Venezuela

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Re: Venezuela

par energy_isere » il y a 60 minutes

Visite d'un ministre américain au Venezuela, annonciatrice d'une coopération "illimitée"

Connaissance des Énergies avec AFP le 05 mars 2026

Possibilités de coopération "illimitées", compagnies minières américaines dans les starting-blocks: la présidente par intérim Delcy Rodriguez a accueilli à bras ouverts mercredi le ministre de l'Intérieur américain Doug Burgum, connu pour sa proximité avec l'industrie pétrolière et gazière, deux mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.

Sous pression des Etats-Unis, Mme Rodriguez, qui a déjà accueilli plusieurs officiels américains, a opéré une réforme de la loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé, promulgué une amnistie devant permettre la libération de tous les prisonniers politiques, promis une réforme judiciaire. Mercredi, elle a réitéré sa promesse d'une réforme du code minier.

Le président Trump a félicité dans la journée sur son réseau Truth Social Mme Rodriguez pour son "excellent travail". Celle-ci l'a immédiatement remercié pour "l'aimable disposition de son gouvernement à travailler conjointement à un programme qui renforce la coopération binationale au bénéfice des peuples des Etats-Unis et du Venezuela".

En parallèle, le gouvernement américain a autorisé mercredi la compagnie aérienne American Airlines à établir des liaisons aériennes avec le Venezuela via l'une de ses filiales, Envoy Airlines, selon des documents du ministère des Transports que l'AFP a pu consulter. Les liaisons aériennes entre les Etats-Unis et le Venezuela sont interrompues depuis 2019 et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.

A Caracas, M. Burgum, également président du Conseil national énergétique des Etats-Unis, a estimé "les possibilités de collaboration et de synergie entre les deux pays (...) illimitées".

- Arc minier -

"Nous avons plus de deux douzaines d'entreprises américaines avec nous aujourd'hui, parmi les plus grandes, les plus solides et les meilleures sociétés minières au monde (....). Elles sont impatientes de se mettre au travail", a-t-il poursuivi.

Il doit visiter des sites miniers jeudi avant de repartir aux Etats-Unis.

Washington a imposé des sanctions sur le secteur pétrolier et aurifère du pays après la réélection de M. Maduro en 2018 lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.

Depuis la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump a pris le contrôle du secteur pétrolier et soulagé quelque peu les sanctions visant Caracas. La visite de M. Burgum intervient deux semaines après celle du ministre de l'Energie Chris Wright qui avait lui visité des sites pétroliers, juste après la réforme de la loi sur les hydrocarbures.

Mercredi, Mme Rodriguez a évoqué un "élargissement de la loi" régissant le secteur minier, alors que lundi le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez, son frère, avait confié vouloir faire en sorte "que de grandes entreprises étrangères puissent entrer pour l'exploitation" des minerais et terres rares.

Le Venezuela est un pays riche en minerais comme l'or, le diamant, la bauxite et le coltan.

L'activité est concentrée sur un territoire de 112.000 km carrés baptisé Arc minier.

Les écologistes dénoncent l'expansion de l'extraction minière illégale et les ravages qu'elle produit avec la pollution des cours d'eau et la déforestation.

L'exploitation minière a en outre fait l'objet de critiques en raison de l'opacité qui l'entoure. Des ONG dénoncent des problèmes de corruption et la présence de gangs.

L'ONG SOS Orinoco a alerté sur une réduction de 945.000 hectares de forêt depuis l'an 2000, d'après l'analyse d'images satellitaires.

La visite de M. Burgum coïncide également avec l'annonce, mardi, par la compagnie publique Petroleos de Venezuela (PDVSA), de la signature de nouveaux contrats de fourniture de pétrole et de dérivés pour le marché américain. Elle n'en a pas précisé le montant, mais a déjà envoyé aux Etats-Unis plus de 80 millions de barils de brut vénézuélien, selon Donald Trump.

Ce nouvel approvisionnement s'inscrit dans un contexte de craintes d'une possible diminution de la production mondiale en raison de la guerre au Moyen-Orient, qui a déjà poussé les prix du pétrole à leur plus haut niveau de ces dix-huit derniers mois.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tee-260305

Re: Venezuela

par energy_isere » 26 févr. 2026, 23:52

Venezuela: la présidente reçoit Shell pour parler de projets gaziers

Connaissance des Énergies avec AFP le 26 février 2026

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a rencontré jeudi des dirigeants du géant pétrolier britannique Shell pour évaluer des "projets gaziers", a annoncé la présidence moins de deux mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.

