par energy_isere » Hier, 16:14
Un consortium international vise une centrale GNL de 3 milliards $ en Afrique du Sud
Agence Ecofin 18 fev 2026
L’Afrique du Sud dépend principalement du gaz mozambicain. Mais l’arrêt prévu des livraisons vers 2028 révèle les faiblesses de son réseau gazier, avec un manque d’alternatives pour importer du GNL et un besoin urgent d’investissements dans de nouveaux pipelines et terminaux.
Un consortium international prépare un projet de centrale électrique au gaz naturel liquéfié (GNL) estimé à 3 milliards de dollars au port de Durban, en Afrique du Sud, selon Reuters lundi 16 février. D’après l’agence, le groupe de négoce énergétique Vitol soutient l’initiative aux côtés de la société saoudienne ACWA Power, de l’opérateur de terminaux VTTI et de Vivo Energy, propriétaire d’Engen depuis 2024.
Le projet prévoit la construction d’une centrale à cycle combiné, alimentée au GNL, avec une capacité envisagée comprise entre 1000 et 1800 mégawatts (MW), d’après un document transmis à des parlementaires sud-africains. Il sera associé à un terminal d’importation de GNL au port de Durban, le tout sur une superficie d’environ 20 hectares.
En septembre 2025, le gouvernement sud-africain a accordé au projet le statut de « Strategic Integrated Project », comme l’indique la notice officielle publiée dans le Government Gazette. Autrement dit, l’État a officiellement classé ce projet parmi les projets d’infrastructure jugés prioritaires au niveau national.
Aucun calendrier de construction n’a été confirmé à ce stade. Concernant l’approvisionnement de la future installation en GNL, un porte-parole du consortium a précisé qu’il était trop tôt pour déterminer la provenance du combustible destiné à alimenter la future centrale.
Un contexte gazier sud-africain en mutation
Ce développement intervient alors que le secteur gazier sud-africain est sous pression, dans un contexte marqué par des risques d’approvisionnement à court et moyen terme. D’après le Gas Roadmap 2025-2042 publié en novembre 2025 par l’Industrial Gas Users Association - Southern Africa (IGUA-SA), les livraisons de gaz naturel en provenance des champs mozambicains de Pande-Temane pourraient cesser d’ici deux ans.
Cette situation pourrait affecter l’approvisionnement de l’industrie et de certaines centrales électriques. Le document évoque un potentiel « Gas Cliff », c’est-à-dire un risque de rupture brutale des flux actuels. Le pays devra donc sécuriser d’autres sources d’approvisionnement, notamment par l’importation de GNL.
Parallèlement, la compétition internationale autour du marché sud-africain s’intensifie. En octobre 2025, Agence Ecofin rapportait que les États-Unis et le Qatar figurent parmi les fournisseurs susceptibles de se positionner sur ce marché du GNL. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial d’expansion rapide de l’offre. Selon le Global LNG Outlook 2024-2028 publié par l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), la capacité mondiale de liquéfaction devrait atteindre environ 666,5 millions de tonnes par an d’ici la fin de 2028, soit une hausse d’environ 40 % par rapport à 2023.
Selon un article publié par OilPrice en janvier 2026, l’Afrique subsaharienne est décrite comme un corridor émergent du GNL. Des pays comme le Nigeria, le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie développent des infrastructures et des projets d’exportation.
Par ailleurs, un projet distinct d’importation de GNL progresse à Richards Bay. En février 2025, Energy Intelligence rapportait la signature d’un bail pour le site. Une décision finale d’investissement est envisagée en 2026 pour une capacité initiale de 3 millions de tonnes par an.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... que-du-sud
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Agence Ecofin 18 fev 2026
L’Afrique du Sud dépend principalement du gaz mozambicain. Mais l’arrêt prévu des livraisons vers 2028 révèle les faiblesses de son réseau gazier, avec un manque d’alternatives pour importer du GNL et un besoin urgent d’investissements dans de nouveaux pipelines et terminaux.
Un consortium international prépare un projet de centrale électrique au gaz naturel liquéfié (GNL) estimé à 3 milliards de dollars au port de Durban, en Afrique du Sud, selon Reuters lundi 16 février. D’après l’agence, le groupe de négoce énergétique Vitol soutient l’initiative aux côtés de la société saoudienne ACWA Power, de l’opérateur de terminaux VTTI et de Vivo Energy, propriétaire d’Engen depuis 2024.
Le projet prévoit la construction d’une centrale à cycle combiné, alimentée au GNL, avec une capacité envisagée comprise entre 1000 et 1800 mégawatts (MW), d’après un document transmis à des parlementaires sud-africains. Il sera associé à un terminal d’importation de GNL au port de Durban, le tout sur une superficie d’environ 20 hectares.
En septembre 2025, le gouvernement sud-africain a accordé au projet le statut de « Strategic Integrated Project », comme l’indique la notice officielle publiée dans le Government Gazette. Autrement dit, l’État a officiellement classé ce projet parmi les projets d’infrastructure jugés prioritaires au niveau national.
Aucun calendrier de construction n’a été confirmé à ce stade. Concernant l’approvisionnement de la future installation en GNL, un porte-parole du consortium a précisé qu’il était trop tôt pour déterminer la provenance du combustible destiné à alimenter la future centrale.
Un contexte gazier sud-africain en mutation
Ce développement intervient alors que le secteur gazier sud-africain est sous pression, dans un contexte marqué par des risques d’approvisionnement à court et moyen terme. D’après le Gas Roadmap 2025-2042 publié en novembre 2025 par l’Industrial Gas Users Association - Southern Africa (IGUA-SA), les livraisons de gaz naturel en provenance des champs mozambicains de Pande-Temane pourraient cesser d’ici deux ans.
Cette situation pourrait affecter l’approvisionnement de l’industrie et de certaines centrales électriques. Le document évoque un potentiel « Gas Cliff », c’est-à-dire un risque de rupture brutale des flux actuels. Le pays devra donc sécuriser d’autres sources d’approvisionnement, notamment par l’importation de GNL.
Parallèlement, la compétition internationale autour du marché sud-africain s’intensifie. En octobre 2025, Agence Ecofin rapportait que les États-Unis et le Qatar figurent parmi les fournisseurs susceptibles de se positionner sur ce marché du GNL. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial d’expansion rapide de l’offre. Selon le Global LNG Outlook 2024-2028 publié par l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), la capacité mondiale de liquéfaction devrait atteindre environ 666,5 millions de tonnes par an d’ici la fin de 2028, soit une hausse d’environ 40 % par rapport à 2023.
Selon un article publié par OilPrice en janvier 2026, l’Afrique subsaharienne est décrite comme un corridor émergent du GNL. Des pays comme le Nigeria, le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie développent des infrastructures et des projets d’exportation.
Par ailleurs, un projet distinct d’importation de GNL progresse à Richards Bay. En février 2025, Energy Intelligence rapportait la signature d’un bail pour le site. Une décision finale d’investissement est envisagée en 2026 pour une capacité initiale de 3 millions de tonnes par an.
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