Terres rares : Exploration et production miniére

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Aujourd’hui, 10:27

suite de ce post du 22 nov 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2418608
Angola : Pensana peut optimiser le profil de Longonjo face à la demande de terres rares

Agence Ecofin 28 nov 2025

Prévue pour une mise en service en 2027, Longonjo devrait d’abord afficher une capacité de production annuelle de 20 000 tonnes de MREC, avant d’atteindre 40 000 tonnes par an lors de sa phase 2. Les travaux de construction ont déjà démarré sur ce chantier, budgétisé à 268 millions USD.

Le projet Longonjo considéré comme la future première mine de terres rares d’Angola, peut voir la teneur de ses terres rares lourdes augmenter de plus de cinq fois par rapport aux niveaux actuels. L’annonce a été faite le jeudi 27 novembre par son opérateur britannique Pensana qui cite les résultats d’une étude lancée « en réponse à la demande croissante des partenaires commerciaux » du projet.

Selon les plans actuels, Longonjo devrait produire 20 000 tonnes de carbonate de terres rares mixtes (MREC) par an, un concentré combinant terres rares légères et lourdes, utilisé dans la fabrication d’aimants. Avec l’ajout d’un circuit de récupération sélectif des oxydes de terres rares lourdes (HREO), Pensana estime pouvoir augmenter significativement la récupération du dysprosium et du terbium, deux éléments clés parmi les terres rares lourdes.

En pratique, cette implémentation pourrait porter la teneur de HREO dans le MREC de Longonjo à 160 tonnes par an, contre 30 tonnes actuellement. Pour l’heure, l’impact précis d’un tel procédé sur le profil de production de la future mine n’a pas été précisé. La compagnie indique que les coûts d’investissement et d’exploitation du circuit de récupération de HREO font toujours l’objet d’études. Mais, d’après les premières discussions avec les acheteurs, une augmentation effective de la teneur des terres rares lourdes peut renforcer la demande et la valorisation du MREC de Longonjo, ajoute-t-elle.

Il faut dire que ce plan d’optimisation survient à un moment où la demande mondiale en terres rares est appelée à croître. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle pourrait atteindre 150 000 tonnes d’ici 2040, contre 91 000 tonnes en 2024. Dans ce contexte, Longonjo suscite déjà un vif intérêt, notamment aux États-Unis où sa future production devrait servir à alimenter une chaîne d’approvisionnement dans le cadre d’un partenariat annoncé en octobre avec le producteur d’aimants VAC.

En attendant d’en savoir plus sur cette nouvelle initiative, les travaux de construction ont déjà commencé sur le site, pour une mise en service prévue en 2027. La concrétisation de ce projet, budgétisé à 268 millions USD, pourrait également contribuer aux efforts de l’Angola pour réduire la dépendance de son économie aux hydrocarbures. À noter que Luanda détient 26 % de Pensana via son fonds souverain.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rres-rares

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Aujourd’hui, 10:12

en relation avec ce post du 1er nov 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2417958
Yttrium : une hausse de 3500 % pour le prix d’un métal que l’Afrique du Sud veut produire


Agence Ecofin 28 nov 2025

L’yttrium est l’un des 17 métaux classés dans les terres rares. Depuis avril, la Chine, principal fournisseur mondial, restreint ses exportations, ce qui a provoqué des difficultés d’approvisionnement et une flambée des prix.

Selon le fournisseur de données de marchés Argus, le prix de l’oxyde d’yttrium est passé de 6 dollars le kilogramme en début d’année pour se négocier actuellement entre 220 dollars et 320 dollars. Cette hausse d’au moins 3500 % rapportée en début de semaine par la compagnie minière Rainbow Rare Earths, intervient dans un contexte où l’Afrique du Sud se positionne comme un futur leader de la production de ce métal rare sur le continent.

Des caractéristiques uniques

Figurant parmi les 17 métaux classés dans les terres rares, l’yttrium se distingue par des usages industriels très spécifiques. Selon l’United States Geological Survey (USGS), ce métal intervient surtout dans les céramiques et les phosphores, deux segments qui concentrent l’essentiel de la demande mondiale. Dans les céramiques, ses composés améliorent la résistance à la chaleur et à l’usure des abrasifs, des réfractaires pour la coulée continue ou encore des revêtements de moteurs à réaction. Ils servent aussi dans les capteurs d’oxygène automobiles et dans des outils de coupe particulièrement durables.

