[Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

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Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par mobar » 11 mars 2026, 15:45

Les pays membres de l'AIE détiennent actuellement plus de 1,2 milliard de barils de stocks d'urgence de pétrole, auxquels s'ajoutent 600 millions de barils de stocks détenus par l'industrie sous obligation gouvernementale, a indiqué lundi le directeur exécutif de l'agence, Fatih Birol.

"Il faut donner un message très clair, c'est que si on ne peut pas rouvrir le détroit d'Ormuz tout de suite, on peut le remplacer", a déclaré le ministre français de l'Economie Roland Lescure mercredi matin au micro de BFM TV/RMC.
Les stocks ont cela de particulier c'est qu'ils ne se renouvellent pas, si le manque est de quelques millions de barils par jour pendant quelques mois ils peuvent effectivement suffire mais si la pénurie dure plusieurs années ou en période de guerre qui se prolonge, les stocks ne suffiront pas à assure la continuité du fonctionnement des économies, le rationnement devra être organisé à l'échelle mondiale

Avec toutes les conséquences qui l'accompagne

Le joueur de poker Trump n'aurait il pas oublié quelques fondamentaux?

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 11 mars 2026, 14:54

L'AIE préconise le déblocage de centaines de millions de barils de brut

Publié le 11/03/2026 Reuters

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) recommande à ses pays membres de puiser dans leurs réserves stratégiques à un niveau encore jamais atteint afin de contenir la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient, a-t-on appris de sources au fait des discussions au sein de l'organisation.

Le volume total pourrait s'établir à 400 millions de barils de brut, ont déclaré deux sources interrogées par Reuters. Plus de 100 millions seraient "libérés" dès le premier mois, selon les recommandations de l'AIE.

D'après la ministre espagnole de l'Energie, Sara Aagesen, le volume total du déblocage préconisé par l'AIE, qui compte une trentaine de pays membres, représente plus du double de celui qui a été décidé en 2022 lors de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par l'armée russe.

A l'époque, les membres de l'AIE avaient débloqué 182 millions de barils en deux étapes (62,7 millions en mars 2022, 120 millions en avril 2022).

Les pays de l'AIE, agence fondée en 1974 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à la suite du premier choc pétrolier, ont été convoqués mardi en réunion extraordinaire et devaient se prononcer mercredi en début d'après-midi sur les recommandations de l'agence.

La décision doit être unanime, a rappelé Sara Aagesen. "Il s'agit d'une proposition faite volontairement par les pays, et nous avons jusqu'à 90 jours pour libérer ces réserves", a-t-elle expliqué.

Emmanuel Macron doit présider dans l'après-midi une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G7, dont la France assure la présidence cette année.

SCÉNARIOS

Les ministres de l'Energie du G7, réunis mardi en visioconférence, se sont abstenus de prendre une décision tout en signalant dans un communiqué publié mercredi qu'ils soutenaient l'idée dans son principe.

"En principe, nous soutenons la mise en oeuvre de mesures proactives pour faire face à la situation, y compris l'utilisation des réserves stratégiques", ont déclaré les ministres de l'Energie dans leur communiqué. "Les membres du G7 étudieront minutieusement les recommandations."

Une source du G7 a souligné que même si aucun pays n'est actuellement confronté à une pénurie de brut, les prix augmentent fortement et laisser la situation suivre son cours n'est pas une option.

"Le secrétariat de l'AIE devrait proposer plusieurs scénarios, basés sur l'impact attendu sur le marché, et des pays ne faisant pas partie de l'AIE comme la Chine ou l'Inde pourraient être sollicités", a dit cette source.

Les pays membres de l'AIE détiennent actuellement plus de 1,2 milliard de barils de stocks d'urgence de pétrole, auxquels s'ajoutent 600 millions de barils de stocks détenus par l'industrie sous obligation gouvernementale, a indiqué lundi le directeur exécutif de l'agence, Fatih Birol.

"Il faut donner un message très clair, c'est que si on ne peut pas rouvrir le détroit d'Ormuz tout de suite, on peut le remplacer", a déclaré le ministre français de l'Economie Roland Lescure mercredi matin au micro de BFM TV/RMC.

Les cours du brut s'affichaient à la hausse mercredi matin, les opérateurs doutant que le recours de l'AIE aux stocks stratégiques puisse compenser les problèmes d'approvisionnement induits par le conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran.

