Gaz en France

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Re: Gaz en France

par energy_isere » Hier, 19:34

L’opérateur de terminaux méthaniers Elengy, en forte hausse en 2025, arrêtera fin 2028 les activités GNL de Fos Tonkin
Les grèves et les travaux sur l’artère du Rhône n’ont pas empêché l’activité dans les trois terminaux GNL d’Elengy (Montoir-de-Bretagne, Fos-Cavaou et Fos-Tonkin) de bondir en 2025. Parmi les faits marquants de l’année dernière : la décision d’arrêter définitivement, fin 2028, les activités de GNL de Fos-Tonkin. Les explications de Christophe Thil, directeur stratégie, développement et commercialisation d’Elengy.

Image
Le taux d’utilisation moyen dans les terminaux d’Elengy a atteint 71 % en 2025. | FRANCK BADAIRE/ELENGY

Carole LANZI. Publié le 18/01/2026 Le marin

Le taux d’utilisation moyen dans les terminaux d’Elengy a atteint 71 % l’an dernier, contre 57 % en 2024.

Cela malgré les grèves et les travaux sur l’artère du Rhône, que le gestionnaire de réseau NaTran prévoit désormais de poursuivre au moins jusqu’à fin août.

Entre mars et juillet, période de remplissage des stockages de gaz, nos terminaux ont quasiment été utilisés au maximum de leurs capacités, constate Christophe Thil, directeur stratégie, développement et commercialisation d’Elengy. Le record journalier d’émission de gaz sur le réseau a même été battu, le 14 mars, avec 870 GWh émis, l’équivalent de 36 tranches de centrales nucléaires.

Au global, les volumes déchargés dans les trois terminaux ont crû de 24 %, à 185 TWh. Quelque 242 opérations de déchargement y ont eu lieu, soit 30 % de plus qu’en 2024.

Pas de transbordement russe

À l’inverse, le nombre de chargements de micro-méthaniers est tombé à 29, huit de moins qu’en 2024. Quelques opérations n’ont pas été réalisées du fait des grèves. Le nombre de soutages liés aux lignes de CMA CGM a en outre diminué , explique Christophe Thil, qui s’attend à retrouver un niveau croissant de chargements de micro-méthaniers en 2026 .

Pour ce qui est des transbordements, aucun n’a eu lieu en 2025 du fait de l’interdiction de transborder du GNL russe.

Par ailleurs, après le lancement en mars d’une offre de liquéfaction de biométhane certifié, deux premiers soutages de navires en bioGNL ont été réalisés.

2025 a aussi été marqué par la décision de cesser fin 2028 les activités GNL de Fos-Tonkin, dont la capacité actuelle est de 18 TWh/an, la profondeur de la darse ne permettant pas de recevoir les méthaniers standards actuels , indique Christophe Thil. La capacité de regazéification d’Elengy sera ramenée à 240 TWh/an à partir de 2029.

Reconversion de Fos-Tonkin

Sous réserve des décisions finales d’investissement, Fos-Tonkin sera transformé en terminal d’importation d’ammoniac bas carbone via le projet Medhyterra et en terminal d’exportation de CO2 via Rhône CO 2 , explique Christophe Thil. Les études d’ingénierie de base devraient être lancées cette année sur ces deux projets.

En 2026, Elengy s’attend à un taux d’utilisation moyen de ses terminaux de l’ordre de 70 %, avec un niveau élevé à Montoir pour compenser l’indisponibilité de l’artère du Rhône à Fos. Tout dépendra des niveaux de stockage à la fin de l’hiver, partis pour être assez bas , précise Christophe Thil.
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... 4ed90b3d12

Re: Gaz en France

par energy_isere » 17 déc. 2025, 11:58

suite du post au dessus.
Gaz et sécurité énergétique : l'Etat va débrancher le terminal méthanier flottant du Havre en mai 2026

Boursorama avec Media Services •17/12/2025

Symbole de la crise énergétique consécutive à l'invasion russe en Ukraine, le terminal méthanier installé par TotalEnergies dans le port du Havre vit ses dernières semaines. L'Etat mettra ainsi fin le 8 mai au maintien en exploitation du "Cape Ann", navire dôté d'équipements de regazéification dont TotalEnergies avait annoncé le démantèlement fin novembre à la suite d'une décision judiciaire. "A compter du 8 mai 2026, il est mis fin au maintien en exploitation du terminal méthanier flottant", est-il écrit dans l'arrêté publié au Journal officiel, qui cite notamment la décision du tribunal administratif de Rouen datée du 16 octobre.

