Ethiopie

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.
Émoticônes
:D :geek: :ugeek: :ghost: :wtf: :-D :) :-) :-( :-o :shock: :? 8-) :lol: :-x :-P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: ;) ;-) :!: :?: :idea: :arrow: :-| :mrgreen: =D> #-o =P~ :^o [-X [-o< 8-[ [-( :-k ](*,) :-" O:) =; :-& :-({|= :-$ :-s \:D/ :-#
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Ethiopie

Re: Ethiopie

par energy_isere » 17 janv. 2026, 16:19

L’Éthiopie vise une première centrale nucléaire civile dans moins de dix ans

Agence Ecofin 16 janvier 2026

Confrontée à une demande électrique en hausse et à une forte dépendance à l’hydroélectricité, l’Éthiopie étudie depuis plusieurs années le recours à la technologie nucléaire afin de diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique, dans un contexte de croissance démographique rapide et d’ambitions industrielles accrues.

L’Éthiopie envisage la mise en service de sa première centrale nucléaire dans un délai inférieur à dix ans, selon une information relayée mercredi 14 janvier par la presse locale dans le pays, qui cite l’Ethiopian Nuclear Energy Commission (Enec), créée en octobre 2025 avec pour mandat de piloter le développement de l’énergie nucléaire civile dans le pays, y compris les volets réglementaires, institutionnels et de sûreté.

Selon les informations rapportées par NucNet, les autorités reconnaissent qu’un programme nucléaire prend en moyenne entre 10 et 15 ans pour être réalisé. Elles citent toutefois l’exemple de la Chine, où ces délais ont été réduits, indiquant que l’Éthiopie vise un calendrier plus resserré, sans en préciser les mécanismes à ce stade, ni les technologies ou le type de réacteur envisagés.

Ce projet s’inscrit dans un contexte de contraintes structurelles du système électrique national. En décembre 2025, Sandokan Debebe, responsable de l’Enec, a rappelé, lors du lancement officiel du programme nucléaire, la forte dépendance du pays à l’hydroélectricité, qui représente environ 96 % de la production électrique totale, selon les données du Trésor public français, rendant le système particulièrement exposé aux aléas climatiques.

Dans ce cadre, les autorités présentent le recours au nucléaire comme un moyen de renforcer la sécurité énergétique, de soutenir la transformation économique et d’accroître la résilience du système énergétique à long terme, notamment en stabilisant la production de base indépendamment des conditions hydrologiques.

Une stratégie énergétique de long terme engagée depuis 2012

Depuis 2012, l’Éthiopie a lancé un plan d’extension énergétique visant à porter sa capacité électrique à 37 GW d’ici 2037, contre environ 9 761 MW en 2025, après l’inauguration du Grand barrage de la Renaissance (GERD), d’une capacité de 5 150 MW, le plus important du pays. À l’époque, la mise en œuvre de ce programme était évaluée à environ 156 milliards de dollars d’investissements sur 25 ans, mobilisant à la fois des financements publics, des partenaires bilatéraux et des bailleurs multilatéraux.

Dans ce cadre, Addis-Abeba ambitionne d’intégrer des capacités nucléaires totalisant jusqu’à 1 200 MW d’ici 2037, en complément d’un mix électrique dominé par l’hydroélectricité. L’objectif affiché est d’élargir les sources d’énergie disponibles afin de répondre aux besoins nationaux en électricité, tout en soutenant les projets d’exportation régionale d’électricité vers les pays voisins.

Ce projet s’appuie sur des accords de coopération sur l’utilisation pacifique du nucléaire signés en 2017 entre l’Éthiopie et la Rosatom. Ces accords constituent un cadre de coopération technique et institutionnelle et ne portent pas, à ce stade, sur la construction d’une centrale, mais sur la préparation du programme. En septembre 2025, un projet de centrale nucléaire incluant des études de faisabilité, la formation du personnel et le développement d’infrastructures, a également été acté avec la compagnie, dans une phase encore exploratoire du programme.

Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a assuré qu’elle poursuivrait son accompagnement de l’Éthiopie tout au long de son programme nucléaire, à travers un soutien technique, le renforcement des capacités et un appui institutionnel à chaque étape, conformément au processus des “jalons” encadrant l’entrée des nouveaux pays dans le nucléaire civil.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... de-dix-ans

Re: Ethiopie

par energy_isere » 17 janv. 2026, 11:43

suite de ce post du 10 aout 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 0#p2396210
L’Éthiopie engage la construction d’un aéroport appelé à devenir le plus grand d’Afrique

Agence Ecofin 11 janvier 2026

Avec le lancement du chantier de l’aéroport international de Bishoftu, l’Éthiopie parie sur une infrastructure de très grande capacité pour accompagner les plans de croissance de sa compagnie nationale et consolider sa place dans le paysage aérien du continent.

L’annonce est à la mesure des ambitions affichées. L’Éthiopie a officiellement lancé la construction d’un nouvel aéroport qui devrait devenir, selon les autorités, le plus grand d’Afrique à son achèvement prévu à l’horizon 2030. Le lancement des travaux est intervenu samedi à Bishoftu, localité située à une quarantaine de kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba.

Le projet prévoit la construction d’un aéroport doté de quatre pistes, conçu pour accueillir jusqu’à 270 appareils. La première phase permettra d’accueillir 60 millions de passagers par an, avant une montée en capacité progressive jusqu’à 110 millions de passagers annuels, soit un saut d’échelle par rapport à l’aéroport international de Bole, aujourd’hui principal point d’entrée aérien du pays. Les autorités éthiopiennes estiment que ce dernier atteindra ses limites opérationnelles dans les deux à trois prochaines années, sous l’effet d’une croissance continue du trafic régional et international.

.................
Selon les informations rapportées en fin de semaine dernière par plusieurs médias internationaux, le projet devrait coûter plus de 12,5 milliards $, dont 30 % proviendraient de la compagnie nationale Ethiopian Airlines. Le reste doit venir de prêteurs dont les noms n’ont pas été communiqués.
..................
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-afrique

Re: Ethiopie

par energy_isere » 21 déc. 2025, 23:28

Ethiopia and Russia hold talks over potential nuclear power project

Friday, 19 December 2025

Negotiations have taken place in Moscow over advancing proposals for a gigawatt-scale nuclear power plant in Ethiopia.
..............................
https://www.world-nuclear-news.org/arti ... er-project

Re: Ethiopie

par energy_isere » 15 nov. 2025, 11:03

Géothermie : l’Éthiopie mise sur son potentiel pour suivre la voie tracée par le Kenya

Agence Ecofin 13 nov 2025

Longtemps concentrée sur l’hydroélectricité, l’Éthiopie explore désormais la chaleur du sous-sol pour stabiliser son approvisionnement et soutenir sa croissance. En misant sur la géothermie, elle peut suivre les pas du Kenya, référence régionale en matière d’énergie continue et propre.

L’Éthiopie veut diversifier un mix électrique encore dominé par l’hydroélectricité et tirer parti de la chaleur dans la vallée du Grand Rift. L’entreprise publique Ethiopian Electric Power vient d’estimer le potentiel géothermique du pays à plus de 1000 MW, capables de fournir une électricité stable et continue, avec un facteur de charge supérieur à 90 %. Une telle ressource pourrait remplacer environ 500 millions de litres de diesel importés chaque année, et renforcer la sécurité énergétique nationale.

Plusieurs projets structurants traduisent cette ambition. À Tulu Moye, un projet de 150 MW est en cours, dont une première phase de 50 MW portée par le secteur privé. À Aluto Langano, première centrale géothermique opérationnelle du pays, un passage de 7,3 à 75 MW de capacité est prévu . C’est sur ce site que la Kenya Electricity Generating Company (KenGen) a foré en 2022 un septième puits de 3000 mètres, illustrant la coopération régionale entre les deux pays. À cela s’ajoutent Corbetti (objectif de 500 MW) et Tendaho, projet pilote de 20 MW extensibles à 100 MW.

Pour l’heure, la capacité électrique géothermique de l'Éthiopie reste modeste. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), elle atteignait seulement 7 MW fin 2024, contre 940 MW pour le Kenya, leader continental sur ce segment. Le pays avance néanmoins dans un environnement global plutôt encourageant. La Banque mondiale s’est engagée dans un projet à hauteur de 350 millions USD, le Geothermal Energy Development Project, destiné à réduire les risques liés à l’exploration et à attirer des investisseurs tels que Meridiam, U.S. DFC et Iceland Drilling Company dans des projets géothermiques.