Vers 10h05 GMT, le baril de Brent s'échangeait en hausse de 5,7% à 92,87 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) était en hausse de 6,5%, à 88,86 dollars le baril. Les deux références ont touché respectivement lundi un pic de 119,50 dollars et 119,48 dollars, au plus haut depuis la mi-2022
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 13917.html

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 10 mars 2026, 21:24

Pétrole: fin de la "réunion extraordinaire" de l'AIE sans annonce sur les stocks stratégiques

Connaissance des Énergies avec AFP le 10 mars 2026

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a tenu une réunion extraordinaire mardi après-midi à Paris afin d'envisager un possible recours aux stocks stratégiques de pétrole pour endiguer la flambée des cours de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, sans toutefois d'annonce immédiate.

Cette réunion convoquée au siège de l'AIE, à Paris, est destinée à "évaluer la sécurité d'approvisionnement et les conditions du marché", a déclaré Fatih Birol, son directeur exécutif.

Elle "permettra d'éclairer une décision ultérieure" quant à "la mise à disposition éventuelle des stocks d'urgence des pays membres de l'AIE sur le marché", a précisé le patron de l'Agence de l'Energie de l'OCDE avant le début de la réunion.

"Nous avons demandé à l'Agence internationale de l'énergie de commencer à travailler sur des scénarios" et les données sur les stocks afin d'éventuellement "commencer à travailler sur des quantités (de pétrole) qui pourraient être libérées", a indiqué plus tôt le ministre français de l'Economie Roland Lescure.

"L'objectif" du travail mené "sur les réserves stratégiques" est de "s'assurer que, dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère", ce qui va, selon lui, permettre de "faire baisser les cours".

Le ministre s'exprimait après une rencontre à Paris des ministres de l'Energie du G7. Cette rencontre a permis d'examiner "la situation internationale et, naturellement, les difficultés qui se créent avec la fermeture du détroit d'Ormuz", a indiqué le ministre italien de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin.

Il a ajouté que "les pays se sont engagés à faire preuve de solidarité en utilisant les réserves de stockage afin de compenser le manque de disponibilité au niveau mondial".

La veille, les ministres des Finances du G7, sous présidence française, s'étaient accordés "sur le principe d'utiliser tous les instruments à notre disposition pour stabiliser les marchés, y compris l'utilisation de stocks stratégiques", selon Roland Lescure.

Interrogé en marge du sommet sur le nucléaire civil, qui se tenait en même temps aux portes de la capitale française, Roland Lescure a assuré qu'il n'y a pas d'enjeu d'approvisionnement en Amérique du Nord et en Europe, au contraire de l'Asie, très exposée au pétrole en provenance du détroit d'Ormuz.

"Ca nous a été répété par tous les ministres, en Amérique du Nord, États-Unis, le Canada ou en Europe, nous n'avons aucun enjeu d'approvisionnement", a-t-il expliqué.

"En Asie c'est une autre affaire", a-t-il ajouté en soulignant que "90% des importations de pétrole japonais" passent par le détroit, verrou des exportation en provenance des pays du Golfe.

Selon l'AIE, la situation sur les marchés pétroliers "s'est dégradée ces derniers jours" avec les difficultés de transit dans le détroit d'Ormuz et une part importante de la production pétrolière qui a été réduite".

En 2025, les stocks mondiaux observés ont atteint plus de 8,2 milliards de barils, constituant un "important coussin de sécurité face à d'éventuelles perturbations", selon l'AIE. La planète consomme environ 100 millions de barils d'or noir chaque jour.

Quant aux membres de l'AIE, ils détiennent "plus de 1,2 milliard de barils de stocks publics d'urgence", ainsi qu'"environ 600 millions de barils supplémentaires de stocks détenus par l'industrie sous obligation gouvernementale".

En France, le gouvernement a martelé qu'il n'y avait pas de risque de manquer de pétrole: le pays détient au total l'équivalent de 108 jours d'importations nettes, selon Bercy.

Les prix du brut ont connu de fortes fluctuations en raison des perturbations de l'approvisionnement, bondissant lundi de 30% à près de 120 dollars le baril avant de refluer après une déclaration de Donald Trump affirmant que la guerre avec l'Iran était "quasiment" finie.

Mais les risques persistent. Téhéran a juré mardi que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre".

Depuis la guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, la République islamique riposte en ciblant notamment des infrastructures énergétiques.

