L'Arabie Saoudite

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Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » Hier, 11:34

suite de ce post du 14 sept 2025 : viewtopic.php?p=2416547#p2416547
L'usine géante d'hydrogène vert de NEOM est prête à démarrer ses essais

15.08.2026 Michaël TORREGROSSA

Après trois ans de chantier, l’un des projets d’hydrogène vert les plus ambitieux au monde change de phase. ACWA Power annonce l’achèvement de la construction du complexe de NEOM, en Arabie saoudite. Avec 2,2 GW d’électrolyse alimentés par environ 4 GW de solaire et d’éolien, le site doit désormais passer l’épreuve des essais avant une mise en service commerciale attendue en 2027.

Sur le papier, les équipements sont là. Reste désormais à les faire fonctionner ensemble. Et c’est probablement à partir de maintenant que le projet d’Oxagon va livrer ses enseignements les plus précieux : jamais quatre briques industrielles de cette ampleur - production renouvelable, électrolyse, purification et synthèse d’ammoniac - n’ont été intégrées à une telle échelle.

2,2 GW d’électrolyse pour produire 600 tonnes d’hydrogène par jour

Les dimensions du projet donnent une idée du défi. NEOM Green Hydrogen Company, la coentreprise détenue à parts égales par NEOM, Air Products et ACWA Power, représente 8,4 milliards de dollars d’investissement, soit environ 7,3 milliards d’euros. Sur cette somme, 6,1 milliards de dollars, soit environ 5,3 milliards d’euros, proviennent d’un financement apporté par 23 banques et institutions financières.

À pleine capacité, l’installation doit produire 600 tonnes d’hydrogène vert par jour. Celui-ci sera transformé en ammoniac, avec un objectif de 1,2 million de tonnes par an destinées à l’export. Le dimensionnement du site permet de mieux comprendre son fonctionnement. Produire 600 tonnes d’hydrogène chaque jour représente environ 219 000 tonnes par an. En retenant une consommation système de 52 kWh par kilogramme, cela correspond à environ 11,4 TWh d’électricité.

Rapportée aux 2,2 GW d’électrolyse installés, cette production implique un facteur de charge proche de 59 %. Du côté des quelque 4 GW de capacités renouvelables dédiées au complexe, il serait de l’ordre de 33 %. Calculées par notre rédaction à partir des données publiées, ces estimations apparaissent cohérentes avec les ressources solaires et éoliennes de la région. Autre particularité : la capacité des électrolyseurs est volontairement supérieure d’environ 40 % à la puissance moyenne nécessaire pour atteindre l’objectif de production. Une façon d’absorber les pics de production solaire et éolienne plutôt que de perdre cette électricité.

Une mise en service prévue en 2027

Si la construction est achevée, le calendrier initial n’a en revanche pas été totalement tenu. En mai 2023, lorsque la coentreprise annonçait avoir bouclé le financement de l’installation, l’objectif était d’atteindre une capacité de 600 tonnes d’hydrogène par jour d'ici à fin 2026.

Cette échéance avait déjà été avancée au début de la décennie par Peter Terium, alors responsable énergie de NEOM. Le directeur général d’ACWA Power, Samir Serhan, évoque désormais une exploitation commerciale en 2027.

Ce décalage d’environ un an doit toutefois être replacé dans le contexte du marché. NEOM est un premier de série à une échelle encore jamais atteinte et, depuis son lancement, de nombreux projets d’hydrogène vert annoncés à travers le monde ont été abandonnés avant même d’atteindre leur décision finale d’investissement.

Le complexe saoudien, lui, a continué d’avancer. Il affichait déjà 80 % d’avancement au printemps 2025. La fin du chantier ne signifie cependant pas la fin des difficultés. La phase d’essais doit précisément vérifier que production renouvelable intermittente, électrolyse, purification de l’hydrogène et boucle de production d’ammoniac peuvent fonctionner ensemble de manière fiable.

Air Products cherche à limiter son exposition commerciale

En parallèle du chantier, un autre enjeu se joue autour de la commercialisation de la future production. Air Products s’est engagé en 2023 à acheter la totalité de l’ammoniac produit par NEOM pendant trente ans, à prix ferme. Cet engagement a largement contribué à rendre le projet finançable, mais il concentre aussi sur le groupe américain une part considérable du risque commercial. Car le marché capable d’absorber de tels volumes d’ammoniac vert reste encore à construire.

