contourner un blocus sur certaines matières premières importées du Chili.

Un siècle plus tard, "le blocage du détroit d'Ormuz rappelle à quel point il est stratégique d'avoir une production en Europe", affirme à l'AFP Christopher Profitlich, porte-parole de l'entreprise SKW, qui a repris le site en 1993.

Car le blocage de ce passage maritime, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman et par lequel transite un tiers des engrais mondiaux, menace la sécurité alimentaire mondiale, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment en Afrique et en Asie du Sud. En Europe, les agriculteurs constatent déjà une flambée des coûts.

- Effet domino -

Dans un entrepôt, une montagne de poudre blanche à l'odeur âcre s'élève sur plusieurs mètres: il s'agit d'urée, un composant essentiel des engrais. SKW en est le premier producteur d'Allemagne.

Un réseau de 23 kilomètres de rails court à travers le site de 220 hectares, pour acheminer urée, ammoniac et engrais finis, principalement à travers le pays mais aussi en Europe.

Du fait des perturbations dans le détroit d'Ormuz, qui ont freiné les exportations des concurrents, l'usine tourne à plein régime. Mais pas les profits, à cause de la crise énergétique, due à la guerre, qui engendre l'envolée des coûts de production.

L'entreprise table sur une progression de 10 à 20% de son chiffre d'affaires cette année, tout en soulignant que cette estimation demeure incertaine en raison de la volatilité du marché.

Mais SKW n'est pas un "profiteur de guerre", dit son PDG, Carsten Franzke, s'attendant à dégager un bénéfice nul, car le gaz représente environ 80% des coûts de production, et son prix a doublé depuis le début du conflit le 28 février.

Un nouveau coup dur, car la guerre en Ukraine avait déjà provoqué une crise énergétique particulièrement coûteuse pour l'industrie allemande, du fait de sa dépendance au gaz russe et dont les importations ont cessé en représailles de l'invasion russe. SKW a ainsi plongé dans le rouge trois années consécutives.

Si aujourd'hui l'entreprise importe du gaz naturel norvégien, hollandais et américain, les prix étant fixés sur les marchés, elle souffre d'un effet domino, forçant le groupe à augmenter ses prix.

"Nous sommes en mesure, grâce à la hausse du prix de nos produits finis, d'amortir nos coûts", dit M. Franzke, "mais nos clients, les agriculteurs, ne le pourront pas".

- Exorbitant -

Cinq cents kilomètres plus au sud, dans le Bade-Wurtemberg, Gerhard Geywitz cultive notamment des céréales et fertilise son sol grâce à des engrais azotés.

Depuis la guerre, le prix de l'engrais qu'il achète à ses fournisseurs a bondi de 50%, raconte-t-il à l'AFP dans son champ de maïs.

L'agriculteur doit seul absorber cette hausse, faute de pouvoir la répercuter sur le prix des céréales, fixé par le marché mondial et resté stable.

Et si la guerre perdure, "nous risquons de faire face à une pénurie d'engrais d'ici l'an prochain", s'inquiète M. Geywitz, qui a constitué des stocks avant que les prix ne deviennent "exorbitants".

"Sans producteur local et une agriculture compétitive, la sécurité alimentaire en Europe est gravement menacée", alerte de son côté le syndicat des producteurs allemands d'engrais (BVDM), qui rappelle que plusieurs usines européennes ont fermé ces dernières années.

La crise relance le débat sur la dépendance des Européens aux matières premières et sur leur compétitivité face à des concurrents étrangers moins contraints, sur le plan des normes environnementales notamment.

M. Franzke, le PDG de SKW, comme d'autres industriels, veut donc une réforme du marché des crédits carbone, destiné à maîtriser les émissions mais qui a un coût "supplémentaire". La Commission européenne a dit se pencher sur le dossier.
avec les photos dans le lien : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 735795d077

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 21 avr. 2026, 09:54

Inde: la production d'engrais en fort recul à cause de la guerre au Moyen-Orient

Boursorama avec AFP •21/04/2026

L'Inde a vu sa production d'engrais chuter de près d'un quart en mars, victime des difficultés d'approvisionnement en énergie et en matières premières causées par la guerre au Moyen-Orient, selon des statistiques publiées lundi.

Le pays le plus peuplé de la planète - près d'un milliard et demi d'habitants - importe une large part de ses besoins en hydrocarbures, notamment de la région du Golfe.

Le gaz naturel est largement utilisé pour la fabrication des engrais, indispensables à un secteur agricole qui emploie plus de 45% de la main-d'œuvre indienne, pour l'essentiel dans de petites exploitations à faibles rendements.

Pour sa production d'engrais, l'Inde est fortement dépendante de ses importations d'éléments essentiels à leur fabrication tels que l'urée, les phosphates et la potasse.