"Filet de sécurité" face à l'incertitude en approvisionnement

Le Cape Ann, avait été ancré en octobre 2023 dans le port du Havre, afin de sécuriser l'approvisionnement du pays en gaz naturel liquéfié (GNL) — du gaz sous forme liquide livré par navires depuis les zones de production. Son installation avait été décidée en 2022 par l'État et autorisée par arrêté en avril 2023, dans le contexte de la guerre en Ukraine et des craintes de pénuries d'énergie en Europe, liées à la quasi-interruption des livraisons de gaz russe dans les gazoducs terrestres.

TotalEnergies souligne avoir "mis à disposition de la France, à ses frais et sans aucune subvention publique", ce terminal qui a agi comme un "filet de sécurité", en cas de pics de demande ou de tensions d'approvisionnement, souligne le groupe dans son communiqué.

Le 25 novembre, TotalEnergies avait annoncé "démobiliser son terminal méthanier flottant (FSRU) du Havre" indiquant qu'il "n'est plus aujourd'hui nécessaire, comme en témoigne son absence d'utilisation et comme l'a constaté le tribunal administratif de Rouen". Le projet avait fait l'objet de multiples recours en justice portés par des associations de défense de l'environnement au nom de la lutte contre le réchauffement climatique qui avaient finalement obtenu gain de cause.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... fa6bb1e203

Re: Gaz en France

par energy_isere » 25 nov. 2025, 19:36

Suite de 2 posts au dessus.
Énergie : Pourquoi TotalEnergies démobilise le terminal gazier flottant du Havre

TotalEnergies a annoncé le 25 novembre sa décision de démobiliser le terminal de regazéification du gaz naturel liquéfié, ou FSRU, qu’il avait installé dans le port du Havre en 2023, lors de la crise énergétique provoquée par la Russie et son invasion de l’Ukraine.

Aurélie Barbaux le 25 novembre 2025

Image
Le teminal méthanier Flottant de TotalEnergies, Cape-Ann, au Havre.

Il ne reste plus que quelques jours aux curieux qui n’ont jamais vu un terminal de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) flottant ou FSRU, pour aller en voir un au Havre.

Celui que TotalEnergies avait mis en service en septembre 2023, pour augmenter les capacités d’importation de GNL afin de compenser les importations terrestres de gaz russe,... (abonnés)
https://www.usinenouvelle.com/energie/e ... YLOGQ.html

Re: Gaz en France

par energy_isere » 25 oct. 2025, 11:34

Storengy lance la campagne de commercialisation de ses capacités de stockage de gaz pour les années 2026-27 à 2029-30

édité le 15/10/2025 - europetrole.fr

Storengy lance la campagne de commercialisation de ses capacités de stockage de gaz pour les années 2026-27 à 2029-30
Le mardi 14 octobre, Storengy a lancé sa campagne commerciale 2025/2026 en France. L’entreprise a présenté ses produits et son calendrier d’enchères, qui pourrait s’ouvrir dès le 22 octobre 2025, et qui concerne les 4 années stockage à venir : 2026-27 à 2029-30.

Avec près de 75% du parc français de stockage de gaz, Storengy continue d’assurer un rôle central dans la sécurité d’approvisionnement de la France. Ces stockages souterrains permettent d’alimenter en gaz près de 11 millions de consommateurs tout au long de l’hiver.

Une offre diversifiée et stable, adaptée aux besoins des clients

Pour cette campagne de commercialisation, l’offre s’est articulée sur trois gammes de produits :
- Saisonniers (soutirage en 158 jours) : Serene Atlantique et Serene Nord
- Médians (soutirage en 69 jours) : Sediane Nord
- Rapides (soutirage en 26 jours) : Saline

Les enchères se dérouleront d’octobre 2025 à septembre 2026, selon un calendrier public sur mystorengy.fr, avec notamment des guichets fixes en janvier et février 2026 pour les capacités Sediane et Saline.

Un marché français robuste face aux tensions

Alors que le marché européen du gaz a été fortement perturbé par des tensions géopolitiques et impacté par des décisions politiques européennes, le système français de stockage a permis d’assurer une continuité aux acteurs du marché.

Grâce à une stratégie de vente anticipée et pluriannuelle, Storengy contribue à la stabilité du système et à la visibilité du marché sur le moyen terme.

Sur les 90,2 TWh de capacités totales disponibles pour 2026-27, près de 63 TWh ont d’ores et déjà été vendus, dont une partie dans le cadre de contrats pluriannuels. Le lancement de cette nouvelle campagne permettra de commercialiser le volume restant pour l’année 2026-27, soit un peu plus de 27 TWh, constitué exclusivement de produits médians et rapides.

