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par energy_isere » 11 mars 2026, 21:21
La banquise de l'Arctique à l'un de ses niveaux les plus bas jamais mesurés AFP •11/03/2026 La banquise de l'Arctique est sur le point d'enregistrer l'un de ses pires hivers jamais mesurés, montrent des données satellites américaines analysées par l'AFP, une nouvelle manifestation du réchauffement climatique d'origine humaine dans cette zone au centre de tensions géopolitiques. La banquise de l'Arctique, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du changement climatique, la proportion dans laquelle elle se reforme est en déclin. L'hiver 2025-2026 affiche un niveau de reconstitution de la banquise en-dessous de celui enregistré l'an dernier qui était pourtant déjà au plus bas en quatre décennies, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), un observatoire américain de référence. Si la tendance se poursuit jusqu'à fin mars, cet hiver figurera parmi les cinq pires jamais mesurés avec ceux de 2025, 2018, 2017 et 2016. Si la glace ne continue pas à s'étendre avant la fin de cet hiver, à la fin du mois, cela battrait même le record établi l'année dernière. - "Dans le tiercé" - Cet hiver devrait s'afficher "parmi les cinq" pires, a dit à l'AFP Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF). Selon Gilles Garric, océanographe polaire au Mercator Ocean Toulouse, "on est dans le tiercé actuellement". L'étendue maximale de banquise cet hiver pourrait être "l'une des plus faibles, voire la plus faible jamais enregistrée", a aussi dit mercredi à l'AFP Seamus McAfee porte-parole du NSIDC. L'an dernier, la banquise arctique avait atteint sa taille maximale le 22 mars, avec une superficie évaluée à 14,31 millions de kilomètres carrés. Pour l'instant, son niveau maximal a été cet hiver de 14,22 millions de kilomètres carrés le 10 mars. La hausse des températures mondiales affecte disproportionnellement les pôles, et l'Arctique qui se réchauffe quatre fois plus vite qu'ailleurs. Les onze dernières années s'inscrivent toutes parmi les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. "Les sirènes retentissent pour nous avertir que nous nous dirigeons vers une planète surchauffée qui connaîtra des ravages considérables", s'est alarmée Shaye Wolf, directrice scientifique en climatologie au Centre pour la diversité biologique, une ONG américaine, dans un commentaire transmis à l'AFP. - Fonte estivale plus rapide - La reconstitution médiocre de la banquise peut d'ores et déjà avoir comme conséquence "une fonte estivale potentiellement plus rapide et importante", affirme Samantha Burgess. Si la fonte de la banquise ne fait pas directement monter le niveau des océans, contrairement à la fonte de la glace qui se situe sur terre (calottes glaciaires, glaciers), elle provoque de nombreuses conséquences climatiques qui menacent bien des écosystèmes. De nombreuses espèces comme l'ours polaire ou les phoques dépendent de la banquise pour se reproduire et se nourrir. Certains effets peuvent aussi se produire en chaîne: "il y a des zones par exemple en mer de Beaufort, vers le Canada ou vers les mers sibériennes de l'océan qui n'avaient jamais vu l'atmosphère", dit Gilles Garric. - "Nouvelle méditerranée" - "Ce sont des zones qui vont à la fois se réchauffer par un atmosphère plus chaud en été, mais aussi qui vont être impactées par les vents et non par les vagues. Donc ça va induire ce qu'on appelle des mélanges", qui risquent notamment d'apporter "de la chaleur qu'il y avait au fond, et donc contribuer encore plus au réchauffement", poursuit le scientifique. Cette dégradation a également des conséquences géopolitiques, car la diminution de la banquise ouvre de nouvelles voies maritimes et l'accès à des ressources minérales. Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump répète qu'il veut s'emparer du Groenland, qui appartient aujourd'hui au Danemark. "La fonte des glaces marines induite par le changement climatique transforme l'Arctique en une nouvelle Méditerranée: une ressource maritime commune partagée, entourée d'États rivaux", dit à l'AFP Elizabeth Chalecki, experte en changement climatique et sécurité. "Il existe d'importantes opportunités pour l'extraction pétrolière, l'exploitation minière de minéraux critiques, les expéditions scientifiques", rappelle la chercheuse à la Balsillie School of International Affairs au Canada, en citant les appétit de la Russie, des Etats-Unis et du Canada entre autres.
