Afrique du Sud

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Re: Afrique du Sud

par energy_isere » Hier, 16:14

Un consortium international vise une centrale GNL de 3 milliards $ en Afrique du Sud

Agence Ecofin 18 fev 2026

L’Afrique du Sud dépend principalement du gaz mozambicain. Mais l’arrêt prévu des livraisons vers 2028 révèle les faiblesses de son réseau gazier, avec un manque d’alternatives pour importer du GNL et un besoin urgent d’investissements dans de nouveaux pipelines et terminaux.

Un consortium international prépare un projet de centrale électrique au gaz naturel liquéfié (GNL) estimé à 3 milliards de dollars au port de Durban, en Afrique du Sud, selon Reuters lundi 16 février. D’après l’agence, le groupe de négoce énergétique Vitol soutient l’initiative aux côtés de la société saoudienne ACWA Power, de l’opérateur de terminaux VTTI et de Vivo Energy, propriétaire d’Engen depuis 2024.

Le projet prévoit la construction d’une centrale à cycle combiné, alimentée au GNL, avec une capacité envisagée comprise entre 1000 et 1800 mégawatts (MW), d’après un document transmis à des parlementaires sud-africains. Il sera associé à un terminal d’importation de GNL au port de Durban, le tout sur une superficie d’environ 20 hectares.

En septembre 2025, le gouvernement sud-africain a accordé au projet le statut de « Strategic Integrated Project », comme l’indique la notice officielle publiée dans le Government Gazette. Autrement dit, l’État a officiellement classé ce projet parmi les projets d’infrastructure jugés prioritaires au niveau national.

Aucun calendrier de construction n’a été confirmé à ce stade. Concernant l’approvisionnement de la future installation en GNL, un porte-parole du consortium a précisé qu’il était trop tôt pour déterminer la provenance du combustible destiné à alimenter la future centrale.

Un contexte gazier sud-africain en mutation

Ce développement intervient alors que le secteur gazier sud-africain est sous pression, dans un contexte marqué par des risques d’approvisionnement à court et moyen terme. D’après le Gas Roadmap 2025-2042 publié en novembre 2025 par l’Industrial Gas Users Association - Southern Africa (IGUA-SA), les livraisons de gaz naturel en provenance des champs mozambicains de Pande-Temane pourraient cesser d’ici deux ans.

Cette situation pourrait affecter l’approvisionnement de l’industrie et de certaines centrales électriques. Le document évoque un potentiel « Gas Cliff », c’est-à-dire un risque de rupture brutale des flux actuels. Le pays devra donc sécuriser d’autres sources d’approvisionnement, notamment par l’importation de GNL.

Parallèlement, la compétition internationale autour du marché sud-africain s’intensifie. En octobre 2025, Agence Ecofin rapportait que les États-Unis et le Qatar figurent parmi les fournisseurs susceptibles de se positionner sur ce marché du GNL. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial d’expansion rapide de l’offre. Selon le Global LNG Outlook 2024-2028 publié par l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), la capacité mondiale de liquéfaction devrait atteindre environ 666,5 millions de tonnes par an d’ici la fin de 2028, soit une hausse d’environ 40 % par rapport à 2023.

Selon un article publié par OilPrice en janvier 2026, l’Afrique subsaharienne est décrite comme un corridor émergent du GNL. Des pays comme le Nigeria, le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie développent des infrastructures et des projets d’exportation.

Par ailleurs, un projet distinct d’importation de GNL progresse à Richards Bay. En février 2025, Energy Intelligence rapportait la signature d’un bail pour le site. Une décision finale d’investissement est envisagée en 2026 pour une capacité initiale de 3 millions de tonnes par an.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sud

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 14 févr. 2026, 23:00

Afrique du Sud : un projet solaire de 300 MW avec stockage pour Sasol et Air Liquide

Agence Ecofin 11 février 2026

En Afrique du Sud, des groupes industriels comme Sasol jouent désormais un rôle central dans l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, en soutenant directement le développement de nouvelles capacités solaires à grande échelle.