"Le secteur énergétique du Golfe est touché sur plusieurs fronts: les installations énergétiques sont prises pour cible, les capacités d'exportation via le détroit sont entravées et les capacités de stockage sont saturées", a résumé pour l'AFP Robert Mogielnicki, de l'Institut des Etats arabes du Golfe à Washington.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ues-260310

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 07 févr. 2026, 20:58

Le renouvelable et le nucléaire pourraient compter pour environ 50% de l’électricité mondiale d'ici 2030 (AIE)

Agence Ecofin 06 fev 206

D’ici la fin de la décennie 2020, la production mondiale d’électricité pourrait bien reposer sur un équilibre inédit entre plusieurs technologies majeures, avec l’énergie « propre » comme source désormais imposante.

Dans son rapport « Electricity 2026 » publié ce vendredi 6 février 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que les énergies renouvelables et le nucléaire pourraient représenter environ la moitié de la production mondiale d’électricité d’ici 2030. Une évolution qui, selon l’agence, serait portée par une forte accélération du solaire photovoltaïque et par une progression continue du nucléaire civil.

Selon l’AIE, la production mondiale d’électricité issue de sources renouvelables avait déjà presque rejoint celle du charbon en 2025. Elle devrait augmenter d’environ 1000 TWh par an jusqu’en 2030, dont plus de 600 TWh pour le solaire photovoltaïque seul, avec une croissance moyenne de 8 % par an. En parallèle, la production nucléaire mondiale a atteint un niveau record en 2025, soutenue par des redémarrages de réacteurs au Japon, une hausse de la production en France et de nouvelles capacités en Asie.

Cette dynamique mondiale trouve un écho en Afrique, en particulier sur le segment solaire. D’après le rapport « Africa Market Outlook for Solar PV 2026 - 2029 » du Global Solar Council, publié également ce début février, le continent africain a installé 4498 MW de solaire en 2025, soit une hausse de 54 % par rapport à 2024 et un record historique. Selon le scénario médian du rapport, l’Afrique pourrait même ajouter 31,5 GW de capacités solaires cumulées d’ici 2029, avec un taux de croissance annuel composé de 21 %.

Sur le nucléaire, le rapport « Outlook for nuclear energy in Africa » publié en 2025 par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) souligne un intérêt croissant pour l’atome. L’Afrique du Sud, qui demeure le seul pays producteur du continent avec la centrale de Koeberg d’environ 2 GW, a vu la durée de vie des deux unités qui constituent cette dernière être prolongée de 20 ans en 2024 et 2025. De son côté l’Égypte poursuit la construction de la centrale d’El Dabaa (4,8 GW), tandis que plusieurs autres pays ont fait part de leur intérêt pour des projets energétiques nucléaires, incluant des petits réacteurs modulaires.

Dans un scénario jugé optimiste, l’AIEA prédit une multiplication par 10 de la capacité nucléaire installée en Afrique d’ici 2050. Il faut tout de même rappeler que sur le continent, les niveaux de financement mobilisés pour soutenir cette trajectoire apparaissent en deçà des montants nécessaires, alors même que les besoins en électricité sont plus que jamais élevés.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... i-2030-aie

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 14 nov. 2025, 12:06

Rod a écrit :
14 nov. 2025, 07:42
" la transition énergétique avance, mais plus lentement que prévu"

prévu par qui??? Ils ont au courant à l'AIE que l'industrie fossile continue d’investir des milliards de $ dans la recherche de nouvelles ressources.
A votre votre avis l'AIE, c'est pour en faire quoi? Avoir un meilleur inventaire du sous sol de la terre?
:idea:

Missions déclarées de l’AIE

Sécurité énergétique : L’AIE a été créée en 1974 après le choc pétrolier pour coordonner les politiques énergétiques des pays membres et assurer la disponibilité du pétrole en cas de crise. Aujourd’hui, cette mission s’étend à toutes les énergies.

Analyses et prévisions : Elle fournit des statistiques, des projections et des rapports (comme le World Energy Outlook) qui servent de référence mondiale pour comprendre l’évolution des marchés énergétiques.

Transition énergétique : L’AIE œuvre pour un avenir énergétique sûr, durable et abordable, en soutenant les politiques d’efficacité énergétique, le développement des renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Coopération internationale : Elle sert de plateforme de dialogue entre gouvernements, entreprises et institutions afin de coordonner les réponses aux crises et d’harmoniser les politiques énergétiques.

Innovation et recherche : L’agence encourage la recherche et le développement dans le domaine de l’énergie, notamment pour les technologies propres et bas carbone.

Alignement sur l’Accord de Paris : Depuis 2015, l’AIE intègre explicitement les objectifs climatiques de l’Accord de Paris dans ses scénarios et recommandations

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par GillesH38 » 14 nov. 2025, 07:43

dans les éléments de langage de l'AIE , "prévu" signifie "souhaité".