Le 30 juillet dernier, Air Products a ainsi annoncé la finalisation d’un accord de commercialisation et de distribution avec le norvégien Yara. Le fabricant d’engrais doit écouler via son réseau mondial les volumes d’ammoniac qu’Air Products ne convertira pas en hydrogène pour le marché européen, en échange d’une commission variable.

Le dispositif permet de réduire le risque lié aux volumes à commercialiser, mais pas celui portant sur leur prix. Le directeur général d’Air Products, Eduardo Menezes, a d’ailleurs indiqué que la prime accordée à l’ammoniac vert serait plus faible durant la première année. Le groupe prévoit pour l’heure un impact neutre de NEOM sur ses comptes au cours de l’exercice 2027.

Un démonstrateur à grande échelle qui doit valider toute une filière industrielle

C’est peut-être là que réside le principal intérêt du projet. NEOM doit fournir une donnée qui manque encore à toute l’industrie : le comportement réel, sur une longue période, d’une installation d’électrolyse de plusieurs gigawatts directement confrontée à l’intermittence de productions solaire et éolienne.

Disponibilité des équipements, vieillissement des stacks, rendement réel, capacité à suivre les variations de la production renouvelable ou encore stabilité de la boucle ammoniac : les premiers mois d’exploitation devraient fournir des données inédites à cette échelle.

Ces résultats seront particulièrement suivis par une industrie qui a jusqu’ici beaucoup travaillé à partir de modèles et d’hypothèses économiques. NEOM permettra de confronter une partie de ces hypothèses aux conditions d’exploitation réelles.
https://www.h2-mobile.fr/actus/neom-usi ... vice-2027/

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » Hier, 10:46

Aramco and Maaden to form mineral exploration venture in Saudi Arabia

Reuters | August 18, 2026

State oil giant Saudi Aramco 2222.SE and Saudi mining company Maaden 1211.SE plan to form a joint venture that will focus on mineral exploration and hard-rock mining in the kingdom, they said on Tuesday.


Exploration will mainly focus on copper, alongside other energy transition minerals such as zinc, lead and rare earth elements.

Activities will take place in an area of about 182,000 sq km, equivalent to nearly 10% of Saudi Arabia’s total land area.

The joint venture is expected to be 51% owned by Maaden and 49% by Aramco.

Saudi Arabia is working to secure critical minerals such as copper and lithium, essential for electric vehicles and renewable energy.

Mining is one of the sectors the kingdom is betting on to reduce its reliance on hydrocarbon revenue.
https://www.mining.com/web/aramco-and-m ... di-arabia/

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 19 août 2026, 00:19

Les Houthis revendiquent une nouvelle attaque contre la raffinerie saoudienne de Jazan

AFP avec Connaissance des Énergies le 18 août 2026

Aramco visé sur la côte saoudienne de la mer Rouge

L’agence de presse Saba, contrôlée par les rebelles, a rapporté qu’une source militaire houthie affirmait avoir ciblé la raffinerie d’Aramco à Jazan, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite. Selon cette même source, plusieurs drones auraient été employés contre le site, présenté par les Houthis comme une riposte à des « violations de l’espace aérien » au Yémen.

Jazan occupe une position sensible sur la façade saoudienne de la mer Rouge, à proximité du théâtre yéménite. Dans son rapport annuel 2025, Saudi Aramco attribue à cette raffinerie une capacité de raffinage brute de 400 000 barils par jour et une détention à 100 % par le groupe saoudien.

Les Houthis avaient déjà revendiqué la semaine précédente une frappe contre cette même installation. La nouvelle annonce n’est pas présentée comme une opération isolée, mais comme un volet supplémentaire de la pression exercée par les rebelles contre l’Arabie saoudite, soutien du gouvernement yéménite internationalement reconnu.

.........................
https://www.connaissancedesenergies.org ... thi-260818

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 02 août 2026, 23:42

suite de ce post du 11 juin 2026 : viewtopic.php?p=2424741#p2424741

le niveau 107 est atteint. (107 étages)

JEDDAH TOWER : OÙ EN EST LE CHANTIER DE LA TOUR D’1KM ? vidéo 4 mn https://www.youtube.com/watch?v=AZqbU9HXUhg

Eliott Magnien
10,7 k abonnés
24 048 vues 29 juil. 2026 DJEDDAH

Commencée en avril 2013 puis interrompue pendant plusieurs années, la construction de la Jeddah Tower a officiellement repris en 2025. Nous allons découvrir, de manière chronologique, les principales étapes de l'avancement du chantier de la future plus haute tour du monde.