Le producteur indépendant d’énergie sud‑africain SOLA Group a annoncé, lundi 9 février, avoir atteint le bouclage financier du projet Naos‑1, une centrale hybride combinant solaire photovoltaïque et stockage par batteries, destinée à fournir de l’électricité renouvelable aux groupes Sasol et Air Liquide via le mécanisme de wheeling sur le réseau national.

Implanté près de Viljoenskroon, dans la province du Free State, Naos‑1 aura une capacité de 300 MW (435 MWc) en solaire, associée à 660 MWh de stockage par batteries. Le projet repose sur des contrats d’achat d’électricité de long terme conclus avec Sasol et Air Liquide. Sa conception hybride doit permettre de stocker l’électricité solaire produite en journée afin de la restituer lors des pics de demande, notamment en soirée, renforçant ainsi la fourniture d’énergie pilotable pour les sites industriels. La mise en service commerciale est ciblée pour le premier semestre 2028.

« Naos‑1 représente une avancée majeure pour les énergies renouvelables pilotables sur le marché privé de l’électricité en Afrique du Sud, et est le fruit de notre collaboration intensive et innovante avec Sasol et Air Liquide sur plusieurs mois », a déclaré Jonathan Skeen, directeur général commercial de SOLA Group. « Le projet s’inscrit dans les objectifs de SOLA visant à transformer l’énergie solaire en une électricité abordable et disponible à la demande pour nos clients. »

Présenté comme le plus grand projet solaire avec stockage financé par des contrats privés à avoir atteint le bouclage financier en Afrique du Sud, Naos‑1 est soutenu par des institutions financières locales, dont la Development Bank of Southern Africa, et sa construction sera assurée par une coentreprise entre SOLA Build et WBHO.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de décarbonation industrielle. En octobre 2025, Sasol et Air Liquide avaient inauguré la centrale solaire Damlaagte (97,5 MW), première installation mise en service dans le cadre de leur programme commun de 900 MW d’énergies renouvelables.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... ir-liquide

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 14 févr. 2026, 16:26

Le gouvernement sud-africain veut casser le monopole d’Eskom pour réformer le secteur électrique

Agence Ecofin 14 février 2026

En confirmant la création d’une entité publique indépendante chargée du transport de l’électricité, le gouvernement veut répondre aux exigences des bailleurs de fonds internationaux et restaurer leur confiance, tout en tentant de lever l’un des principaux obstacles à la croissance économique.

Dans une allocution nationale, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a confirmé le jeudi 12 février que l’État irait au bout du démantèlement fonctionnel du producteur et distributeur national d’électricité Eskom, avec la création d’une entité publique distincte chargée d’exploiter le réseau de desserte et d’organiser le marché de l’électricité. Une équipe spéciale, placée sous l’autorité du Comité national de gestion de la crise énergétique, doit remettre sous trois mois un rapport assorti d’un calendrier précis pour cette mesure.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... electrique

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 08 déc. 2025, 22:53

Scatec switches on 273 MW of solar in South Africa
Norway’s Scatec has reached commercial operations of a 273 MW solar project in South Africa, the first to be completed from the country’s fifth bid window of its renewable energy procurement programme and the company’s first in the Western Cape province.

Image

December 8, 2025 Patrick Jowett
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https://www.pv-magazine.com/2025/12/08/ ... th-africa/

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 06 déc. 2025, 13:41

Afrique du Sud : Eskom anticipe un bénéfice annuel de 930 millions $ sur son exercice 2026

Agence Ecofin) - En Afrique du Sud, Eskom est le principal fournisseur d'électricité. La compagnie qui autrefois plombait l’économie avec des problèmes récurrents connait depuis peu un redressement progressif de ses activités.

En Afrique du Sud, le fournisseur public d'électricité Eskom pourrait enchaîner un second exercice financier consécutif dans le vert.

Dans un communiqué publié le 28 novembre 2025, l’entreprise étatique dit anticiper un bénéfice après impôt autour de 16 milliards de rands (937 millions $) d’ici la fin de son année financière en mars 2026, soit un niveau similaire à celui enregistré un an plus tôt.

Cet optimisme de la compagnie s’explique notamment par des résultats positifs affichés au terme de la première moitié de son exercice achevé en septembre dernier. Sur cette période, la compagnie a dégagé un bénéfice net de 24,3 milliards de rands (1,4 milliard $).