Avec un coût estimé entre 0,05 et 0,07 $/kWh, bien inférieur à celui du diesel (0,25 $), la géothermie pourrait créer près de 10 000 emplois directs et indirects d’ici 2030 dans le pays et soutenir la croissance des zones industrielles. Si l’Éthiopie parvient à concrétiser ce potentiel, elle pourrait elle aussi devenir un acteur majeur sur ce segment en Afrique de l’Est, et un exemple d’intégration durable des énergies renouvelable capables de fournir une charge de base.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... r-le-kenya

Re: Ethiopie

par energy_isere » 11 oct. 2025, 15:31

Malgré le barrage GERD, le défi de l’accès universel à l’électricité reste grand en Ethiopie

Agence Ecofin 06 oct 2025

’Éthiopie possède l’un des mix électriques les plus propres d’Afrique, dominé par les énergies renouvelables. Pourtant, une grande partie de sa population reste sans électricité, rappelant que produire davantage ne suffit pas sans des réseaux capables d’acheminer l’énergie.

Le Grand barrage de la Renaissance (GERD) récemment inauguré avec une puissance estimée à plus de 5000 MW symbolise la volonté de l’Éthiopie d’être autonome sur le volet énergétique. L’infrastructure, l’une des plus puissantes d’Afrique, a renforcé la capacité nationale de production et placé Addis-Abeba parmi les leaders africains des énergies renouvelables. Mais pour le deuxième pays le plus peuplé du continent, la route vers l’accès universel à l’électricité reste longue.

Selon le National Energy Compact publié dans le cadre de l’initiative Mission 300 de la Banque mondiale, seulement 44% des Éthiopiens bénéficient aujourd’hui d’un service électrique de base. Cette situation s’explique en grande partie par les insuffisances du réseau national.

Les lignes de transmission totalisent 20 390 km et celles de distribution 179 000 km, un niveau encore trop faible pour couvrir l’ensemble du territoire. Les pertes de transmission atteignent 6%, celles de distribution 22%, et les pertes commerciales 10%. Ces contraintes limitent également la fiabilité du service et freinent la progression du taux d’accès.

Le gouvernement prévoit d’importants travaux pour moderniser le système électrique. Les réseaux de transmission devraient s’étendre à 30 000 km d’ici 2030, et ceux de distribution à 456 000 km. L’objectif affiché est de réduire les pertes de transmission à 5,5%, celles de distribution à 13% et celles commerciales à 4,5%. La capacité installée, aujourd’hui de 9761 MW, devra quant à elle atteindre 14 000 MW à la même échéance, avec une hausse de la part des énergies renouvelables hors hydroélectricité, qui doivent passer de 5,6% à 15%.

Ainsi, d’ici 2030, les autorités éthiopiennes visent 75% d’électrification, soit plus de neuf millions de foyers supplémentaires connectés, grâce à une approche combinant extension du réseau (70 %) et solutions hors réseau (30 %), notamment les mini-réseaux et les systèmes solaires domestiques pour les zones rurales.

Le GERD restera une étape majeure de franchie, mais l’essentiel du travail reste à faire. Addis-Abeba devra désormais concentrer ses efforts sur le réseau, la diversification de son mix et la maîtrise d’une demande croissante portée par l’urbanisation et l’industrialisation.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... n-ethiopie

Re: Ethiopie

par energy_isere » 04 oct. 2025, 15:01

L’Éthiopie table sur sa première raffinerie de brut pour réduire sa dépendance énergétique

Agence Ecofin

Avec une population d’environ 135 millions d’habitants, l’Éthiopie est, comme de nombreux pays africains, fortement dépendante de l’importation de produits pétroliers. Le pays travaille activement à renforcer sa sécurité énergétique.

Selon des informations relayées par la presse locale, le gouvernement éthiopien a lancé le vendredi 3 octobre la construction de la première raffinerie de brut du pays. Le projet évalué à 2,5 milliards USD et exécuté par le chinois Golden Concord Group (GCL) à Gode dans l’Est du pays, vise notamment à réduire la dépendance aux importations de carburants.

Selon informations dévoilées, la raffinerie présentera une capacité de traitement d’environ 70 000 barils par jour, soit l’équivalent de 3,5 millions de tonnes par an. Elle sera construite en deux phases, la première prévue sur 24 mois, et le pétrole brut ainsi que le condensat nécessaires proviendront des champs de Hilala, situés dans la région orientale du pays.