Sur les 3 années suivantes, Storengy annonce viser la commercialisation de près d’une centaine de TWh de capacités de stockage, principalement de produits saisonniers, utilisant ainsi les souplesses permises par la récente Délibération de la CRE n° 2025-220 du 24 septembre 2025.

Des services toujours plus digitaux et flexibles
.....................
https://www.euro-petrole.com/storengy-l ... -n-f-29127

Re: Gaz en France

par energy_isere » 17 oct. 2025, 22:29

Le tribunal administratif de Rouen oblige TotalEnergies à démonter son terminal méthanier au Havre

Article de Claude MAINE. 17 oct 2025

La décision d’installer un méthanier flottant dans le port du havre (Seine-Maritime) avait été prise par le ministère de la Transition énergétique en mars 2023 après les craintes d’approvisionnement de la France en gaz naturel liquide que faisait planer la guerre en Ukraine. Jeudi 16 octobre 2025, le tribunal administratif de Rouen, saisi par l’association Écologie pour Le Havre annule cette décision et donne deux mois à TotalEnergies pour démanteler son installation.

Le tribunal administratif de Rouen (Seine-Maritime), dans une décision de jeudi 16 octobre 2025, demande à TotalEnergies de désinstaller son terminal méthanier flottant dans le port du Havre « dans un délai de deux mois ». L’association Écologie pour Le Havre (EPLH) avait saisi cette instance judiciaire au nom de la défense de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le 13 mars 2023, le ministère de la Transition énergétique a pris un arrêté pour mettre en service un terminal méthanier et traiter du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le contexte de la guerre en Ukraine et de menaces possibles sur l’approvisionnement de la France en GNL. Le Cape Ann, un navire doté d’équipements de regazéification, avait été ancré en octobre 2023 dans le port du Havre.

L’association EPLH a argumenté sur la capacité des quatre méthaniers terrestres de France à approvisionner en gaz est suffisante. L’association a aussi « fait valoir que les terminaux méthaniers de Dunkerque, de Montoir et de Fos-Cavaou prévoient des travaux d’extension de leurs capacités, ce qui amoindrit la nécessité du maintien du terminal méthanier flottant du Havre, observent les juges dans leurs observations. De plus, elle fait valoir que le terminal méthanier flottant du Havre, qui représente 8 % des capacités totales nationales, n’a été utilisé entre janvier 2024 et novembre 2024 qu’à 15 % de sa capacité et qu’il est inutilisé depuis août 2024, ce qui ressort d’ailleurs des données librement accessibles en ligne sur le site internet de Gas Insfrastructure Europe alsi.gie.eu. »

Un délai de deux mois pour abroger l’autorisation d’installation du méthanier

Le tribunal administratif de Rouen enjoint « le ministre chargé de l’Energie de prendre une décision d’abrogation de l’arrêté du 13 mars 2023 dans un délai de 2 mois ».

« C’est une grosse victoire », celle « du pot de terre contre le pot de fer », s’est réjoui Julien Bayou, avocat de l’association Écologie pour le Havre (EPLH), cité par l’AFP (Agence France Presse). L’avocat espère que de nombreuses autres associations « se saisiront de cette décision pour d’autres projets polluants qui ne sont plus nécessaires ».

TotalEnergies a la possibilité de contester cette décision devant le Conseil d’État.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/fra ... e1c&ei=110

Re: Gaz en France

par energy_isere » 18 févr. 2025, 22:22

En Charente, Verallia décarbone l'un de ses fours grâce à la pyrogazéification du bois

Verallia France a signé avec la PME bretonne Charwood Energy un contrat de 21 ans pour la vente de syngas, un combustible produit par la pyrogazéification du bois. Destiné à la verrerie de Châteaubernard, il permettra d’économiser 6000 tonnes de CO2 par an.

Laurent Rousselle 18 février 2025

Image
Le site verrier de Châteaubernard est spécialisé dans la production de bouteilles et carafes destinées aux acteurs des spiritueux.

Du gaz de synthèse issu de biomasse, c'est le pari de Verallia France pour alimenter l’un des trois fours de son site de Châteaubernard (Charente). Le spécialiste de l’emballage alimentaire en verre, a signé, fin janvier, un contrat d’approvisionnement de 21 ans avec l'entreprise bretonne Charwood Energy, spécialisée dans la valorisation énergétique de la biomasse.
... abonnés
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... s.N2227596

Re: Gaz en France

par energy_isere » 31 janv. 2025, 01:49

GRTgaz devient NaTran pour ancrer ses réseaux dans la transition énergétique

Boursorama avec AFP •30/01/2025

Le principal gestionnaire français du transport de gaz GRTgaz s'appelle désormais NaTran, un nouveau nom pour acter sa volonté de devenir un "acteur de référence" des réseaux qui achemineront les gaz de la transition énergétique (biométhane, hydrogène et CO2), a annoncé jeudi le groupe.

