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par energy_isere » Aujourd’hui, 14:49
"Impossible d'investir au Venezuela": le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil répond à Donald Trump BFM Business 10 janv 2026 Lors d'une réunion avec Donald Trump, le patron du groupe pétrolier américain ExxonMobil a exprimé sa réticence à investir au Venezuela à ce stade, où les actifs de sa compagnie ont déjà été saisis deux fois. Darren Woods, le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil, a répondu à Donald Trump qu'il était "impossible d'investir" au Venezuela au vu des circonstances actuelles, ce vendredi 9 janvier lors d'une réunion à Washington. "Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires", a-t-il déclaré à Donald Trump. "Si l'on examine les structures et les cadres juridiques et commerciaux actuellement en place au Venezuela, on constate qu'il est aujourd'hui impossible d'y investir", a assuré Darren Woods, se disant toutefois "convaincu" que la situation pourrait évoluer grâce à l'intervention de Washington. "Si vous ne souhaitez pas y aller, faites-le-moi savoir, car j'ai 25 personnes, absentes aujourd'hui, prêtes à vous remplacer", a rétorqué Donald Trump, en poussant les grands groupes pétroliers à se lancer à l'assaut des vastes réserves du Venezuela, sans sembler emporter la conviction de tous les dirigeants autour de la table. Le chef d'État a réuni autour de lui à la Maison Blanche des poids lourds mondiaux des hydrocarbures, beaucoup d'Américains mais aussi l'italien Eni ou l'espagnol Repsol, une semaine après l'opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. Des ressources sous contrôle américain Selon lui, ceux-ci sont prêts à investir "au moins 100 milliards de dollars" au Venezuela. "Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté durant l'échange, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière. Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des États-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire. "Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela", a-t-il lancé. C'était "une très bonne réunion avec les plus grandes entreprises partout dans le monde", a-t-il jugé à l'issue de la réunion. Seul à avoir gardé une licence au Venezuela, son concurrent américain Chevron s'est montré un peu plus enthousiaste qu'ExxonMobil. Son vice-président, Mark Nelson, a assuré que la multinationale était "très impatiente d'aider (le Venezuela) à construire un meilleur avenir", mais n'a pas donné de détails plus concrets. ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l'ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l'État devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays. Dans une déclaration transmise à l'AFP, ConocoPhillips a assuré avoir apprécié la discussion sur "la préparation du Venezuela à accueillir des investissements". Après la réunion, le ministre de l'Énergie, Chris Wright, a lui reconnu que "cela prendrait du temps" pour relancer la production au Venezuela. Doutes sur la rentabilité à court terme Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran. Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour, sous l'effet du sous-investissement et des sanctions américaines. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux États-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant. Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique. Washington exclut pour l'instant d'organiser des élections, préférant traiter avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, à laquelle la Maison Blanche entend "dicter" toutes ses décisions. Rafael Queiroz, spécialiste du secteur pétrolier, prend l'exemple des "défaillances dans le système électrique" qui nuisent à l'industrie pétrolière pour illustrer le problème "structurel" auquel sera confronté tout investisseur potentiel au Venezuela. "Les cinq phases de l'industrie pétrolière: l'exploration, la production, le raffinage, la commercialisation et le transport" posent problème, a-t-il souligné. "On parle beaucoup de la taille des réserves, mais ce qui manque dans la conversation, c'est de savoir comment les extraire de manière rentable", analyse pour sa part Rich Collett-White, spécialiste énergie de la société Carbon Tracker.
