Crise du Gaz en Europe

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Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » Hier, 23:18

Les réserves de gaz chutent en Europe et annoncent un record d'importation

RFI le : 10/02/2026

Les niveaux des stocks européens de gaz sont tombés à environ 37%, soit en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, et ont provoqué une forte hausse des prix au mois de janvier 2026. Une hausse qui s'est depuis atténuée.


Les stocks sont tombés si bas car les Européens sont entrés dans l'hiver avec des réserves inférieures à celles des années précédentes, explique Greg Molnar, analyste gaz de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), c'est-à-dire avec des infrastructures remplies à peine au-dessus de 80% de leur capacité. À ce « mauvais départ » est venue s'ajouter une vague de froid début janvier qui a fait augmenter la demande et fait baisser les stocks.

Si la consommation continue au rythme habituel, l'Union européenne pourrait terminer l'hiver avec seulement 25% de ses capacités remplies, soit le niveau le plus bas depuis la saison hivernale 2017-2018.

Des importations record en 2026 ?

La diminution des stocks annonce des importations plus importantes cette année. L'AIE s'attend même à une hausse record des achats en 2026. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir du côté de l'offre, car la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait être en augmentation cette année – estimée à 472 millions de tonnes sur l'ensemble de l'année par le cabinet d'étude ICIS. Plusieurs pays vont voir en effet croître leurs capacités d'exportation grâce à l'agrandissement de leurs infrastructures ou la mise en service de nouveaux projets. On peut citer le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Congo-Brazzaville – le fournisseur italien ENI a chargé, le 7 février, la première cargaison de son unité flottante Nguya – ou encore l'Australie.

D'autres projets sont annoncés d'ici 2027, au Qatar notamment, et devraient continuer à faire grimper les quantités de GNL disponibles dans le monde. Cette montée en puissance de la production évitera peut-être la hausse des prix que certains craignent, au vu de la forte demande européenne qui se profile cet été.

L'Europe, partenaire privilégié des États-Unis

L'Europe a un partenaire privilégié : les États-Unis. En janvier, le pays a fourni 60% des importations européennes, contre 53% en janvier 2025, et 24% début 2021 selon l'agence Reuters. Ce chiffre augmente depuis plusieurs années et a été consolidé par un accord commercial entre l'Europe et Donald Trump. Mais le poids grandissant pris par les États-Unis fait courir un risque à l'Europe, a fait récemment remarquer le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, après les menaces du président états-unien sur le Groenland : celui de remplacer la dépendance au gaz russe par une dépendance au gaz américain.

Des discussions sont donc en cours, selon le commissaire européen, avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord pour sécuriser d'autres canaux d'approvisionnement. C'est dans cet objectif de diversification que l'énergéticien allemand RWE a signé, le 6 février, un accord commercial avec les Émirats arabes unis.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... mportation

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 12 févr. 2026, 23:57

L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz

AFP •12/02/2026

Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jorgensen, s'est rendu à Alger jeudi pour accélérer l'approvisionnement en gaz algérien de l'Union européenne, qui s'efforce de diversifier ses partenariats pour pallier l'interdiction progressive du gaz russe.

"Cette réunion arrive à point nommé, à l'heure où nous nous affranchissons de notre dépendance au gaz russe", a souligné le responsable européen lors d'un point presse aux côtés des autorités algériennes.

"L'Algérie est déjà un partenaire très important en matière de gaz, mais elle va le devenir encore plus", a-t-il assuré.

Pour priver Moscou d'une manne financière qui finance sa guerre en Ukraine, l'Union européenne a acté une interdiction des importations de gaz russe à l'automne 2027, au plus tard.

L'Europe entend donc trouver de nouvelles sources d'approvisionnements et redoute de devenir désormais trop dépendante du gaz naturel liquéfié (GNL) importé des Etats-Unis, vers lequel elle s'est largement tournée pour compenser l'arrêt des achats à la Russie.

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", avait récemment mis en garde Dan Jorgensen.

Le commissaire européen avait mentionné la crise avec les Etats-Unis sur le Groenland, qui pousse l'UE à se tourner vers d'autres partenaires, y compris pour l'énergie.

En matière de GNL, transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen, Bruxelles discute avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, expliquait-il.