"Ce nouveau nom évoque notre activité cœur de métier d'opérateur de transport" et "notre engagement fort dans la transition énergétique", a résumé Sandrine Meunier, directrice générale du groupe né en 2005 de la séparation des activités de production et commercialisation de l'ex-Gaz de France de celles de distribution et de transport.

La branche production et commercialisation avait fusionné avec Suez, avant de se rebaptiser Engie, en 2015, tandis que GRDF prenait en charge les activités de distribution, et GRTgaz, celles de transport.

Selon GRTgaz, détenu à 60,8% par Engie et à 38,6% par la Caisse des dépôts, "NaTran" associe des abréviations des mots "Nature" et "Transports" et "Transition".

L'entreprise gère un réseau de 32.000 km de canalisations reliées à l'Europe, qui transporte du gaz d'origine fossile aujourd'hui, mais qui est amené à se transformer pour répondre au défi de la décarbonation.

GRTgaz se prépare à transporter plus de biométhane (du gaz renouvelable) mais aussi, pour accompagner la décarbonation de l'industrie et des transports, de l'hydrogène et du CO2.

Ce changement d'identité se double d'un nouveau projet d'entreprise NaTran2030 pour accélerer cette transformation et répondre aux défis de la neutralité carbone d'ici 2050.

Pour cela, GrtGaz se dote d'objectifs "plus précis et plus proches": il groupe prévoit que, d'ici 2030, 50% de ses investissements annuels, aujourd'hui d'environ 400-450 millions d'euros, seront consacrés à la transition gazière (contre 25% aujourd'hui). Parallèlement, il confirme son objectif de multiplier par 5 la part de gaz renouvelables (biométhane) dans ses réseaux en France.

En outre, il compte "faire émerger plus de 1.000 km de réseaux" dans la logistique de l'hydrogène bas carbone et du CO2 en Europe d'ici 2030. Le CO2 capté à partir d'usines et chaudières très émettrices sera acheminé vers des projets de stockage, évitant ainsi d'envoyer dans l'atmosphère ce gaz à effet de serre.

Pour l'heure, parmi les cinq projets de transport d'hydrogène pilotés par GRTgaz, "les plus avancés" sont d'une part MosaHYc, un projet comportant 100 km de réseau en France et en Allemagne avec une mise en service prévue en 2028. D'autre part, les corridors BarMar et Hyphen, qui vont traverser la France depuis l'Espagne jusqu'à l'Allemagne, avec une mise en service "aux alentours de 2030".

Malgré le coup de froid sur le secteur industriel de l'hydrogène vert, en panne de financements, le groupe se veut optimiste. "On confirme, nous, avoir des besoins, des demandes de la part de nos clients", a souligné Anthony Mazzenga, directeur du développement à GRTgaz.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 25cf133531

Re: Gaz en France

par energy_isere » 23 nov. 2024, 23:05

Gaz : Storengy rappelle « le rôle central du stockage » à l'approche de l'hiver

le 19 novembre 2024

Le gestionnaire de capacités de stockage gazier Storengy a souligné, lors de sa conférence de presse annuelle ce 19 novembre, le rôle stratégique de ses actifs pour assurer la sécurité d'approvisionnement en France. Mais aussi dans le cadre de la transition énergétique, avec l'adaptation de ses sites au stockage d'hydrogène.

Près de 130 TWh de capacités de stockage

Pour stocker du gaz naturel en grandes quantités, la France a recours à différentes structures géologiques souterraines existantes ou qui sont aménagées : les nappes aquifères, les gisements d'hydrocarbures épuisés dits « déplétés » et les cavités salines(1).

La France dispose actuellement de l'équivalent de 130 TWh de capacités de stockage de gaz, ce qui correspond à environ un tiers de sa consommation annuelle.

Sur ce total, 100 TWh sont exploités par Storengy, filiale d'Engie qui dispose de 14 sites de stockage gazier en France (et de 7 autres en Allemagne et au Royaume-Uni, ce qui en fait le 1er opérateur de stockage souterrain en Europe).

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Un rôle « crucial » lors des pics de consommation

Storengy rappelle que ses capacités de stockage sont « cruciales » pour assurer la sécurité d'approvisionnement des 10,5 millions de consommateurs de gaz naturel en France (compte tenu de la production très limitée sur le territoire national).