par energy_isere » Hier, 20:01
L’armée américaine met la main sur un nouveau pétrolier lié au Venezuela, le cinquième depuis le début du blocus Le pétrolier « Olina », sous pavillon du Timor oriental, a été saisi par l’armée américaine, vendredi 9 janvier. Il s’agit de la cinquième interception depuis la mise en place du blocus sur le pétrole vénézuélien par Donald Trump, le 16 décembre dernier. Les forces américaines ont été hélitreuillées à bord du pétrolier « Olina » vendredi 9 janvier pour le saisir. | SOUTHCOM Guillaume JORIS. Publié le 09/01/2026 Le marin Le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom) a publié une vidéo de la saisie du pétrolier Olina, vendredi 9 janvier dans la matinée. Il s’agit du cinquième pétrolier arrêté par les forces armées américaines depuis la mise en place d’un blocus mondial sur le pétrole vénézuélien, décrété par Donald Trump le 16 décembre dernier. L’Olina dispose d’une capacité de 114 800 tonnes et était chargé de brut venezuelien selon les informations... (abonnés)
par energy_isere » 08 janv. 2026, 20:00
Trois pétroliers en route pour les États-Unis avec du brut vénézuélien Connaissance des Énergies avec AFP le 08 janvier 2026 Trois navires affrétés par Chevron transportaient jeudi du pétrole du Venezuela vers les États-Unis, selon une analyse de l'AFP de données de suivi maritime, alors que les pressions de Washington sur Caracas font craindre une saturation des capacités de stockage du pays. Deux autres pétroliers missionnés par la major américaine étaient jeudi à l'ancre au port de la raffinerie de Bajo Grande, dans l'ouest du Venezuela, tandis que six autres faisaient route vers le pays sud-américain, d'après les données fournies par Bloomberg. Chevron, seule entreprise américaine opérant au Venezuela, a affrété ces navires dans le cadre de ses expéditions régulières de brut vers les États-Unis. Pendant que les navires étaient en transit, le président américain Donald Trump a assuré mardi que Caracas remettrait entre 30 et 50 millions de barils de pétrole "sous sanctions" aux États-Unis. Le blocus naval imposé par Washington sur les pétroliers sous sanctions liés au Venezuela entraîne une accumulation de pétrole dans les cuves du pays, ont averti les analystes de la plateforme spécialisée Kpler. Le blocus ne concerne pas les navires affrétés par Chevron. L'un des pétroliers affrétés, l'Ionic Anassa, a été enregistré passant au large de Cuba en direction du port de Pascagoula, dans le Mississippi, après avoir chargé à Bajo Grande le 4 janvier, selon Bloomberg. Le Nave Photon se trouvait jeudi au nord de Caracas, après son arrivée au terminal de José, à l'est du pays, le 5 janvier. Il était suivi de près par le Mediterranean Voyager. Les deux navires, chargés jeudi selon les données Bloomberg, sont attendus au port de Freeport, au Texas. Deux autres navires, le Minerva Gloria et le Searuby, étaient jeudi à l'ancre à Bajo Grande. Le Gloria semblait chargé, tandis que le Searuby paraissait vide, selon leur tirant d'eau transmis. Six autres navires, apparemment vides, faisaient route vers le Venezuela. - Stocks en hausse - Ces mouvements interviennent alors que les stocks de brut au Venezuela augmentent depuis la saisie par les États-Unis du pétrolier Skipper, le 10 décembre. La dernière estimation de Kpler, basée sur des images radar du 30 décembre, indique que les stocks terrestres dépassent désormais 22 millions de barils, soit près de la moitié de la capacité de stockage du pays. "Avec le ralentissement marqué des opérations de chargement dû au blocus naval", Kpler s'attend "à ce que les prochaines images radar révèlent une nouvelle hausse des stocks", a indiqué Emmanuel Belostrino, analyste senior chez Kpler, dans un rapport transmis à l'AFP. Les volumes de stockage dit "flottant" augmentent également rapidement dans les eaux vénézuéliennes, signe d'un engorgement des exportations. Selon une analyse satellitaire de Kpler, plus de 16 millions de barils de brut sous sanctions étaient stockés jeudi sur des pétroliers utilisés comme réservoirs temporaires. Sollicité, Chevron n'a pas fait de commentaire sur ses opérations.
par mobar » 08 janv. 2026, 18:07
par mobar » 08 janv. 2026, 17:23
Au vu des déclarations de Donald Trump à la suite de cette opération, proclamant que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela et qu’ils veilleraient à assurer une « transition pacifique », il semble clair que l’espoir de l’administration américaine était que les bombardements et l’enlèvement du président suffiraient à provoquer la chute du gouvernement vénézuélien. Or, jusqu’à présent, cette chute n’a pas eu lieu. La vice-présidente, Delcy Rodriguez, dont la résidence a été bombardée, a accédé au pouvoir sans incident ; son profil, si elle peut envisager de discuter avec les États-Unis, laisse supposer qu’elle ne sera probablement pas encline à s’y soumettre pleinement. Le peuple vénézuélien, quant à lui, ne s’est jusqu’à présent pas soulevé non plus. Maduro était certes devenu très impopulaire, mais il est difficile d’estimer jusqu’à quel point cette impopularité s’étendait au chavisme au sens large, ou était au contraire limitée à la personne du président. Le sentiment qui semble prédominer actuellement au Venezuela est l’inquiétude et une forme d’attente anxieuse ; même les