Avec la baisse des taux d'intérêt et du niveau d'endettement, les coûts financiers ont baissé de 14 % à 15,3 milliards de rands (896 millions $) alors que la hausse moyenne des tarifs de l’électricité de 12,7 % à partir d’avril a permis de booster le chiffre d’affaires de 4 % à 191,3 milliards de rands (11,2 milliards $).

Dans la nation arc-en-ciel, Eskom souligne que les coupures d’électricité n’ont été appliquées que durant 4 jours entre mars et septembre. Un véritable redressement après une triste année 2023 marquée par plus de 300 jours de délestages qui a plombé l’économie la plus industrialisée du continent.

L’amélioration des performances récentes de l’entreprise a été notamment citée comme l’un des facteurs ayant permis à S&P Global Ratings de relever la note souveraine à long terme en devises étrangères de l'Afrique du Sud, de BB- à BB, une première en deux décennies.

« Ces résultats intermédiaires non audités montrent que nos performances annuelles pour l’exercice 2025 n’étaient pas une réussite isolée. Ils confirment que nos avancées dans l’amélioration opérationnelle et financière, soutenues par le gouvernement et nos partenaires, placent Eskom sur la voie d’un avenir durable », s’est réjoui Mteto Nyati président du Conseil d’administration d'Eskom.

Si l'entreprise publique d'électricité doit encore faire face à des défis structurels comme les dettes impayées par les municipalités qui ont atteint 105 milliards de rands (6,1 milliards $) au 30 septembre dernier, elle indique que le ministère des Finances a présenté des mesures pour s’attaquer à cette question épineuse.

Pour le reste, l’entreprise indique qu’elle travaille de son côté à renforcer sa trésorerie tout en empruntant à des taux acceptables afin de couvrir ses besoins en investissements estimés à 320 milliards de rands (18,7 milliards $) sur les cinq prochaines années.

« Ces investissements seront utilisés pour entretenir les infrastructures critiques de production et de réseau nécessaires à la sécurité énergétique, et pour étendre le réseau de transport afin d’accompagner la croissance attendue de la capacité électrique de 66 GW en 2024 à 107 GW d’ici 2034, permettant ainsi l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau », explique-t-elle.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rcice-2026

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 07 nov. 2025, 19:41

Afrique du Sud : Eskom obtient 20 ans de plus pour l’unité 2 de la centrale nucléaire de Koeberg

Agence Ecofin 07 nov 2025

L’Afrique du Sud consolide sa position de pionnière du nucléaire sur le continent africain avec la prolongation d’exploitation de Koeberg. Une décision stratégique à l’heure où le pays mise sur la diversification de son mix énergétique et la relance de la filière.

La compagnie sud-africaine d’électricité, Eskom, a annoncé, jeudi 6 novembre, que le régulateur national de l’énergie nucléaire (NNR) avait approuvé une prolongation de 20 ans de la licence d’exploitation de l’unité 2 de la centrale de Koeberg, située à 27 kilomètres au nord du Cap.

L’unité, d’une capacité de 946 MW, devrait rester opérationnelle jusqu’au 9 novembre 2045. Cette décision fait suite au prolongement en 2024 de 20 ans de la licence d’exploitation de l’unité 1, et à une demande détaillée d’Eskom incluant des études de sûreté, des inspections techniques et un programme complet de modernisation dans le cadre du plan d’exploitation à long terme de la centrale.

L’unité 2 a en effet atteint cette année un facteur de disponibilité énergétique de 100 % pendant 241 jours consécutifs. Les travaux de sa rénovation ont porté sur le remplacement des trois générateurs de vapeur, des contrôles de sécurité approfondis et des opérations de rechargement du combustible. « L’octroi de la prolongation de la durée de vie de 20 ans de l’unité 2 de Koeberg, qui fait suite à la prolongation similaire de l’année dernière pour l’unité 1, est le résultat du travail acharné, de la concentration et du dévouement de nos employés hautement qualifiés et compétents chez Koeberg […], a déclaré Velaphi Ntuli, directeur nucléaire d’Eskom.