Le projet intègre un vaste programme d’investissements de 30 milliards USD annoncé par Addis-Abeba en marge de l’inauguration récente du barrage de la Renaissance (GERD), le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. En parallèle, le gouvernement a lancé un projet de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l’Ogaden, dont la première phase prévoit 111 millions de litres par an, avec une extension pour 1,33 milliard de litres et une production électrique de 1000 MW.

Avec cette raffinerie, l’Éthiopie entend sécuriser ses approvisionnements, réduire sa facture énergétique et valoriser ses ressources locales dans un contexte de défis énergétiques persistants. Sa mise en service marquera une nouvelle étape clé pour le pays, lui permettant de couvrir une partie de sa demande intérieure, tout en ouvrant des perspectives d’exportation régionale vers les pays voisins enclavés ou dépendants.

À terme, l’Éthiopie espère bâtir une base énergétique plus autonome, capable de soutenir sa croissance démographique et industrielle. Le pays affiche selon la Banque mondiale un taux de croissance démographique d’environ 2,6% par an, tandis que la croissance du PIB s’est établie à 6,5% en 2023, avec des projections de 7,3% en 2025.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... nergetique

Re: Ethiopie

par energy_isere » 10 sept. 2025, 00:52

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, inaugure le plus grand barrage d'Afrique

Connaissance des Énergies avec AFP le 09 septembre 2025

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré mardi son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique et "grande réussite pour toutes les personnes noires", a affirmé son Premier ministre, malgré les tensions générées avec les pays en aval.

Le mégabarrage est l'un des rares sujets faisant l'unanimité dans ce pays de la Corne de l'Afrique déchiré par plusieurs conflits armés, encore actifs dans les deux régions les plus peuplées du pays, l'Amhara et l'Oromia.

Celle du Tigré est sortie en 2022 d'une guerre civile qui a fait au moins 600.000 morts, selon une estimation de l'Union africaine.

Lancé en 2011 pour un montant de 4 milliards de dollars, le GERD est un immense ouvrage de près de deux kilomètres de large pour 170 mètres de haut, et d'une contenance totale de 74 milliards de mètres cubes d'eau, selon les derniers chiffres communiqués par l'entreprise italienne Webuild, maître d'oeuvre du barrage.

Pour le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, où quelque 45% des 130 millions d'habitants n'ont pas accès à l'électricité il est un gage de "révolution énergétique", selon des experts.

- "Changer la vie" -

Le GERD "change la vie de 30 à 40 millions de personnes" en Ethiopie, a qui il donnera accès à l'électricité, s'est félicité le patron de Webuild Pietro Salini, interrogé par l'AFP.

Le GERD est "la plus grande réussite de l'histoire des personnes noires", s'est réjoui le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed lors de son inauguration à Guba, en présence de dirigeants de la région.

Parmi ceux-ci, le président sud-soudanais Salva Kiir, qui a indiqué que le plus jeune pays du monde signerait un accord avec l'Éthiopie pour l'achat d'électricité.

Plusieurs turbines sur les 13 prévues sont déjà en activité depuis 2022. En juillet dernier, Addis Abeba avait annoncé que l'ouvrage était terminé.

Le mégabarrage doit atteindre à terme une capacité de production de 5.150 mégawatts (MW), soit plus du double de ce que l'Ethiopie produit actuellement. Une puissance toutefois largement inférieure à celles des deux plus gros barrages au monde, les Trois-Gorges (22,5 GW) et Baihetan (16 GW), situés en Chine.

Le GERD est également parmi les plus hauts barrages d'Afrique, derrière notamment le barrage de Gilgel Gibe III (243 m) sur le fleuve Omo en Éthiopie, inauguré en 2016, et le barrage de Katse sur la rivière Malibamatso au Lesotho (185 m).

Il va permettre à Addis Abeba de générer d'importantes recettes grâce à l'électricité vendue à ses voisins. Le Premier ministre a estimé la semaine dernière ses retombées à 1 milliard de dollars par an.

Les festivités ont commencé lundi soir, retransmises à la télévision publique. Feu d'artifice géant et autres essaims de drones ont suscité une avalanche de messages de félicitations sur les réseaux sociaux : "Ceci est la vraie prospérité", a écrit un internaute. "On a réussi", s'est exclamé un autre.