« Avoir ce volume accessible localement, c'est se prémunir vis à vis des facteurs externes influençant les prix » et anticiper les problèmes d'approvisionnement, comme l'a mis en exergue la crise énergétique suite à la guerre en Ukraine.

L'Union européenne impose à ce titre aux États membres d'atteindre un niveau de remplissage de 90% de leurs capacités de stockage gazier au 1er novembre (un niveau atteint dès le 5 septembre cette année par la France(2)).

En hiver, les sites de stockage fournissent « plus de 50% de la consommation de gaz lors des pics », souligne Storengy. Par exemple, le 10 janvier 2024,1 706 GWh de gaz avaient été soutirés des sites de stockage français, ce qui correspondait à 65% de la consommation ce jour-là.

L'hiver 2024-2025 est ainsi considéré comme « sécurisé », avec un système « robuste » permettant d'aider les pays voisins en cas de besoin.

Une transformation majeure à venir

Si la situation actuelle des acteurs du stockage gazier est « confortable » pour l'hiver à venir, le secteur va être confronté à de grands bouleversements à l'avenir. La consommation française de gaz est en effet en baisse : elle s'est élevée à 381 TWh en 2023, passant ainsi en dessous de la barre annuelle des 400 TWh.

Storengy souligne toutefois que l'électrification du système énergétique ne pourra pas être totale et prépare ainsi ses sites à stocker du gaz « renouvelable », à savoir du biométhane (dont le développement a dépassé les objectifs de la PPE(3)) et plus encore de l'hydrogène.

À ce titre, Storengy travaille actuellement sur 3 projets dédiés au stockage d'hydrogène en France : HyPSTER (premier démonstrateur de stockage souterrain d'hydrogène renouvelable dans l'Ain(4)), Storgrhyn (développement de capacités de stockage additionnelles en cavité saline dans la région Grand-Est) et GéoH2 (démonstrateur de stockage d'hydrogène dans les cavités salines de Manosque).

Storengy précise que les cavités permettant actuellement de stocker du gaz naturel peuvent être utilisées pour stocker de l'hydrogène à l'avenir mais que les installations en surface devront changer (notamment compte tenu de la petite taille de la molécule d'hydrogène nécessitant une étanchéité différente).

Dans cette optique, le gestionnaire français attend que des objectifs de développement clairs du stockage d'hydrogène soient fixés pour « dérisquer » les investissements associés. « Si début août 2024, le paquet législatif de l'UE sur la décarbonation de l'hydrogène et du gaz est entré en vigueur, il s’agit désormais pour l’ensemble des Etats membres disposant de stockages, de poser rapidement un cadre réglementaire à mettre en place avant 2033. »

Sources / Notes

1/ Les cavités salines permettent une plus grande réactivité, le débit y étant 5 à 6 fois plus important que celui des autres types de stockage souterrain.
2/ Le niveau de remplissage avoisinait 95% au 1er novembre 2024.
3/ Le biométhane est la « seule énergie à avoir dépassé les objectifs de la PPE » souligne Storengy : l'objectif de capacité de production annuelle était fixé à 6 TWh par an à fin 2023, et une capacité de 9 TWh a finalement été atteinte (et 12 TWh raccordés en août 2024).
4/ Les tests techniques en cours d'étanchéité - en injectant de l'hydrogène à différents niveaux du puits - ont été jugés « concluants » par Storengy, qui va réaliser des tests de « cyclage » (stockage et déstockage dans la cavité pour assurer la réplicabilité).
https://www.connaissancedesenergies.org ... -de-lhiver

Re: Gaz en France

par energy_isere » 16 nov. 2024, 10:02

Des clients Primagaz ici ?
Primagaz sommé de prendre des "mesures immédiates" après des plaintes de "centaines" de clients

AFP le 15 nov. 2024

Le Médiateur de l'énergie a sommé vendredi la direction du fournisseur de gaz Primagaz de prendre des "mesures immédiates" suite à "plusieurs centaines" de saisines de la part de clients "pénalisés par le changement de système d'information de l'entreprise".

"Depuis l'automne 2023, les clients du fournisseur de gaz de pétrole liquéfié (GPL) Primagaz sont pénalisés par le changement de système d'information de l'entreprise", résume le médiateur dans un communiqué publié sur son site.

Il indique que "ce sont plusieurs centaines de clients qui ont fait appel au médiateur national de l'énergie en raison d'un litige avec leur fournisseur, et de leurs difficultés à joindre le service client de l'entreprise pour le résoudre".

Le médiateur cite: "difficultés de livraison dans un premier temps, défaut d'activation ou de résiliation de contrats, compteurs non enregistrés, absence de factures, blocages de prélèvements, espace clientèle inaccessible, factures incompréhensibles ou excessives, non-remboursement de trop-perçu...".

