par energy_isere » 30 août 2025, 16:06
Avec Cabinda, l’Angola prendra la première place du raffinage régional de brut
Agence Ecofin 25 aout 2025
Depuis 2022, l’Angola affiche sa volonté de réduire ses importations de carburants, un objectif prévu pour se concrétiser cette année avec la mise en service de la raffinerie de Cabinda, initialement annoncée pour avril puis reportée.
Après plusieurs reports, l’Angola mettra en service en septembre prochain sa raffinerie de Cabinda, d’une capacité de 30 000 b/j, selon des informations relayées vendredi 22 août par la presse locale. Avec celle de Luanda (65 000 b/j), la capacité de l’Angola atteindra 95 000 b/j, se positionnant devant le Congo, le Gabon et le Cameroun en tête du raffinage de pétrole brut d’Afrique centrale.
Cette projection s’appuie sur la situation actuelle des capacités de raffinage des pays concernés. En effet, selon l’U.S. Energy Information Administration (EIA), la raffinerie de la CORAF à Pointe-Noire (Congo) affiche une capacité d’environ 21 000 b/j. La SOGARA du Gabon traite une quantité similaire, soit environ 21 000 b/j.
Au Cameroun, la SONARA de Limbé dispose d’une capacité théorique de 42 000 b/j, mais reste inactive depuis l’incendie de 2019, selon le Global Energy Observatory. Un plan de relance baptisé « Parras 24 », approuvé il y a quelques jours, prévoit une remise en service d’ici 2027 après 24 mois de travaux de réhabilitation, selon la presse locale.
Une fois la deuxième phase du projet achevée, la capacité totale de raffinage de l’Angola atteindra 125 000 b/j, soit près du double du niveau actuel. Le projet, conduit par l’opérateur britannique Gemcorp en partenariat avec Sonangol, représente un investissement de plus de 900 millions de dollars.
À court terme, cette montée en puissance vise à réduire la dépendance du pays aux importations évaluées à plus de 2 milliards de dollars par an selon l’International Trade Administration.
Le projet est accompagné d’un programme de formation baptisé KUMA, destiné à préparer 5000 Angolais aux métiers du raffinage, notamment la mécanique, l’électricité, la soudure ou l’informatique, avec une priorité accordée aux jeunes et aux femmes.
Si l’Angola prend ainsi la première place en Afrique centrale en matière de raffinage, il reste toutefois loin derrière le Nigeria, dont la raffinerie privée Dangote affiche une capacité de 650 000 b/j. Ceci, en plus des 445 000 b/j théoriques de ses raffineries publiques, rarement exploitées à plein régime.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... al-de-brut
[quote] [b][size=110]Avec Cabinda, l’Angola prendra la première place du raffinage régional de brut[/size][/b]
Agence Ecofin 25 aout 2025
Depuis 2022, l’Angola affiche sa volonté de réduire ses importations de carburants, un objectif prévu pour se concrétiser cette année avec la mise en service de la raffinerie de Cabinda, initialement annoncée pour avril puis reportée.
Après plusieurs reports, l’Angola mettra en service en septembre prochain sa raffinerie de Cabinda, d’une capacité de 30 000 b/j, selon des informations relayées vendredi 22 août par la presse locale. Avec celle de Luanda (65 000 b/j), la capacité de l’Angola atteindra 95 000 b/j, se positionnant devant le Congo, le Gabon et le Cameroun en tête du raffinage de pétrole brut d’Afrique centrale.
Cette projection s’appuie sur la situation actuelle des capacités de raffinage des pays concernés. En effet, selon l’U.S. Energy Information Administration (EIA), la raffinerie de la CORAF à Pointe-Noire (Congo) affiche une capacité d’environ 21 000 b/j. La SOGARA du Gabon traite une quantité similaire, soit environ 21 000 b/j.
Au Cameroun, la SONARA de Limbé dispose d’une capacité théorique de 42 000 b/j, mais reste inactive depuis l’incendie de 2019, selon le Global Energy Observatory. Un plan de relance baptisé « Parras 24 », approuvé il y a quelques jours, prévoit une remise en service d’ici 2027 après 24 mois de travaux de réhabilitation, selon la presse locale.
Une fois la deuxième phase du projet achevée, la capacité totale de raffinage de l’Angola atteindra 125 000 b/j, soit près du double du niveau actuel. Le projet, conduit par l’opérateur britannique Gemcorp en partenariat avec Sonangol, représente un investissement de plus de 900 millions de dollars.
À court terme, cette montée en puissance vise à réduire la dépendance du pays aux importations évaluées à plus de 2 milliards de dollars par an selon l’International Trade Administration.
Le projet est accompagné d’un programme de formation baptisé KUMA, destiné à préparer 5000 Angolais aux métiers du raffinage, notamment la mécanique, l’électricité, la soudure ou l’informatique, avec une priorité accordée aux jeunes et aux femmes.
Si l’Angola prend ainsi la première place en Afrique centrale en matière de raffinage, il reste toutefois loin derrière le Nigeria, dont la raffinerie privée Dangote affiche une capacité de 650 000 b/j. Ceci, en plus des 445 000 b/j théoriques de ses raffineries publiques, rarement exploitées à plein régime.
[/quote]
https://www.agenceecofin.com/actualites-industries/2508-130924-avec-cabinda-l-angola-prendra-la-premiere-place-du-raffinage-regional-de-brut