opposants à Maduro ne voient pas forcément tous d’un très bon œil une intervention américaine. L’Amérique latine sait mieux que quiconque de quoi les États-Unis sont capables. Résultat, les belles déclarations pleines d’assurance de Donald Trump sonnent creux. Les États-Unis ne contrôlent absolument pas le pays à l’heure actuelle ; et à moins qu’un soulèvement ne finisse par se produire, ou que le gouvernement vénézuélien décide de céder, il paraît évident qu’une seconde opération devra être mise sur pied. Or, de simples bombardements ne suffiront probablement pas à provoquer la chute du régime. Washington se trouverait alors dans la très inconfortable position de devoir recourir à la solution que l’administration Trump a soigneusement cherchée à éviter depuis tout ce temps : l’invasion. Et c’est bien en cela que les États-Unis ont involontairement démontré leur faiblesse. Ils disposent évidemment des ressources nécessaires pour envahir le Venezuela, même s’il s’agit d’une cible difficile, au terrain accidenté, en zone tropicale. Mais c’est bien la volonté qui fait défaut aux autorités américaines. Une invasion du Venezuela, si le pays décide de résister de façon significative, se solderait par un coût élevé en vies humaines, dans un pays dont le peuple a clairement démontré, à la suite des guerres d’Irak et d’Afghanistan, qu’il n’était plus disposé à payer un tel prix ni à encourager de nouvelles aventures militaires. « Boots on the ground », autrement dit l’envoi de troupes sur le terrain, est presque devenu une idée tabou aux États-Unis. Si l’administration Trump décide d’envahir le Venezuela, le soutien populaire dont elle bénéficie encore s’évaporera très vite dès que les premiers avions-cargos chargés de cercueils de soldats commenceront à arriver. À moins d’un an des midterms qui s’annoncent très délicates à négocier pour le Parti républicain, une telle décision serait terriblement lourde de conséquences. Mais que faire alors ? Si le gouvernement vénézuélien ne s’effondre pas de lui-même et ne décide pas non plus d’abdiquer la souveraineté du Venezuela, les États-Unis risqueraient de perdre la face. Une étroite voie médiane demeure : si le gouvernement vénézuélien finit par accepter de négocier, il est possible qu’un accord soit trouvé qui permette aux États-Unis une sortie de crise « par le haut », notamment s’ils parviennent à sécuriser le contrôle du pétrole vénézuélien. La menace d’un éventuel embargo américain pourrait notamment encourager Caracas à rechercher un tel compromis.
Si le gouvernement vénézuélien refuse de céder, même face à un embargo, alors un tel cas de figure demeurera hors de portée des États-Unis, et ils n’auront plus que deux choix : envahir le pays ou finir humiliés. Les responsables américains n’ont donc plus qu’à prier pour que la situation évolue en leur faveur à Caracas, faute de quoi ils seront les prochaines victimes, après Maduro, du piège qu’ils ont eux-mêmes tendu au Venezuela.
par energy_isere » 08 janv. 2026, 08:50
Venezuela-Cent personnes sont mortes dans l'attaque US, dit le ministre de l'Intérieur Reuters •08/01/2026 Le ministre vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello a déclaré mercredi soir que 100 personnes étaient mortes durant l'opération militaire menée par les Etats-Unis au cours du week-end pour capturer le président Nicolas Maduro. Caracas n'avait jusqu'alors pas fourni de bilan de l'opération américaine. L'armée vénézuélienne avait quant à elle diffusé une liste comportant les noms de 23 officiers vénézuéliens tués lors de cette attaque. Des responsables vénézuéliens ont déclaré qu'une grande partie du service de sécurité de Nicolas Maduro avait été tuée "de sang-froid" lors de l'opération menée samedi. Selon Diosdado Cabello, Nicolas Maduro a été blessé à la jambe lors de l'attaque tandis que son épouse a subi un traumatisme crânien. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, a déclaré mardi un deuil national de sept jours en hommage aux membres de l'armée tués durant l'opération militaire menée par les Etats-Unis.
par energy_isere » 08 janv. 2026, 08:42
Venezuela : la nouvelle présidente limoge le général chargé de la protection de Nicolás Maduro Par Maxime Dubernet de Boscq 08 janv2026 La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a procédé à l’un de ses premiers remaniements sensibles en limogeant le général Javier Marcano Tabata, jusqu’ici en charge de la Garde d’Honneur présidentielle et directeur général de la Direction générale de contre-intelligence militaire (DGCIM). Une décision hautement symbolique, intervenue quelques jours après l’opération spectaculaire menée par un commando des forces spéciales américaines ayant abouti à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, à Caracas. La Garde d’honneur présidentielle, chargée d’assurer la protection rapprochée du chef de l’État, aurait été directement impliquée dans les affrontements liés à cette opération. Les autorités vénézuéliennes n’ont pas communiqué de bilan officiel, mais plusieurs de ses membres figureraient parmi les dizaines de morts recensés. Pour de nombreux analystes, cités par la BBC, le renvoi du général Marcano Tábata s’expliquerait avant tout par l’incapacité de ce dispositif sécuritaire à empêcher l’enlèvement du président. .........................