"Compte tenu de la gravité de la situation, qui perdure sans amélioration notable, Olivier Challan Belval (le médiateur de l'énergie, NDLR) a adressé un courrier le 28 octobre 2024 au président-directeur général de Primagaz, Jan Schouwenaar, pour lui demander solennellement de prendre les mesures nécessaires et dédommager correctement ses clients lésés", précise le communiqué.

Il indique que dans sa réponse en date du 12 novembre, M. Schouwenaar "+regrette la mauvaise expérience+ vécue par ses clients ces derniers mois, assure que les équipes de Primagaz sont +mobilisées pour le rétablissement d'un service de qualité+, tout en regrettant que le médiateur national de l'énergie ne prenne pas en considération les difficultés de l'entreprise, et notamment +l'impact financier non négligeable+ sur l'entreprise causé par les retards de facturation", est-il rapporté.

"Considérant que Primagaz ne prend pas les justes mesures que ses clients sont en droit d'attendre pour être rétablis dans leurs droits", le médiateur "demande à la direction de Primagaz de renforcer les moyens mis en oeuvre pour que tous les problèmes de facturation de ses clients soient réglés avant la fin de l'année, qu'ils soient dédommagés à hauteur de leur préjudice, et que des facilités de paiement leur soient accordées quand ils en ont besoin".
https://www.connaissancedesenergies.org ... nts-241115

Re: Gaz en France

par energy_isere » 23 oct. 2024, 20:05

............
En France, le terminal méthanier flottant du Havre, le Cape Ann, mis en service par TotalEnergies à l’automne 2023 et dont l’utilité est vivement contestée par des associations écologistes, a permis de mettre sur le réseau 10 TWh sur les 22 TWh qu’il est en capacité d’émettre , selon Sandrine Meunier. La dirigeante y voit un outil pour assurer la flexibilité et la sécurité d’approvisionnement de la France.

Image
extrait de : https://lemarin.ouest-france.fr/energie ... 32f1fd8b7b

Re: Gaz en France

par energy_isere » 23 oct. 2024, 19:51

Gaz: la France a les infrastructures nécessaires "quelle que soit la rigueur de l'hiver" prochain

AFP le 23 oct. 2024

La France a les infrastructures gazières nécessaires pour se chauffer et être solidaire avec ses voisins "quelle que soit la rigueur de l'hiver prochain", ont estimé mercredi les gestionnaires du réseau de transport de gaz GRTgaz et Teréga.

"Le réseau français est en mesure d'assurer les approvisionnements nécessaires pour couvrir les besoins en consommation et en transit vers l'Europe, même en cas de forte baisse des températures", estiment les deux principaux gestionnaires dans leur "perspectives gazières" pour 2024-2025, très loin des craintes de pénuries suscitées par le bras de fer gazier avec la Russie à l'hiver 2022-2023.

Pour établir ce constat, les deux entreprises ont pris en compte des facteurs comme "les flux d'approvisionnement, la baisse de la consommation observée en 2023, la consommation des centrales électriques à gaz, la production de gaz renouvelable, ainsi que le niveau de remplissage important des stockages".

Celui-ci était lundi de 95%, un niveau comparable aux hivers précédents "afin de pouvoir couvrir les consommations d'un hiver froid et tardif", notent les deux transporteurs.

Cet équilibre, notent-ils, "repose sur des importations soutenues depuis la Norvège, les Pays-Bas et l'Espagne, sur des approvisionnements en GNL dans les terminaux méthaniers, sur une gestion rigoureuse des stocks, ainsi que sur le maintien de la sobriété énergétique à des niveaux comparables à ceux observés l'hiver précédent".

Depuis l'hiver 2021-2022, en dépit d'une baisse de 70% des importations de gaz russe toutes sources confondues (gazoduc et GNL), le système gazier européen "a réussi à s'adapter pour garantir la sécurité d'approvisionnement".

"Douze nouveaux points d'entrée" pour importer du gaz "ont été créés en Europe depuis 2022 (dont quatre seront mis en service d'ici fin 2024) grâce au développement rapide de terminaux méthaniers flottants", permettant notamment de faire venir du GNL des Etats-Unis par bateau, notent les auteurs de l'étude.

Lors de l'hiver 2023-2024, la solidarité européenne s'est "renforcée en France, affichant un important transit vers l'est représentant un volume net de 83 TWh vers la Belgique, l'Allemagne et la Suisse", a-t-on ajouté de même source.