Koeberg est la seule centrale nucléaire opérationnelle du continent africain et la plus méridionale au monde. Mise en service en 1985, elle alimente la Western Cape Province et abrite les plus grandes turbines de l’hémisphère sud. Réputée pour sa fiabilité, la centrale a reçu plus de quatorze fois la distinction NOSCAR de la National Occupational Safety Association pour ses performances en matière de sécurité.

L’Afrique du Sud reste ainsi le seul pays africain à exploiter une centrale nucléaire, alors que l’Égypte devrait la rejoindre avec la centrale de El-Dabaa développée avec le concours de Rosatom. Cette avance technologique illustre la maturité de la filière sud-africaine et son rôle dans la transition vers un mix énergétique bas carbone.

La prolongation intervient dans un contexte où le gouvernement prévoit un nouveau programme nucléaire de 5000 MW en partenariat avec la South African Nuclear Energy Corporation. Un objectif ambitieux qui s’inscrit dans la mise en œuvre du plan énergétique national IRP 2025, qui prévoit aussi l’ajout de 11 270 MW de solaire et 7340 MW d’éolien d’ici 2030 afin d’assurer la stabilité du réseau et de réduire la dépendance au charbon.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... de-koeberg

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 01 nov. 2025, 11:17

Décarbonation industrielle : Sasol et Air Liquide lancent une centrale solaire de 97,5 MW en Afrique du Sud

Agence Ecofin 29 oct 2025

L’Afrique du Sud poursuit la décarbonisation de son industrie, historiquement dépendante du charbon. L’inauguration de la centrale solaire de Damlaagte, dédiée au fleuron industriel du pays, illustre cette transition vers un modèle énergétique plus propre et plus résilient.

La centrale solaire de Damlaagte d’une capacité de 97,5 MW, a été officiellement inaugurée le lundi 27 octobre dans la province du Free State en Afrique du Sud. Développée par Mainstream Renewable Power et Thembelihle Trust, l’infrastructure alimentera en électricité renouvelable les installations de Sasol et d’Air Liquide à Secunda, où se trouve l’un des plus grands sites de production d’oxygène au monde.

Le projet marque la mise en service du premier site issu du programme conjoint de 900 MW lancé par les deux entités pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il doit produire environ 270 millions kWh d’électricité propre par an, directement injectée dans le réseau public d’Eskom. Cette capacité soutient leur trajectoire de décarbonisation, avec Air Liquide qui vise une réduction de 30 à 40 % des émissions de ses opérations à Secunda d’ici 2031, tandis que Sasol prévoit de sécuriser jusqu’à 2 GW d’énergies renouvelables d’ici 2030.

« Nous nous sentons privilégiés de fournir à Sasol et Air Liquide une solution qui soutient directement leurs objectifs de décarbonisation », a déclaré Titania Stefanus Zincke, directrice des opérations de Mainstream Renewable Power en Afrique du Sud, ajoutant que le projet « établit une nouvelle référence en matière de collaboration et de qualité ».

Construit entre novembre 2023 et août 2025, Damlaagte a mobilisé environ 2000 travailleurs, dont la majorité issus des communautés voisines du site. Plus de 150 personnes ont également bénéficié de formations techniques dans le cadre d’un programme de développement de compétences, conçu pour favoriser leur insertion sur d’autres chantiers d'énergie solaire de la région.

Ce projet entre dans le cadre de la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité énergétique tout en soutenant la durabilité du secteur industriel. L’Afrique du Sud cherche en effet à diversifier son mix électrique encore dominé à plus de 80 % par le charbon, et à attirer davantage d’investissements privés dans les énergies propres.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sud

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 24 oct. 2025, 23:43

suite de ce post du 4 nov 2023 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 5#p2379605
Afrique du Sud : Kinetiko valide des tests concluants pour son projet pilote de GNL

Agence Ecofin 21 oct 2025

Kinetiko mène depuis plusieurs mois des activités de recherche de gaz dans la province sud-africaine de Mpumalanga. Dans le cadre de ses opérations, la compagnie a obtenu un financement de 2,2 millions de dollars en juin 2024 pour soutenir ses programmes d’exploration.

La compagnie australienne Kinetiko Energy a franchi une étape clé dans la préparation de son projet pilote de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique du Sud. Elle a annoncé le succès des essais prolongés de production menés sur deux puits du permis ER271, situés dans la province de Mpumalanga.

