Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 28 sept. 2019, 11:55

Neuf pays rejoignent l'initiative US sur les ressources minérales

REUTERS | LE 27/09 2019

Neuf pays ont rejoint l'initiative américaine destinée à favoriser la découverte et l'exploitation des ressources en minerais utilisés pour faire fonctionner les batteries des véhicules électriques, ont annoncé les Etats-Unis.


Cette initiative, lancée en juin et baptisée Initiative pour la gouvernance des ressources en énergie (ERGI), s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris par les Etats-Unis pour réduire la dépendance mondiale à l'égard de la Chine pour les composants utilisés dans les technologies de pointe.

Les neuf pays ayant rejoint ce projet sont l'Australie, le Botswana, le Pérou, l'Argentine, le Brésil, la République démocratique du Congo, la Namibie, les Philippines et la Zambie.

Les Etats-Unis vont partager avec eux leur expertise pour les aider à découvrir et à exploiter leurs ressources minérales, notamment en lithium, cuivre et cobalt.

Les ministres des Affaires étrangères de ces neuf pays ont rencontré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo jeudi en marge de l'Assemblée générale de l'Onu à New York.

La sécurisation des approvisionnements pour les véhicules électrifiés s'annonce stratégique pour les prochaines décennies. Le secteur des batteries est actuellement largement dominé par la Corée du Sud et la Chine. L'Europe tente de son côté de mettre sur pied sa propre filière pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l'Asie.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 74177.html

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 22 sept. 2019, 10:37

Engagements éthiques dans l'industrie minière: réel tournant ou poudre aux yeux?

AFP•22/09/2019

L'industrie minière, accusée d'être l'une des plus polluantes et dangereuses au monde, dit vouloir adopter des pratiques plus éthiques, mais les associations de défense de l'environnement et des droits humains dénoncent des paroles vaines.

Il y a quelques jours, le Conseil mondial de l'or (CMO) a publié des principes d'extraction responsables, appelant ses membres à "s'opposer à la corruption", "respecter les droits humains des employés et communautés" ou encore "protéger les écosystèmes fragiles".

Le London Metal Exchange (LME), plateforme boursière consacrée aux métaux industriels, avait déjà proposé à ses utilisateurs des normes pour une meilleure traçabilité des matières premières.

Certaines entreprises, comme le plus gros producteur mondial d'or Barrick Gold, affirment déjà respecter, voire dépasser, les principes du CMO, ou font la publicité de projets "responsables", comme les groupes industriels BMW, BASF et Samsung viennent de le faire pour le cobalt en RDC.

Mais les ONG et experts sont sceptiques. "Les déclarations de ce type sont d'importantes expressions de bonne volonté (...) mais il est crucial de joindre le geste à la parole", a expliqué à l'AFP Lucy Graham, de l'ONG Amnesty International.

Plus critique, Jamie Kneen, de l'ONG canadienne MiningWatch, dénonce "un énième effort pour blanchir la réputation" du secteur.

- Batailles stratégiques -

Minéraux et terres rares comme le cuivre, le lithium ou le nickel sont essentiels dans la fabrication des voitures électriques ou de panneaux solaires et leur demande ne cesse de grimper.

Ils font l'objet de batailles entre grandes puissances, qui cherchent à dominer les technologies et énergies du futur, mais leur exploitation dans des pays parfois peu soucieux du respect des droits humains ou environnementaux fait régulièrement les gros titres pour ses ravages.

Parmi les derniers en date, l'effondrement d'une mine artisanale affiliée au géant suisse Glencore et la rupture d'un barrage du brésilien Vale, qui a fait au moins 270 morts et disparus. L'industrie des terres rares était aussi pointée du doigt après qu'un site d'extraction en Mongolie intérieure eut déversé des détritus toxiques dans le lac artificiel de Baotou.

Pour Eniko Horvath, chercheuse au centre de réflexion britannique spécialisé BHRRC, ils doivent en faire beaucoup plus pour contrôler le respect de droits humains "à tous les échelons de leurs chaînes d'approvisionnement".

Les militants des droits de l'homme critiquent aussi le caractère non contraignant de ces normes.

Amnesty International souhaite ainsi "la mise en place de lois qui obligeront légalement l'industrie à miner (...) de manière responsable et transparente", insiste Lucy Graham. Même dans certains pays comme les Etats-Unis ou le Brésil, les gouvernements vont plutôt dans le sens de plus de dérégulation des activités minières.

Afin de mettre les sociétés face à leurs responsabilités, le BHRRC a créé début septembre un site internet dédié, le Transition Minerals Tracker.