L’yttrium joue aussi un rôle central dans l’électronique et les lasers. Il est utilisé pour fabriquer des matériaux magnétiques employés dans les radars, où ils servent à contrôler les signaux haute fréquence. L’agence américaine souligne que peu d’éléments peuvent remplacer l’yttrium sans perte de performance. Dans l’électronique, les lasers et les phosphores, il n’existe pas de substitution directe. Même dans les céramiques, les alternatives comme le calcium ou le magnésium réduisent la résistance des matériaux.

Un marché dominé par la Chine

La hausse spectaculaire des prix de l’yttrium trouve son origine dans une contrainte d’offre qui s’est intensifiée au cours de l’année. Selon l’USGS, la production mondiale d’yttrium contenu dans les concentrés de terres rares est estimée entre 10 000 et 15 000 tonnes, une offre provenant quasi exclusivement de Chine et du Myanmar, deux pays qui détiennent le contrôle opérationnel du marché mondial. Or, la Chine a imposé depuis avril 2025 des restrictions sur les exportations d’yttrium et de plusieurs autres terres rares, en réponse à la guerre commerciale que lui livrent les États-Unis.

Les licences délivrées par Pékin ne couvrent que de petits volumes et les délais de livraison se sont allongés, rendant difficile l’accès au métal pour l’aéronautique, l’énergie ou l’électronique. Argus souligne que les prix européens de l’oxyde d’yttrium ont bondi de 4 400 % depuis janvier pour atteindre 270 dollars le kilogramme, alors que les prix chinois, bien que plus bas, ont également progressé.

Si les pays africains se positionnent comme des alternatives potentielles à la Chine en ce qui concerne les terres rares, seule l’Afrique du Sud dispose actuellement de réserves connues et exploitables d’yttrium à moyen terme. Rainbow Rare Earths a annoncé que ce métal est désormais inclus dans le plan minier de son projet Phalaborwa, avec une production attendue d’environ 213 tonnes d’oxyde d’yttrium par an, intégrée à son produit mixte de terres rares lourdes.

Dans la province du Western Cape, le projet Steenkampskraal devrait également monter en puissance. Basé sur un important gisement de monazite contenant environ 87 000 tonnes d’oxydes de terres rares, le site doit produire 5 400 tonnes par an de concentré à partir de la seconde moitié de 2025. Une unité de séparation est prévue en 2027 pour fournir 2 700 tonnes par an d’oxydes, dont l’oxyde d’yttrium.

Ces projets ne changeront pas immédiatement l’équilibre mondial, mais ils placent l’Afrique du Sud parmi les rares juridictions capables de proposer une alternative crédible aux approvisionnements chinois à moyen terme.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... t-produire

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 27 nov. 2025, 20:48

L'Inde approuve un plan pour stimuler la production de terres rares et réduire sa dépendance

Connaissance des Énergies avec AFP le 27 novembre 2025

L'Inde a approuvé un plan de 700 millions d'euros pour stimuler l'extraction et le traitement de terres rares, essentielles à la fabrication d'aimants permanents afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations notamment en provenance de Chine.

Une demande nationale qui pourrait doubler d'ici 2030

Le gouvernement a assuré dans un communiqué que ce plan contribuerait à sécuriser la "chaîne d'approvisionnement pour les industries nationales". Ces puissants aimants sont devenus indispensables aux industries de l'électronique, des énergies renouvelables, l'aérospatiale ou de l'armement.

New Delhi répond actuellement à ses besoins principalement par des importations. Le gouvernement estime que la demande nationale pourrait doubler d'ici 2030.

Le plan prévoit des mesures incitatives pour atteindre "une capacité de production de 6 000 tonnes par an" afin de "renforcer l'autonomie et de positionner l'Inde comme un acteur clé sur le marché mondial", a souligné le gouvernement.