Image

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 24 juil. 2026, 23:37

Les Etats-Unis conditionnent l'accord sur le nucléaire civil avec l'Arabie saoudite à une reconnaissance d'Israël
Cet accord ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et au pétrole pour son électricité. Mais des critiques s'élèvent sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques.

franceinfo avec AFP le 23/07/2026

La reprise des accords d'Abraham ? Donald Trump a conditionné, jeudi 23 juillet, l'accord sur un programme nucléaire civil avec Riyad à la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël. L'accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, en pleine reprise du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

S'il était finalement scellé, l'accord pourrait générer des milliards de dollars pour les entreprises américaines et constituerait une victoire pour l'Arabie saoudite face à son rival iranien de longue date. Mais il a soulevé une volée de critiques sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques. Comme Téhéran, qui réfute toute intention de se doter de l'arme atomique mais invoque son "droit" au nucléaire civil, Riyad revendique depuis longtemps de développer cette technologie à des fins civiles.

Les Etats-Unis avaient cherché ces dernières années à lier tout accord avec l'Arabie saoudite concernant le nucléaire et un pacte de défense à la normalisation des relations du royaume avec Israël. Cette condition a été réaffirmée par le président américain jeudi. L'accord "sera approuvé, mais il est entièrement conditionné à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux (...) accords d'Abraham", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social(Nouvelle fenêtre).

Le texte doit encore être approuvé par le Congrès américain

Israël, qui jusque-là n'avait pas réagi à l'annonce de l'accord, a jugé qu'une reconnaissance par Riyad constituerait un "bond historique" pour la paix régionale. Conclus en 2020 sous l'égide de Donald Trump, les accords d'Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.

Le texte de l'accord annoncé dans la nuit et signé par le ministre de l'Energie américain, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, doit encore être soumis au Congrès américain, à majorité républicaine. Il ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et pétrole pour son électricité.
https://www.franceinfo.fr/monde/iran/gu ... 19379.html

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 19 juil. 2026, 16:17

Washington prêt à autoriser l’Arabie saoudite à enrichir de l’uranium (CNN)
Un projet d’accord qui suscite déjà de vives inquiétudes aux États-Unis.

i24NEWS 19 juillet 2026

L’administration Trump a donné son accord de principe à un accord nucléaire inédit avec l’Arabie saoudite, autorisant le royaume à enrichir de l’uranium sur son propre territoire dans le cadre de son programme nucléaire civil, rapporte CNN. Le projet d’accord, dont les négociations se sont achevées en octobre 2025, attend toujours la signature du président américain.

Selon le média américain, le texte ne contraindrait pas Riyad à adopter les mécanismes de contrôle renforcés de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), considérés comme la norme internationale en matière de non-prolifération. Les modalités de supervision seraient définies uniquement entre Washington et Riyad, suscitant des inquiétudes au sein de plusieurs responsables américains.

Le projet prévoit également que l’Arabie saoudite puisse, à terme, enrichir de l’uranium et retraiter du plutonium, deux technologies pouvant être utilisées dans la fabrication d’armes nucléaires. Cette perspective alimente les craintes de voir le royaume se rapprocher des capacités nécessaires à la production d’une arme atomique.

La signature de l’accord a été retardée pendant près d’un an, notamment en raison des risques d’opposition bipartisane au Congrès américain, dont l’approbation est requise. La guerre contre l’Iran aurait également contribué à repousser sa finalisation.

L’Arabie saoudite cherche depuis plusieurs années à développer un programme nucléaire civil. Le prince héritier Mohammed ben Salmane avait déjà averti que si l’Iran obtenait l’arme nucléaire, son pays chercherait lui aussi à s’en doter.
https://www.i24news.tv/fr/actu/internat ... ranium-cnn

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 08 juil. 2026, 10:12

Saudi Arabia Eyes Major Red Sea Pipeline Expansion to Bypass Hormuz

By Julianne Geiger - Jul 07, 2026,

Saudi Arabia is looking beyond the Strait of Hormuz.