"En cas de pointe de froid tardive où des situations de déficit ponctuel pourraient apparaître, la marge de sécurité est faible, notamment si les stockages ont été trop sollicités au début de l'hiver", notent toutefois GRTgaz et Teréga, qui appellent à "préserver les stockages en début d'hiver" et à poursuivre les efforts de sobriété.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ain-241023

Re: Gaz en France

par energy_isere » 12 sept. 2024, 23:05

France: Consommation de gaz vue en baisse de 2,9% par an d'ici 2035, selon une étude

Reuters •12/09/2024

La consommation française de gaz devrait reculer d'environ 2,9% par an d'ici 2035 pour s'établir à 282 térawatts-heure (TWh) environ en raison des objectifs de neutralité carbone du pays et des efforts d'efficacité énergétique, selon une étude publiée jeudi par les gestionnaires de réseaux.

L'injection de gaz renouvelables et bas carbone sur le réseau augmenterait pour représenter environ 20% du gaz consommé en 2030 - sur une consommation totale de 321 TWh - et plus de 40% en 2035, ont également indiqué GRDF, GRTgaz et Terega dans leur étude.

La production de gaz renouvelables et bas carbone (hors hydrogène) atteindrait ainsi 60 TWh en 2030 et le double cinq ans plus tard.

La consommation française de gaz a baissé de 3,6% par an en moyenne de 2018 à 2023, avec un recul particulièrement marqué l'an dernier en raison des effets cumulés d'un climat doux persistant, des changements de comportements et du maintien des économies d'énergies consécutives à la guerre en Ukraine.

Les gestionnaires des réseaux de gaz français ont précisé que la consommation de gaz au cours des dix prochaines années dépendrait fortement de la disponibilité du parc nucléaire et du déploiement des nouveaux moyens de production d'électricité renouvelable, en France comme dans les pays voisins, ainsi que du rythme d'électrification des usages.

"Le retard pris sur certaines ambitions de la transition énergétique ou a contrario les conséquences de politiques plus volontaristes sur la réindustrialisation, pourraient nécessiter des volumes supérieurs de gaz", ont-ils souligné dans un communiqué.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0bba993596

Re: Gaz en France

par energy_isere » 12 sept. 2024, 19:43

La filière gazière prévoit une situation « sereine » pour l'hiver en France

AFP le 12 sept. 2024

La filière gazière française s'est montrée "sereine" pour l'hiver prochain, compte tenu de stocks déjà bien remplis, en dépit de l'arrêt du transit du gaz russe via l'Ukraine, jeudi lors d'une conférence de presse.

Des stockages remplis à près de 90% en France

"A date, on est assez serein sur le passage de l'hiver à venir, on est à peu près dans les mêmes conditions que l'année dernière, même en léger mieux, puisque les stockages sont à peu près remplis à 90%", a déclaré Sandrine Meunier, directrice générale de GRT Gaz, principal opérateur français de transport de gaz et deuxième transporteur européen.

"On a des consommations qui sont stables, et des approvisionnements en GNL qui sont aussi d'un bon niveau, donc on ne voit pas vraiment de tensions sur le réseau à date", a-t-elle ajouté, tout en appelant au maintien de la "sobriété" afin de se prémunir d'une forte pointe de froid éventuelle.

"Depuis 2022, il y a eu vraiment une très grosse anticipation dans le remplissage des stockages", a renchéri Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF, principal opérateur de la distribution du gaz. Elle a souligné que le niveau de 90% de remplissage des stocks était constaté auparavant "beaucoup plus tard dans la saison, vers octobre ou mi-novembre".

"On a un hiver 2024-2025 qui est sécurisé et, en fonction des prix de marché, la constitution des stocks se fera de la manière la plus judicieuse, mais aujourd'hui, on n'est pas en alerte sur ces sujets pour notre hiver", a conclu Mme Poirier-Dietz.

Incertitudes liées à l'annonce de Volodymyr Zelensky

A la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou et de la réduction drastique des approvisionnements russes, les vingt-sept pays membres de l'Union européenne avaient adopté en juin 2022 un cadre législatif les contraignant à atteindre collectivement un taux de remplissage de leurs stockages de gaz de 90% au 1er novembre de chaque année.

L'objectif était de renforcer leur autonomie énergétique et de réduire leur dépendance aux approvisionnements de gaz russe.

Si cette dépendance s'est considérablement réduite depuis février 2022 et le début de la guerre menée par la Russie en Ukraine, grâce au recours croissant au gaz naturel liquéfié acheminé par bateau, et à la montée en puissance de la Norvège en ce qui concerne l'approvisionnement par gazoduc, la Russie a continué à fournir du gaz à l'Europe via l'Ukraine.