Restrictions chinoises

L'Inde s'approvisionne en terres rares nécessaires à la fabrication de ces aimants auprès de différents pays et notamment de la Chine.

Cette année, Pékin, qui domine plus de 60% de l'extraction minière de terres rares, a imposé des restrictions à ses exportations, suscitant l'inquiétude d'entreprises indiennes comme le fabricant de scooters Bajaj Auto.

En octobre dernier, le ministère des Affaires étrangères a confirmé que "certaines sociétés indiennes" avaient obtenu des licences pour importer ces terres rares.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nce-251127

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 23 nov. 2025, 12:32

suite de ce post du 21 avril 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 6#p2389936
Viridis secures Canadian financing interest for rare earths project

Reuters | November 17, 2025

Image
Drilling at Colossus REE project in Brazil. Credit: Viridis Mining

Australia’s Viridis Mining and Minerals said on Tuesday it received a letter of interest from Export Development Canada for up to $100 million in debt financing for its Colossus rare earths project in Brazil.


The financing from Canada’s export credit agency follows a letter of support from France’s Bpifrance Assurance Export and will aid the execution phase of the project, the company said in a statement.

“Endorsement from one of the world’s most respected export credit agencies has the potential to strengthen the project’s role in diversifying and securing Western rare earth supply chains,” Viridis’ managing director, Rafael Moreno, said.

The Colossus project is located in the Brazilian state of Minas Gerais and contains Ionic Adsorption Clay geological deposits, where rare earth elements are weakly bonded to clay minerals, making extraction relatively simpler.

The Canadian government’s interest comes as Western nations, including the United States and Australia, extend support to rare earths developers to build up an alternative supply chain aimed at countering China’s hold over the industry.

The company expects to progress final structuring discussions with its financing partners over the coming months as the project advances towards full funding readiness.

Provision of financing remains subject to the EDC’s standard due diligence, internal approvals and customary project finance conditions, Viridis added.
https://www.mining.com/web/viridis-secu ... s-project/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 23 nov. 2025, 12:24

Vulcan Elements picks Benson, North Carolina to build $1B rare earth magnet plant

Staff Writer | November 18, 2025

Vulcan Elements announced Tuesday it has selected Benson, North Carolina, as the location for its $1 billion rare earth magnet facility.


This month, Vulcan entered a $1.4 billion partnership with refiner ReElement Technologies and the US government to scale the companies’ development of a domestic rare earth magnet supply chain.

While China dominates the global rare earth industry, controlling the vast majority of the world’s rare earth processing and refining capacity, Vulcan’s vision is to provide domestic supply with pricing viable in the US market and beyond.

At its Benson location, Vulcan will expand to 10,000 metric tonnes of rare earth magnet manufacturing capacity and create 1,000 new American jobs, the company said, adding that the facility will be a critical asset for the US as it onshores the rare earth magnet industry and secures a supply chain.

“North Carolina is a natural home for Vulcan Elements’ next stage,” CEO John Maslin said in a news release. The company only entered the US rare earth magnet manufacturing race this year.

“We need to draw on world-class talent, innovation, and infrastructure as we secure one of the 21st century’s most important supply chains,” Maslin continued.

“We will tap into the region’s deep bench of experience across industries—from engineers and technicians who understand hardware and manufacturing to military veterans who have spent their careers managing complex supply chains, operating heavy machinery and serving their country.”

“Our investment in Vulcan Elements will accelerate US production of rare earth magnets for American manufacturers,” US Secretary of Commerce Howard Lutnick said in the release. “We are laser-focused on bringing critical mineral and rare earth manufacturing back home, ensuring America’s supply chain is strong, secure and perfectly reliable.”
https://www.mining.com/vulcan-elements- ... net-plant/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 22 nov. 2025, 12:25

suite de ce post du 24 oct 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2417777
Terres rares : Pensana vise 1 milliard de tonnes de ressources à Longonjo en Angola

Agence Ecofin 18 nov 2025

Prévue pour une mise en service début 2027, Longonjo est considérée comme la future première mine de terres rares d’Angola. Alors que le potentiel du projet captive de plus en plus l’attention aux États-Unis, son opérateur Pensana entend déjà optimiser son potentiel minéral.