The kingdom is considering expanding the capacity of its East-West crude pipeline by as much as 2 million barrels per day, according to Reuters. It’s a move that would allow more Saudi—and potentially neighboring Gulf—oil to reach global markets without passing through the world's most strategically vulnerable chokepoint.

The discussions are still preliminary.

After five months of war, tanker disruptions, and Iranian threats to commercial shipping, Gulf producers are treating the Strait as a liability to be reduced.

The existing East-West pipeline, built in the early 1980s, can move up to 7 million bpd from the kingdom's eastern oil fields to the Red Sea export terminal at Yanbu. During the Hormuz crisis, it became Saudi Arabia's most valuable piece of energy infrastructure, allowing millions of barrels to bypass the Persian Gulf altogether.

Now Riyadh appears ready to double down.

According to Reuters, Saudi Arabia has already held preliminary discussions with neighboring producers, including Kuwait, about expanding the system. Kuwait has no alternative export route, while Iraq's pipeline to Turkey remains plagued by outages and political disputes. Qatar, meanwhile, is reportedly studying whether its LNG exports could also benefit from alternative routes through Saudi Arabia.

The project would take years and cost billions of dollars, but recent events have fundamentally changed the calculus.

Traffic through Hormuz has recovered since the U.S.-Iran framework agreement in June, but commercial shipping remains well below pre-war levels. Independent tanker operators continue to face elevated war-risk insurance costs, while Iran has repeatedly insisted it intends to regulate vessel movements and has floated the idea of charging ships for services in the waterway once negotiations conclude.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... ormuz.html

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 11 juin 2026, 21:13

suite de ce post du 19 mai 2015 : viewtopic.php?p=376529#p376529

La Kingdown Tower ou tour de Djeddah, suite aprés 7 ans d'arrêt des travaux :
Elle culminera à plus de 1000 mètres de haut, dès 2028 : la tour la plus haute du monde grandit à vue d'oeil

6 juin 2026

Au bord de la mer Rouge, un chantier hors normes défie les lois de la physique. La future tour la plus haute du monde grimpe désormais d'un étage tous les quatre jours.

Image

À Djeddah, en Arabie saoudite, la Jeddah Tower retrouve enfin son élan. Initiée en 2013 sous le nom de Kingdom Tower, rebaptisée depuis Jeddah Economic Company Tower, elle ambitionne de devenir le premier gratte-ciel à dépasser le kilomètre de hauteur. Avec ses 1 008 mètres annoncés, elle écrasera de près de 180 mètres le Burj Khalifa de Dubaï, actuel détenteur du record.

Le chantier avait pourtant été stoppé net en 2018, alors qu'un tiers seulement de l'édifice était sorti de terre. En cause : des tensions politiques internes, notamment l'arrestation du prince Al Waleed ben Talal, principal instigateur du projet, lors des purges menées par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Puis la pandémie de Covid-19 a achevé de figer les grues. C'est par une vidéo accompagnée du message "We're back" qu'Al Waleed a confirmé la relance des travaux. Depuis 2025, le béton coule à flots.

Et ça avance vite. Début 2026, la structure a déjà dépassé le 95e étage, sur les 167 prévus. L'achèvement est désormais fixé à 2028. À cette date, la tour offrira 243 866 m² de surface, 57 ascenseurs dont certains à double cabine, un hôtel de luxe Four Seasons, des appartements haut de gamme, des bureaux et la plateforme d'observation la plus haute du monde, perchée à plus de 630 mètres au-dessus de la mer Rouge. De quoi loger une véritable ville verticale.

Pour tenir debout sur un sol mêlant calcaire poreux et sable instable, l'édifice repose sur des fondations dignes d'un film de science-fiction : 270 pieux en béton enfoncés à plus de 100 mètres de profondeur, surmontés d'une dalle de près de 5 mètres d'épaisseur. Le poids total de l'ensemble est estimé à plus de 900 000 tonnes. Imaginée par l'architecte américain Adrian Smith, déjà à l'origine du Burj Khalifa, la silhouette effilée en Y s'inspire des jeunes pousses des plantes du désert. Chaque "pétale" stabilise le bâtiment face aux vents violents. À plus de 800 mètres d'altitude, des amortisseurs de masse pesant jusqu'à 870 tonnes réduisent les oscillations d'environ 30 %.