Pour la première fois depuis plusieurs mois, la production d'engrais a reculé de 24,6% en mars par rapport au même mois de l'année précédente, a annoncé lundi soir le ministère indien du Commerce.

Elle avait progressé de 3,4% en février, de 3,7% en janvier et de 4,1% en décembre 2025, a-t-il précisé.

Le ministère indien du Pétrole répète que la pays dispose "de stock suffisants d'engrais" et qu'il varie ses sources d'approvisionnement pour maintenir ses réserves.

En Inde, la demande d'engrais atteint son plus haut niveau de l'année en juin et en juillet, avant le début de la mousson estivale, puis en octobre et en novembre au moment des semailles des plantations d'hiver.

Pour éviter toute tension sur leurs prix, le gouvernement a augmenté plus tôt ce mois-ci ses subventions aux agriculteurs de 11% par rapport à l'an dernier.

La guerre au Moyen-Orient et les restrictions imposées à la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite un tiers de la production mondiale d'engrais, menacent la sécurité alimentaire mondiale, s'est inquiétée l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ddee6362b5

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 18 avr. 2026, 11:54

Zimbabwe : le chinois Xintai prévoit 200 millions $ pour implanter une usine d’engrais

Agence Ecofin 15 avril 2026

En Afrique subsaharienne, le Zimbabwe affiche l’un des taux d’utilisation d’engrais les plus élevés dans le secteur agricole. Le pays qui dépend encore majoritairement des importations pour son approvisionnement en fertilisants, cherche à réduire cette dépendance.

Au Zimbabwe, l’entreprise chinoise Xintai, active dans les mines et la métallurgie, lancera les travaux de construction d’une nouvelle usine de fabrication d’engrais azotés en juin prochain. L’annonce a été faite le 14 avril dans un post publié sur la page X du ministère de l’Industrie et du Commerce.

D’un coût total estimé à 200 millions $, cette future usine sera dotée d’une capacité de production annuelle de 200 000 tonnes d’urée et de 200 000 tonnes de nitrate d’ammonium. Selon les responsables du projet, l’entrée en production de l’usine est programmée pour 2027.

Pour l’heure, les détails concernant l’emplacement du site industriel n’ont pas encore été évoqués. Quoi qu’il en soit, la réalisation de ce projet permettra de renforcer les capacités de l’industrie locale et de remplacer progressivement les importations d’engrais dans le pays. « Ce développement se traduira par une augmentation de l’emploi, une amélioration de la production locale d’engrais et de meilleurs rendements agricoles », souligne le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Les données compilées sur la plateforme Trade Map montrent que le Zimbabwe a importé pour près de 331 millions $ d’engrais sur le marché international en 2024. Dans le détail, les engrais azotés arrivent en tête des achats, concentrant 51 % de l’enveloppe, suivis par les engrais composés (32 %) et les engrais potassiques (16 %).

D’après le Centre international pour le développement des engrais (IFDC), la consommation apparente d’engrais au Zimbabwe s’est élevée à 408 606 tonnes en moyenne par an entre 2014 et 2018.

La FAO estime pour sa part que la consommation d’engrais par hectare de terre arable dans le pays d’Afrique australe s’élevait à 30,8 kg en 2023, soit un taux d’utilisation supérieur de 69,23 % à la moyenne en Afrique subsaharienne (18,2 kg) la même année. Elle reste toutefois encore largement inférieure à l’objectif de 50 kg/hectare fixé lors de la Déclaration d’Abuja sur les engrais, adoptée en juin 2006 par les chefs d’État de l’Union africaine.

Dans ce contexte, l’augmentation de l’offre locale d’engrais pourrait jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la productivité agricole et la réduction de la facture des importations. Au Zimbabwe, les principales cultures nécessitant des engrais chimiques sont le maïs, le tabac ou encore le coton.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-engrais

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par kercoz » 10 avr. 2026, 18:49

Le 21 janvier j'ai posté :
""""mer. janv. 21, 2026 10:33 pm
""""Aujourd'hui, on se passe de 2 millions de tonnes d'engrais russes et les fabricants européens n'ont pas compensé" alors qu'"ils affirmaient pouvoir augmenter rapidement leur production", a affirmé Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l'AGPB, association regroupant les principaux producteurs de blé en France.""""

Faut demander à Trump .""""""

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 10 avr. 2026, 14:54

Guerre au Moyen-Orient: pour les engrais, le retour à la normale sera long

Connaissance des Énergies avec AFP le 10 avril 2026

Si tant est que le trafic reprenne depuis le Golfe, le retour à la normale sur le marché des engrais s'annonce long et difficile. Et "des dégâts sont déjà là", explique à l'AFP Maximo Torero, chef économiste de la FAO.

Entre usines arrêtées et flambée du gaz renchérissant la production mondiale, les prix des fertilisants ont grimpé partout, et ne devraient redescendre qu'avec peine.