En Angola, la compagnie minière britannique Pensana veut lancer début 2026 un programme de forage de 11 millions $ sur son projet de terres rares Longonjo, dont la construction a démarré plus tôt cette année. L’annonce a été faite dans un communiqué publié lundi 17 novembre. L’objectif est de porter l’estimation actuelle des ressources de Longonjo à plus d’un milliard de tonnes, de sorte à le classer parmi les « plus importants gisements de terres rares jamais exploités au monde ».

Dans le détail, Pensana prévoit de mener un programme de forage carotté vertical de 25 000 mètres sur le site. L’étude devrait se baser sur les résultats obtenus lors de forages antérieurs ayant confirmé, apprend-on, l’extension de la minéralisation en profondeur du gisement, qui héberge actuellement 313 millions de tonnes titrant 1,43 % de TREO de ressources minérales.

Longonjo est attendue pour une mise en service en 2027 et devrait initialement afficher une capacité de production de 20 000 tonnes de MREC (un concentré de terres rares), puis atteindre 40 000 tonnes grâce à une phase d’expansion.

Alors que les travaux de développement se poursuivent, Pensana entend ainsi optimiser le potentiel du projet à travers le programme d’exploration annoncé. Une augmentation effective des ressources sera en effet bénéfique pour Pensana, offrant notamment un potentiel de croissance de la durée de vie de la mine estimée actuellement à 20 ans.

Ceci à condition que lesdites ressources visées soient à terme convertibles en réserves exploitables. La société est toutefois encore loin de ces différentes étapes, l’atteinte de la cible d’exploration susmentionnée étant à ce stade incertaine.

En attendant, notons que Longonjo représente déjà un projet stratégique pour les États-Unis, faisant partie des actifs africains ciblés pour diversifier l’approvisionnement américain en terres rares, hors du circuit chinois, premier producteur et raffineur au monde. En octobre, Pensana a notamment conclu un accord avec le producteur d’aimants permanents VAC pour établir aux États-Unis une chaîne d’approvisionnement de la mine à l’aimant, intégrant la future production de Longonjo.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -en-angola

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 16 nov. 2025, 11:41

Ionic Rare Earths signs preliminary deal for US recycling plant

Reuters | November 10, 2025

Ionic Rare Earths said on Monday it has signed a non-binding memorandum of understanding with US Strategic Metals to build a recycling facility that will produce rare earth oxides, including those subject to export restrictions from China.


The Missouri recycling facility is expected to produce significant quantities of neodymium and praseodymium (NdPr) as well as heavy rare earths including dysprosium, terbium, samarium, gadolinium, and holmium, the companies said in a joint statement.

The agreement focuses on rapidly producing high-purity, separated magnet rare earth oxides, with potential expansion to include a wide range of magnet and heavy rare earths from a range of strategically sourced mixed rare earth carbonates, the statement said.

“Magnet recycling is the fastest and lowest-cost pathway to developing an ex-China rare earth supply chain in the United States,” Ionic Rare Earths managing director Tim Harrison said.

Ionic Rare Earths said it was looking to replicate the capability it has demonstrated at its Belfast recycling plant to provide a strategic supply of magnet and heavy rare earths into the US supply chain.

The MOU comes after the US and Australia signed a wide-ranging critical minerals agreement last month with an aim of countering China’s hold over the industry.
https://www.mining.com/web/ionic-rare-e ... ing-plant/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 16 nov. 2025, 11:36

Des terres rares dans une carrière de cailloux de ballast aux Etats unis / Texas !
Tactical Raises up to $140M for Texas Rare Earths Project

2025-11-12

Tactical Resources (TSXV: RARE) announced on Monday that U.S. asset manager Yorkville Advisors Global has agreed to provide up to $140 million in financing to support the company’s rare earths project in Texas, contingent on the completion of its planned merger with Plum Acquisition, expected by December 31. The package includes $40 million in convertible debt and a $100 million standby equity purchase agreement.

