Kirghizistan

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.
Émoticônes
:D :geek: :ugeek: :ghost: :wtf: :-D :) :-) :-( :-o :shock: :? 8-) :lol: :-x :-P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: ;) ;-) :!: :?: :idea: :arrow: :-| :mrgreen: =D> #-o =P~ :^o [-X [-o< 8-[ [-( :-k ](*,) :-" O:) =; :-& :-({|= :-$ :-s \:D/ :-#
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Kirghizistan

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 21 janv. 2026, 21:30

Au Kirghizstan, un black-out énergétique se profile

18 janvier 2026

Des rues sans lumière, des bâtiments éteints à 19 heures, des habitants obligés de rationner l’électricité... Le Kirghizstan fait face à sa plus sévère crise énergétique. En cause : la fonte des glaciers, qui peinent à alimenter une centrale hydroélectrique dont dépend le pays.


Bichkek et région de Jalalabad (Kirghizstan), reportage

Le soir, les rues sont devenues étrangement sombres à Bichkek, la capitale du Kirghizstan. Les lampadaires réduisent leur fréquence d’allumage, ou alors s’éteignent complètement après 23 heures, jusqu’au crépuscule suivant. Une nouvelle normalité à laquelle doit s’habituer ce pays d’Asie centrale, qui vit l’une des plus sévères crises énergétiques de son histoire. La cause principale : la raréfaction de l’eau, dans un pays qui n’a guère que l’hydroélectricité des glaciers pour s’alimenter en courant.

La situation est telle que, le 9 novembre, le président Sadyr Japarov a appelé ses 7 millions de compatriotes à « utiliser l’électricité avec parcimonie », et annoncé des mesures drastiques d’économie d’énergie.

Après l’extinction obligatoire des bâtiments publics après 19 heures, les cafés et restaurants ont été priés de fermer après 22 heures — une mesure vite annulée en raison d’un vent d’indignation des restaurateurs. Mais la « loi du silence », décrétée pour préserver les habitants du tapage nocturne, a été renforcée pour interdire les concerts dans les bars en deuxième partie de soirée, ce que beaucoup voient comme un moyen de rationner l’électricité. « Les artistes perdent une partie de leurs revenus, et les gérants doivent s’adapter à des décisions prises à l’emporte-pièce », se plaint une gérante d’un bar populaire de Bichkek.

Les habitants de la capitale rencontrés par Reporterre ont affirmé que l’hiver exceptionnellement doux cette année a permis de ne pas brutalement aggraver les coupures d’électricité. La douceur relative du climat ne masque cependant pas complètement les conséquences du déficit énergétique grandissant au Kirghizstan, dont la production nationale d’électricité est insuffisante pour couvrir les besoins du pays. [1]

La pénurie d’énergie génère sa propre odeur : celle du charbon. Elle enveloppe chaque hiver toute la capitale, et crée un épais nuage de particules toxiques, le « smog ». « Le smog est clairement une conséquence de la crise énergétique, explique Bermet Borubaeva, activiste climatique et fondatrice de l’ONG Bichkek Smog, qui sensibilise sur les effets des nuages de particules. Ce n’est pas un phénomène naturel ni une catastrophe, mais un problème de gestion. »

Faute de disposer d’infrastructures gazières, le Kirghizstan repose massivement sur le charbon pour chauffer ses immeubles. À la vieille centrale thermique du centre-ville s’ajoutent des milliers de poêles individuels qui tournent à plein régime dans les banlieues. « Les gens en ont besoin pour le chauffage », explique Goulnour Davletaïeva, masque sur le nez, qui vend du charbon en périphérie de Bichkek. La capitale occupe ainsi la troisième place des villes les plus polluées au monde.

« Ces derniers temps, nous avons davantage appris à économiser l’électricité », constate Goulnour Davletaïeva, au milieu des sacs de charbon entreposés dans son magasin. Récemment, le gouvernement a abaissé la puissance limite domestique : 3 kilowatts d’électricité, contre 5 auparavant. Concrètement : faire tourner son lave-linge en allumant la télévision ou en faisant chauffer sa bouilloire peut faire disjoncter l’installation et plonger les foyers dans le noir.

« C’est du jamais-vu. C’est impossible de vivre confortablement ! Il faut tout le temps économiser… alors que nous payons nos impôts ! » s’indigne Veronika, gérante d’un café du centre-ville, qui préfère taire son nom.

Image

Conséquence de la fonte des glaciers
Pour comprendre les ressorts de la crise énergétique au Kirghizstan, il faut longer la plus grande rivière du pays, le fleuve Naryn, qui traverse le pays en serpentant d’est en ouest depuis ses sources dans les glaciers du Tian Shan. Dans un pays dépendant à 85 % de l’hydroélectricité, ce cours d’eau qui alimente une cascade de centrales hydroélectriques est essentiel.

Sauf que son débit se réduit d’année en année en raison du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers, dont la surface a diminué de 16 % ces 70 dernières années. Entre les montagnes, le lit du fleuve se divise en plusieurs cours, qui ne se rejoindront peut-être plus jamais.