Derrière cette démesure se cache un calcul très politique. La Jeddah Tower est le cœur d'un projet urbain géant, la Jeddah Economic City, étalée sur 5,2 km² et chiffrée à plus de 20 milliards de dollars. Le tout s'inscrit dans la fameuse Vision 2030 portée par Mohammed ben Salmane, censée préparer l'après-pétrole et diversifier l'économie du royaume vers le tourisme, la finance et l'immobilier de prestige.

Reste l'addition écologique, salée. Les associations environnementales pointent une empreinte carbone qui dépasse déjà les 200 000 tonnes de CO₂, avant même l'inauguration. Béton à profusion, acier en masse, climatisation à perte de vue dans un désert brûlant : difficile de vendre l'opération comme un modèle de sobriété. Pour ses détracteurs, la plus haute tour du monde restera surtout la plus haute "construction de vanité" jamais bâtie.
https://www.journaldesfemmes.fr/infos/m ... ue-d-oeil/

lien vers la vidéo de 15 mn sur le sujet de la chaine youtube Looking4 ou bien https://www.youtube.com/watch?v=PHMKes_iCpA

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Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 30 mai 2026, 22:41

suite de ce post du 1er fev 2026 : viewtopic.php?p=2421428#p2421428
The Line est Morte, Place à NEOM ! Update 2026 vidéo 11 mn https://www.youtube.com/watch?v=u5aKMdgl37c

Looking 4
199 k abonnés
36 908 vues 29 mai 2026 MEGAPROJETS

Ce devait être la vitrine du renouveau d’un pays, le symbole de sa puissance créatrice et du génie humain. Mais peut-être le projet était-il trop grand… Comme un camouflet, la ville du futur, The Line, a finalement été drastiquement réduite. D'abord envisagé pour atteindre 170 kilomètres de long, elle est passée à seulement 2,4 kilomètres ! Un revers de taille, pour son commanditaire, l'Arabie Saoudite.

Mais si le choc est rude, il ne marque pas la fin des ambitions du pays puisque le royaume saoudien continue à développer son projet global de région futuriste, NEOM.

Alors, le projet de l'Arabie saoudite a-t-il toujours du sens ? Tourisme, énergie, industrie, quels sont les points forts de cette région qui est toujours en construction, et quels en sont les points faibles ? Ce projet aussi controversé peut-il rester la vitrine de l'Arabie Saoudite et aller jusqu’à son terme ?
C'est ce que nous allons voir ensemble dans ce nouvel épisode de Looking 4.

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 24 mai 2026, 09:14

Malgré la guerre, le pèlerinage de la Mecque attire plus de visiteurs qu'en 2025

AFP •23/05/2026

Plus de 1,5 million de pèlerins musulmans sont arrivés depuis l'étranger en Arabie saoudite pour le hajj, selon un responsable local, dépassant déjà le nombre de visiteurs de l'an dernier malgré la guerre au Moyen-Orient.

"Le nombre total de visiteurs s'élève désormais à 1.518.153", a déclaré Saleh al-Murabba, commandant des forces de la police aux frontières pour le hajj lors d'une conférence de presse vendredi soir. Un chiffre qui devrait encore augmenter d'ici le début du pèlerinage lundi.

En 2025, 1.673.320 pèlerins avaient fait le déplacement, dont 1.506.576 venus de l'étranger.

Cette année, le hajj se tient avec en toile de fond la crainte d'une reprise du conflit, qui a vu la République islamique cibler ses voisins du Golfe, alliés de Washington, en représailles à l'attaque israélo-américaine contre Téhéran le 28 février.

Ces hostilités ont entraîné une chute du tourisme dans ces pays, des perturbations aériennes et une flambée du coût des voyages. Après des semaines de fermeture de l'espace aérien et d'annulations de vols, les grandes compagnies aériennes des Emirats arabes unis, du Qatar ou de Bahreïn, ont pu rétablir une grande partie de leurs capacités opérationnelles.

Le hajj, série de rites codifiés se déroulant sur plusieurs jours à La Mecque et dans ses environs, est l'un des cinq piliers de l'islam. Il doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 297e41e9f9

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 30 avr. 2026, 01:18

TotalEnergies annonce le redémarrage partiel de la raffinerie saoudienne de Satorp, arrêtée après des frappes

Connaissance des Énergies avec AFP le 29 avril 2026

Le groupe pétrolier français TotalEnergies a annoncé mercredi le redémarrage partiel, mi-avril, de la raffinerie Satorp en Arabie saoudite, mise à l'arrêt après des frappes qui ont endommagé une partie de l'installation située à Jubail (est), au bord du Golfe.