Vancouver-based Tactical holds rights to tailings inventory at the Sierra Blanca quarry, which could serve as immediate feedstock for rare earth element (REE) processing. The Peak project aligns with U.S. efforts to boost domestic REE production, critical for high-powered magnets, fuel cells, and superconductors. CEO Ranjeet Sundher said: “This financing package validates the assets and business plan that Tactical is developing, and provides a clear path to potentially becoming the second at-scale U.S. supplier of rare earths in the U.S.” He added: “Our existing tailings inventory fundamentally changes the economics and timeline of rare earth production, and we aim to move directly to processing rather than spending 10 or more years in the long-lead mine development and construction phases.”

The merger with Plum will allow the combined company to list on the Nasdaq. The deal, initially announced in August 2024, gives the pro-forma company an enterprise value of about $589 million. Under the terms, Yorkville’s $100 million in equity financing would be available within three years after the closing. Tactical is also seeking additional funding from strategic investors.

Sierra Blanca, located about 113 km southeast of El Paso, currently produces ballast material for the Union Pacific railway. Tactical’s agreement grants access to tailings potentially enriched with REEs, with an option to purchase the mining lease and quarry operations. The Peak project sits on the northwest side of the Sierra Blanca laccolith, composed mostly of tertiary rhyolite porphyry. REE minerals occur within biotite in the rhyolite units.

Tactical plans to advance a sampling and testing program at Peak to evaluate its REE potential, which will support future exploration work for a maiden mineral resource. Plum chairman and CEO Kanishka Roy said: “While many companies claim to be a rare earth supplier, we believe Tactical is only the second U.S. company to already have existing potential feedstock at scale, and thus a much clearer potential near-term path to supplying rare earths to multiple vertical industries critical to the U.S. economy.” He added: “As the United States prioritizes domestic critical minerals production, Tactical is positioned to become a cornerstone of America’s rare earth supply chain into the next century.”

Following the announcement, Tactical shares initially rose as much as 6% but closed down 3.3% at C$1.45 in Toronto, giving the company a market value of about C$53 million ($38 million). The stock has traded between C$0.19 and C$2.05 over the past year.

This financing and merger plan positions Tactical to leverage existing feedstock and advance rapidly toward processing rare earths, supporting U.S. domestic production goals and supplying key industries with critical materials.
https://en.wedoany.com/shortnews/71436.html

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 12 nov. 2025, 23:07

Terres rares : Solvay sécurise des contrats pour sa future usine de La Rochelle

Grâce à deux contrats signés, notamment avec des acteurs américains, le chimiste belge renforce l'autonomie occidentale face à la domination chinoise. Une étape clé pour sécuriser l'approvisionnement en métaux critiques.

Par Étienne Goetz le 12 nov. 2025

Solvay vient de franchir une étape importante dans le développement d'une filière européenne de terres rares et de réduction de la dépendance à la Chine. Ce mercredi, le chimiste belge a annoncé avoir sécurisé deux contrats avec des producteurs d'aimants permanents, de quoi assurer un premier débouché à son usine de séparation de terres rares à La Rochelle, en France. Un site qui pourrait, à terme, répondre à une bonne part de la demande européenne.

Mais pour le moment, l'histoire de cette usine s'écrit avant tout en anglais, puisque Solvay a signé un partenariat stratégique pour la vente de samarium avec le fabricant d'aimants permanents américain Permag, et le spécialiste des alliages britannique Less Common Metals (LCM), qui fera une première étape de transformation. En parallèle, Solvay a conclu un autre contrat par lequel il s'engage à livrer du néodyme, du praséodyme et du terbium à Noveon, un autre producteur américain d'aimants permanents. ... abonnés
https://www.lesechos.fr/finance-marches ... le-2198203

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 09 nov. 2025, 11:15

Malaysia PM says $142M magnet plant to boost rare earth sector

Reuters | November 3, 2025

Malaysian Prime Minister Anwar Ibrahim said the development of a 600 million ringgit ($142 million) super magnet manufacturing facility in the state of Pahang will strengthen the nation’s rare earth sector, state media reported.

In July, Australia’s Lynas Rare Earths and South Korea’s JS Link signed a deal to develop a 3,000-tonne neodymium magnet manufacturing facility near Lynas’ advanced materials plant in Malaysia’s Kuantan district.