Sous pression des Etats-Unis, Mme Rodriguez a notamment fait adopter en janvier par la voie expresse une loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé.

Parallèlement, le Trésor américain a commencé à délivrer des licences autorisant certaines transactions liées au pétrole vénézuélien, sous embargo depuis 2019.

Shell et cinq autres multinationales ont obtenu ces autorisations pour travailler au Venezuela.

Mme Rodriguez "a tenu une réunion de travail avec des représentants de l'entreprise britannique d'hydrocarbures Shell (...) pour évaluer des projets gaziers", selon le communiqué de la présidence.

Des dirigeants de l'Américain Chevron, de l'Espagnol Repsol et du Français Maurel & Prom ont également rencontré Mme Rodriguez ces dernières semaines.

La présidente a aussi une reçu une visite "historique" du secrétaire à l'Energie des Etats-Unis, Chris Wright, avec qui elle a parcouru des champs pétrolifères de l'Américain Chevron au Venezuela.

Shell est un partenaire historique du Venezuela où il exploitait déjà du pétrole avant la Première guerre mondiale.

Toutefois, la société a vendu tous ses actifs en 2019 après avoir vu son activité s'étioler en raison de relations tendues avec l'ancien président Hugo Chavez (1999-2013), puis Maduro.

Elle avait toutefois obtenu une licence pour exploiter l'immense gisement gazier Dragon, situé près de la frontière maritime avec Trinité-et-Tobago, qui participe également au projet.

Les opérations ont été suspendues en octobre, lorsque M. Maduro avait rompu tous les accords énergétiques avec Trinité-et-Tobago en raison de son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ers-260226

Re: Venezuela

par energy_isere » 20 févr. 2026, 18:53

Les États-Unis négocient l'achat de pétrole vénézuélien par l'Inde, selon leur émissaire

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 février 2026

Les États-Unis sont en "négociations actives" avec l'Inde, qui cherche à réduire sa dépendance au pétrole russe, pour qu'elle en achète au Venezuela, a déclaré vendredi Sergio Gor, l'émissaire américain.

Le ministère américain de l'Énergie "est en discussion" avec celui de l'Inde, "donc nous espérons avoir très bientôt des nouvelles à ce sujet", a-t-il précisé, en marge du sommet AI Impact à New Delhi.

"Nous avons vu l'Inde diversifier ses approvisionnements en pétrole, il y a un engagement", a déclaré M. Gor aux journalistes.

L'Inde est un client majeur du pétrole russe, devenu très important pour Moscou depuis la perte de la plus grande partie du marché occidental, et Washington déplore que ces achats contribuent à financer la guerre en Ukraine.

Les raffineurs indiens auraient commencé à les réduire, sur fond d'accord commercial intérimaire avec les États-Unis, annoncé le 2 février par Donald Trump, qui en fait un critère pour déterminer les droits de douane sur les exportations indiennes au Etats-Unis.

Le Venezuela était l'un des principaux fournisseurs en pétrole de l'Inde jusqu'aux sanctions américaines contre Caracas.
........................
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-260220

Re: Venezuela

par energy_isere » 19 févr. 2026, 21:41

Les États-Unis autorisent le français Maurel & Prom à exploiter du pétrole au Venezuela
L’opérateur pétrolier Maurel & Prom a été inclus mercredi 18 février dans la liste, établie par Washington, des entreprises qui auront le droit de faire des accords commerciaux avec la compagnie nationale pétrolière du Venezuela. Les paiements devront être versés au fonds de dépôt contrôlé par le Trésor américain.

Le marin le 19/02/2026

Le gouvernement américain a ajouté mercredi 18 février une sixième entreprise, la compagnie pétrolière française Maurel & Prom, sur sa liste des acteurs autorisés à opérer au Venezuela, alors que Washington cherche à relancer la production de brut dans le pays sud-américain, indique l’AFP.

Dans la general license 50A, document émis le 18 février par le département du Trésor des États-Unis, le groupe français apparaît parmi les six entreprises désormais autorisées à travailler dans le secteur gazier et pétrolier vénézuélien, rejoignant l’américain Chevron, l’espagnol Repsol, l’italien ENI et les britanniques BP et Shell.