Dans son village de Kara-Dzhygash, qui borde Naryn, Talaïbek Chokogulov relève chaque jour, matin et soir, la température et le débit du fleuve depuis plus de cinquante ans pour informer la station météorologique centrale. « La période de crue cet été n’a pas été suffisante. Ce n’est pas visible ici, mais dans les régions de Batken [dans l’ouest du pays], on constate que ça s’assèche », affirme l’hydrologue depuis son atelier de mesure sur la berge du fleuve.

Cette observation est impossible à chiffrer en raison des variations naturelles entre les saisons et la présence des différents barrages et réservoirs construits le long du fleuve. Une étude publiée en février affirme cependant que le ruissellement dans le bassin du Naryn pourrait diminuer de 16 % si les glaciers disparaissent, et jusqu’à 40 % dans les hautes vallées.

À quelques dizaines de kilomètres vers l’aval, l’immense réservoir de Toktogul est alors de moins en moins rempli. Il est pourtant censé alimenter une cascade de quatre centrales hydroélectriques, dont la plus grande fournit à elle seule 60 % de la production nationale et fait vivre des milliers de personnes dans la région de Djalalabad.

« Le volume des réservoirs est inférieur de 2 milliards de m3 à celui de l’année dernière », a affirmé le président Sadyr Japarov cette année. Conçu pour stocker 19 milliards de m3 d’eau, le réservoir de Toktogul passe régulièrement sous les 10 milliards et approche désormais les 5 à 6 milliards, seuil critique en deçà duquel la centrale ne pourra plus fonctionner.

« Plus le niveau d’eau est haut, [du fait de la pression] moins on en utilise pour générer la même quantité d’électricité, explique un ingénieur travaillant dans la centrale de Toktogul, habitant la ville ouvrière de Kara-Koul, en aval de la centrale. Nous ne pouvons plus collecter assez d’eau en été. Nos voisins nous aident en hiver, et nous leur donnons de l’eau l’été. C’est un cycle infernal ! »

En effet, depuis l’URSS, le Kirghizstan, comme son voisin le Tadjikistan, sont les pourvoyeurs en eau de toute l’Asie centrale, afin d’irriguer les cultures de coton, de riz et de céréales au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Turkménistan. Un accord intergouvernemental oblige encore aujourd’hui Bichkek à fournir plusieurs milliards de m3 d’eau chaque année à ses voisins. Et cet automne, un nouvel accord a été signé, obligeant le Kirghizstan à économiser l’eau de Toktogul afin de garantir l’irrigation en 2026, en échange d’une aide en électricité kazakhe (surtout due au charbon) et ouzbèke (notamment grâce au gaz) pour passer l’hiver.

Mais la crise ne tient pas qu’au climat ni aux accords régionaux de partage d’eau. « La consommation d’électricité reste très peu régulée, explique l’économiste Rahat Sabyrbekov. Au Kirghizstan, il n’y a pas d’exigence énergétique. Les règles d’efficacité pour le logement ne sont qu’à leurs débuts et clairement insuffisantes. »

« Nous sortirons de la crise en 2028 », prédit le président Sadyr Japarov, qui mise sur de nouvelles centrales hydroélectriques, notamment celle de Kambarata, ainsi que sur une centaine de petites centrales d’ici à 2030, dont plusieurs dizaines sont en construction cette année. Mais leur avenir dépend de l’eau, dont l’approvisionnement devient incertain. « Tous les modèles climatiques en Asie centrale indiquent que d’ici 2050, il ne restera pratiquement plus de glaciers, dit Rahat Sabyrbekov. Cela affecte les débits, et donc la production hydroélectrique. »

L’incertitude plane, et le boom immobilier dans le pays n’arrangera pas la situation. Selon le média indépendant Kloop, les immeubles en construction consommeront à eux seuls… l’équivalent de la production des nouvelles centrales hydroélectriques en projet. Ce qui laisse se profiler des hivers sombres au Kirghizstan.
https://reporterre.net/Dans-ce-pays-un- ... climatique

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 07 déc. 2025, 20:20

Kyrgyzstan considering possible Russian SMR plant

Thursday, 27 November 2025

Kyrgyzstan is exploring the possibility of building its first nuclear power plant using Russian small modular reactors, Vladimir Putin has said.

.................................

"Rosatom is implementing a large-scale reclamation programme for uranium mining sites. The possibility of constructing the republic's first nuclear power plant using advanced Russian small modular reactor technologies is being explored. These reactors, I emphasise, meet the most stringent safety and environmental protection requirements," he said.

In September, during the World Atomic Week international forum in Moscow, Altynbek Rysbekov, Deputy Minister of Energy of Kyrgyzstan, said the country was working with Rosatom "to determine which areas could [be] suitable for a nuclear power plant and what capacity it should have", according to the in-house Strana Rosatom publication.