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par Rod » 14 nov. 2025, 07:42

" la transition énergétique avance, mais plus lentement que prévu"

prévu par qui??? Ils ont au courant à l'AIE que l'industrie fossile continue d’investir des milliards de $ dans la recherche de nouvelles ressources.
A votre votre avis l'AIE, c'est pour en faire quoi? Avoir un meilleur inventaire du sous sol de la terre?
Franchement, j'espère juste que ces gus ne soient pas pas payés par de l'argent public.

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 14 nov. 2025, 01:03

Voici pourquoi le pétrole et le gaz ont encore de beaux jours devant eux…

Ecorama •13/11/2025

Alors que l’Agence internationale de l’énergie prévoyait il y a deux ans un déclin de l'utilisation du pétrole et du gaz avant 2030, son dernier rapport rebat les cartes : la transition énergétique avance, mais plus lentement que prévu. Malgré un essor massif des renouvelables, notre dépendance aux énergies fossiles pourrait durer bien au-delà de 2030. Trois scénarios se dessinent : prolonger les politiques actuelles, accélérer les mesures envisagées, ou transformer radicalement le système énergétique pour contenir le réchauffement. Décryptage avec Benjamin Louvet, directeur des gestions Matières Premières chez Ofi Invest AM. Ecorama du 13 novembre 2025, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com
vidéo 11 mn : https://www.boursorama.com/videos/actua ... b450b3db52

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par alain2908 » 12 nov. 2025, 19:11

Parfait, j’ai lu je ne sais ou qu’il en fallait desormais 5.
C’est raisonnable.
Si tu trouves la source ca m’interesse.

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par Rod » 12 nov. 2025, 18:07

bah en 2010, il fallait trouver "4 Arabie saoudite", juste pour maintenir la production. On voit le résultat quinze ans plus tard :-"

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par alain2908 » 12 nov. 2025, 17:29

le résumé de leur rapport https://www.iea.org/reports/world-energ ... y#abstract

Passionnant.
avec plusieurs scénarios proposés.

Dans le scénario tendanciel, ils indiquent qu'il faut trouver 25 MB/jour de pétrole sur de nouveaux champs d'ici 2035 pour équilibrer la demande.
Par contre, ils ne disent pas si c'est un objectif accessible.

On doit pouvoir quantifier ce qui s'est fait sur les 10 dernières années pour se faire une idée.

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par energy_isere » 12 nov. 2025, 08:33

Energies: élan des renouvelables, pic possible du pétrole "vers 2030", selon l'AIE

AFP •12/11/2025

Les énergies renouvelables se déploient au niveau mondial plus vite que les énergies fossiles, malgré les changements de politiques aux Etats-Unis, indique mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui, dans son scénario médian, voit aussi la demande de pétrole "se stabiliser vers 2030".

Les renouvelables, tirées par le solaire photovoltaïque, voient leur demande croître "plus rapidement que toute autre source majeure d'énergie, dans tous les scénarios" présentés par l'AIE dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales (WEO 2025).

Dans ce rapport très attendu par les décideurs, publié alors que se tient la COP30 à Belem, l'AIE présente trois scénarios sur le futur de l'énergie dans le monde: l'un basé sur les politiques actuelles des pays, un autre incluant les mesures à adopter si le monde voulait atteindre la neutralité carbone en 2050, et un scenario médian incluant les mesures que les Etats ont déjà annoncées.

Dans ce scénario médian, les Etats-Unis, du fait des changements de politiques annoncés, ont en 2035 35% de capacités renouvelables en moins par rapport aux prévisions du rapport 2024, "mais au niveau mondial les renouvelables poursuivent leur expansion rapide".

La Chine en reste le premier marché - et premier fabricant - assurant 45 à 60% du déploiement ces dix prochaines années, quels que soient les scénarios envisagés.

Sur le partage des énergies, les chemins en revanche divergent : dans le scénario médian, la demande de charbon atteint un pic et le pétrole se stabilise "aux environs de 2030". En revanche le gaz continue à croître au cours des années 2030 contrairement aux précédentes prévisions, là encore du fait de la nouvelle politique américaine et également de prix plus bas.

Précédemment, il y a deux ans, l'AIE avait évoqué un pic de la demande de tous les fossiles (pétrole, charbon, gaz) dans la décennie, à rebours des prévisions de l'industrie pétrogazière.