Redémarrage au Venezuela pour Maurel & Prom

L’entreprise était déjà présente dans le pays mais avait vu ses activités fortement perturbées par les sanctions américaines, qui avaient été suspendues et réinstaurées à diverses reprises ces dernières années au gré de la situation politique, rappelle l’AFP.

Début février, la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, s’était entretenue avec les dirigeants de Maurel & Prom et Repsol dans le but de consolider des alliances stratégiques qui renforcent la capacité de production énergétique du pays, selon les détails donnés par la compagnie pétrolière d’État du Venezuela, PDVSA.

Des contrats régis par les lois américaines

Comme pour les cinq autres groupes, la licence autorise le pétrolier à faire des affaires avec PDVSA ainsi que ses filiales, elle précise cependant que les contrats seront amendés afin d’être régis par le droit américain et que tout litige […] sera réglé aux États-Unis. Les paiements, y compris concernant les impôts sur ces activités, devront par ailleurs se faire auprès du fonds de dépôt contrôlé par le Trésor américain.

Depuis l’intervention militaire américaine qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Il a promis que les deux pays se partageraient les bénéfices.

Le ministre de l’Énergie, Chris Wright, était la semaine dernière au Venezuela où il a promis une augmentation spectaculaire de la production de pétrole. En parallèle, le ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l’embargo mis en place en 2019 par les États-Unis sur l’or noir du pays. Cet embargo est pour l’essentiel terminé, avait alors affirmé Chris Wright.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète – même si le calcul de ces réserves fait débat – avec plus de 303 milliards de barils.
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... 0c268d755d

Re: Venezuela

par energy_isere » 19 févr. 2026, 21:22

Venezuela: une "nouvelle fenêtre d'opportunités" pour Repsol qui "se prépare" à reprendre ses activités

Connaissance des Énergies avec AFP le 19 février 2026

Le géant énergétique Repsol a annoncé jeudi "se préparer" à redémarrer son activité au Venezuela, quelques jours après y avoir été autorisé par les Etats-Unis, lui offrant "une nouvelle fenêtre d'opportunités" sur ce marché qui lui est stratégique.

Implanté depuis 1993 dans ce pays d'Amérique du Sud dont le sous-sol renferme les plus grosses réserves d'or noir au monde, Repsol y détient 50% du gigantesque gisement de gaz offshore Perla et est impliqué dans plusieurs projets pétroliers avec l'entreprise vénézuélienne PDVSA, avec environ 150 employés sur place.

Mais ses opérations y ont été très perturbées en 2025 par la révocation unilatérale par Washington de sa licence d'exploitation, une décision qui a également concerné les autres acteurs étrangers présents sur place.

Or, depuis le 3 janvier et la capture par les forces américaines du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, la situation a radicalement changé. Donald Trump affirme haut et fort vouloir contrôler l'exploitation lucrative des hydrocarbures au Venezuela.

Ces derniers jours, à l'issue de plusieurs réunions entre l'administration américaine et des dirigeants de plusieurs entreprises pétrolières (dont Repsol), Washington a autorisé le groupe espagnol, ainsi que cinq autres géants du secteur, à y reprendre leurs opérations, sous étroite supervision.

"Nous préparons tout pour redémarrer et reprendre nos opérations", a annoncé jeudi Josu Jon Imaz, le PDG du groupe basé à Madrid, dans sa première prise de parole publique sur le sujet depuis cette annonce.

Repsol entend premièrement "fournir du gaz pour stabiliser le pays" et également "rétablir (nos) opérations normales" quant à la production de pétrole, a-t-il précisé, disant "apprécier" le "rôle" des Etats-Unis.

Josu Jon Imaz a précisé que Repsol travaillait "également en étroite collaboration avec les (nouvelles) autorités vénézuéliennes", menées par la présidente par intérim Delcy Rodriguez.

Le Venezuela a toujours une dette de plusieurs milliards de dollars envers Repsol et le groupe italien Eni.

- "Optimiste" -

"Optimiste", Josu Jon Imaz a dit espérer pouvoir augmenter au Venezuela la production de pétrole de son groupe "de plus de 50%" au cours "des 12 prochains mois".

Le groupe s'est donné un délai maximal de six mois pour mettre ses contrats en conformité avec le droit américain.

Mardi, en marge d'un sommet à Paris, le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright avait estimé auprès de l'AFP que la production de brut au Venezuela pourrait croître de "30-40% d'ici la fin de l'année". "Ce n'est pas rien !"