Au troisième trimestre 2025, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021.

Après la Russie (12,7%), l'Algérie arrivait en troisième position (7,7%), suivie du Qatar (6%).

L'Algérie est déjà le deuxième pays fournisseur de gaz acheminé par gazoduc dans l'UE, représentant 14,6% des importations européennes, derrière la Norvège (51,8%), au troisième trimestre.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0aa20446c4

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 28 janv. 2026, 19:04

GNL américain : l'UE s'inquiète du « risque de remplacer une dépendance par une autre »

Connaissance des Énergies avec AFP le 28 janvier 2026

L'UE, qui a remplacé en grande partie ses achats de gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, commence à s'inquiéter de cette nouvelle dépendance aux États-Unis et doit songer à diversifier ses approvisionnements, a affirmé mercredi un responsable européen.

Des discussions avec d'autres fournisseurs

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", a déclaré à des journalistes le commissaire à l'Énergie Dan Jorgensen. "Les bouleversements géopolitiques consécutifs à la crise au Groenland ont (...) servi de signal d'alarme", a-t-il ajouté.

Selon lui, les répercussions de cette crise poussent l'UE à trouver d'autres pays dans le monde capables de lui fournir du GNL, pour qu'elle puisse diversifier ses approvisionnements. Elle discute notamment avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, a-t-il détaillé.

60% des importations européennes de GNL au 3e trimestre 2025

Ces déclarations pourraient susciter l'ire de Washington, alors que l'Union européenne s'est explicitement engagée à muscler ses achats de gaz et de pétrole américain, dans le cadre de l'accord sur les droits de douane conclu l'an dernier avec Donald Trump. Cet accord inclut un engagement de l'UE à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d'ici 2028.

Au 3e trimestre, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021. L'UE s'est en effet tournée fortement ces dernières années vers les fournisseurs américains pour combler ses besoins en gaz naturel, alors qu'elle a décidé de se sevrer progressivement du gaz russe pour ne plus contribuer à financer la guerre en Ukraine.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-260128

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 26 janv. 2026, 21:27

suite de 2 posts au dessus.
L'UE approuve définitivement le projet d'interdiction des importations de gaz russe

Publié le 26/01/2026

Les Etats membres de l'Union européenne ont majoritairement donné lundi leur accord définitif pour interdire les importations de gaz russe d'ici fin 2027, rendant juridiquement contraignante leur promesse de rompre les liens avec Moscou près de quatre ans après l'invasion par la Russie de l'Ukraine.

Cet accord, désapprouvé par Slovaquie et la Hongrie, tandis que la Bulgarie a choisi de s'abstenir, va permettre au projet de devenir un texte de loi, même si Budapest a fait savoir qu'il porterait le dossier devant la Cour européenne de justice.

La Hongrie et la Slovaquie sont fortement tributaires des importations d'énergie russe et souhaitent maintenir des liens étroits avec Moscou.

En vertu du nouvel accord, l'UE cessera d'importer du gaz naturel liquéfié russe d'ici la fin de 2026 et du gaz par gazoduc d'ici le 30 septembre 2027.

Le texte autorise un report au 1er novembre 2027 au plus tard si un pays rencontre des difficultés pour constituer ses stocks avec du gaz non russe avant la saison hivernale.

Plus de 40% des importations de gaz de l'UE étaient en provenance de la Russie avant le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette proportion est tombée à environ 13% en 2025, selon les dernières données disponibles pour l'Union.

Certains pays de l'UE continuent cependant d'acheter du pétrole auprès de Moscou, du gaz acheminé par gazoduc et du gaz naturel liquéfié, ce qui sape les initiatives du bloc pour tarir les sources de financement de l'économie russe.

Le mois dernier, les cinq principaux importateurs de l'UE ont dépensé 1,4 milliard d'euros en énergie russe, principalement en gaz et en GNL, selon les données de l'ONG Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA). La Hongrie était le premier acheteur des hydrocarbures, devant la France et la Belgique.

L'UE a imposé des sanctions sur le pétrole russe transporté par voie maritime en 2022, mais n'a jamais proposé de sanctions sur les importations de gaz.

Le nouveau texte interdit aux entreprises de signer de nouveaux contrats d'approvisionnement en gaz russe et obligera les groupes disposant déjà de contrats de les résilier.