.............................
Electricity generation in Kyrgyzstan is mainly from hydro (over 90%). The country has no nuclear power, but in January 2022 signed a memorandum of cooperation with Rosatom for a feasibility study into the construction of an SMR plant based on the RITM-200N. The country has a history of uranium mining, but no uranium mining is carried out there today.
https://www.world-nuclear-news.org/arti ... -smr-plant

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 10 août 2025, 00:46

Au Kirghizistan, la plus grande statue de Lénine d’Asie centrale déboulonnée
Le retrait du monument, effectué discrètement, a soulevé la colère d’une partie de la population et de la Russie.

Par Faustine Vincent le 20 juin 2025

Elle faisait partie du paysage depuis plus de cinquante ans, visible de loin avec ses 23 mètres de hauteur et ses 7,5 tonnes. A la surprise générale, la plus grande statue de Lénine en Asie centrale, installée à Och, la deuxième ville du Kirghizistan, a disparu du jour au lendemain. Les autorités de cette ville de 300 000 habitants l’ont discrètement fait démonter dans la nuit du 6 au 7 juin, provoquant tantôt le soulagement, tantôt la colère dans cette ancienne république soviétique. Ces réactions reflètent la complexité de l’héritage soviétique dans le pays, où les nostalgiques de l’URSS sont encore nombreux malgré l’essor du nationalisme kirghize.

Le monument en bronze à la gloire de Vladimir Ilitch Oulianov, l’artisan de la révolution bolchevique de 1917 et premier dirigeant de l’Union soviétique, était le plus important de la région à ne pas avoir été démonté après la chute de l’URSS en 1991. « Il s’agit d’une pratique courante visant à améliorer l’aspect architectural et esthétique des villes », a justifié le bureau du maire, Zhenishbek Toktorbaev, nommé récemment. Il a appelé à ne pas « politiser » cette opération et a cité des exemples de « villes russes où des monuments de Lénine ont également été démontés ou déplacés ». Selon la mairie, le monument sera « déplacé » et au même endroit sera installé « un drapeau [kirghize] le long d’un mât de 95 mètres de haut ».
....
(abonnés)
https://www.lemonde.fr/international/ar ... _3210.html

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 27 févr. 2025, 09:15

en lien avec 3 posts au dessus.
En Asie centrale, la renaissance d'un immense projet soviétique de centrale hydroélectrique

AFP le 27 février 2025

En Asie centrale, pas d'électricité ou d'agriculture sans coopération sur l'eau: après des décennies de rivalités, la construction de l'immense centrale hydroélectrique de Kambar-Ata-1 par le Kirghizstan, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan doit assurer la sécurité énergétique et alimentaire de la région.

Fait notable, ce projet, pensé sous l'URSS, a été relancé sans les deux superpuissances voisines que sont la Russie, allié historique, et la Chine, partenaire d'ordinaire incontournable. Il doit permettre de répondre aux pénuries existantes et aux défis causés par le changement climatique.

Kambar-Ata-1 est "très important pour l'Asie centrale, sa sécurité alimentaire et énergétique", a déclaré fin janvier le ministre kirghiz de l'Energie Taalaïbek Ibraev lors d'une visite sur le futur site du chantier, au milieu des montagnes du Kirghizstan, à laquelle a assisté l'AFP.

Même enthousiasme quelques jours plus tard lors d'une réunion trilatérale. Pour les ministres ouzbek et kazakh, ce projet "apportera de grands avantages à la région" et "assurera à long-terme la stabilité et le développement de l'Asie centrale".

Des déclarations impensables il y a peu, du fait des rivalités entre nations, mais rendues possibles par un réchauffement des relations en raison d'un déficit hydrique et énergétique croissant insurmontable sans coopération.

Mais pour que Kambar-Ata génère de l'électricité à partir des eaux émeraude de la rivière Naryn, il faudra attirer les investisseurs internationaux: au moins 3,5 milliards de dollars sont nécessaires.

Les travaux débutant en 2025 vont durer de longues années, à l'instar de la centrale de Rogoun au Tadjikistan, futur plus haut barrage du monde, dont la mise en service est sans cesse repoussée.

- "Atténuer l'impact du changement climatique" -

L'effondrement économique post-soviétique, la corruption et les conflits avaient tenu à distance les investisseurs et mis un coup d'arrêt aux colossaux projets énergétiques lancé sous l'URSS en Asie centrale, comme Kambar-Ata ou Rogoun.

"La chute de l'Union soviétique a détruit les liens hydriques et énergétiques" entre pays centrasiatiques, explique à l'AFP Rassoul Oumbetaliev, spécialiste kirghiz des questions énergétiques.

Le défunt président ouzbek "Islam Karimov était constamment opposé à Kambar-Ata-1", invoquant le spectre d'une "guerre pour les ressources en eau et en énergie", rappelle l'expert.

Dans le système hérité de l'ère soviétique, le Kirghizstan et le Tadjikistan déficitaires en électricité mais situés en amont des fleuves doivent fournir de l'eau au Kazakhstan, à l'Ouzbékistan et au Turkménistan pour l'agriculture.

En échange, ceux-ci envoient de l'électricité, mais tous s'accusaient de ne pas respecter leurs engagements.

La construction de nouveaux barrages doit résoudre les tensions.