"Nous restons ouverts à l'exploration d'autres opportunités à l'avenir", a de son côté martelé Josu Jon Imaz, qui s'est dit guidé par "l'ambition (...) d'atteindre l'objectif de tripler la production (de brut sur place, ndlr) en trois ans", dans "une approche gagnant-gagnant" avec Caracas.

Plus tôt jeudi, Repsol avait annoncé voir son bénéfice net augmenter de 8,1% en 2025, malgré la volatilité des marchés et la baisse des prix sur les marchés.
........................
https://www.connaissancedesenergies.org ... tes-260219

Re: Venezuela

par energy_isere » 16 févr. 2026, 22:09

Nouvelle interception américaine d'un navire pétrolier fuyant le blocus dans les Caraïbes

Connaissance des Énergies avec AFP le 16 février 2026

Les Etats-Unis ont intercepté dans l'océan Indien un nouveau pétrolier qui avait fui le blocus ordonné par le président Donald Trump contre les navires sous sanctions partant ou se dirigeant vers le Venezuela, a annoncé dimanche le Pentagone.

Le Veronica III, battant pavillon panaméen, "a tenté de défier le blocus du président Trump -- espérant s'enfuir. Nous l'avons suivi depuis les Caraïbes jusqu'à l'océan Indien, comblé la distance et neutralisé", a déclaré le ministère américain de la Défense sur X.

Le message est accompagné d'une vidéo où l'on peut voir des militaires américains s'engouffrer dans un hélicoptère puis investir le navire.

Selon le site spécialisé TankerTrackers, le Veronica III avait quitté le Venezuela le 3 janvier, le jour même où les forces spéciales américaines ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro lors d'un raid spectaculaire.

Il était chargé d'environ 1,9 million de barils de pétrole, soit la production du Venezuela sur deux jours, précise TankerTrackers.

Il y a moins d'une semaine, un autre pétrolier, l'Aquila II, avait déjà été traqué par Washington dans l'océan Indien, avant d'être saisi selon un modus operandi similaire.

"Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nous vous trouverons et vous traduirons en justice", a assuré dimanche le Pentagone.

Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes, qui a permis de frapper des embarcations accusées d'être liées au trafic de drogue, d'intercepter près d'une dizaine de pétroliers sous sanctions et de capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Mais les bâtiments saisis ces derniers mois ne représentent qu'une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde.

Ce nombre pourrait s'élever à 800 bateaux, a souligné le contre-amiral David Barata lors d'une audition au Congrès américain début février.

Le Veronica III est visé par des sanctions américaines car il est soupçonné de transporter du pétrole iranien depuis "au moins 2022", précise le Trésor sur son site.
https://www.connaissancedesenergies.org ... bes-260215

Re: Venezuela

par energy_isere » 14 févr. 2026, 02:01

Trump dit vouloir se rendre au Venezuela, continue de lever l'embargo pétrolier

Connaissance des Énergies avec AFP le 14 février 2026

Donald Trump a assuré vendredi qu'il se rendrait au Venezuela, sans préciser la date de cette visite, tout en offrant à davantage de géants pétroliers la possibilité d'y travailler après des années de restrictions.

"Je vais me rendre au Venezuela", mais "nous n'avons pas décidé" quand, a affirmé le président américain depuis la Maison Blanche.
...............................
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-260214

Re: Venezuela

par energy_isere » 14 févr. 2026, 01:57

Washington autorise cinq géants pétroliers à reprendre leurs opérations au Venezuela

Connaissance des Énergies avec AFPle 13 février 2026

Les Etats-Unis autorisent vendredi cinq géants pétroliers, dont quatre européens, à reprendre leurs opérations au Venezuela sous la supervision étroite de Washington.

Dans un document publié sur le site du ministère des Finances, les Britanniques BP et Shell, l'Italien Eni et l'Espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l'Américain Chevron, qui avait pu y maintenir une activité sous dérogation.

La licence autorise ces groupes à faire des affaires avec l'entreprise nationale PDVSA et les sociétés affiliées.

Elle précise que les contrats seront régis par les lois américaines "et que tout litige (...) sera réglé aux États-Unis".

Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain.

Une autre licence, publiée en même temps, autorise les nouveaux investissements, par exemple pour explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes.

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Il a promis que les deux pays se partageraient les bénéfices.

Son ministre de l'Energie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une "augmentation spectaculaire" de la production de pétrole.

En parallèle, le ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l'embargo mis en place en 2019 par les Etats-Unis sur l'or noir du pays.