Tant le TPLF -le parti tigréen, au pouvoir jusqu'en 2018- que le Parti de la prospérité d'Abiy Ahmed, qui lui a succédé, s'en attribuent le mérite.

- "Libérer de l'eau" -

Hors d'Ethiopie, le mégabarrage est vertement critiqué par l'Egypte, qui le qualifie de "menace existentielle".

Dans une lettre de protestation adressée au conseil de sécurité de l'ONU, le ministère des Affaires étrangères égyptien a dénoncé mardi la décision "unilatérale" de l'Ethiopie d'exploiter le GERD "en violation du droit international".

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.

Un conflit ouvert entre l'Ethiopie et l'Egypte est toutefois "peu probable", selon les différents chercheurs interrogés par l'AFP.

Et l'Ethiopie se veut rassurante.

"Cela n'affectera en rien votre développement", a encore assuré Abiy Ahmed aux pays en aval lors de l'inauguration. "Nous ne ferons de mal à personne".

Les barrages "libèrent de l'eau pour produire de l'énergie. Ce ne sont donc pas des systèmes d'irrigation qui consomment de l'eau", a acquiescé Pietro Salini de Webuild, pour qui il n'y aura "pas de changement dans le débit" du Nil.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-250909-1

Image
Une fanfare de la République éthiopienne s'exerce devant le grand barrage Renaissance le 9 septembre 2025 à Guba, avant l'inauguration officielle. (Luis TATO/AFP)
https://www.lesechos.fr/monde/afrique-m ... te-2185222

Image
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed prononçant son discours lors de la cérémonie d'inauguration officielle du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) à Guba, le 9 septembre 2025. AFP - LUIS TATO
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250909- ... s-de-l-onu

Re: Ethiopie

par energy_isere » 05 sept. 2025, 09:50

Le Grand barrage de la Renaissance (GERD) sera inauguré le 9 septembre.

https://www.connaissancedesenergies.org ... rde-250905

Re: Ethiopie

par energy_isere » 30 août 2025, 12:28

Éthiopie : de nouvelles infrastructures pour consolider la chaîne d’approvisionnement avec Djibouti

Agence Ecofin 25 août 2025

Enclavée, l’Éthiopie restructure sa chaîne d’approvisionnement principalement construite autour du port de Djibouti. Pour réduire les goulots d’étranglement, elle table sur le développement d’un corridor multimodal.

L’Éthiopie accélère la mise en place d’infrastructures stratégiques destinées à renforcer sa chaîne d’approvisionnement avec Djibouti, dont le port assure près de 80% de ses importations. Le lancement de la construction de l’autoroute Mieso - Dire Dawa s’inscrit dans cette dynamique, en complément de projets ferroviaires et de plateformes logistiques d’envergure.

Long de 144 km et évalué à 62,6 milliards de birrs (environ 440,3 millions USD), ce nouvel axe notamment financé par la Banque mondiale reliera les régions d’Oromia et de Somali à Dire Dawa, facilitant la connexion avec Djibouti. L’infrastructure devrait réduire les coûts et délais de transport tout en soutenant la compétitivité du corridor économique oriental.

Cette initiative complète la modernisation du chemin de fer Addis-Abeba - Djibouti (752 km), intégrée au plan stratégique à 2,6 milliards USD dévoilé en octobre 2024 par le ministère des Transports. L’objectif est de créer un réseau multimodal performant reliant la capitale du pays à son principal débouché maritime.

En parallèle, l’Éthiopie développe des plateformes logistiques. Construite avec l’appui de la Chine, la zone industrielle de Dire Dawa comprend un port sec doté d’entrepôts, d’un terminal à conteneurs et d’installations de stockage. Elle sert de relais avec le port sec de Modjo situé près d’Addis-Abeba, et constitue une pièce maîtresse de l’écosystème logistique national. En octobre 2024, les autorités ont aussi lancé la construction d’une zone industrielle à Oromia, appelée à s’ajouter aux infrastructures existantes pour former un hub logistique intégré.