Dans le scénario le plus conservateur présenté mercredi, celui basé sur les politiques actuelles, la demande de charbon commence à se replier avant la fin de cette décennie, mais celle de pétrole et de gaz continue à croître jusqu'en 2050.

Pour cette édition, l'AIE a ressuscité ce scénario, qu'elle avait abandonné en 2020 dans le contexte d'un élan global vers la transition énergétique motivé par des enjeux climatiques et de souveraineté.

Pour Rachel Cleetus, de l'Union of Concerned Scientists, interrogée à Belem où se tient la conférence internationale COP30 sur le climat, il "n'est pas représentatif de la réalité de l'accélération (de la transition) dans le monde, ses motivations sont politiques".

- "Deux sujets critiques" -

Filiale de l'OCDE, l'Agence est aujourd'hui dans le collimateur de la très propétrole et climatosceptique administration Trump.

"Nous réformerons le fonctionnement de l'AIE ou nous nous retirerons", avait averti en juillet le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright, dans une interview à Bloomberg.

L'institution, créée en 1974 pour aider les pays riches à affronter le choc pétrolier, a produit depuis les années 2020 des scénarios décrivant un déclin des énergies fossiles et modélisé le chemin à suivre pour atteindre en 2050 la neutralité carbone nécessaire pour freiner le réchauffement.

Pour ce nouveau rapport très scruté, l'AIE précise que les trois voies explorées "ne sont pas des prévisions": "il n'y a pas de scénario unique en matière d'avenir de l'énergie".

Ces trois "scénarios illustrent les points de décision clés à venir, et fournissent un cadre de discussion basé sur des chiffres, sur la façon d'avancer", souligne le directeur de l'Agence, Fatih Birol, dans un communiqué.

Mais si la sécurité énergétique est la préoccupation centrale de nombreux gouvernements, "leurs réponses doivent prendre en considération les synergies et compromis pouvant surgir d'autres objectifs -- accessibilité, compétitivité, changement climatique", ajoute-t-il.

Le rapport, qui appelle à la coopération et des efforts concertés, aborde de fait bien des enjeux: le boom de la demande d'énergie, et en particulier l'essor de l'électricité, les défis de l'approvisionnement en métaux critiques...

Et surtout, sur "deux sujets critiques, le monde est en-deça des objectifs qu'il s'est fixés, insiste-t-il: l'accès universel à l'énergie et le changement climatique", note l'AIE.

Quelque 730 millions d'humains vivent sans électricité.

Quant au climat, les trois scénarios entraîneront le monde au-delà de 1,5°C de réchauffement annonciateur d'impacts majeurs. Seul le scénario neutralité carbone permettrait, à plus long terme, de revenir sous ce seuil, souligne l'AIE, qui relève que 2024 a été l'année la plus chaude enregistrée.

En attendant, le secteur de l'énergie "devra se préparer aux risques générés" notamment par des températures accrues. Selon l'AIE, plus de 200 millions de foyers ont subi en 2023 des dysfonctionnements liés aux infrastructures, à 85% des incidents sur les lignes et réseaux.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 5a8d3ccc5b

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par GillesH38 » 20 oct. 2025, 08:57

alain2908 a écrit :
20 oct. 2025, 06:39
Je n'arrive pas à prendre cela comme une bonne nouvelle.

intrinséquement, ça serait de nature à maintenir des prix bas. (donc favorable aux pays consommateurs)
mais l'absence d'investissement que cela engendre (tant dans l'exploitation que dans les Energies renouvelables )associée à un pic de production annoncé proche me laisse penser que cela conduira à une baisse de la production plus abrupte ensuite.

bref je suis inquiet pour les années 2030-2035 (voire un peu avant).
tu fais partie de ceux qui ne prennent pas comme une bonne nouvelle l'annonce d'une baisse rapide des émissions de CO2 alors ?

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par kercoz » 20 oct. 2025, 07:28

Il est possible qu'une des raisons soit une pression pour freiner le développement des véhicules élec ds les pays riches.

Re: [Chiffres] Surveillons les prévisions de l'AIE (Agence OCDE)

par alain2908 » 20 oct. 2025, 06:39

Je n'arrive pas à prendre cela comme une bonne nouvelle.

intrinséquement, ça serait de nature à maintenir des prix bas. (donc favorable aux pays consommateurs)
mais l'absence d'investissement que cela engendre (tant dans l'exploitation que dans les Energies renouvelables )associée à un pic de production annoncé proche me laisse penser que cela conduira à une baisse de la production plus abrupte ensuite.

bref je suis inquiet pour les années 2030-2035 (voire un peu avant).

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