Mais le président Volodymyr Zelensky a annoncé le 27 août que l'Ukraine ne renouvellerait pas son contrat la liant jusqu'au 31 décembre à la Russie, amenant une part d'incertitude pour l'approvisionnement des pays d'Europe à moyen terme. Selon les derniers relevés disponibles, au 10 septembre, la France était à près de 92% de remplissage de ses stockages et les pays de l'UE en moyenne à 93%.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nce-240912

Re: Gaz en France

par energy_isere » 23 avr. 2024, 20:18

France: le gaz renouvelable progresse, la filière demande de la clarté politique

AFP le 23 avr. 2024

La France a produit 31% de gaz renouvelable en plus en 2023 par rapport à l'année précédente, indiquent mardi les chiffres du secteur qui, après un trou d'air, demande de la clarté politique à l'Etat.

L'an dernier, les quantités de gaz issu de la méthanisation de biodéchets (agricoles, alimentaires, boues de stations d'épuration, etc.) et injecté dans les réseaux de gaz ont atteint 9,1 térawattheures (TWh), soit +31% comparé à 7 TWh fin 2022, selon le 9e Panorama des gaz renouvelables, produit par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Gaz et Territoires, GRDF, GRTgaz et Teréga.

"Cette filière, apparue au début des années 2010, s'installe durablement dans le mix énergétique français", soulignent les acteurs du secteur, qui visent 60 TWh en 2030, 70 TWh si on inclut le biogaz générant de l'électricité et celui produisant directement de la chaleur.

139 installations ont été raccordées en 2023, portant le total à 652 unités, avec une capacité de production annuelle globale de 11,8 TWh (sur une consommation totale de gaz de 381 TWh en France l'an dernier).

"Quintupler est un objectif absolument raisonnable, si la volonté politique est là", a souligné mardi la directrice générale de GRDF, Laurence Poirier-Dietz, qui, outre les méthaniseurs agricoles, voit se développer les sites liés aux stations d'épuration, aux déchets non dangereux et aux biodéchets alimentaires (dont la collecte séparée est obligatoire depuis janvier).

Le biométhane a cependant souffert depuis 2020 d'une baisse du tarif d'achat qui a bloqué nombre de projets, devenus non rentables face à la hausse des coûts des matériaux et de l'électricité.

Alors que le secteur se remet juste de ce trou d'air après une révision du tarif décidée mi-2023 pour les projets inférieurs à 25GWh/an, il alerte sur un "manque de visibilité à court et moyen termes sur le cadre économique des plus grandes installations".

Pour soutenir les projets supérieurs à 25 GWh/an, il attend un décret, promis pour l'été, sur l'obligation pour les fournisseurs de gaz d'offre "verte" au secteur résidentiel/tertiaire, une offre qui sera actée par des "certificats de production de biogaz".

Pour tenir ses objectifs à 2030, la filière pousse aussi l'essor de modes de production encore frémissants, dont la pyrogazéification et la gazéification hydrothermale (respectivement biomasse sèche et biomasse humide converties en gaz par un processus à haute température).

"Seul un cadre stable, prévisible, au bon niveau de soutien, permettra le développement dynamique de projets", résument les acteurs, réclamant "un engagement politique qui affirme des objectifs ambitieux à l'horizon 2030".

"Le problème est qu'il n'y a aujourd'hui ni loi de programmation ni rien" sur la transition énergétique à venir du pays, a souligné Jules Nyssen, président du SER. "Or les signaux de marché ne suffiront pas seuls à pousser cette transformation".

La feuille de route énergétique de la France, qui devait faire l'objet d'un débat parlementaire, se fait attendre. Le gouvernement, doté d'une majorité relative, a annoncé qu'elle passerait par un décret.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-240423-0

Re: Gaz en France

par energy_isere » 29 mars 2024, 22:46

Dunkerque LNG ouvre de nouvelles capacités gazières
Un appel d’offres a été lancé par Dunkerque LNG. Le terminal méthanier possède une capacité annuelle de regazéification équivalente à 20 % de la consommation annuelle française et belge.

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Le terminal méthanier de Dunkerque dispose d’une capacité annuelle de regazéification de 13 milliards de m3. | HAPPY DAY – DUNKERQUE LNG

Virginie WOJTKOWSKI. Publié le 29/03/2024 Le marin

Dunkerque LNG, la société gérant le terminal méthanier du port, a lancé un appel d’offres qui court jusqu’à fin mai pour l’attribution de nouvelles capacités gazières. À compter de 2026, 1,5 milliard de m3 seront disponibles, puis 3,5 milliards de m3 dès 2027. Les clients devraient être connus courant juillet.
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... d1900e85aa

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