par energy_isere » 07 nov. 2025, 23:55
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par GillesH38 » 07 mars 2025, 06:35
par energy_isere » 07 mars 2025, 01:42
Recul inédit de la banquise arctique 06/03/2025 Chaque hiver, la banquise reprend ses droits sur les mers de l’hémisphère Nord lors de la saison hivernale. Son extension vers le sud progresse jusqu’à la fin de l’hiver et atteint généralement son maximum début mars, lorsque les températures commencent à remonter, faisant reculer les surfaces gelées des mers. Année après année, le constat est sans appel : la banquise recule. Une extension minimale de la banquise cette fin d’hiver 2025 Depuis le début de l’hiver, au mois de décembre, l’extension de la banquise est voisine de son minimum jamais atteint. Sa progression vers le sud est systématiquement inférieure aux années précédentes. En cette fin d’hiver 2024/2025, il est temps de faire le bilan de cette extension. Il apparaît clairement sur le graphe obtenu à l’aide des données satellites du réseau européen EUMETSAT que l’extension de la banquise n’a jamais été aussi faible. Une baisse de surface des mers gelées dans le prolongement des dernières décennies En cette fin d’hiver 2025, date à laquelle l’extension est généralement la plus importante, la banquise couvre à peine plus de 14 millions de km². En comparaison aux années 80, cela représente une baisse de surface des mers gelées d’environ 12 %. Il apparaît même que la surface actuelle correspond à l’extension généralement rencontrée au début de l’hiver lors des années 1980. Durant cet hiver 2024/2025, c’est principalement le mois de février qui a présenté l’anomalie de surface la plus importante, même si cette dernière était déjà présente dès le début de l’hiver. Un hiver 2024/2025 remarquablement doux Cette extension inédite n’intervient pas dans un contexte anodin. En effet, l’hiver 2024-2025 se classe parmi les plus doux jamais enregistrés sur l’hémisphère Nord. En regardant plus spécifiquement l’hiver en Arctique, si l’anomalie du mois de janvier reste relativement faible, elle augmente fortement durant le mois de février, correspondant ainsi à l’arrêt prématuré de l’extension de la banquise arctique durant cet hiver. Et la glace de l’Antarctique ? Il est bon de rappeler que la banquise de l’Arctique est plus affectée par le réchauffement climatique que celle de l’Antarctique. Durant l’hiver 2023/2024 de l’hémisphère Sud, concomitant à l’été 2024 dans l’hémisphère Nord, la surface de glace de l’hémisphère Sud présente une anomalie moindre que celle de son homologue du nord.
par energy_isere » 07 mars 2025, 01:38
par energy_isere » 12 janv. 2025, 16:01
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Avec le réchauffement climatique le Groenland s'élève, et pas qu'un peu Publié par Adrien le 26/02/2024 Source: Geophysical Research Letters La fonte des glaces du Groenland entraîne une élévation remarquable de son sol, un phénomène étudié grâce à 61 stations de mesure GPS réparties sur son territoire. Ces dispositifs permettent aux scientifiques de distinguer les mouvements actuels, dus aux changements climatiques contemporains, de ceux hérités de la dernière période glaciaire. Cette distinction est cruciale pour comprendre l'impact du changement climatique sur l'élévation du lit rocheux du Groenland. Depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a environ 11 700 ans, le recul des glaciers a allégé la pression sur le lit rocheux du Groenland, lui permettant de s'élever, un processus connu sous le nom de rebond glaciaire isostatique. Actuellement, le Groenland perd environ 262 gigatonnes de glace par an, en grande partie due aux changements climatiques modernes. Les glaciers périphériques, seuls, contribuent à une perte de 42 gigatonnes de glace. Une étude récente a mis en lumière que la perte de glace glaciaire est responsable d'une part significative de l'élévation du lit rocheux du Groenland, jusqu'à près d'un tiers du mouvement vertical total dans certaines zones. Danjal Longfors Berg, doctorant à l'Université technique du Danemark, et son équipe ont utilisé les données de moniteurs GPS pour mesurer le mouvement vertical depuis 2007. Ils ont déterminé que la perte de glace des glaciers était responsable d'une grande partie de l'élévation du Groenland, avec des taux de rebond de 32% et 27,9% dans deux bassins de drainage au nord et à l'est du territoire. Le taux de rebond le plus élevé a été observé près du glacier de Kangerlussuaq, dans le sud-est du Groenland, où le sol s'élève d'environ 8 millimètres par an. Comprendre l'élévation du lit rocheux du Groenland offre une méthode complémentaire pour mesurer la perte de glace de la région. En combinant cette mesure avec d'autres techniques, telles que l'altimétrie et les variations de gravité détectées par satellite, les scientifiques peuvent obtenir des estimations précises de la quantité de glace disparue. Ces informations sont essentielles pour prédire l'impact de la fonte des glaces sur l'élévation du niveau de la mer, soulignant l'importance de surveiller ces changements dans le contexte du changement climatique global.
par mobar » 18 janv. 2024, 11:21
kercoz a écrit : ↑18 janv. 2024, 10:58 J'ai un petit doute sur ce passage ....Ca correspond pas avec ce qui se passe ds mon ricard: """"La perte de masse a eu un effet direct minimal sur la hausse globale du niveau des mers", la glace se trouvant pour l'essentiel déjà dans la mer, indiquent toutefois les auteurs. Elle est toutefois suffisante pour avoir un effet possible sur la circulation océanique -....."
2,85 millions de kilomètres cubes de glace de l'inlandsis du Groenland
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