Ces essais ont livré des débits supérieurs au seuil de viabilité économique de 50 millions de pieds cubes par jour, fixé en 2023 par le cabinet indépendant Sproule B.V. Selon le communiqué publié le lundi 20 octobre 2025, les résultats obtenus renforcent la crédibilité technique du programme et confirment la qualité du gaz extrait.

Les tests ont concerné les puits 271-KA03PT10 et 271-KA03PT06. Le premier a produit environ 3 522 millions de pieds cubes de gaz au cours d’une période de 40 jours, soit un débit moyen de 91 millions de pieds cubes par jour. Le second a atteint 4 432 millions de pieds cubes en 27 jours, correspondant à un débit moyen de 164 millions de pieds cubes par jour. Kinetiko précise que la teneur en méthane dépasse 98,5 % dans les deux cas.

Ces essais s’inscrivent dans la mise en œuvre d’un projet pilote de liquéfaction du gaz à petite échelle. L’objectif de Kinetiko est de démontrer la faisabilité technique et la consistance de la production sur le périmètre de Brakfontein avant toute décision d’investissement élargie. Les données recueillies serviront ainsi à affiner les paramètres techniques et économiques du projet pilote, notamment pour la conception des installations et la planification du développement futur.

Kinetiko poursuit le suivi des puits afin d’affiner la compréhension du comportement des réservoirs et d’évaluer la stabilité des débits. Ce programme vise à démontrer la capacité du gaz extrait à être produit et liquéfié localement, afin de soutenir un modèle de valorisation à petite échelle et de réduire la dépendance aux sources énergétiques importées.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ote-de-gnl

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 18 oct. 2025, 10:56

L’Afrique du Sud rouvre le dossier du gaz de schiste après 13 ans de moratoire

Agence Ecofin 17 oct 2025

L’Afrique du Sud va lever un gel sur le gaz de schiste pour relancer son secteur énergétique, réduire sa dépendance au charbon et attirer des partenariats technologiques, malgré les obstacles juridiques et environnementaux persistants.

Confrontée à une crise énergétique durable, l’Afrique du Sud s’apprête à lever un moratoire vieux de treize ans sur l’exploration du gaz de schiste. Une décision qui marque un tournant dans la stratégie énergétique du pays, en quête de nouvelles sources d’approvisionnement pour réduire sa dépendance au charbon et stabiliser son système électrique en difficulté.

Le ministre sud-africain des Ressources minérales et de l’Energie, Gwede Mantashe (photo), a en effet confirmé jeudi 16 octobre que la levée du moratoire interviendrait dès la publication, attendue ce mois-ci, des nouvelles réglementations sur le gaz de schiste. Celles-ci encadreront les aspects environnementaux et sécuritaires de la fracturation hydraulique, notamment dans le bassin du Karoo, au cœur du débat depuis plus d’une décennie.

Imposé en 2011 sous la pression des associations écologistes et d’un recours en justice, ce moratoire avait gelé toute activité d’exploration et de production. Pretoria veut désormais tourner la page.

Le redémarrage du projet intervient alors que le pays cherche désespérément à diversifier son mix énergétique. Malgré un objectif de 33 % d’électricité renouvelable d’ici 2030, l’Afrique du Sud reste fortement dépendante du charbon, et les coupures d’électricité pèsent lourdement sur l’économie.

C’est dans ce contexte qu’un partenariat technologique avec les États-Unis est envisagé. La présidence sud-africaine a récemment affirmé sa volonté de coopérer avec Washington pour développer des technologies de fracturation hydraulique capables de débloquer le potentiel gazier du Karoo, estimé entre 13 et 209 Tcf de gaz de schiste, selon différentes études.

Mais la concrétisation de ce projet reste suspendue à un verrou juridique. En 2017, la Haute Cour a invalidé la précédente réglementation sur la fracturation hydraulique, jugeant les garanties environnementales insuffisantes. Un autre casse-tête auquel doivent faire face les autorités pour la concrétisation du projet d’exploitation du gaz de schiste.