Les entreprises qui ne respectent pas ces règles pourraient se voir infliger des sanctions financières pouvant atteindre 3,5% de leur chiffre d'affaires annuel global.

La Commission européenne prévoit également de proposer dans les prochains mois un texte visant à supprimer progressivement le pétrole russe acheminé par oléoduc.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 10327.html

Re: Crise du Gaz en Europe

par kercoz » 03 déc. 2025, 12:00

automne 2030 serait plus judicieux ...je trouve.

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 03 déc. 2025, 11:11

Accord au sein de l'UE pour interdire le gaz russe à l'automne 2027

AFP •03/12/2025

Un accord a été trouvé mercredi entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l'UE à l'automne 2027, afin de priver Moscou d'une manne qui finance sa guerre en Ukraine.

"C'est l'aube d'une nouvelle ère, celle de l'indépendance énergétique totale de l'Europe vis-à-vis de la Russie", a salué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant la presse.

La fin des importations à l'automne 2027 est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps.

"Nous y sommes parvenus", s'est réjoui le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen. "Fini les tentatives de chantage. Fini les manipulations de marché par Poutine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine", a-t-il souligné.

La Russie a aussitôt fustigé la décision de l'Union européenne qui se "condamne" à "accélérer" sa perte de puissance avec de l'énergie "plus coûteuse", a réagi le Kremlin.

Pour le gaz importé via des gazoducs, l'interdiction des contrats d'achat de long terme - les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d'années - entrera en vigueur le 30 septembre 2027 sous réserve que les stocks soient suffisants, et s'appliquera au plus tard le 1er novembre 2027.

Pour le gaz naturel liquéfié, le GNL, l'interdiction des contrats longs s'appliquera dès le 1er janvier 2027, conformément à de précédentes annonces d'Ursula von der Leyen pour sanctionner la Russie.

Du côté des contrats de courte durée, l'interdiction entrera en vigueur le 25 avril 2026 pour le GNL et le 17 juin 2026 pour le gaz acheminé par gazoduc.

Ce calendrier devra être approuvé une dernière fois par les Etats membres et le Parlement, mais l'accord scellé dans la nuit de mardi à mercredi ouvre la voie à un vote sans suspense.

Les entreprises européennes pourront invoquer un cas de "force majeure" afin de justifier légalement ces ruptures contractuelles, en mentionnant l'interdiction d'importation décidée par l'UE.

- Orban défie l'UE -

La Commission européenne a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres.

Le but est d'éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, deux pays considérés comme proches de Moscou et fermement opposés à ces mesures.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a encore défié l'UE fin novembre en promettant de poursuivre les importations d'hydrocarbures russes lors d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine au Kremlin.

Le compromis scellé par les Européens prévoit d'ailleurs que la Commission présente dans les mois qui viennent une proposition pour mettre fin aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d'ici fin 2027.

L'Union européenne avait décidé de se sevrer du pétrole russe dès 2022 mais avait accordé une exemption à ces deux pays enclavés.

Près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, Bruxelles veut priver la Russie de la manne financière tirée de ses hydrocarbures.

La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l'UE est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.

Mais si l'Europe s'est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s'est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.

Derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l'UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.

En tout, les importations de gaz naturel russe de l'UE devraient représenter encore 15 milliards d'euros cette année.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 49e8e482e1

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 21 nov. 2025, 16:56

European Natural Gas Plummets to 18-Month Low

By Michael Kern - Nov 21, 2025,

Forecasts of milder weather in the weeks ahead and the proposed U.S. peace plan for Ukraine pushed down on Friday European benchmark natural gas prices to their lowest level since May 2024.

Dutch TTF Natural Gas Futures, the benchmark for Europe’s gas trading, traded down by 2.5% at $35 (30.38 euros) per megawatt-hour (MWh) at 11 a.m. in Amsterdam. This was the lowest the benchmark price has been since May 2024, as the latest weather models predict milder temperatures in the weeks ahead after the current cold snap in northwest Europe.

European gas futures have traded for months at about $36.90 (32 euros) per MWh. Now geopolitics and weather have pushed prices lower.