Cet embargo est "pour l'essentiel terminé", a affirmé M. Wright mercredi.

A chaque fois qu'il lève des freins au commerce du pétrole vénézuélien, le gouvernement américain prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions servent des intérêts en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

Chevron était la seule multinationale du pétrole qui avait pu conserver la licence lui permettant d'opérer au Venezuela après le retour de Donald Trump au pouvoir l'an dernier.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ela-260213

Re: Venezuela

par mobar » 12 févr. 2026, 11:50

energy_isere a écrit :
11 févr. 2026, 20:49
Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissment pétrolier
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-260211
Des freins à l'investissement pétrolier au Venezuela?
Mais que fait l'administration Trump? :lol: :lol:

Re: Venezuela

par energy_isere » 11 févr. 2026, 20:49

Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissment pétrolier

Connaissance des Énergies avec AFP le 11 février 2026

Le ministre américain de l'Énergie Chris Wright est arrivé mercredi au Venezuela pour des rencontres avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez et des dirigeants du secteur pétrolier, afin de débloquer les freins à l'investissement de compagnies américaines.

Il s'agit de la visite de plus haut niveau de l'administration Trump depuis l'intervention militaire du 3 janvier et la capture du président Nicolas Maduro.

"Bienvenue au Venezuela", indique un message de l'ambassade des États-Unis sur son compte X, accompagné d'une photo montrant M. Wright à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas, en compagnie de la cheffe de mission diplomatique Laura Dogu.

"Le secteur privé américain sera fondamental pour dynamiser le secteur pétrolier, moderniser le réseau électrique et libérer l'énorme potentiel du Venezuela", est-il ajouté, la visite du ministre étant qualifiée d'"essentielle pour faire avancer la vision de Donald Trump d'un Venezuela prospère".

Le président américain avait affirmé que les compagnies pétrolières américaines investiraient "des milliards de dollars" pour relancer l'industrie pétrolière et gazière vénézuélienne, délabrée après des années de sous-investissement et de mauvaise gestion.

"Nous allons vendre beaucoup de pétrole et nous en prendrons une partie et ils en prendront beaucoup, et ils vont très bien s'en sortir. Ils vont gagner plus d'argent qu'ils n'en ont jamais gagné, et ce sera bénéfique pour nous", avait-il dit.

- "Agenda constructif" -

Le Venezuela a réformé le mois dernier, sous pression américaine, sa loi sur les hydrocarbures, abandonnant son organisation historiquement étatique pour l'ouvrir au secteur au privé.

"Je pense que l'adoption rapide de cette législation peut être perçue comme un signe d'une amélioration imminente des nouvelles relations entre les États-Unis et le Venezuela", a déclaré Chris Wright lundi au média américain Politico. "Ils veulent que des investissements arrivent au Venezuela autant que nous le souhaitons".

Mardi, Washington a continué à lever des sanctions pour faciliter l'exploitation du pétrole vénézuélien par des entreprises américaines, le ministère des Finances levant par étapes l'embargo mis en place en 2019 par les États-Unis sur l'or noir du pays.

Dans un document publié mardi, sont désormais autorisées les transactions impliquant des "entités américaines établies" tout au long de la chaîne de production du pétrole, de l'extraction à la livraison, en passant par le raffinage et le stockage.

Le ministère prévoit ainsi la "fourniture par les États-Unis ou une entité américaine de produits, technologies, logiciels ou services pour l'exploration, le développement ou la production de pétrole ou de gaz au Venezuela", permettant ainsi le retour de sous-traitants de l'industrie pétrolière dans les champs de pétrole vénézuéliens.

Encore faut-il convaincre les majors du pétrole d'investir malgré l'instabilité politique, les questions sur la sécurité et la perspective de lourdes dépenses pour remettre l'outil de production en état. Chris Wright devra leur rapporter des réponses de ses entrevues à Caracas, notamment avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, également ministre des Hydrocarbures.

"Cette rencontre vise à établir un agenda constructif et bénéfique pour les deux nations, dans le cadre de la souveraineté énergétique et des relations bilatérales historiques", a indiqué la compagnie publique Pétroleos de Venezuela (Pdvsa) sur son compte Telegram.

Le Venezuela entend, grâce à sa réforme de la loi sur les hydrocarbures, augmenter sa production de brut de 18% en 2026.