Avec ces installations, Addis-Abeba entend réduire les goulots d’étranglement logistiques qui augmentent en général les coûts et allongent les délais des expéditions. En fluidifiant les échanges commerciaux, ces initiatives pourraient aussi permettre de mieux tirer parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Il faut par ailleurs indiquer qu’en plus des investissements dans les corridors raccordant Djibouti, l’Éthiopie tente des démarches auprès d’autres voisins côtiers tels que le Somaliland, la Somalie, le Kenya et le Soudan pour diversifier ses débouchés maritimes.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... c-djibouti

Re: Ethiopie

par energy_isere » 16 août 2025, 15:49

La BAD arrangeur principal pour la mobilisation de 8 milliards $ destinés à la construction du plus grand aéroport d'Afrique, en Éthiopie


agence Ecofin 11 aout 2025

Le ministre éthiopien des Finances, M. Ahmed Shide, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, assisteront le 11 août 2025 à Addis-Abeba, à une cérémonie de signature désignant la Banque africaine de développement comme arrangeur principal mandaté, coordinateur mondial et teneur de livres pour la mobilisation de financement destiné à la construction de l'aéroport international de Bishoftu

Le PDG du groupe Ethiopian Airlines, Mesfin Tasew et le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, des Infrastructures et de l'Industrialisation, Solomon Quaynor, signeront le document.

La construction de l'aéroport international de Bishoftu, qui deviendra, une fois achevé, la nouvelle plateforme mondiale d'Ethiopian Airlines et le plus grand aéroport d'Afrique, coûtera au total 10 milliards de dollars américains. En vertu de l’accord qui sera signé, la Banque conduira les efforts de mobilisation de ressources pour lever un financement par emprunt de 8 milliards de dollars. La Banque a elle-même réservé jusqu’à 500 millions de dollars pour le projet, sous réserve de l’approbation de son Conseil d’administration, pour servir de socle au financement de ce projet d’intégration régionale transformateur.

Avec plus de 145 destinations internationales, Ethiopian Airlines Group, la plus grosse compagnie aérienne et la plus prospère d'Afrique, avec plus de 79 ans d'exploitation, considère le nouvel aéroport comme la pierre angulaire de sa stratégie de croissance « Vision 2040 ».

Le projet s'inscrit également dans le cadre de l'Agenda 2063 de l'Union africaine et du Marché unique du transport aérien africain, qui visent tous deux à renforcer l'intégration et la connectivité continentales.

Situé à Abusera, à 40 kilomètres au Sud d'Addis-Abeba, l'aéroport international de Bishoftu aura une capacité initiale de 60 millions de passagers par an, qui passera à 110 millions de passagers à pleine capacité.

Le projet de nouvel aéroport met l'accent sur l'expansion du réseau, le développement des infrastructures et l'investissement dans le capital humain afin de répondre aux contraintes de capacité actuelles de l'aéroport international de Bole et améliorera la compétitivité mondiale de la compagnie.

La désignation de la Banque africaine de développement comme chef de file mandaté reflète son rôle de catalyseur dans l'avancement de projets d'infrastructures stratégiques sur le continent, ainsi que son leadership avéré dans le soutien aux champions africains et de promotion de l'intégration régionale.

La construction de la première phase de l'aéroport débutera fin 2025. Une fois opérationnel, il deviendra l'une des principales plateformes aéronautiques d'Afrique pour le trafic international, régional et de fret, complétant ainsi l'actuel aéroport international de Bole à Addis-Abeba, qui se concentrera désormais sur les opérations domestiques.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... n-ethiopie

Re: Ethiopie

par energy_isere » 04 juil. 2025, 13:30

Vue de Google maps :

Image

mais cela au moins un an puisque l'eau passe encore sur le barrage.

Image

Re: Ethiopie

par energy_isere » 04 juil. 2025, 12:25

Mégabarrage hydroélectrique sur le Nil : l'Égypte dénonce « une politique de fait accompli »

Connaissance des Énergies avec AFP le 04 juillet 2025

L'Égypte a accusé jeudi l'Éthiopie d'actions "unilatérales" après l'annonce par Addis Abeba que son mégabarrage hydroélectrique sur le Nil était terminé et serait officiellement inauguré en septembre.

Le plus grand projet hydroélectrique d'Afrique

Le Grand barrage de la Renaissance (Gerd), lancé en 2011 avec un budget de quatre milliards de dollars, est le plus grand projet hydroélectrique d'Afrique, s'étendant sur 1,8 kilomètre de large et 145 mètres de haut.