Gas traders are eyeing the talks on the U.S. peace plan for Ukraine, which could lead to easing of some of the sanctions on Russian energy exports. That’s of course if the plan goes through, which is far from certain.
....................
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... h-Low.html

Re: Crise du Gaz en Europe

par kercoz » 20 oct. 2025, 15:49

Je ne suis pas tres doué sur le net, mais malgré des tas de liens sur ce problème, comme celui ci :
https://economic-research.bnpparibas.co ... 2025,51881

je n'arrive pas à trouver une comparaison de prix Russe / USA ...ou combien nous coute l'Ukraine en dehors d'une dépendance accrue aux ricains ?

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 20 oct. 2025, 12:46

UE: feu vert des Etats membres sur l'interdiction d'importer du gaz russe d'ici fin 2027

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 octobre 2025

L'interdiction d'importer du gaz naturel russe dans l'Union européenne d'ici fin 2027 a été approuvée lundi par la majorité des Etats membres, lors d'une réunion des ministres européens de l'Energie à Luxembourg.

En cessant ses achats de gaz naturel russe, l'UE veut assécher une source de financement majeure de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Cette mesure, qui doit maintenant être négociée avec le Parlement européen, avait été proposée au printemps par la Commission européenne. Le Danemark, qui exerce la présidence tournante de l'UE jusqu'à la fin de l'année, espère parvenir à une adoption définitive avant le Nouvel An.

La Slovaquie et la Hongrie, pays enclavés et très dépendants des hydrocarbures russes, étaient opposés à cette interdiction mais ont été mis en minorité.

L'UE essaye de se sevrer des hydrocarbures russes depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie début 2022.

Mais si elle a cessé presque totalement ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance envers Moscou pour son approvisionnement en gaz naturel: la Russie représentait encore 19% des importations totales de gaz de l'Union européenne en 2024, contre 45% en 2021.

Afin d'accélérer le mouvement, la Commission européenne a donc proposé au printemps aux Etats membres un arrêt total des importations de gaz russe fin 2027.

En septembre, elle a en outre proposé d'avancer cette date-butoir à fin 2026, c'est à dire dans un peu plus d'un an, en ce qui concerne les importations de gaz naturel liquéfié (GNL).

Cette mesure supplémentaire, proposée dans le cadre d'un 19e "paquet" de nouvelles sanctions contre la Russie, n'était cependant pas au menu de la réunion ministérielle de lundi.

De son côté, le Parlement européen voudrait aller encore plus loin: ses commissions de l'Industrie et du Commerce ont approuvé jeudi un texte visant à interdire toutes les importations de gaz russe, que ce soit par gazoduc ou sous forme de GNL, et ce dès le 1er janvier 2026, hormis quelques exceptions limitées.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 027-251020

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 20 août 2025, 08:30

Ukraine : les espoirs de paix font tomber le prix du gaz à son plus bas niveau de l'année
Les attentes d'une augmentation de l'offre de gaz russe pourraient être prématurées. L'avance prise dans le remplissage des stocks pour l'hiver en Europe justifie à elle seule la décrue des cours.

le 19 août 2025

Les espoirs de paix en Ukraine tirent les prix du gaz vers le bas. Comme le pétrole, le gaz poursuit son repli, amorcé depuis le début de l'année, sur les marchés mondiaux. Ces derniers jours, le TTF, le principal indice européen, a touché son plus bas niveau de l'année, juste au-dessus des 30 euros le mégawattheure, avant de remonter légèrement. Depuis le début de l'été, la baisse dépasse les 26 %.
https://www.lesechos.fr/finance-marches ... ee-2181939

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 07 mai 2025, 00:11

L'UE veut en finir avec le gaz russe d'ici fin 2027

AFP •06/05/2025

La Commission européenne a dévoilé mardi son plan pour mettre définitivement un terme aux importations de gaz russe d'ici fin 2027, un défi difficile tant la dépendance de l'Europe demeure importante.

Plus de trois ans après l'invasion de l'Ukraine, "il est maintenant temps pour l'Europe de rompre complètement ses liens énergétiques" avec la Russie de Vladimir Poutine, a lancé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

L'exécutif européen propose d'agir par étapes: l'interdiction des nouveaux contrats et des contrats courts (spot) existants avec les entreprises russes fin 2025, puis l'extinction de l'ensemble des importations de gaz depuis la Russie deux ans plus tard.