Anwar said Malaysia’s trade minister would monitor the project as it involves rare earth processing, state news agency Bernama reported on Saturday.

“JS Link has already purchased the land and wants to begin operations, so this is no longer a memorandum of understanding,” Anwar said. “The investment is in, the land is ready, so this is about accelerating the process.”

The collaboration will bolster Malaysia in the advanced materials and clean technology sectors, Anwar said, while supporting efforts to build a supply chain for critical minerals.

Malaysia has around 16.1 million metric tons of rare earth deposits, according to government estimates, but it lacks the technology to mine and process them. The country is seeking foreign investment and technology sharing opportunities to mine and process raw rare earths.

Rare earths are essential in high-tech manufacturing, including electric vehicles, semiconductors and missiles.

The Malaysian government is reportedly in talks with China on rare earth processing and last month signed a deal with the US seeking cooperation to diversify its critical minerals supply chains.

($1 = 4.2240 ringgit)
https://www.mining.com/web/malaysia-pm- ... th-sector/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 09 nov. 2025, 11:11

suite de ce post du 05 janvier 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 5#p2404815
US backs Serra Verde’s Brazilian rare earth project with $465M funding

Bloomberg News | November 7, 2025 |

Image
Pela Ema rare earths plant construction. (Image courtesy of Serra Verde.)

Brazilian rare earths producer Serra Verde secured as much as $465 million in funding from the US International Development Finance Corporation as Western nations seek to reduce reliance on China for the key minerals.

The financing is to help cover upgrades to the company’s Pela Ema mine in Brazil’s Goiás state, according to an Aug. 15 document on the website of the DFC. The federal agency was created under US President Donald Trump’s first term to offer financing and guarantees for projects in developing nations with a tie to US foreign policy objectives.

The Trump administration is turning to Brazil — the country with the biggest rare earth reserves outside of China — for its efforts to build alternative supply chains for key elements used in military hardware, electric vehicles and wind turbines.

The Pela Ema deposit contains light and heavy rare earths – mainly neodymium, praseodymium, terbium and dysprosium – that are key to production of magnets used in a wide range of applications. Serra Verde, backed by Denham Capital, Vision Blue Resources and Energy and Minerals Group, is Brazil’s first large-scale rare earths producer.

The DFC said the funding is to finance improvements of the Pela Ema mine as well as operational expenses and refinancing existing shareholder debt. The financing was earlier reported by the Financial Times.

Serra Verde began commercial production at its mine and processing plant in 2024. The firm aims to ramp up output to between 4,800 and 6,500 metric tons of total rare earth oxides by early 2027.
https://www.mining.com/web/us-backs-ser ... n-funding/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 09 nov. 2025, 10:51

Un autre prospect de terres rares au groenland :
Amaroq discovers rare earth elements in South Greenland
The Nunarsuit licence forms part of the Gardaq ApS JV operated by Amaroq.

November 4, 2025

Greenland-based mining company Amaroq has discovered conventional rare earth element (REE) bearing mineralisation within the Nunarsuit mineral licence area in South Greenland.

Amaroq said the discovery marks its first confirmed high-grade REE occurrence and signifies a strategic move into the REE and critical minerals sector.

The Nunarsuit licence forms part of the Gardaq ApS joint venture (JV) operated by Amaroq.

The Ilua pegmatite zone on the Nunarsuit licence has been confirmed to host REE mineralisation, with grades reaching up to 2.31% total rare earth oxide (TREO).

The Ilua pegmatite zone is situated in the Gardar igneous province of South Greenland, which, according to the European Commission’s Joint Research Centre, contains up to 20% of global REE resources and is home to other known REE deposits including Kvanefjeld and Tanbreez.

Assay results from the Ilua pegmatite zone indicate an average composition of 27% heavy and 73% light REEs, with 21% comprising key magnet metals including neodymium, praseodymium, dysprosium and terbium.

Amaroq exploration VP James Gilbertson said: “The confirmation of high grade REEs on our licence area is very good news and we are extremely encouraged by these initial results, which marks the first entry of Amaroq into the REE space in Greenland.