Le pays a produit 1,2 million de barils par jour (b/j) en 2025, après un plus bas historique d'environ 360.000 b/j en 2020, mais encore loin des 3 millions extraits quotidiennement au début du siècle.

Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-260211

Re: Venezuela

par energy_isere » 11 févr. 2026, 01:29

Washington continue de lever des freins à l'exploitation du pétrole vénézuélien

Connaissance des Énergies avec AFP le 10 février 2026

Washington a continué mardi à lever des sanctions pour faciliter l'exploitation du pétrole vénézuélien par des entreprises américaines.

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut permettre aux compagnies américaines de prendre la tête de la relance de l'industrie pétrolière et gazière vénézuélienne, délabrée après des années de sous-investissement et de mauvaise gestion.

Son ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, est en train de lever par étapes l'embargo mis en place en 2019 par les Etats-Unis sur l'or noir du pays.

Dans un document publié mardi par l'administration, sont autorisées les transactions impliquant des "entités américaines établies" tout au long de la chaîne de production du pétrole, de l'extraction à la livraison, en passant par le raffinage et le stockage.

Des conditions sont fixées pour éviter que le pétrole n'aille en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

L'Assemblée nationale vénézuélienne a récemment voté une réforme pour ouvrir le secteur pétrolier au privé, bouleversant complètement le modèle hérité de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d'inspiration socialiste.

De nombreux analystes soulignent qu'il s'agissait d'une exigence de M. Trump.

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a annoncé lundi au média Politico qu'il comptait se rendre prochainement au Venezuela.
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https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-260210

Re: Venezuela

par energy_isere » 09 févr. 2026, 19:29

Les Etats-Unis ont saisi dans l'océan Indien un pétrolier ayant fui le blocus dans les Caraïbes (Pentagone)

Connaissance des Énergies avec AFP le 09 février 2026

Les Etats-Unis ont saisi dans l'océan Indien un pétrolier qui avait fui le blocus ordonné par le président Trump dans les Caraïbes contre les navires sous sanctions partant ou se rendant au Venezuela, a annoncé lundi le Pentagone.

"Les forces américaines ont saisi" le bateau, a répondu le Pentagone à une question de l'AFP, après avoir annoncé sur X qu'elles étaient montées "sans incident" à bord de l'Aquila II, après l'avoir "traqué et chassé" entre les Caraïbes et l'océan Indien.

Le pétrolier "avait bravé la quarantaine instaurée par le président Trump sur les navires sanctionnés dans les Caraïbes. Il a pris la fuite et nous l'avons suivi", avait précisé le ministère.

Sa publication était accompagnée d'une vidéo qui montrait des soldats américains embarquant dans un hélicoptère puis descendant en rappel sur le pont d'un pétrolier.

L'Aquila II est le huitième navire saisi par les Etats-Unis depuis que Donald Trump a ordonné en décembre ce blocus visant le Venezuela.

C'est aussi le deuxième saisi par les Américains hors de la région, après qu'un pétrolier lié à la Russie a été intercepté au début janvier dans l'Atlantique Nord.

Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes, qui a permis de frapper des embarcations accusées d'être liées au trafic de drogue, d'intercepter des pétroliers sous sanctions et de capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Mais les bâtiments saisis ces derniers mois ne représentent qu'une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde.

Ce nombre pourrait s'élever à 800 bateaux, a souligné le contre-amiral David Barata lors d'une audition au Congrès américain début février.
https://www.connaissancedesenergies.org ... one-260209

Image

mini vidéo ici : https://media.ouest-france.fr/v1/pictur ... e83d92a245

Re: Venezuela

par energy_isere » 05 févr. 2026, 23:25

« Gagnant-gagnant » : le Venezuela s’entretient avec des compagnies pétrolières européennes, dont une française

Article de Le Parisien avec AFP 05 fev 2026

La présidente par intérim du Venezuela s’est entretenue mercredi avec les dirigeants des compagnies pétrolières espagnole Repsol et française Maurel - Prom, dans le sillage de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, un mois après la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis.

Delcy Rodriguez « a tenu une réunion » avec des responsables de Repsol « afin de renforcer la souveraineté énergétique du pays dans le respect et une coopération gagnant-gagnant ». Elle a aussi rencontré des dirigeants de Maurel - Prom « dans le but de consolider des alliances stratégiques qui renforcent la capacité de production énergétique du pays », selon deux communiqués du géant public Petroleos de Venezuela (PDVSA).