Plusieurs fois reportée avant sa présentation mardi au Parlement européen à Strasbourg, cette feuille de route va être soumise aux Etats membres et au Parlement.

Les discussions s'annoncent sensibles sur fond de craintes d'une nouvelle flambée des prix de l'énergie.

Certes, la part des importations de gaz russe dans l'Union européenne est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.

Mais si l'UE s'est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s'est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.

Les importations en la matière atteignent des records. Derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l'UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.

La marche sera haute, alors que la Commission promettait dès 2022 de se passer des combustibles fossiles russes "à l'horizon 2027".

L'un des grands enjeux sera la diversification des approvisionnements.

L'UE avait évoqué il y a plusieurs mois la possibilité d'augmenter encore ses importations de GNL américain. Mais les tensions commerciales avec les Etats-Unis de Donald Trump ont brouillé les cartes.

- La France, porte d'entrée -

Il a fallu attendre le 1er mai pour que le commissaire européen en charge du commerce, Maros Sefcovic, suggère de nouveau de "résoudre très rapidement" le différend avec l'administration Trump grâce à des achats de GNL américain ou de produits agricoles comme le soja.

Le président des Etats-Unis avait mis une forte pression aux Européens début avril en leur réclamant des commandes massives d'énergie américaine, à hauteur de 350 milliards de dollars (309 milliards d'euros).

"La Commission risque de remplacer une dépendance désastreuse par une autre - débrancher le gaz de Poutine et brancher celui de Trump", s'alarme l'organisation environnementale Greenpeace, qui plaide pour des économies d'énergie et le développement des renouvelables.

Dans un entretien à l'AFP, le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen mentionne pour sa part "le large éventail" de pays producteurs: Norvège, Qatar, Afrique du Nord... "Nous ne voulons dépendre d'aucun pays, y compris des États-Unis", assure-t-il.

Comment vont se positionner les Etats membres ? Certains comme la Hongrie ne cachent pas leur proximité avec Moscou. Le plan de l'UE est "une très grave erreur", a réagi le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto.

Afin de se sevrer du gaz russe, la Commission a pris les devants en optant pour une proposition législative - qui peut être adoptée à la majorité qualifiée - plutôt qu'un nouveau train de sanctions, qui nécessiterait l'unanimité des 27.

Bruxelles va aussi devoir gérer la dépendance de plus en grande de certains pays au GNL russe.

La France se retrouve en première ligne avec ses cinq terminaux de regazéification. Selon le groupe de réflexion IEEFA, elle a augmenté de 81 % ses importations de GNL russe entre 2023 et 2024 et versé 2,68 milliards d'euros à la Russie.

Dan Jorgensen déplore les centaines de milliards dépensés par les pays européens depuis le début de la guerre. "Nous avons acheté du gaz russe pour un montant supérieur à celui de l'aide que nous avons apportée à l'Ukraine", s'est-il indigné.

Image
( AFP / Jonathan WALTER )

Au-delà du gaz, l'UE rappelle les efforts qui ont été faits pour mettre fin à la dépendance au pétrole russe, avec un embargo instauré fin 2022.

Avec sa nouvelle feuille de route, Bruxelles promet de nouvelles actions contre la flotte fantôme russe, des navires pétroliers souvent vieillissants et opérés sous pavillon étranger, accusés d'être utilisés pour contourner les sanctions occidentales.

Des mesures contre les importations d'uranium enrichi russe sont aussi évoquées pour le mois de juin.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 1ef3a94bd6

Re: Crise du Gaz en Europe

par GillesH38 » 06 mai 2025, 09:33

bon donc ça pose aucun problème d'aller vers le zéro carbone en 2050, en revanche, se passer de gaz russe, ça c'est un vrai casse tête ](*,)

Re: Crise du Gaz en Europe

par energy_isere » 06 mai 2025, 09:26

Vivre sans l'énergie russe: l'UE cherche la formule magique

AFP •06/05/2025

Après plusieurs reports, l'Union européenne dévoile mardi son plan pour tenter de se passer de l'énergie russe, un défi redoutablement difficile tant l'Europe importe de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis la Russie actuellement.