"Après les événements du 8 avril qui ont affecté trois unités du site de Satorp et provoqué son arrêt par mesure de sécurité, les unités non endommagées ont pu être redémarrées et la raffinerie fonctionne à une capacité de 230.000 b/j (barils par jour) depuis le 14 avril", a indiqué le géant pétrogazier à propos de cette installation codétenue par la compagnie nationale saoudienne Aramco (62,5%) et TotalEnergies (37,5%).

Situé dans le désert saoudien et mis en service en 2014, ce site dispose d'une capacité de raffinage de 460.000 barils de pétrole brut par jour et produit environ 22 millions de tonnes par an de produits raffinés, selon TotalEnergies.

Le 8 avril, "l'un des deux trains" de traitement de la raffinerie avait été touché par les frappes, mais "aucune victime" n'était "à déplorer", avait précisé TotalEnergies lors de l'annonce de la mise à l'arrêt du site, le 10 avril.

Le ministère saoudien de l'Energie avait alors fait état de "multiples attaques" menées par l'Iran, lesquelles avaient touché les semaines précédentes "d'importantes installations énergétiques du Royaume".

L'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pes-260429

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 28 avr. 2026, 13:25

suite de ce post du 04 fev 2026 : viewtopic.php?p=2421474#p2421474
Arabie saoudite : le Mukaab, ce cube géant qui ne passe plus

Par Olivier le 25 avril 2026 à 18h00

Symbole spectaculaire du grandiloquent projet Vision 2030 de l’Arabie saoudite, le Mukaab devait redessiner le centre de Riyad. Le projet est aujourd’hui suspendu, confirmant que la folle stratégie du royaume est rattrapée par ses propres excès.


Il devait incarner le futur de Riyad. Pour l’instant, il symbolise surtout un coup d’arrêt. L’Arabie saoudite a suspendu la construction du Mukaab, cet immeuble cubique aux dimensions hors normes, le temps de revoir ses coûts et sa faisabilité comme l’explique Reuters. Sur le terrain, seuls les travaux de préparation (excavation et fondations) ont été lancés. Le reste est en pause.

Le Mukaab, une vitrine devenue embarrassante

Le projet avait de quoi attirer l’attention : un cube de 400 mètres de côté, conçu pour accueillir une structure intérieure monumentale, coiffée d’un dôme intégrant un dispositif immersif piloté par intelligence artificielle. Une promesse d’expérience « dans un autre monde », selon ses promoteurs.

Mais derrière l’effet d’annonce, la complexité technique et les coûts sont désormais plus difficiles à justifier. Le directeur du projet lui-même reconnaissait récemment qu’il s’agissait de « résoudre quelque chose qui n’existe pas aujourd’hui ». Une manière polie de dire que le concept repose largement sur des hypothèses encore incertaines.

La mise en pause du Mukaab n’est pas un accident isolé. Ce n’est que le dernier exemple d’une série de révisions qui touchent plusieurs projets phares de Vision 2030, ce vaste programme censé transformer l’économie saoudienne. Depuis quelques mois, le royaume revoit la copie. Le fonds souverain saoudien, pilier financier de cette stratégie, a commencé à freiner ses investissements les plus ambitieux après avoir enregistré des pertes importantes sur certains projets. Dans le même temps, les prix du pétrole ne permettent pas de soutenir indéfiniment une politique de dépenses aussi élevée.

Résultat : les priorités changent. Riyad met désormais l’accent sur des secteurs jugés plus rentables à court terme, comme la logistique, l’IA, les mines, et sur des projets liés à des échéances concrètes, comme l’Exposition universelle de 2030 ou la Coupe du monde 2034. Le discours officiel assume ce virage. « Nous pouvons ajuster, retarder ou redéfinir certains projets », a indiqué récemment le ministre de l’Économie. Une déclaration qui tranche avec l’optimisme affiché lors des premières annonces.

Le Mukaab illustre une approche qui a marqué Vision 2030 : des projets gigantesques, pensés surtout pour impressionner. Le problème, c’est que cette logique atteint ses limites. Avec près de 2 millions de mètres carrés annoncés, le bâtiment devait être l’une des plus grandes structures jamais construites. Le quartier New Murabba, dans lequel il s’intégrait, est estimé à environ 50 milliards de dollars. Sa livraison, initialement prévue pour 2030, est désormais repoussée à 2040.