Celui de l'urée du Moyen-Orient a ainsi gagné 70% sur le marché en quelques semaines, selon Argus Media.

Coup durable à l'approvisionnement

Alors que la région fournit jusqu'à 30% des engrais mondiaux, seuls six bateaux ont pu en sortir depuis le début du conflit le 28 février, selon la société Kpler. Une quarantaine restaient en attente.

"Si le détroit d'Ormuz rouvrait immédiatement, et que les navires passent, l'impact serait nettement positif mais inégal", note M. Torero. "Les prix arrêteraient leur spirale montante, et le commerce en suspens, estimé à 3-4 millions de tonnes d'engrais par mois, reprendrait".

Pour autant, "les dégâts aux infrastructures ne seront pas réversibles à court terme, et les usines arrêtées ne reprendront pas en un jour", ajoute-t-il.

Des frappes ont touché le 2 mars la raffinerie qatarie de Ras Laffan et sa fabrique d'ammoniac. Des usines ont suspendu ou réduit leur production aux Emirats, en Arabie saoudite, Iran, Jordanie ou au Qatar où le complexe Qafco assurait 14% du commerce mondiale d'urée, l'engrais le plus utilisé au monde.

En Inde et au Bangladesh, des usines d'engrais azotés ont ralenti, ne pouvant supporter la flambée du gaz nécessaire à leur conception.

Freins à la baisse des prix

Le Golfe rouvert, les prix baisseront -- d'abord pour les engrais azotés grâce à un gaz moins cher -- mais la décrue sera "lente et partielle", prévient M. Torero.

En premier lieu car il n'existe pas de réserves stratégiques coordonnées mondialement et parce que la remise en état des usines se mesurera "en mois, pas en jours", note l'économiste.

Les prix sont aussi nourris par une demande accrue liée au fait que bien des acheteurs ont dû se tourner vers le marché, nombre de contrats négociés avant la guerre ayant été rompus pour "force majeure".

"Rétablir des structures de contrats à long terme prendra du temps", note la FAO, qui voit pour ce semestre des prix à 15-20% au-dessus des niveaux d'avant-guerre.

Une fois commerce et production relancés, il faudra quatre à huit semaines pour que les prix refluent, précise M. Torero. "Mais ils ne reviendront très probablement pas aux niveaux de février avant le 3e trimestre, et peut-être pas du tout cette année".

Effet domino

Ce choc est arrivé alors que le cours des engrais était déjà élevé.

Ils ont connu des pics lors de la crise de 2008 puis de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. "Mais ce qui rend celui-ci potentiellement plus critique est le nombre de zones de production impliquées et l'effet domino au-delà du Golfe", souligne Sarah Marlow, responsable fertilisants chez Argus Media.

Les producteurs d'engrais phosphatés utilisent des matières premières venues du Golfe, comme le soufre ou l'ammoniac, souligne-t-elle. Devant la hausse des coûts, certains "ont réduit leur production ces derniers semaines, au Maroc, en Tunisie, en Afrique du sud".

Le Golfe produit 50% des volumes de soufre commercialisés: les prix de ce dérivé du raffinage d'hydrocarbures avaient déjà explosé avant la guerre (+600% en deux ans), car très demandé pour extraire les métaux de batteries. "Ils devraient rester élevés", note Sarah Marlow.

Asie et Afrique en première ligne

Pour les récoltes à venir, "des décisions ont déjà été prises", alerte M. Torero: moins de fertilisation, cultures pour biocarburants...

Rouvrir Ormuz "empêcherait une plus ample détérioration" des rendements, souligne-t-il, alors que les engrais minéraux sont au coeur de la productivité agricole.

"C'est trop tard" en Inde, au Bangladesh, Pakistan, Sri Lanka, Soudan, Kenya, Somalie, Turquie, Jordanie, tous très dépendants des engrais du Golfe. Mais peut-être pas pour les deuxièmes récoltes en Asie si des engrais arrivent dans les 4 à 6 semaines.

En revanche, les cultivateurs d'Argentine, Brésil, Etats-Unis, Afrique du sud ou Australie, déjà fournis dans l'immédiat, pourront s'approvisionner pour les semis suivants.

"Le temps écoulé entre un choc sur les engrais et l'impact sur la récolte se mesure en mois. Le temps entre une mauvaise récolte et une hausse des prix alimentaires se mesure en quelques mois supplémentaires. Nous sommes déjà dans cette fenêtre", prévient la FAO.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ong-260410

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par energy_isere » 03 avr. 2026, 15:36

L'Europe sous pression face à la flambée du coût des engrais

AFP •03/04/2026

Que peut faire Bruxelles face à la flambée des prix des engrais due à la guerre au Moyen-Orient? Les revendications des agriculteurs et des Etats membres de l'UE reprennent de plus belle auprès de la Commission européenne, qui temporise.