En marge d'une session des eurodéputés à Strasbourg, le commissaire européen Dan Jorgensen présentera cette feuille de route très attendue, objet de plusieurs mois de flottements.

Depuis l'invasion russe en Ukraine, l'Union européenne a instauré un embargo sur le pétrole russe fin 2022 puis s'est efforcée de tarir ses approvisionnements de gaz par gazoducs.

Mais l'UE s'est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen de gaz.

Et derrière les Etats-Unis (45,3%), la Russie occupe une grande place avec près de 20% des importations de GNL de l'UE en 2024 (17,5% d'après Eurostat et 19% d'après l'IEEFA, un centre de réflexion spécialisé).

Pour tenter de se passer de l'énergie russe, "le principe directeur est la diversification des approvisionnements", a indiqué une porte-parole de la Commission, Paula Pinho, il y a quelques jours.

L'UE avait évoqué il y a plusieurs mois la possibilité d'augmenter encore ses importations de GNL américain. Mais les tensions commerciales avec les Etats-Unis de Donald Trump ont brouillé les cartes.

"Nous sommes tous d'accord pour dire que nous devons nous débarrasser du gaz de Poutine", mais le plan européen pour se passer de l'énergie russe "a été retardé en raison de la situation géopolitique", avait déploré l'eurodéputée centriste danoise Sigrid Friis (Renew).

Et il a fallu attendre le 1er mai pour que le commissaire européen en charge du commerce, Maros Sefcovic, suggère de nouveau dans une interview au Financial Times de "résoudre très rapidement" le différend avec l'administration Trump grâce à des achats de GNL américain ou de produits agricoles comme le soja.

- La France, porte d'entrée -

Dans les couloirs de la Commission, on reconnaît que les discussions ont été particulièrement sensibles sur le sujet. Car quelques Etats membres comme la Hongrie ne cachent pas leur proximité avec la Russie.

Et certains pays sont plus dépendants que d'autres au GNL de Moscou.

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Du gaz naturel liquéfié (GNL) est livré au terminal de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, le 22 juin 2023 ( AFP / CLEMENT MAHOUDEAU )

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Des réservoirs géants de stockage de gaz du terminal GNL (gaz naturel liquéfié) de Cavaou à Fos-sur-Mer, le 22 juin 2023 ( AFP / CLEMENT MAHOUDEAU )

La France est par exemple en première ligne avec ses cinq terminaux de regazéification dont celui de Dunkerque. Selon l'IEEFA, elle a augmenté de 81 % ses importations de GNL russe entre 2023 et 2024 et versé 2,68 milliards d'euros à la Russie.

Rien n'a filtré jusqu'ici du plan qui doit être présenté mardi. Y aura-t-il une proposition d'embargo contre le gaz liquéfié russe à plus ou moins long terme ?

"Cette option pourrait être très difficile à mettre en œuvre", car elle nécessite l'unanimité des 27, expose Simone Tagliapietra, spécialiste des questions européennes au centre de réflexion Bruegel.

Compte tenu de cette contrainte, une importante hausse des droits de douane sur toutes les importations de gaz russe (gazoducs et GNL) "pourrait être l'option la plus viable pour l'UE", estime-t-il.

Au-delà de ce sujet sensible du gaz liquéfié, la Commission européenne ne cesse de souligner tous les efforts qui ont été faits pour réduire la dépendance aux énergies fossiles russes depuis l'invasion de l'Ukraine.

En quelques années, "nous sommes passés de 45% d'importations de gaz (gazoducs et GNL) en provenance de Russie à 18 %. Nous sommes passés d'un baril de pétrole sur cinq à un baril sur cinquante", a insisté Ursula von der Leyen, fin avril à Londres.

Mais "nous nous savons tous qu'il reste encore beaucoup à faire", a ajouté la présidente de la Commission, qui ne veut plus "dépendre d'une puissance hostile pour notre approvisionnement en énergie".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 1ef3a94bd6

Re: Crise du Gaz en Europe

par mahiahi » 20 mars 2025, 14:53

Bossuet a écrit :Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes

Re: Crise du Gaz en Europe

par Rod » 20 mars 2025, 10:27

imaginez un peu le carnage si on avait un hivers type hivers 1954.....

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