“The fact that the REE mineralisation appears to be hosted in low uranium, ‘traditional’ minerology is particularly encouraging; Amaroq believe that the host is likely to be a well-understood rare earth ore mineral monazite that typically lends itself to conventional extraction and processing techniques.”

Initial fieldwork suggests the presence of an extensive REE-bearing pegmatite system that warrants further exploration and evaluation.

The outcrop at Ilua is several metres wide and stretches for approximately 5km in strike length.

Amaroq also cited the potential existence of multiple parallel structures in the area, which the company plans to assess during the 2026 exploration season.

The pegmatite systems appear to be predominantly hosted within monazite mineralogy, which may allow for more straightforward and conventional REE processing compared to more complex mineralogy found elsewhere in South Greenland.

.........................
https://www.mining-technology.com/news/ ... s/?cf-view

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 04 nov. 2025, 18:57

Comment le Brésil s'impose peu à peu comme une alternative à la Chine pour les terres rares

Raphaël Raffray 04 nov 2025

Alors qu’une guerre commerciale oppose Pékin à Washington, les terres rares se retrouvent au cœur d’un bras de fer technologique. Le Brésil, qui en détient les deuxièmes plus grandes réserves mondiales, espère tirer son épingle du jeu. Mais son manque d’infrastructures de raffinage et de capacités technologiques continue de semer le doute sur sa faculté à réellement concurrencer la Chine.
A-t-on enfin trouvé le nouvel eldorado? Longtemps recherché par les explorateurs à travers toute l’Amérique du Sud, il ne s’agit pas d’or cette fois, mais bien de terres rares. Et leur gisement se trouverait au Brésil.

Alors que Pékin a annoncé de nouvelles restrictions sur l’exportation de terres rares, ces minéraux essentiels aux semi-conducteurs, smartphones, véhicules électriques et autres technologies stratégiques, les États-Unis se sont immédiatement tournés vers d’autres sources pour éviter toute perturbation de leurs chaînes industrielles. Et ce, malgré les récentes annonces qui ont quelque peu apaisé les tensions.

Avec près de 70 % de la production mondiale et 90 % du raffinage des terres rares, la Chine dispose d’un levier commercial et géopolitique majeur, confirmant son rôle de puissance incontournable dans ce domaine. Les terres rares se trouvent ainsi principalement en Chine, mais aussi en Australie, en Russie, en Inde, au Vietnam et également au Brésil. Cependant, leur exploitation ne dépend pas seulement de la géologie : elle repose également sur les investissements, les technologies et le cadre réglementaire.

Des gisements stratégiques

"Quand on parle de réserves, il ne s’agit pas seulement de ce qui est présent dans le sol", explique Julie Michelle Klinger, professeure agrégée à l’Université du Delaware, à Rest of World. "On parle de ce qui est économiquement et politiquement viable à exploiter, ce qui dépend autant de la technologie et des financements que de la géologie". Aujourd’hui, les États-Unis importent environ 80 % de leurs besoins en terres rares depuis la Chine, la Malaisie et d’autres pays.

Le Brésil, qui possède les deuxièmes plus grandes réserves mondiales de terres rares, offre une alternative prometteuse aux approvisionnements asiatiques. Concentrés principalement dans l’État de Goiás, ses gisements d’argile ionique présentent plusieurs avantages: ils sont plus faciles et moins polluants à extraire que ceux de roche dure, et renferment des concentrations significatives d’éléments stratégiques essentiels comme le dysprosium ou le terbium, indispensables aux aimants haute performance et aux technologies de pointe.

Toutefois, deux obstacles majeurs freinent pour l’instant la capacité des États-Unis à sécuriser une source alternative. D’abord, la mine de Serra Verde demeure le seul site exploitable hors d’Asie capable de produire des terres rares lourdes à partir d’argile ionique. Malgré un investissement de 150 millions de dollars américains et britanniques, destiné à réduire la dépendance occidentale à la Chine, la production actuelle est déjà sous contrat avec Pékin, limitant la disponibilité pour les pays occidentaux.