Pour Pretoria, le gaz de schiste représente une solution transitoire face à l’effondrement du parc thermique et aux limites de déploiement rapide des énergies renouvelables. Selon l’Académie des sciences d’Afrique du Sud, une centrale de 1 000 à 2 000 MW pourrait être alimentée pendant plusieurs décennies par seulement 5 trillions de pieds cubes de gaz, un argument de poids pour stabiliser l’approvisionnement électrique.

Mais le scepticisme environnemental demeure fort. Dans une région semi-aride comme le Karoo, la disponibilité de l’eau et la fragilité des écosystèmes restent des freins majeurs à l’acceptabilité sociale du projet.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -moratoire

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 18 oct. 2025, 10:53

Seriti lance la phase 3 de son complexe éolien de 900 MW en Afrique du Sud

Agence Ecofin 15 oct 2025

Dans la région charbonnière de Mpumalanga, Seriti Green développe le plus grand projet éolien intégré d'Afrique du Sud. Ce chantier illustre notamment une transition énergétique qui s’installe au cœur même d'un pôle d’énergie fossile.

Seriti Green a lancé dans la province de Mpumalanga, cœur historique du charbon sud-africain, la construction de la troisième phase (155 MW) du complexe éolien Ummbila Emoyeni. Le bouclage financier a été assuré par Standard Bank, Rand Merchant Bank et ABSA.

Les deux premières phases totalisant 310 MW avaient vu leur financement bouclé respectivement en 2024 et en août 2025. Avec cette nouvelle tranche, 465 MW de capacités sont désormais en construction sur les 900 MW prévus au total. Ces dernières comprendront à terme cinq parcs éoliens, une centrale solaire et une unité de stockage par batteries.

Un tiers de l’électricité produite par le complexe alimentera les opérations minières de Seriti Resources, maison mère de Seriti Green, tandis que le reste sera vendu à travers NOA Group et Energy Exchange of Southern Africa. Le DG de Seriti Green Peter Venn a déclaré selon des propos attribués par Engineeringnews, que la troisième phase marque une étape majeure dans la transition énergétique juste de l’Afrique du Sud.

Il a indiqué que des milliers de personnes acquièrent des compétences et trouvent un emploi dans le secteur des énergies renouvelables, le nombre de travailleurs présents sur le site ayant atteint 1200 et devant augmenter à 2000 à mesure que sa construction progresse.

L’émergence d’un tel complexe au cœur d'un pôle charbonnier historique illustre la progression, bien qu’inégale, de la transition énergétique en Afrique du Sud. Elle traduit aussi la montée en puissance d’acteurs du secteur privé, capables d’investir dans les énergies renouvelables et d’inscrire cette transformation dans une dynamique de développement local.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sud

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 11 oct. 2025, 15:38

Afrique du Sud : TotalEnergies menace de geler ses projets pétroliers

Agence Ecofin 07 oct 2025

TotalEnergies détient des intérêts en Afrique du Sud, notamment dans l’offshore, où elle fait face depuis plusieurs années à une succession de recours judiciaires visant à empêcher le lancement de ses activités.

La multinationale française met ouvertement la pression sur Pretoria, dénonçant des recours répétés qui bloquent le démarrage de ses opérations. Selon des informations publiées lundi 6 octobre par la presse spécialisée, le groupe a menacé de mettre un terme à ses projets d’exploration pétrolière et gazière dans le pays.

Nicolas Terraz, président Exploration & Production de TotalEnergies, cité par les médias, dénonce des retards dans l’octroi des autorisations. Des « délais inacceptables » qui, selon lui, freinent l’exécution de ses opérations.

Cette mise en garde traduit l’exaspération du groupe français face à la multiplication des contentieux et autres obstacles réglementaires qui ont jusqu’ici freiné ses activités offshores. Elle intervient en outre suite à une série de décisions judiciaires défavorables.

En août, la Haute Cour du Cap-Occidental a ainsi annulé l’autorisation environnementale accordée à TotalEnergies et à sa partenaire anglo-néerlandaise Shell pour entreprendre un forage d’exploration offshore sur le bloc 5/6/7, au large des côtes sud-africaines.

Dans le cadre de ce procès, la justice sud-africaine a estimé que l’étude d’impact initiale manquait d’évaluations suffisantes sur les effets climatiques et sur les communautés côtières. Depuis, les procédures se multiplient et les nouvelles demandes d’autorisation s’enlisent dans une bureaucratie considérée comme trop lente et incertaine, selon la compagnie.