D'après M. Oumbetaliev, "Kambar-Ata revêt une grande importance pour le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, qui veulent pendant la saison estivale de l'eau en grande quantité", qui sera accumulée là-bas.

Pour le Kirghizstan, la centrale doit permettre l'export d'électricité vers les pays voisins, voire jusqu'en Afghanistan et au Pakistan. D'autant que le pays utilise d'après la Banque mondiale "moins d'un cinquième de son potentiel hydroélectrique".

Et Kambar-Ata doit pouvoir couvrir le déficit électrique croissant (3,9 milliards de kilowatt-heure en 2024) grâce à sa capacité de production estimée à 5,6 milliards de kilowatt-heure.

Tous savent que les pénuries sont appelés à se multiplier, et le phénomène s'aggravera, selon les experts, du fait du changement climatique.

Selon la Banque eurasiatique de développement, "construire de nouvelles centrales hydroélectriques tout en rénovant celles existantes atténuera l'impact du changement climatique". D'après elle, 2023 a été le "point de bascule" dans la prise de conscience des questions hydriques en Asie centrale.

- Électricité non rentable -

Avec Kambar-Ata-1, qui doit mieux réguler et stocker l'eau, le gouvernement kirghiz attend un effet positif pour les centrales situées en aval.

En premier lieu celle de Toktogoul, qui fournit 40% de l'électricité du Kirghizstan.

Accroché au coeur de la centrale, un immense bas-relief représente Vladimir Lénine avec une citation de 1920 du fondateur de l'URSS : "Le communisme, c'est le pouvoir des Soviets plus l'électrification de tout le pays".

Le communisme a disparu mais l'électrification n'est toujours pas achevée.

Au Kirghizstan, le secteur énergétique n'est pas rentable, vétuste et reste largement subventionné pour contenir les tensions sociales dans un pays à l'économie fragile et prompt à se révolter.

Kambar-Ata doit résoudre l'équation, au moins en partie.

"Aujourd'hui, le tarif auquel nous vendons ne justifie pas les coûts de production d'électricité. Si nous continuons comme ça, dans 5 à 10 ans, nous n'aurons plus d'électricité. Il faut donc construire la centrale", a expliqué le ministre kirghiz de l'Energie.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-250227-0

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 02 janv. 2025, 08:50

Rosatom to build 100 MW wind power plant in Kyrgyzstan

December 29, 2024 evwind

Rosatom Renewable Energy, the wind energy division of Russia’s State Atomic Energy Corporation Rosatom, has signed an investment agreement with the Cabinet of Ministers of Kyrgyzstan to build and operate a 100 MW wind farm in the village of Kok-Moinok, located in the Issyk-Kul region. The agreement was formalized by Taalaibek Ibraev, Minister of Energy of Kyrgyzstan; Grigory Nazarov, General Director of Rosatom Renewable Energy; and Dmitry Andreyev, General Director of NovaWind Kyrgyzstan, LLC. The project represents Rosatom’s first export initiative in wind power generation.

A ceremonial milestone was reached in September 2024 with the placement of a time capsule at the site of the future wind farm. Design and survey work, along with procurement of wind turbines, is scheduled to begin in 2025.

Rosatom has been actively advancing strategic energy projects in Kyrgyzstan. In January 2022, the company and the Ministry of Energy of Kyrgyzstan signed a memorandum of cooperation to build low-power nuclear power plants based on the RITM-200N reactor.

Additionally, Rosatom is contributing to the development of Kyrgyzstan’s hydropower capacity, including the construction of the Leilek Hydropower Plant (5.9 MW), the Jerooy Hydropower Plant (28 MW), and the Chandalash Hydropower Plant (30 MW). These efforts reflect the company’s diversified approach to strengthening the country’s energy sector.

Kyrgyzstan continues to face power outages, especially during the harsh winter months. To address this issue, the country is investing in a mix of renewable energy projects, including solar and wind farms, as well as large hydroelectric power plants.

Rosatom’s 100 MW Kok-Moinok wind farm is expected to play an important role in diversifying Kyrgyzstan’s energy sources and improving energy security.
https://www.evwind.es/2024/12/29/rosato ... tan/103538

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 27 déc. 2024, 10:03

Début de la construction du chemin de fer Chine-Kirghizstan-Ouzbékistan

AFP •27/12/2024

Le président kirghiz Sadyr Japarov a donné vendredi le coup d'envoi à la construction du chemin de fer Chine-Kirghizstan-Ouzbékistan, en saluant le début d'une "nouvelle ère" dans le développement du transport régional.

Une cérémonie solennelle, retransmise en direct par la télévision publique kirghize, a été organisée à cette occasion dans la région de Djalal-Abad, dans le sud de ce pays d'Asie centrale, entre des montagnes enneigées.

Le chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan, d'une longueur totale de 522,94 km, selon les autorités kirghizes, est censé partir de Kachgar, au Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, en passant par Djalal-Abad, au Kirghizstan, pour arriver à Andijan, en Ouzbékistan.

Le tronçon chinois comprend 155 km, celui passant par le territoire kirghiz de 304,94 km et la tronçon ouzbèke sera de 63 km de long.