par energy_isere » 07 janv. 2026, 23:04
........... Delcy Rodriguez a montré ses priorités économiques en nommant un technocrate ex-directeur de la Banque centrale et ancien pétrolier, Calixto Ortega Sanchez, nouveau vice-président chargé du secteur économique. Elle a aussi décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi. ................ https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b5d6e01e96
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par energy_isere » 07 janv. 2026, 20:07
Le Venezuela négocie avec les Etats-Unis "la vente de pétrole" (compagnie publique) Connaissance des Énergies avec AFP le 07 janvier 2026 La compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) a annoncé mercredi négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis, après la capture du président Nicolas Maduro et les déclarations du président Donald Trump indiquant qu'il allait contrôler la commercialisation du pétrole vénézuélien. PDVSA "mène actuellement une négociation avec les Etats-Unis pour la vente de volumes de pétrole, dans le cadre des relations commerciales existant entre les deux pays", selon le communiqué. "Ce processus se déroule selon des schémas similaires à ceux en vigueur avec des entreprises internationales, comme Chevron, et repose sur une transaction strictement commerciale, conforme à des critères de légalité, de transparence et de bénéfice pour les deux parties", poursuit le texte. "PDVSA réaffirme son engagement à continuer de bâtir des alliances qui stimulent le développement national au bénéfice du peuple vénézuélien et contribuent à la stabilité", conclut la compagnie publique. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a assuré mardi qu'"aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela" alors que Donald Trump a affirmé mardi que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. Mercredi, son ministre de l'Energie Chris Wright a enfoncé le clou, assurant que Washington contrôlerait "pour une période indéterminée" la commercialisation du pétrole vénézuélien. Les autorités de Caracas n'ont pas réagi à ces déclarations. La production vénézuélienne de brut reste faible, de l'ordre d'un million de barils par jour, du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures et des sanctions américaines, selon des experts.
par energy_isere » 07 janv. 2026, 19:19
Pétrole vénézuélien : deux pétroliers sous sanctions saisis par les États-Unis Les États-Unis ont saisi, mercredi 7 janvier, un pétrolier russe soupçonné de contourner les sanctions liées au pétrole vénézuélien, ainsi qu’un second navire dans les Caraïbes. Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie de Washington visant à contrôler les exportations pétrolières du Venezuela. Publié le 7 janvier 2026 Usine Nouvelle avec Reuters Après plus de deux semaines de traque dans l’Atlantique, les États-Unis ont annoncé, mercredi 7 janvier, avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe, soupçonné d’appartenir à la «flotte fantôme» et d’être lié aux exportations pétrolières du Venezuela. Selon deux responsables américains cités par Reuters, le navire se trouve actuellement dans la zone économique exclusive de l’Islande, une information confirmée par les garde-côtes islandais au média RUV. Le pétrolier, visé par des sanctions américaines, portait initialement le nom de Bella-1 avant d’être réenregistré sous celui de Marinera. Il avait dans un premier temps échappé au blocus maritime imposé par Washington au Venezuela, son équipage ayant refusé de laisser les garde-côtes américains monter à bord. «Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Défense, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella-1 pour violation des sanctions américaines», a déclaré sur le réseau social X le commandement militaire américain pour l’Europe. L’opération est menée conjointement par l’US Coast Guard et l’armée américaine, ont précisé les deux responsables, sous couvert d’anonymat. Ils ont également indiqué que des bâtiments de la marine militaire russe, dont un sous-marin, se trouvaient à proximité au moment de l’intervention. De son côté, le média russe RT a affirmé, citant une source anonyme, qu’un hélicoptère tentait de déposer des militaires américains sur le pont du Marinera. RT a diffusé une photographie montrant ce qu’il présente comme un hélicoptère américain volant près du pétrolier. Le ministère russe des Affaires étrangères, cité par les médias d’État, a réagi en affirmant que le navire se trouvait dans les eaux internationales et respectait le droit maritime international, exigeant que sa liberté de navigation soit respectée. Un autre pétrolier saisi dans les Caraïbes Peu après cette annonce, Washington a indiqué avoir saisi un autre pétrolier sous sanctions dans la mer des Caraïbes. «Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre, en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions», a déclaré sur X le commandement militaire américain pour la région. Le navire concerné, le M/T Sophia, «opérait dans les eaux internationales et se livrait à des activités illégales dans la mer des Caraïbes», précise-t-il. Il est actuellement escorté par les garde-côtes américains vers les États-Unis, où il doit être immobilisé. Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie du président américain Donald Trump visant à asphyxier les exportations pétrolières du Venezuela par voie maritime, débutée quelques jours avant d’ordonner la capture à Caracas du président vénézuélien Nicolás Maduro, samedi 3 janvier dernier.