Les deux compagnies sont déjà présentes au Venezuela, pays qui dispose des plus grandes réserves pétrolières de la planète, mais elles ont vu leurs activités perturbées par les sanctions américaines suspendues et réinstaurées à plusieurs reprises ces dernières années au gré de la situation politique.

Les analystes s’attendent à une levée totale prochaine des sanctions américaines et de l’embargo pétrolier - en vigueur depuis 2019. Le président Donald Trump a affirmé qu’il voulait contrôler le secteur pétrolier après l’intervention américaine du 3 janvier qui a conduit à la capture du président Maduro.

Vers le retour de Venezuela Saoudite ?

Washington a levé la semaine dernière les sanctions qui pesaient sur PDVSA, autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public. Et l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne d’une réforme de la loi sur les hydrocarbures a ouvert le secteur pétrolier au privé, bouleversant complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste.

De nombreux analystes soulignent qu’il s’agissait d’une exigence des États-Unis. « L’objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes du monde pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète », avait lancé le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/mon ... 4b7d&ei=63

Re: Venezuela

par energy_isere » 31 janv. 2026, 11:40

Le Venezuela ouvre au privé le secteur pétrolier: quels changements et quels avantages pour les Etats-Unis?

Connaissance des Énergies avec AFP le 31 janvier 2026

Le Venezuela a enterré le modèle pétrolier d'Hugo Chavez avec une ouverture au secteur privé impulsée par les Etats-Unis qui ont pris le contrôle de l'industrie après avoir destitué Nicolas Maduro.

L'Assemblée nationale a approuvé jeudi une réforme de sa loi sur les hydrocarbures, peu avant que le département du Trésor américain n'annonce un assouplissement de l'embargo imposé en 2019 sur le pétrole vénézuélien.

La réforme a été annoncée par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, auparavant vice-présidente et ministre des Hydrocarbures, poste qu'elle conserve.

Elle a également entamé les premiers rapprochements avec le secteur privé.

Les projections tablent sur une croissance de 30% de la production en 2026.

- Changements dans la loi -

L'ancien président Hugo Chavez (1999-2013) avait imposé un contrôle strict sur l'industrie pétrolière et contraint les compagnies étrangères à former des coentreprises, avec participation minoritaire, avec l'entreprise publique PDVSA.

La nouvelle loi permet et facilite maintenant l'accès aux acteurs privés à une exploitation et une commercialisation directe.

"C'est un démantèlement complet du modèle pétrolier d'Hugo Chavez", juge Francisco Monaldi, professeur à l'université Rice aux Etats-Unis.

Un autre changement concerne la redevance. Elle reste fixée à 30% mais la loi prévoit la possibilité de la réduire en fonction de la rentabilité économique du projet. L'exécutif s'est ouvert à l'arbitrage international - interdit par Hugo Chavez - afin de garantir la confiance des investisseurs.

- La nouvelle licence 46 -

Les Etats-Unis ont émis jeudi un permis qui autorise les entreprises américaines à exporter, vendre, entreposer, commercialiser, transporter et raffiner du pétrole vénézuélien. La licence, dite 46, prévoit que les contrats entre le gouvernement du Venezuela, PDVSA ou ses filiales, doivent être régis par les lois des Etats-Unis et que tout mécanisme de résolution des litiges doit se dérouler sur le territoire américain.

Plusieurs conditions sont établies: les paiements ne sont pas autorisés via des échanges de dette, en or ni en actifs numériques tels que des cryptomonnaies émises par le Venezuela. Les transactions avec des personnes ou entités liées à la Russie, l'Iran, la Corée du Nord, Cuba et la Chine, ne sont pas non plus autorisées.

Selon l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola, il n'est "pas clair" si d'autres compagnies pétrolières, comme l'espagnole Repsol ou l'italienne ENI, puissent opérer sous la licence 46.

- Acteurs américains -

"Nous sommes restés quand d'autres ne l'ont pas fait", a souligné vendredi Mike Wirth, PDG de Chevron, sur la chaîne CNBC. "Nous récupérons certaines dettes qui nous étaient dues, et cela nous donne un avantage significatif. Le pays a un énorme potentiel à long terme", a-t-il estimé.

Chevron avait accepté les conditions de coentreprise imposées de Chavez, tandis que d'autres, tels Exxon Mobil ou ConocoPhillips, ont poursuivi le pays en justice. Mike Wirth a précisé que d'autres autorisations seront nécessaires pour stimuler la production et estime que la production de Chevron passera de 50.000 à 250.000 barils par jour d'ici deux ans.