Pour le groupe français, ces procédures successives risquent décourager les investissements étrangers dans le secteur pétrolier sud-africain tout en fragilisant la stratégie énergétique du pays.

La situation met en évidence les tensions entre ambitions énergétiques et exigences environnementales. Pretoria mise en effet sur ses ressources énergétiques offshores pour réduire sa dépendance au gaz importé et soutenir sa transition énergétique. Cependant, le gouvernement se heurte à la résistance d’ONG et des communautés côtières inquiètes des impacts écologiques de ces projets.

En mai dernier, TotalEnergies a indiqué qu’elle espérait démarrer son forage pétrogazier offshore en Afrique du Sud dès l’année prochaine. La compagnie y détient des droits d’exploration sur les blocs Deep Water Orange Basin (DWOB), Orange Basin Deep (OBD), Outeniqua South et 3B/4B, à l’est de DWOB. En juillet 2024, elle a annoncé son intention de se retirer du bloc gazier 11B/12B, invoquant un blocage persistant dans les pourparlers sur la monétisation du gaz.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... petroliers

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 11 oct. 2025, 15:38

Afrique du Sud : TotalEnergies menace de geler ses projets pétroliers

Agence Ecofin 07 oct 2025

TotalEnergies détient des intérêts en Afrique du Sud, notamment dans l’offshore, où elle fait face depuis plusieurs années à une succession de recours judiciaires visant à empêcher le lancement de ses activités.

La multinationale française met ouvertement la pression sur Pretoria, dénonçant des recours répétés qui bloquent le démarrage de ses opérations. Selon des informations publiées lundi 6 octobre par la presse spécialisée, le groupe a menacé de mettre un terme à ses projets d’exploration pétrolière et gazière dans le pays.

Nicolas Terraz, président Exploration & Production de TotalEnergies, cité par les médias, dénonce des retards dans l’octroi des autorisations. Des « délais inacceptables » qui, selon lui, freinent l’exécution de ses opérations.

Cette mise en garde traduit l’exaspération du groupe français face à la multiplication des contentieux et autres obstacles réglementaires qui ont jusqu’ici freiné ses activités offshores. Elle intervient en outre suite à une série de décisions judiciaires défavorables.

En août, la Haute Cour du Cap-Occidental a ainsi annulé l’autorisation environnementale accordée à TotalEnergies et à sa partenaire anglo-néerlandaise Shell pour entreprendre un forage d’exploration offshore sur le bloc 5/6/7, au large des côtes sud-africaines.

Dans le cadre de ce procès, la justice sud-africaine a estimé que l’étude d’impact initiale manquait d’évaluations suffisantes sur les effets climatiques et sur les communautés côtières. Depuis, les procédures se multiplient et les nouvelles demandes d’autorisation s’enlisent dans une bureaucratie considérée comme trop lente et incertaine, selon la compagnie.

Pour le groupe français, ces procédures successives risquent décourager les investissements étrangers dans le secteur pétrolier sud-africain tout en fragilisant la stratégie énergétique du pays.

La situation met en évidence les tensions entre ambitions énergétiques et exigences environnementales. Pretoria mise en effet sur ses ressources énergétiques offshores pour réduire sa dépendance au gaz importé et soutenir sa transition énergétique. Cependant, le gouvernement se heurte à la résistance d’ONG et des communautés côtières inquiètes des impacts écologiques de ces projets.

En mai dernier, TotalEnergies a indiqué qu’elle espérait démarrer son forage pétrogazier offshore en Afrique du Sud dès l’année prochaine. La compagnie y détient des droits d’exploration sur les blocs Deep Water Orange Basin (DWOB), Orange Basin Deep (OBD), Outeniqua South et 3B/4B, à l’est de DWOB. En juillet 2024, elle a annoncé son intention de se retirer du bloc gazier 11B/12B, invoquant un blocage persistant dans les pourparlers sur la monétisation du gaz.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... petroliers

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 13 sept. 2025, 10:46

Engie ajoute les 75 MW de la centrale solaire de Grootspruit au réseau électrique sud-africain

Agence Ecofin 08 septembre 2025

Confrontée à une crise énergétique persistante, l’Afrique du Sud mise sur le renouvelable pour diversifier son mix électrique. Le pays attire de grands industriels comme Engie, qui renforcent leur présence à travers de nouveaux projets solaires.