Le projet ne répond pas à des questions embarrassantes : quelle utilité concrète pour un tel édifice ? Quel modèle économique pour rentabiliser un espace aussi vaste ? Et surtout, quelle capacité réelle à mener de front plusieurs chantiers de cette ampleur ?
https://www.journaldugeek.com/2026/04/2 ... exc%C3%A8s.

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 12 avr. 2026, 21:47

tita a écrit : 12 avr. 2026, 20:31 ...................
On peut aussi noter qu'il y a un pipeline qui traverse l'Arabie Saoudite. Avec une capacité de 7Mb/j.

https://en.wikipedia.org/wiki/East%E2%8 ... l_Pipeline
oui, il même été attaqué par l'Iran il y a 4 jours.
Arabie: l'oléoduc est-ouest à nouveau "en état de fonctionnement" après des attaques

Connaissance des Énergies avec AFP le 12 avril 2026

L'oléoduc traversant d'est en ouest l'Arabie saoudite, équipement crucial pour l'exportation de brut en période de blocage du détroit d'Ormuz, est à nouveau "en état de fonctionnement" après des attaques, ont annoncé dimanche les autorités du pays.

"Les équipements énergétiques et l'oléoduc est-ouest endommagés par des attaques sont à nouveau en état de fonctionnement, améliorant la fiabilité de l'approvisionnement", a affirmé le ministère saoudien de l'Energie, cité par l'agence officielle SPA.

Le Financial Times avait affirmé qu'une importante attaque de drone avait visé mercredi cet équipement, la Petroline, malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Ni le gouvernement saoudien ni le géant pétrolier public Aramco, propriétaire de l'oléoduc, n'avaient alors commenté l'information.

Jeudi, Ryad avait toutefois reconnu que les attaques menées ces dernières semaines par l'Iran contre des infrastructures énergétiques du royaume avaient fait un mort et amputé la capacité de production pétrolière du pays. Une station de pompage de l'oléoduc avait été atteinte.

L'Iran a visé des infrastructures des alliés américains du Golfe, dont l'Arabie saoudite, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée contre son territoire le 28 février.

Dimanche, le ministère saoudien de l'Energie a souligné qu'après les travaux, la capacité de l'oléoduc est-ouest avait été "pleinement rétablie" pour atteindre "environ sept millions de barils par jour".

De même source, les attaques avaient réduit ce flux "d'environ 700.000 barils par jour".

L'Arabie, premier exportateur de brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour.

La Petroline saoudienne s'est avérée être une bouée de sauvetage économique cruciale pendant la guerre, ce réseau de 1.200 kilomètres reliant deux voies navigables essentielles au commerce mondial, le Golfe à l'est et la mer Rouge à l'ouest.

L'Iran a de facto bloqué depuis le début de la guerre le détroit d'Ormuz par lequel transite habituellement un cinquième de la consommation mondiale d'hydrocarbures, et le déblocage de cette voie maritime au terme du cessez-le-feu reste incertain.

Achevée dans les années 1980 alors que le Golfe était perturbé par la guerre Iran-Irak, la Petroline a été construite comme solution stratégique de secours pour contourner tout blocage du détroit.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ues-260412

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 10 avr. 2026, 21:57

TotalEnergies fait le point sur des dommages à la raffinerie SATORP

Reuters •10/04/2026

TotalEnergies a déclaré vendredi que la raffinerie SATORP, codétenue par Saudi Aramco à 62,5% et TotalEnergies à 37,5%, avait été touchée par ce que le groupe français qualifie d'"événements survenus dans la nuit du 7 au 8 avril", causant des dommages à l'un des deux trains du site.

Aucune victime n'a été signalée, a précisé l'entreprise pétrolière française. Par mesure de sécurité, l’ensemble des unités a été mis à l'arrêt et une évaluation des conséquences pour le fonctionnement de la raffinerie est en cours, a ajouté TotalEnergies.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... bol=1rPTTE
Le coût de la fermeture de SATORP pour TotalEnergies selon AlphaValue

Zonebourse •10/04/2026

Selon le bureau d'études Alphavalue, TotalEnergies annonce que la raffinerie saoudienne SATORP sera fermée pour une durée indéterminée suite aux récentes frappes contre les infrastructures pétrolières. Il s'agit d'une installation majeure de conversion profonde d'une capacité de 460 000 barils par jour (bpj), transformant le brut lourd en diesel, essence et carburéacteur. SATORP est l'une des plateforme de raffinage les plus complexes au monde. Opérationnelle depuis 2014, cette coentreprise (JV) détenue à 62,5% par Saudi Aramco et à 37,5% par TotalEnergies couvre une part importante des besoins domestiques en carburant de l'Arabie Saoudite.