Darren Woods, PDG d'Exxon Mobil, a, lui, énuméré comme conditions la stabilité institutionnelle et économique, évoquant le besoin de "transition vers un gouvernement représentatif".

- Production en hausse -

Les analystes considèrent comme acquis une future hausse des exportations et des revenus.

"Cela a un impact direct sur la trésorerie du secteur en réduisant les rabais appliquées au brut (vendu au noir), ainsi que les coûts d'exploitation et de transport", a affirmé l'économiste Asdrubal Oliveros.

Il a précisé que le contrôle américain concernant le pétrole "(conditionnait) son utilisation et son impact effectif sur l'économie vénézuélienne", qui a clôturé 2025 en hyperinflation. Il prévoit une stabilité du taux de change et des prix, même s'il est encore trop tôt pour mesurer l'impact sur le simple citoyen vénézuélien. Le gouvernement prévoit cette année une hausse de 18% de la production pétrolière, qui a clôturé 2025 à 1,1 million de barils par jour (b/j).

L'expert Oswaldo Felizzola estime, lui, qu'en 2026 la production atteindra 1,5 million b/j, soit 34% de plus qu'en 2025. M. Monaldi anticipe 1,4 million de bj à moyen terme, compte tenu des gros investissements nécessaires pour "les nombreux problèmes d'infrastructures dans les champs pétroliers".
https://www.connaissancedesenergies.org ... nis-260131

Re: Venezuela

par energy_isere » 30 janv. 2026, 10:17

Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions

Connaissance des Énergies avec AFP le 30 janvier 2026

Moins d'un mois après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi un "bond historique" pour le pétrole vénézuélien, avec l'adoption, sous pression américaine, d'une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l'annonce par Washington d'une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.

"Nous effectuons des pas historiques (...) J'ai reçu aujourd'hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d'Etat, Marco Rubio", a lancé la présidente par intérim Delcy Rodriguez lors d'une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur pétrolier.

Washington a levé les sanctions qui pesaient sur Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public.

Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont il détient au moins 50% des parts, sont désormais "autorisées", affirme le ministère américain des Finances.

Dans le même temps, Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l'espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. "Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d'aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme", a précisé le président américain, indiquant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne.

Hasard ou conséquence? L'annonce de la suspension de sanctions est venue quelques minutes à peine après l'adoption par l'Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d'inspiration socialiste.

De nombreux analystes soulignent qu'il s'agissait d'une exigence de M. Trump.

"L'objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes (du monde) pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète", a lancé le président de l'Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.

Cette loi permet au pays de réaliser un "véritable bond historique, qualitatif", a vanté Delcy Rodriguez.

L'exploitation pétrolière était jusqu'ici l'apanage de l'Etat ou d'entreprises mixtes dans lesquelles l'Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez en 2006 a limité l'activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés.

Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d'exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l'Etat. Il doit aussi dynamiser l'exploration, réservée jusqu'ici à ce dernier.

- Flexibilité-

Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15% ainsi que des redevances maximales (royalties) de 30% des revenus bruts.

L'idée est d'avoir de la flexibilité: l'exécutif déterminera les taux d'imposition selon les projets. L'Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n'est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien.

Jadis baptisé "Venezuela saoudite", quand il était un acteur important du marché mondial, le pays produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour (bj).

Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d'un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020.

La nouvelle loi va permettre des "contrats de service ou de production partagée. Cela démantèle totalement le modèle pétrolier d'Hugo Chavez", explique à l'AFP l'expert pétrolier Francisco Monaldi, tout en avertissant que les conditions opérationnelles restent liées au bon vouloir de l'Etat.

- "Sans débat" -

Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de Chavez accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle loi constitue un "énorme recul" pour le pays sud-américain, qui a nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez.

La réforme "se fait malheureusement sans débat, de manière accélérée", a-t-il regretté sur X.

Pendant le débat à l'Assemblée, le pouvoir avait organisé une manifestation de travailleurs du secteur dans Caracas.

"Cette réforme nous aide à améliorer (nos conditions de vie), nous, le moteur de la production de pétrole du Venezuela", a estimé auprès de l'AFP Karina del Carmen Rodriguez, une employée de 53 ans.

Les travailleurs espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles.

Les analystes s'attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d'arrêt à la spirale inflationniste.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ons-260130

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