Il répertorie les allégations d'atteintes aux droits humains des plus grosses compagnies productrices de six minéraux clés de la transition écologique, dont le manganèse ou le zinc.

Glencore y figure en mauvaise place avec environ 60 allégations. L'une des motivations des entreprises pour prendre des mesures éthiques pourrait être la préservation de leur cours de Bourse, à l'heure où la responsabilité des entreprises fait de plus en plus les gros titres.

Pour l'instant, les catastrophes minières ont eu un effet mitigé: le titre de Glencore avait chuté puis rapidement rebondi lors de l'effondrement de la mine à Kolwezi, mais l'action de Vale a plus de mal à se remettre.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 8b8ffbfe44

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 16 sept. 2019, 23:20

Un jour ou l'autre, le monde manquera de sable

Annick Berger — 16 septembre 2019 slate.fr

Deuxième ressource naturelle la plus utilisée après l'eau, le sable est indispensable à notre développement. Mais aujourd'hui, le matériau s'épuise et devient un facteur de déstabilisation.
........
https://news.google.com/articles/CAIiED ... id=FR%3Afr

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 17 juin 2019, 23:04

Au Maroc, le littoral menacé par les "mafias du sable"

AFP•17/06/2019

En contrebas d'un projet d'appartements "pieds dans l'eau" sur la petite plage branchée de Monica, près de Casablanca, une seule dune a résisté à l'appétit des constructeurs: ici comme ailleurs au Maroc, le sable est pillé pour nourrir une industrie du bâtiment croissante.

Un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) sur la surexploitation du sable dans le monde, publié début mai, pointe du doigt le rôle des "mafias du sable" dans la disparition des plages marocaines, sur fond de bétonnage du littoral.

La moitié du sable utilisé chaque année dans la construction au Maroc, soit 10 millions de mètres cubes, est extraite illégalement, selon ce rapport.

"Sur tout le littoral de la ville, les dunes ont disparu", déplore Jawad Hadi, en scrutant la côte de Mohammedia, ville proche de Casablanca (ouest), où se trouve la plage de Monica.

Ce militant écologiste de 33 ans dirige l'Association nationale de protection de l'environnement et du littoral (Anpel).

"A ce rythme, il ne restera bientôt que des rochers", soupire Adnane Afouss, membre de la petite association.

Le sable, deuxième ressource naturelle la plus utilisée au monde après l'eau selon le PNUE, est un composant essentiel du béton. Partout sur la planète, plages et rivières sont ponctionnées, légalement ou illégalement.

"Les pilleurs viennent au milieu de la nuit, surtout en basse saison" touristique, indique une habitante, devant sa maison cossue à proximité de la plage de Monica.

"Mais ils se font plus rares car la zone s'est remplie de monde. De toute façon, ils n'ont plus rien à prendre", lâche cette quadragénaire affable, en baskets et djellaba colorée.

- Plages dépouillées -
Au Maroc, le sable est prélevé pour "la construction d'infrastructures liées au tourisme", d'après le PNUE.

Résultat: les côtes s'érodent, les plages rétrécissent. "La poursuite de la construction risque de conduire à la destruction de la principale attraction naturelle des visiteurs: les plages elles-mêmes", alerte l'organisation onusienne.

Le vol de sable sur les plages ou les dunes littorales est passible d'un à cinq ans de prison au Maroc.

Les plages continuent pourtant d'y être dépouillées, le long d'un littoral de 3.500 km qui court entre Méditerranée et Atlantique (Sahara occidental compris). Le sable est lui transporté à dos d'âne, en triporteur ou en camion.

Dans le nord, "sur certaines plages, le sable a quasiment disparu", alerte un militant écologiste. "Il y a eu énormément de pression sur les plages de Tanger avec des projets immobiliers à la chaîne".

Plus au sud, entre les villes d'Essaouira et de Safi, les "mafias du sable" ont transformé une grande plage en un paysage rocailleux, déplore le PNUE.

"Il y a le petit pillage, comme ici à Mohammedia, puis il y a le trafic intensif et structuré par des réseaux organisés, opérant avec la complicité de certains responsables", affirme Jawad Hadi.

Tandis que des "mafias du sable opèrent en contrebande", "des notables, parlementaires ou militaires à la retraite disposent d'autorisations qui leur permettent de surexploiter des gisements", accuse-t-il.

- Paysage lunaire -

Sous le couvert de l'anonymat, le patron d'une entreprise spécialisée dans le dragage évoque "une mafia très organisée qui ne paye pas de taxes" et vend un sable "ni lavé, ni dessalé", non conforme aux critères du BTP.