L'Éthiopie considère ce barrage comme essentiel à ses objectifs de développement et d'électrification, mais l'Égypte et le Soudan, situés en aval, craignent qu'il n'affecte leurs ressources en eau.

"L'Égypte rejette catégoriquement toute tentative de parvenir au développement de l'Éthiopie au détriment des droits des pays en aval", a déclaré jeudi le ministre égyptien des Ressources hydriques, Hani Sewilam, lors d'une rencontre avec des diplomates. L'Égypte "rejette fermement la poursuite par l'Éthiopie d'une politique de fait accompli à travers des mesures unilatérales concernant le Nil", a-t-il ajouté en accusant Addis Abeba de préférer "la fuite et le recul" à de véritables négociations.

Le Caire a plusieurs fois accusé l'Éthiopie de violer le droit international et d'ignorer des années de discussions visant à garantir un accord sur la façon dont le barrage devrait être rempli et exploité.

Opposition à « toute mesure unilatérale »

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé jeudi que le barrage était "désormais achevé" et que son pays se préparait "à son inauguration officielle".

"À nos voisins en aval, l'Égypte et le Soudan, notre message est clair : le barrage de la Renaissance ne constitue pas une menace, mais une opportunité commune", a-t-il ajouté. Mais Le Caire et Khartoum restent sceptiques.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le dirigeant de facto du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, se sont rencontrés cette semaine et ont réaffirmé leur opposition à "toute mesure unilatérale" sur le Nil.

L'Égypte dépend du Nil pour 97% de ses besoins en eau douce, notamment pour l'agriculture, et craint qu'une exploitation incontrôlée du barrage ne réduise drastiquement sa part du fleuve. Le Caire et Khartoum ont demandé à l'Éthiopie de cesser ses opérations de remplissage en attendant que soit conclu un accord tripartite sur le sujet et sur les modalités de fonctionnement du barrage.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pli-250703

Re: Ethiopie

par energy_isere » 29 mars 2025, 16:07

L'Algérie souhaite accompagner l'Ethiopie dans le développement de son secteur énergétique

Agence Ecofin 27 mars 2025

L’Éthiopie veut renforcer sa sécurité énergétique pour répondre à une demande en forte croissance. L’an dernier, elle a découvert du gaz naturel dans le bassin de l’Ogaden, mais aucun projet concret de valorisation n’a encore été dévoilé.

L’Algérie veut contribuer au développement du secteur énergétique de l’Éthiopie. C’est ce qu’il ressort d’une information relayée mardi 25 mars par la presse locale algérienne en marge d’un déplacement à Addis-Abeba, des dirigeants de Sonatrach et Sonelgaz.

Les pistes de contribution envisagées par les sociétés publiques algériennes incluent d’abord le renforcement des capacités de l’Éthiopie en matière de « recherche, d’exploration, d’exploitation, de transport des hydrocarbures, de pétrochimie et de produits pétroliers ».

L’éventualité d’un soutien technique concernant, entre autres, « la production d’électricité », ainsi que la fourniture de « turbines à gaz et de centrales électriques mobiles pour les zones enclavées », a également été évoquée lors des échanges avec l’Ethiopian Investment Holdings (EIH), le fonds souverain créé pour gérer les entreprises publiques et attirer les investissements étrangers.

Avec un mix énergétique largement dominé par l’hydroélectricité, l’Éthiopie produit environ 90 % de son électricité à partir de sources renouvelables. Dans ce contexte, le pays cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie.

Un partenariat avec l’Algérie qui dispose d’une expérience éprouvée dans le secteur du pétrole et du gaz et de l’électricité pourrait contribuer au développement industriel et l’attractivité économique de l’Éthiopie, dont « la croissance devrait s’établir à 6,7 % pour 2024–2025 », selon la Banque africaine de développement.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... nergetique

Re: Ethiopie

par energy_isere » 21 sept. 2024, 09:43

Ethiopie: depuis l'effondrement de la monnaie locale, "le business tourne au ralenti"
AFP •21/09/2024
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 69a652ba34

Re: Ethiopie

par energy_isere » 31 août 2024, 11:04

Une vue aerienne nouvelle du barrage GERD avec l'évacuateur de crue en fonctionnement

Image

dans la vidéo du lien

https://www.agenceecofin.com/electricit ... sur-le-nil

Haut