"Ce chemin pourra assurer la livraison des marchandises en provenance de la Chine au Kirghizstan et plus loin en Asie centrale, vers le Proche-Orient, la Turquie et même vers l'Union européenne", a affirmé M. Japarov, lors de la cérémonie.

"J'aimerais remercier de tout mon cœur nos partenaires - la Chine et l'Ouzbékistan - pour l'assistance dans la réalisation de ce projet", a-t-il ajouté.

Le projet, dont le coût pourrait atteindre 8 milliards de dollars selon les autorités kirghizes, prévoit notamment la construction des voies ferrées dans des zones montagneuses et celles recouvertes de permafrost.

Il nécessitera la construction de 27 tunnels et 46 ponts au Kirghizstan, selon Bichkek.

En discussions depuis une vingtaine d'années, le projet s'est finalement concrétisé avec la signature en juin d'un accord intergouvernemental, en visioconférence, entre le dirigeant chinois Xi Jinping et ses homologues kirghiz Sadyr Japarov et ouzbek Chavkat Mirzioïev.

La construction pourrait prendre environ six ans, selon les Chemins de fer kirghiz.

La Chine prend le rôle de plus en plus incontournable en Asie centrale, au détriment de Moscou, puissance régionale historique.

A l'emprise croissante sur les économies des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, Pékin y finance notamment les "Nouvelles routes de la soie", colossal projet d'infrastructures pour désenclaver cette région montagneuse, riche en métaux rares et matières premières.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 29463af1a2

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 13 déc. 2024, 17:08

Kirghizstan: record de consommation électrique, la sécurité énergétique menacée

AFP le 13 décembre 2024

La consommation électrique du Kirghizstan a atteint un record, mettant en péril la sécurité énergétique, ont averti vendredi les autorités de ce pays d'Asie centrale, région aux infrastructures énergétiques vétustes et où le manque d'eau menace le fonctionnement des centrales hydroélectriques.

"Au Kirghizistan, la consommation d'électricité a atteint un niveau record les 11 et 12 décembre, en raison de l'arrivée de l'hiver et de la baisse des températures, la population utilise plus d'électricité que d'habitude", rapporte dans un communiqué le ministère de l'Energie.

La plus grande centrale hydroélectrique du Kirghizstan, à Toktogoul (centre), fournit à elle seule environ 40% de l'électricité de ce pays l'un des plus montagneux au monde frontalier de la Chine.

"Si la consommation d'électricité continue à ce rythme, le volume d'eau (de Toktogoul) pourrait chuter jusqu'à 6 milliards de mètres cubes avant la fin de la saison hivernale", alerte le ministère de l'Energie.

Le niveau d'eau du réservoir serait ainsi proche d'être "mort" et l'eau ne pourrait plus être utilisée pour produire l'électricité nécessaire, mettant en difficulté la fragile économie kirghize.

Toute l'Asie centrale est confrontée à des pénuries énergétiques, la faute à un système vétuste ne suivant pas la hausse de la demande, mais aussi en raison du manque d'eau, exacerbé par le réchauffement climatique, pour suffisamment alimenter les centrales hydroélectriques à la puissance insuffisante.

Les ex-républiques soviétiques centrasiatiques font partie d'un complexe système énergétique interdépendant, échangeant de l'eau contre de l'électricité.

Le Kirghizstan et le Tadjikistan possèdent un immense potentiel hydroélectrique et construisent d'immenses centrales électriques bien plus puissantes, devant mieux utiliser et stocker l'eau pour régler le problème chronique d'approvisionnement énergétique.

Le Kirghizstan prévoit de construire la centrale de Kambar-Ata conjointement avec le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, tandis qu'au Tadjikistan, le barrage de Rogoun est en travaux depuis un demi-siècle et doit devenir une fois achevé le plus haut du monde.
https://www.connaissancedesenergies.org ... cee-241213

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 13 nov. 2024, 09:08

Le Kirghizstan en lutte contre ses déchets radioactifs soviétiques

AFP •12/11/2024

Equipé d'un masque et d'une combinaison, Ermek Mourataliev conduit à travers les routes sinueuses des montagnes du Kirghizstan son camion scellé à la cargaison particulière: des déchets nucléaires radioactifs de l'époque soviétique menaçant toute l'Asie centrale.

La manoeuvre est périlleuse, deux véhicules se sont renversés cet été dans des ravins.

Et le chauffeur a interdiction de s'arrêter jusqu'à sa destination finale, une zone de stockage où ces résidus nucléaires seront enfouis sous d'épaisses couches successives de glaise compactée et de pierres.

Trois décennies après son indépendance, le Kirghizstan pâtit toujours des conséquences de la course à la bombe nucléaire au coeur de la Guerre froide, quand l'Asie centrale approvisionnait toute l'URSS en uranium.

Selon les autorités kirghizes, le pays a hérité de plus de six millions de mètres cubes de déchets radioactifs stockés dans une trentaine de décharges fragilisées et proches de rompre comme à Min-Kush (centre), nécessitant des travaux de réhabilitation complexes et coûteux.