Le second frein est d’ordre géopolitique: les relations tendues entre les présidents Donald Trump et Luiz Inácio Lula da Silva compliquent la coopération stratégique nécessaire pour développer pleinement ce gisement. Ces rivalités politiques pourraient ralentir ou compromettre les efforts occidentaux pour diversifier leurs chaînes d’approvisionnement en terres rares, essentielles à leur souveraineté technologique.

Le Brésil en quête de technologie

Dans ce contexte mondial tendu, le Brésil veut se positionner comme un acteur clé capable de répondre à la demande croissante en terres rares. Raul Jungmann, président de l’Institut minier brésilien, souligne qu’"avec une politique minière globale (de l’industrialisation à la logistique), nous pouvons surmonter les obstacles tels que les connaissances géologiques limitées et le faible financement". Il insiste aussi sur la nécessité de "partenariats avec d’autres pays pour les investissements et le transfert de technologies afin d’optimiser la production brésilienne".

Francisco Valdir Silveira, directeur du Service géologique du Brésil, rappelle à Rest of World que "dans les années 1990, le Brésil figurait parmi les pays les plus avancés dans la filière des terres rares". Selon lui, "le principal défi aujourd’hui n’est pas le manque de minerai, mais le manque de technologies intégrées". Il affirme que le pays a “la capacité d’accroître considérablement l’exploitation si nous investissons dans la recherche, en créant usines, emplois, universités, centres technologiques et en formant une main-d’œuvre qualifiée".

Mais le Brésil accuse toujours un retard stratégique. Fernando Landgraf, expert en minéraux et professeur à l’Université de São Paulo, explique: "nous sommes en retard dans un secteur désormais au cœur d’un conflit mondial, où la Chine ferme son marché et les États-Unis investissent massivement chez eux". Il conclut qu’"il serait très intéressant que les États-Unis investissent dans une coentreprise de raffinage des terres rares au Brésil, pour y ajouter de la valeur".

Un moyen de peser sur les négociations tarifaires

Le Brésil cherche depuis des décennies à développer une stratégie autour des minéraux critiques, mais avec peu de résultats. Une alliance stratégique avec les États-Unis pourrait relancer le secteur grâce à des coentreprises, accords d’approvisionnement et financements, une question qui sera au centre des discussions entre les ministres des Affaires étrangères avant la première rencontre bilatérale Trump-Lula.

Lula pourrait utiliser les terres rares comme levier pour obtenir la levée des lourds tarifs douaniers américains, tout en veillant à développer des capacités nationales de raffinage et de production d’aimants pour rassurer son Parti des travailleurs. Pour les États-Unis, tout approvisionnement alternatif qui limite la domination chinoise est stratégique, tandis que le Brésil pourrait enfin donner un véritable élan à son industrie des terres rares, encore quasi inexistante malgré d’importantes réserves.
https://www.bfmtv.com/tech/comment-le-b ... 40457.html

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 01 nov. 2025, 10:44

kercoz a écrit :
01 nov. 2025, 07:49

Un bon lien sur ce sujet:
https://www.vie-publique.fr/parole-dexp ... et-leurope
Effectivement, bonne introduction au sujet. ;)

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par kercoz » 01 nov. 2025, 07:49

Au vu du ratio extraction/ affinage des terres rares en chine, il semble bien plus difficile de les rafiner que de les extraire.

Un bon lien sur ce sujet:
https://www.vie-publique.fr/parole-dexp ... et-leurope

//Aujourd'hui, ce sont les difficultés à les extraire et à les raffiner qui les rendent rares :

pour extraire 1 kilo de gallium, il faut casser 50 tonnes de roches, pour 1 kilo de Lutecium, il s'agit de 1 200 tonnes de roches ;
leur raffinage passe par l'utilisation d'acides sulfuriques et nitriques, qui contaminent les eaux et les sols avoisinants, générant chez les humains cancers, malformations et infertilité ;
leur contenu en thorium ou en uranium radioactif constitue une autre source de pollution, qui a justifié l'arrêt des activités de la raffinerie de terres rares à La Rochelle (Rhône-Poulenc), délocalisées en Chine. Dans les années 1980 l'usine purifiait 50% du marché mondial de terres rares.////////////

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