Engie Africa a annoncé ce lundi 8 septembre le raccordement au réseau électrique sud-africain de la centrale solaire de Grootspruit, d’une capacité de 75 MW. Située dans la province du Free State, l’infrastructure a été développée en partenariat avec Pele Green Energy dans le cadre de la cinquième fenêtre du programme d’achat d’électricité renouvelable (REIPPPP).

Un second projet, la centrale solaire de Graspan (75 MW), est également en construction dans le Cap Nord et devrait entrer en service fin 2025. Ensemble, ces unités devraient permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays d’environ 100 000 tonnes de CO₂ par an. Aucun détail n’a été communiqué sur le financement spécifique de Grootspruit, mais on sait qu’Engie a bénéficié en 2024 d’un prêt de 500 millions d’euros de la Société financière internationale (SFI) pour développer ses projets en Afrique du Sud et sur d’autres marchés émergents.

Présent depuis plus de quinze ans en Afrique du Sud, Engie y exploite déjà 14 actifs énergétiques, dont les centrales Avon et Dedisa d’une capacité cumulée de 1005 MW. Ces deux installations permettent d’atténuer le délestage grâce à un contrat d’achat d’électricité de 15 ans signé avec Eskom. En mai, la directrice générale du groupe, Catherine MacGregor, a réaffirmé son engagement à renforcer la sécurité énergétique sud-africaine.

Avec Grootspruit et Graspan, Engie confirme ainsi son rôle croissant dans la transition énergétique du pays, à un moment où ce dernier cherche à diversifier son mix électrique, à stabiliser son réseau et à réduire sa dépendance au charbon.
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Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 30 août 2025, 15:38

Afrique du Sud : 97.5 MW solaires entrent en opération pour Sasol et Air Liquide au complexe Secunda

Agence Ecofin 27 aout 2025

Au sein du pays le plus industrialisé et le plus polluant d’Afrique, Secunda est un acteur clé de l’industrie lourde. Avec la centrale Damlaagte, Sasol et Air Liquide réalisent une avancée dans une transition déjà engagée.

Le projet solaire Damlaagte de 97,5 MW, développé par Mainstream Renewable Power dans le Free State en Afrique du Sud, est désormais en exploitation commerciale. Première centrale de décarbonation du complexe de Secunda (carburant synthétique) à franchir le cap du financement, elle fournira environ 270 GWh d’électricité propre par an sur 20 ans aux industriels Sasol et Air Liquide.

Sasol présente ce projet comme une étape déterminante dans sa trajectoire vers la neutralité carbone de ses activités. « Nous avons atteint une étape critique avec le premier projet de décarbonation de Secunda à atteindre le closing financier. C’est un progrès significatif vers notre ambition de réduire nos émissions de 30% d’ici 2030 » déclarait au bouclage financier Priscillah Mabelane, vice-présidente exécutive de Sasol Energy Business. Le groupe a déjà sécurisé plus de 600 MW de renouvelable, sur un objectif de 2 GW à horizon 2030.

Air Liquide insiste de son coté sur la portée stratégique du projet, estimant que la mise en service commerciale de Damlaagte est une étape importante pour la décarbonisation de ses activités à Secunda. L’entreprise vise une réduction de 30 à 40% de ses émissions locales d’ici 2031.

Dans un pays où plus de 80% de l’électricité provient du charbon et où Eskom peine à maintenir le réseau stable malgré les progrès récents, les accords d’achat d’électricité privés deviennent un levier essentiel pour les industriels. Damlaagte confirme donc un virage énergétique.

Pour transformer Secunda toutefois, il faudra une multiplication de projets de plusieurs centaines de mégawatts, seule voie crédible pour aligner ces géants industriels de l’Afrique du Sud sur les trajectoires climatiques mondiales.
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Re: Afrique du Sud

par mahiahi » 14 août 2025, 15:29

Je suis curieux de l'avenir de cette zone.

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