"A la chute de l'URSS, le Kirghizstan n'avait ni l'équipement ni l'argent pour transférer les déchets vers des lieux sûrs, le processus a longtemps été retardé", résume pour l'AFP Ilguiz Ernis, adjoint au maire de la commune.

Ces projets de réhabilitation "sous le contrôle personnel du président" Sadyr Japarov entrent dans leur phase finale et sont mis en oeuvre par le géant russe du nucléaire Rosatom ainsi que l'Union européenne et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

- "Lac radioactif" -

Des locaux sont embauchés pour participer aux travaux, comme le mari d'Aïman Kichkenalina, qui estime que "ce problème n'est pas seulement celui de Min-Kush, mais de tout le Kirghizstan".

Cette quadragénaire est l'une des quelque 5.600 habitants vivotant dans cette ex-ville secrète au destin semblable à d'autres centres d'extraction d'uranium en Asie centrale, tombés en décrépitude, transformés en catastrophes humaines et environnementales à retardement.

"Des experts ont constaté que la dose (de radioactivité) était trop élevée par endroits", poursuit-elle. Elle dépasse jusqu'à six fois la norme selon les autorités.

Pis, la radioactivité se répand dans la rivière traversant Min-Kush, affluent du Syr-Daria, deuxième plus grand fleuve de la région, menaçant les quelque 80 millions de Centrasiatiques.

"Nous déplaçons la décharge car la digue se rompt. La composition de l'eau qui s'écoule sous la décharge dépasse les normes admissibles", explique Bakytbek Asankoulov, responsable de la sécurité radioactive au ministère des Situations d'urgence.

"Il y a un risque de glissement de terrain", poursuit M. Asankoulov, le pays étant en zone sismique et sujet aux catastrophes naturelles à répétition, exacerbées par le changement climatique.

D'après le spécialiste, "cela pourrait bloquer le lit de la rivière et former un lac radioactif".

"S'il explose, ses eaux atteindront la vallée de Ferghana", zone la plus densément peuplée d'Asie centrale à cheval entre le Kirghizstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan.

- "Cheveux tombent" -


Mais les avertissements des autorités de ne pas boire l'eau radioactive de cette rivière semblent avoir peu d'écho auprès de certains habitants.

"Nous mangeons le bétail et buvons le lait des vaches" qui boivent elles-même l'eau interdite, lâche désabusée Perizat Berdalieva, ex-comptable à l'usine d'uranium.

D'autant que les risques des radiations sur la santé ont été cachées par l'URSS dans ces villes stratégiques comme Min-Kush où contrairement au reste de l'empire communiste "tout était disponible, sans déficit de nourriture", se souvient la retraitée.

Des recherches scientifiques, bien que rares, soulignent la prévalence anormalement élevée de maladies, une modification de la formule sanguine pouvant mener à des cancers, ou une plus faible immunité parmi la population vivant près des zones de stockage de déchets nucléaires.

"Les cheveux de mes deux filles tombent, elles sont souvent malades, mon mari saigne du nez", assure Nazgoul Zarylbek, 25 ans.

Sa maison irradiée a récemment été rasée par les autorités contre un dédommagement d'environ 5.000 euros pour déménager dans une zone plus sûre, ou plutôt moins dangereuse, à Min-Kush.

Dans cette vallée à plus de 2.000 mètres d'altitude aux paysages bucoliques -- si l'écran interactif sur la mairie mesurant la radioactivité ne rappelait pas le danger invisible -- on espère enfin tourner la page de ce passé empoisonné.

Malgré la peinture écaillée sur la majorité des bâtiments, le responsable municipal Ilguiz Ernis veut y croire: "Le transfert des déchets d'uranium vers un lieu sûr permettra de supprimer Min-Kush de la liste rouge des endroits touristiques."
avec les photos : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6b0723425b

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 13 juin 2024, 22:37

Le Kirghizstan lève l'interdiction d'exploiter de l'uranium dans le pays

AFP le 13 juin 2024

Le Kirghizstan a levé jeudi l'interdiction d'exploitation de l'uranium dans l'espoir de relancer une économie fragilisée, un sujet sensible dans ce pays d'Asie centrale au lourd passé nucléaire sous l'Union soviétique.

Un « cruel besoin d'autres sources de revenus »
"Les députés ont abrogé la loi de 2019 sur l'interdiction des activités de recherche, d'exploration et de développement de gisements d'uranium ainsi que de thorium au Kirghizstan", a rapporté dans un communiqué le Jogorkou Kenech, Parlement de ce pays voisin de la Chine.

Le gouvernement a justifié la levée de l'interdiction par un "cruel besoin d'autres sources de revenus en raison des graves conséquences économiques des évènements de 2020-2023, sous réserve du strict respect des normes environnementales".

Outre la pandémie du Covid-19 et une forte inflation, les autorités ont déploré les conséquences des sanctions contre la Russie pour son invasion de l'Ukraine sur la fragile économie kirghize, fortement dépendante de Moscou.