Une fermeture prolongée provoquerait des pénuries locales, une hausse des coûts d'importation et porterait atteinte à l'autosuffisance du royaume en matière de raffinage.

Impact financier et logistique

"Sur la base d'une marge de raffinage nette de 10 dollars/baril et de la participation de 37,5 % de TotalEnergies, une fermeture de six mois représenterait une perte d'EBITDA d'environ 315 MUSD de dollars pour le groupe (soit moins de 1% de ses bénéfices globaux)", estime Alphavalue.

Bien qu'une capacité de substitution existe théoriquement via le réseau de raffinage de la mer Rouge, celle-ci est sévèrement limitée en pratique :

- plusieurs installations de la mer Rouge ont été touchées par la même vague de frappes.

- Ras Tanura (550 000 bpj), la solution de repli naturelle, est à l'arrêt depuis le 2 mars.

- L'East-West Pipeline, artère critique pour acheminer le brut de la province orientale vers l'ouest, a été directement touché, réduisant son débit d'environ 700 000 bpj.

Un secteur aval sous haute tension

Pour Alphavalue, en outre, les raffineries de la mer Rouge ne possèdent pas la capacité de conversion totale de SATORP et ne peuvent pas traiter massivement du brut lourd au pied levé.

Le secteur aval saoudien est désormais sous une pression extrême :

- capacité de production totale en baisse d'environ 600 000 bpj sur plusieurs gisements.

- quatre sites de raffinage majeurs perturbés simultanément.

- exportations de GPL/LGN (gaz de pétrole liquéfiés/liquides de gaz naturel) affectées par des incendies dans les centres de traitement côtiers.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... bol=1rPTTE

Re: L'Arabie Saoudite

par energy_isere » 09 avr. 2026, 10:53

Iran Attacks Saudi Arabia's East-West Oil Pipeline

By Charles Kennedy - Apr 08, 2026

Saudi Arabia's East-West Pipeline, a critical artery bypassing the Strait of Hormuz, was reportedly hit in an Iranian drone attack on Wednesday, Reuters has reported. According to the report, a pumping station along the 1,200 km pipeline was struck by a drone early morning on Wednesday. Prior to the attack, the pipeline was pumping at its emergency capacity of 7 million barrels per day (bpd) to bypass the shuttered Strait of Hormuz.

The strike occurred just hours after a U.S.-Iran ceasefire announcement, which has so far failed to halt regional hostilities.

The East-West pipeline has been serving as Saudi Arabia's primary remaining export outlet since the war began in late February, with roughly 5 million bpd of crude exported via the Red Sea port of Yanbu.

The strike occurred just hours after a U.S.-Iran ceasefire announcement, which has so far failed to halt regional hostilities.

Other facilities in the kingdom were also targeted in the wave of strikes, which the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) claimed included oil facilities owned by American companies in Yanbu. This disruption came amid expectations of a reopening of the Strait of Hormuz as part of the ceasefire deal between the United States and Iran. Reports of the damage are likely to temper optimism generated by the ceasefire, with crude prices pulling back sharply from multi-year highs after the deal was announced.

While the East-West pipeline has been acting as a crucial safety valve for Saudi Arabia, it can only act as a stopgap due to limitations from increased Houthi security threats in the Red Sea, logistical constraints on volume, and inability to handle LNG exports. The Bab el-Mandeb strait has become the primary bottleneck for global energy security since the effective closure of the Strait of Hormuz. This narrow waterway is currently the only maritime link for oil diverted from the Persian Gulf via Saudi Arabia's East-West Pipeline.

The strait remains a major vulnerability, with previous threats showing the potential to halt shipping in the Red Sea. Further, the pipeline cannot replace the full 15 million barrels that typically flow through the Persian Gulf, with overall exports from the region remaining below pre-crisis levels.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... eline.html

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