par energy_isere » Hier, 12:24
Angola : Sonangol veut accélérer sa diversification dans les minerais critiques
Agence Ecofin 26 fev 2026
Toujours dépendant des hydrocarbures, l’Angola veut accélérer la diversification de son modèle extractif. Sa compagnie nationale, Sonangol, veut valoriser un potentiel minier encore sous-exploité et se positionner sur les chaînes de valeur de la transition énergétique.
La compagnie nationale angolaise Sonangol a annoncé son intention de renforcer sa diversification vers les minerais critiques, notamment l’uranium et le lithium, dans le cadre d’une stratégie visant à élargir son portefeuille au-delà du pétrole et du gaz.
Selon son directeur général, Sebastião Gaspar Martins (photo), l’entreprise dispose déjà de plusieurs concessions d’exploration dans ces segments, marquant une inflexion stratégique pour un groupe historiquement centré sur les hydrocarbures.
Cette orientation intervient alors que Sonangol a enregistré un bénéfice net supérieur à 750 millions de dollars en 2025, tout en maintenant une production d’environ 217 000 barils équivalent pétrole par jour, confirmant le poids toujours dominant du pétrole dans son modèle économique.
En se positionnant sur des minerais liés aux technologies énergétiques et industrielles, le groupe angolais cherche à anticiper l’évolution structurelle des marchés mondiaux, où la demande en ressources critiques connaît une croissance soutenue. « [Il, Ndlr] nous sera très utile d’avoir également une participation et une présence dans le développement de ces minerais », a déclaré le responsable, cité par Reuters.
Dans le sillage de la stratégie extractive nationale
Au-delà d’une stratégie d’entreprise, ce repositionnement s’inscrit dans une orientation plus large des autorités angolaises visant à transformer le secteur extractif en levier de diversification économique.
Longtemps dominé par le pétrole et le diamant, le modèle extractif angolais fait l’objet de réformes progressives destinées à développer l’exploitation d’autres ressources minérales et à attirer des investissements internationaux dans le secteur minier. L’État a notamment mis en place des instruments de gouvernance sectorielle et modernisé le cadre réglementaire, notamment par le lancement d’un cadastre minier numérique.
Le virage vers les minerais critiques s’appuie sur un potentiel géologique important. L’Angola dispose de ressources identifiées en lithium, cuivre, quartz, cobalt, manganèse, uranium, fer et terres rares, en plus de son diamant, qui reste la principale filière minière structurée du pays.
Plusieurs de ces minerais occupent une place centrale dans les chaînes de valeur de la transition énergétique. Le lithium et le cobalt sont essentiels à la fabrication de batteries électriques, tandis que le cuivre est indispensable aux infrastructures électriques et aux énergies renouvelables. L’uranium, de son côté, conserve un rôle stratégique dans les politiques énergétiques bas carbone de nombreuses économies.
Cette stratégie s’inscrit également dans une compétition géoéconomique croissante autour de l’accès aux minerais critiques, où les États cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à capter davantage de valeur localement. Pour Luanda, l’enjeu dépasse ainsi la simple diversification sectorielle : il s’agit de préparer l’après-pétrole en s’appuyant sur son potentiel minier, tout en repositionnant Sonangol comme un instrument central de la transformation extractive nationale.
En 2022, le secteur minier représentait 1,3 % du PIB angolais, une part que les autorités veulent porter à 1,6 % d’ici 2027. D’ici cette échéance, Luanda souhaite attirer 2 milliards USD d’investissements cumulés dans le secteur minier hors diamants.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -critiques
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Agence Ecofin 26 fev 2026
Toujours dépendant des hydrocarbures, l’Angola veut accélérer la diversification de son modèle extractif. Sa compagnie nationale, Sonangol, veut valoriser un potentiel minier encore sous-exploité et se positionner sur les chaînes de valeur de la transition énergétique.
La compagnie nationale angolaise Sonangol a annoncé son intention de renforcer sa diversification vers les minerais critiques, notamment l’uranium et le lithium, dans le cadre d’une stratégie visant à élargir son portefeuille au-delà du pétrole et du gaz.
Selon son directeur général, Sebastião Gaspar Martins (photo), l’entreprise dispose déjà de plusieurs concessions d’exploration dans ces segments, marquant une inflexion stratégique pour un groupe historiquement centré sur les hydrocarbures.
Cette orientation intervient alors que Sonangol a enregistré un bénéfice net supérieur à 750 millions de dollars en 2025, tout en maintenant une production d’environ 217 000 barils équivalent pétrole par jour, confirmant le poids toujours dominant du pétrole dans son modèle économique.
En se positionnant sur des minerais liés aux technologies énergétiques et industrielles, le groupe angolais cherche à anticiper l’évolution structurelle des marchés mondiaux, où la demande en ressources critiques connaît une croissance soutenue. « [Il, Ndlr] nous sera très utile d’avoir également une participation et une présence dans le développement de ces minerais », a déclaré le responsable, cité par Reuters.
[b]Dans le sillage de la stratégie extractive nationale[/b]
Au-delà d’une stratégie d’entreprise, ce repositionnement s’inscrit dans une orientation plus large des autorités angolaises visant à transformer le secteur extractif en levier de diversification économique.
Longtemps dominé par le pétrole et le diamant, le modèle extractif angolais fait l’objet de réformes progressives destinées à développer l’exploitation d’autres ressources minérales et à attirer des investissements internationaux dans le secteur minier. L’État a notamment mis en place des instruments de gouvernance sectorielle et modernisé le cadre réglementaire, notamment par le lancement d’un cadastre minier numérique.
Le virage vers les minerais critiques s’appuie sur un potentiel géologique important. L’Angola dispose de ressources identifiées en lithium, cuivre, quartz, cobalt, manganèse, uranium, fer et terres rares, en plus de son diamant, qui reste la principale filière minière structurée du pays.
Plusieurs de ces minerais occupent une place centrale dans les chaînes de valeur de la transition énergétique. Le lithium et le cobalt sont essentiels à la fabrication de batteries électriques, tandis que le cuivre est indispensable aux infrastructures électriques et aux énergies renouvelables. L’uranium, de son côté, conserve un rôle stratégique dans les politiques énergétiques bas carbone de nombreuses économies.
Cette stratégie s’inscrit également dans une compétition géoéconomique croissante autour de l’accès aux minerais critiques, où les États cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à capter davantage de valeur localement. Pour Luanda, l’enjeu dépasse ainsi la simple diversification sectorielle : il s’agit de préparer l’après-pétrole en s’appuyant sur son potentiel minier, tout en repositionnant Sonangol comme un instrument central de la transformation extractive nationale.
En 2022, le secteur minier représentait 1,3 % du PIB angolais, une part que les autorités veulent porter à 1,6 % d’ici 2027. D’ici cette échéance, Luanda souhaite attirer 2 milliards USD d’investissements cumulés dans le secteur minier hors diamants.
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