Une interdiction en 2019 et une question toujours sensible
Les autorités ont appelé à de maintes reprises la population à ne pas craindre l'uranium, présents en faible quantité dans ces gisements de la région d'Issyk-Koul (nord), où se trouvent d'autres métaux.

Le Premier ministre Akylbek Japarov a ainsi assuré jeudi que le pays était principalement intéressé par l'extraction de titanomagnétite pour "faire passer le pays à un autre niveau de développement".

En 2019, le Kirghizstan avait interdit l'exploitation d'uranium après des manifestations antinucléaires dans le nord de ce pays, où la question de l'uranium reste sensible.

Conséquences de l'extraction d'uranium sous l'URSS
Car cette ex-république soviétique montagneuse pâtit toujours des conséquences de l'extraction d'uranium sous l'URSS, avec 92 sites contenant toujours plusieurs millions de mètres cubes de déchets toxiques et radioactifs.

En Asie centrale, des opérations de décontamination de déchets nucléaires sont menées conjointement avec le géant russe du nucléaire Rosatom, par ailleurs en lice pour construire les premières centrales nucléaires au Kazakhstan, Kirghizstan et en Ouzbékistan.

Début juin, un camion de Rosatom a chuté dans une rivière dans le centre du Kirghizstan, les autorités fournissant diverses versions sur son chargement tout en assurant que la radioactivité sur le lieu de l'accident était "normale".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ays-240613

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 02 juin 2024, 21:14

Eurasian Development Bank to finance 300 MW of solar in Kyrgyzstan
The Eurasian Development Bank has agreed to provide $210 million over 15 years for Bishkek Solar to build a 300 MW solar plant in Kyrgyzstan. National Electric Grid of Kyrgyzstan will purchase the electricity for a period of 25 years.

MAY 27, 2024 PATRICK JOWETT

The Eurasian Development Bank and Bishkek Solar have signed an agreement to finance the construction of a 300 MW solar plant in the village of Toru-Aigyr, in eastern Kyrgyzstan's Issyk-Kul region. The bank will provide up to $210 million of long-term financing for a period of 15 years.

The power plant is scheduled to be commissioned by the end of 2025. It is also supported by an agreement with National Electric Grid of Kyrgyzstan to purchase all the electricity for a period of 25 years.

“This project is of key importance for the advancement of the renewable energy sector, particularly solar energy,” said Eurasian Development Bank Senior Managing Director Denis Ilin. “It will contribute to greater energy security, stability and the sustainable development goals. The power plant will fully comply with international environmental and technical standards.”

The Eurasian Development Bank has invested more than $674 million in renewable energy facilities since 2015, including the construction of seven solar plants with a total capacity of 35 MW in Armenia. It has also backed 10 solar plants with a capacity of 303 MW in Kazakhstan.

Last year, the Eurasian Development Bank announced a $127 million investment in a hydropower plant in the village of Kulanak, eastern Kyrgyzstan.
https://www.pv-magazine.com/2024/05/27/ ... yrgyzstan/

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 23 avr. 2024, 00:52

Kyrgyzstan launches construction of 400 MW photovoltaic solar power plant in Issyk-Kul region
April 15, 2024
https://www.evwind.es/2024/04/15/kyrgyz ... gion/97859

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 12 oct. 2023, 21:15

Poutine au Kirghizstan, premier voyage à l'étranger depuis son mandat d'arrêt

AFP•12/10/2023

Vladimir Poutine a prôné jeudi au Kirghizstan un renforcement des liens militaires avec l'un de ses rares alliés, pour son premier déplacement à l'étranger depuis le mandat d'arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) pour la "déportation" d'enfants ukrainiens.

Le président russe, qui a renoncé à assister à plusieurs sommets internationaux à cause de ce mandat d'arrêt, ne risque pas d'être arrêté lors de ce voyage de deux jours au Kirghizstan, pays d'Asie centrale proche de Moscou qui n'a pas ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour.

Arrivé au petit matin à Bichkek, il s'est entretenu avec son homologue Sadyr Japarov, vantant les liens entre les deux pays.

Image

"Nos relations se développent avec grand succès", s'est-il félicité, insistant sur la hausse des échanges commerciaux, alors que le Kirghizstan est accusé d'aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, ce qu'il dément.

La visite coïncide aussi avec les 20 ans de l'ouverture de la base militaire russe de Kant au Kirghizstan. Le dirigeant russe a appelé à approfondir encore la coopération sécuritaire.

Selon lui, Kant "contribue de manière significative à la stabilité et à la sécurité dans la région".

Pour M. Japarov, la base est un "facteur de dissuasion pour la menace terroriste" en Asie centrale, région voisine de l'Afghanistan qui par le passé a dû lutter contre des groupes jihadistes.

M. Poutine doit aussi rencontrer d'autres dirigeants de pays de l'ex-URSS jeudi et vendredi, un évènement devenu rare depuis son invasion de l'Ukraine.

Il aura un entretien jeudi avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, leur premier tête-à-tête depuis la victoire de Bakou au Haut-Karabakh. Mais le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, dont les relations avec Moscou se sont tendues, sera lui absent.