Une réunion à haut niveau est prévue le 13 avril pour évaluer la situation.

Déjà en difficulté depuis le conflit en Ukraine, les céréaliers sont confrontés à un nouveau choc avec le déclenchement de la guerre en Iran il y a plus d'un mois.

Quelque 30% des engrais mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le blocage de cette voie maritime a provoqué une nouvelle envolée des cours.

A l'issue d'une visioconférence avec une quarantaine de pays jeudi, l'Italie a réclamé un "corridor humanitaire" pour laisser passer les engrais dans ce détroit stratégique.

Le prix des engrais azotés, dérivés du gaz naturel, a grimpé d'environ 20% en Europe en un mois et se rapproche de 500 euros la tonne.

"L'été dernier, je m'approvisionnais à 330 euros la tonne, cet hiver à 380 euros et depuis que ça a pété en Iran, ça monte encore. Le contexte est très lourd", dit à l'AFP Amaury Poncelet, céréalier dans le centre de la Belgique.

Entre la guerre en Iran et le plan européen pour cesser l'importation d'engrais russes à cause de l'invasion de l'Ukraine, il y a une "conjonction" de chocs, explique Luc Vernet, du think tank Farm Europe, proche des grands syndicats agricoles.

Les céréaliers, gros consommateurs de fertilisants, indispensables pour obtenir des rendements suffisants, "ne gagnent plus leur vie depuis trois ans", estime-t-il, en soulignant la baisse des surfaces de céréales cultivées - environ 300.000 hectares en moins depuis 2022 en France, mis en jachère ou abandonnés.

La Commission européenne, qui promet un plan d'action pour les engrais au mois de mai, est de nouveau assaillie de revendications.

Dans le sillage des organisations agricoles, la France a ainsi relancé sa campagne en faveur d'une suspension de la taxe carbone aux frontières (CBAM) sur les engrais, en place depuis le 1er janvier pour décarboner le secteur et soutenir les producteurs européens.

A ce stade, cette option est complètement exclue par l'exécutif européen, qui l'a répété récemment lors d'une réunion des ministres de l'Agriculture.

- Des engrais verts abandonnés -
La Commission a "déjà pris des mesures pour aider les agriculteurs", rappelle une porte-parole, avec une suppression temporaire de droits de douane sur les engrais, hors Russie et Bélarus, et une adaptation de la taxe carbone afin "d'atténuer fortement son impact".

Remettre en cause cette taxe ouvrirait une brèche dans un mécanisme qui concerne d'autres secteurs polluants, comme l'acier, l'aluminium, le ciment, l'électricité et l'hydrogène.

Et cela désavantagerait les fabricants européens, qui tentent d'augmenter leur production, alors que l'UE importe actuellement 60% des engrais qu'elle consomme.

Le choc provoqué par la guerre au Moyen-Orient prouve que le "maintien" d'une production à l'intérieur de l'UE est "stratégiquement crucial", a récemment insisté le lobby des producteurs européens d'engrais.

De son côté, la Commission européenne assure "suivre en permanence l'évolution des prix", et mène une stratégie de diversification des approvisionnements et de "renforcement de la capacité de production" européenne.

Le plan attendu en mai servira à répondre "aux vulnérabilités structurelles et aux déséquilibres du marché", selon la porte-parole.

Face à sa dépendance persistante aux importations, l'UE cherche aussi à développer des alternatives décarbonées.

Mais la route est longue. "Des grands projets de fabrication d'engrais" par électrolyse "ont été abandonnés", car trop coûteux, précise Luc Vernet, qui mentionne l'arrêt d'une initiative en Autriche, baptisée "Green Ammonia Linz".

D'autres techniques sont aussi testées pour verdir les fertilisants, par exemple avec du biométhane, mais à petite échelle à ce stade.

Entre l'envolée des prix des engrais et la flambée du coût du gazole pour les tracteurs, Bruxelles espère échapper à une nouvelle mobilisation agricole.

La dernière grande manifestation de la profession dans la capitale européenne remonte à décembre, quand un millier de tracteurs avaient bloqué le quartier des institutions de l'UE, pour contester l'accord de libre-échange avec des pays latino-américains du Mercosur.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9aaf6bd885

Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par Jeuf » 30 mars 2026, 09:50

Le production agricole a augmenté en quantité avec l'ajout d'azote atmosphérique fixé industriellement

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Re: Engrais et fertilisants agricoles.

par kercoz » 27 mars 2026, 23:07

La poly activité agricoile rend moins dépendant : BRF + Poules suffisent au potager ... les fumiers de chevaux des balades de petits cons ...(qui pullulent autours des villes) ...sont encore gratos ...plus pour longtemps ?

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