par kercoz » 07 janv. 2026, 15:44
par Rod » 07 janv. 2026, 13:49
alain2908 a écrit : ↑07 janv. 2026, 13:41 A ma connaissance, tous les rapports signalent un pic de production du pétrole US à fin 2026. donc oui, il est temps de s'en occuper.
par alain2908 » 07 janv. 2026, 13:41
par GillesH38 » 07 janv. 2026, 11:25
par energy_isere » 07 janv. 2026, 11:05
Pétrole : Donald Trump affirme que le Venezuela va remettre 30 à 50 millions de barils aux États-Unis La Maison Blanche a déclaré mardi 6 janvier être parvenue à un accord avec la présidente par intérim du Venezuela, pour l’exportation de 2 milliards de dollars de pétrole vers les ports américains. Publié le 7 janvier 2026 à 08h09 Caracas et Washington sont parvenus à un accord pour l’exportation de 2 milliards de dollars de pétrole vénézuélien aux États-Unis, a déclaré le président américain Donald Trump dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 janvier. Une démarche qui pourrait avoir pour effet de détourner des flux à destination de la Chine tout en évitant au Venezuela des baisses de production supplémentaires. Dizaines de millions de barils Le Venezuela va «remettre» aux États-Unis entre 30 millions et 50 millions de barils de pétrole visés par des sanctions, a indiqué le locataire de la Maison blanche sur les réseaux sociaux. «Ce pétrole va être vendu à son prix de marché, et cet argent sera contrôlé par moi, en tant que président des États-Unis d’Amérique, pour garantir qu’il est utilisé au profit du peuple vénézuélien et des États-Unis !», a-t-il écrit. Il a ajouté que le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, serait chargé de la mise en œuvre de l’accord entre Washington et Caracas. Le pétrole va être envoyé directement vers des ports américains. Aucun commentaire n’a été effectué par le gouvernement intérimaire vénézuélien ni par la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA. Cet accord constitue un signal fort de la volonté du gouvernement intérimaire vénézuélien de répondre aux demandes de Donald Trump. Celui-ci a menacé Caracas d’une potentielle deuxième opération militaire américaine s’il n’ouvrait pas son marché aux compagnies pétrolières américaines. L’annonce intervient trois jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une attaque de l’armée américaine, samedi 3 janvier. Donald Trump avait déclaré plus tôt vouloir que la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, permette aux États-Unis et aux entreprises privées de disposer d’un «accès total» à l’industrie pétrolière du Venezuela. Blocus américain Des millions de barils de pétrole n’ont pu être exportés par Caracas et ont été stockés dans des pétroliers et des ports depuis mi-décembre en raison d’un blocus imposé par Donald Trump, qui a menacé alors de saisir les pétroliers contrevenants au large du Venezuela. Ce blocus s’inscrivait dans le cadre d’une campagne de pressions accrues exercées par la Maison blanche contre le gouvernement de Nicolas Maduro, afin que celui-ci quitte le pouvoir. Washington a également mené en 2025 de multiples frappes meurtrières au large du Venezuela contre des navires accusés de transporter de la drogue. De hauts représentants vénézuéliens ont dénoncé l’illégalité des opérations américaines, au premier rang desquelles la capture de Nicolas Maduro, accusant les États-Unis de vouloir s’accaparer les vastes réserves de pétrole du pays d’Amérique latine. Par ailleurs, alors que l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a exprimé mardi sa volonté de regagner rapidement le pays afin d’accélérer la transition avec la tenue d’élections libres, le président américain a dit exclure un scrutin à court terme. Livraisons à la Chine réaffectées Plus tôt dans la journée, deux sources informées de l’accord ont déclaré à Reuters que la livraison aux États-Unis de barils de pétrole jusque-là bloqués au Venezuela pourrait initialement nécessiter de réaffecter des cargaisons qui devaient être acheminées en Chine. «Trump veut que cela se produise rapidement afin de pouvoir dire qu’il s’agit d’une grande victoire», a commenté une source de l’industrie pétrolière. Depuis dix ans, Pékin est le principal acquéreur de pétrole vénézuélien, d’autant plus depuis que Washington a instauré en 2020 des sanctions contre les entreprises pétrolières faisant des affaires avec le Venezuela.
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