- Sommet vendredi -
Le président russe participera aussi vendredi à un sommet de pays d'ex-URSS, en présence de son principal allié, le Bélarusse Alexandre Loukachenko, mais aussi de dirigeants plus critiques de l'invasion de l'Ukraine, comme le Kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et l'Ouzbek Chavkat Mirzioïev.

.............................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... edebabe8f7

Re: Kirghizistan

par phyvette » 19 juil. 2023, 17:02

Les États-Unis pourraient bientôt imposer des sanctions secondaires au Kirghizistan pour avoir aidé la Russie à se procurer des technologies sensibles pour son effort de guerre en Ukraine, a rapporté mercredi le Washington Post, citant deux responsables américains anonymes familiers avec l'affaire.
https://twitter.com/NOELreports/status/ ... 7261800450
https://www.washingtonpost.com/national ... na-drones/

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 23 nov. 2022, 19:23

Le Kirghizstan va étudier la possibilité de construire avec la Russie sa première centrale nucléaire

AFP le 23 nov. 2022

Le Kirghizstan a annoncé mercredi qu'il allait étudier la possibilité de construire avec la Russie sa première centrale nucléaire pour répondre à de fréquentes pénuries énergétiques, l'occasion pour Moscou de renforcer son influence dans la région.

"Le ministère de l'Energie du Kirghizstan et l'entreprise +Rusatom Energy Project+", filiale du géant nucléaire russe Rosatom, "ont signé un document de coopération", a indiqué le ministère kirghiz dans un communiqué.

Selon la même source, ce document porte sur la "préparation d'une étude de faisabilité sur la construction d'une centrale nucléaire de faible puissance au Kirghizstan".

Le Kirghizstan, ex-république soviétique, est resté proche économiquement et militairement de la Russie, qui représente plus d'un tiers des importations de ce pays montagneux et enclavé.

Moscou essaie de maintenir son influence en Asie centrale face à la montée en puissance de la Chine, de la Turquie et de pays occidentaux, accentuée par la guerre en Ukraine qui a suscité des inquiétudes dans les pays de la région.

De ce point de vue, la construction d'une centrale nucléaire, qui engagerait le Kirghizstan sur plusieurs décennies et le rendrait dépendant du savoir-faire russe, serait pour Moscou l'occasion d'ancrer son influence dans ce pays.

Mardi, Rosatom a indiqué que les deux parties s'étaient entendues pour "développer leur coopération" dans la construction de cette centrale, basée sur le "réacteur RITM-200N".

Le Kirghizstan est régulièrement confronté à des coupures d'électricité, avec un réseau souvent vétuste, malgré des investissements, et qui dépend quasi exclusivement de centrales hydroélectriques, ainsi que de quelques centrales thermiques à charbon.

Mais en raison d'un manque d'eau croissant pour faire tourner les turbines, ce pays de six millions d'habitants ne peut subvenir à ses besoins et a passé des accords avec ses voisins.

Selon le site de Rosatom, les centrales nucléaires de faible puissance sont "conçues pour les régions éloignées avec une infrastructure de réseau sous-développée".

Elles permettraient notamment d'"assurer l'indépendance énergétique des territoires difficiles d'accès".

Le Kazakhstan et l'Ouzbékistan ont également fait part ces derniers mois de leur volonté de construire des centrales nucléaires.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-221123

d'aprés Wikipedia le RITM-200 fait 175 MW thermique et 55 MW électrique. C'est donc vraiment petit.


https://en.wikipedia.org/wiki/RITM-200

Re: Kirghizistan

par energy_isere » 19 sept. 2022, 00:02

Près de 100 morts dans le conflit entre le Kirghizistan et Tadjikistan

REUTERS•18/09/2022 BICHKEK,

Le Kirghizistan et le Tadjikistan ont déclaré dimanche que près de 100 personnes avaient péri dans leur conflit frontalier, alors qu'un fragile cessez-le-feu entre les deux pays d'Asie centrale se prolongeait pour la deuxième journée et que leur allié commun, la Russie, appelait à une désescalade.

Les anciennes républiques soviétiques se sont affrontées du 14 au 16 septembre dans le cadre d'un conflit frontalier, s'accusant mutuellement d'utiliser des chars, des mortiers, des roquettes et des drones d'assaut pour attaquer des avant-postes et des villages voisins.

Les deux pays sont frontaliers de la Chine, le Tadjikistan possédant également une frontière avec l'Afghanistan.

Les problèmes de frontières en Asie centrale proviennent en grande partie de l'ère soviétique, à l'époque où Moscou a essayé de diviser la région entre des groupes qui étaient souvent installés parmi d'autres ethnies.

Le Kirghizistan et le Tadjikistan sont convenus le 16 septembre d'un cessez-le-feu qui a été largement respecté malgré plusieurs incidents.

Le président russe Vladimir Poutine a exhorté les deux pays à éviter toute nouvelle escalade et à prendre des mesures pour résoudre la situation "exclusivement par des moyens pacifiques, politiques et diplomatiques dès que possible".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2433ffeaa4

Haut