Les acteurs de cette "mafia" ont des "protections à tous les niveaux, ils ne payent rien du tout car tout se fait en cash et il y a beaucoup de blanchiment d'argent dans ce trafic", assure-t-il.

Un simple smartphone suffit pour visualiser l'étendue du désastre, indique Adnane Afouss, en montrant une forêt littorale rasée ou des dunes ayant disparu pour laisser place à un paysage lunaire, sur les cartes aériennes de l'atlas numérique Google Earth.

Les yeux rivés sur son téléphone, l'écologiste scrute minutieusement la moindre parcelle: "ici, près de Safi (250 km au sud de Casablanca), ils ont prélevé le sable sur sept kilomètres. C'était une carrière exploitée par un ancien général à la retraite, mais il n'y a plus rien à prendre", fulmine-t-il.

La protection de l'environnement a pourtant été érigée en priorité par l'Etat marocain, qui met en avant une communication prolixe sur ce thème depuis qu'il a accueilli la COP22 en 2017.

Interrogée par l'AFP sur les mesures prises pour lutter contre l'extraction illégale de sable, la secrétaire d'Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, affirme qu'"un plan national de protection du littoral est en cours de validation".

Elle promet aussi "des mécanismes d'évaluation, avec des programmes de protection et de valorisation", sans donner davantage de détails.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... bc22887217

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par vidapura » 04 juin 2019, 22:56

Réponse générale.
Gaël Giraud, qui est sauf erreur directeur de l'agence française pour l'environnement et est aussi un financier hyper pointu. Il côtoie, entre autres, le "gratin" du panier de la finance anglosaxonne mondialisée car mondialiste. Que disent ces supers financiers de la City (et bien sûr de Wall-Street) du 'passage' à l'énergie verte dont on ne cesse de se référer?
Et bien ils disent (eux les financiers les plus décisifs) qu'ils vont laisser faire les Chinois. Ce sont donc les Chinois, dont le pays est l'un des plus pollué du monde vu leur développement technique et technologique au pas de charge, ils ont ainsi l'épée de Damoclès au dessus de la tête vu les dommages occasionnés à l'environnement et à l'écosystème. Les Chinois devront régler ce problème du passage à l'énergie verte, rapporte Gaël Giraud de ses contacts rapprochés avec les plus hauts milieux bancaires occidentaux. On est ainsi informé que ces milieux bancaires occidentaux, jusqu'à plus ample informé, n'ont pas pour objectif d'investir décisivement dans les énergies vertes dont, pourtant, on parle sans cesse... c'est pour meubler les conversations de salons?
Ce sont donc, d'après ces milieux, les normes chinoises de l'énergie verte qui devraient devenir en quelques sorte le 'Bureau Véritas' de l'énergie verte. En effets les principaux milieux financiers et bancaires ne paraissent aucunement vouloir changer leur fusil d'épaule...
Au passage, je le dis depuis quelques 20 ans, la sphère financière est le souverain au final. Actuellement (mais ça fait déjà longtemps!) c'est cette sphère financière qui est le VRAI souverain, le vrai pouvoir.

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 10 mai 2019, 21:03

Vale investit 2,5 milliards de dollars pour supprimer des barrages miniers

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 10/05/2019

Passer à l’assèchement progressif de ses résidus miniers, c’est le choix de la compagnie minière brésilienne Vale, après deux ruptures de digues catastrophiques en trois ans.

Le groupe minier brésilien Vale a annoncé le 9 mai qu’il allait investir 2,5 milliards de dollars ces cinq prochaines années dans une technologie de traitement à sec du minerai. Un traitement qui rendrait inutiles les barrages de rétention tels que ceux dont la rupture a provoqué deux des plus grands désastres écologiques et humains au Brésil, à Fundao (mine BHP-Vale de Samarco) et Brumadinho.

Image
La rupture du barrage minier (Vale) de Brumadinho au Brésil a fait 237 mort et 33 disparus.

Selon Vale, cet investissement ne serait pas lié directement à ces deux accidents. Le stockage à sec des résidus miniers, mis en œuvre sur son site situé au sud de la Nouvelle-Calédonie, est l’un des pans d’un plan d’investissement de Vale qui a mobilisé 17,5 milliards de dollars ces dix dernières années, a affirmé le directeur du développement des métaux ferreux de Vale Fabiano Carvalho Filho à Reuters.

Objectif 70% de déchets secs

Une partie importante de cet investissement sera dédiée à la conversion à un traitement à sec du minerai sur les six lignes humides restantes sur le site de Carajas (nord du Brésil), les onze autres lignes étant déjà des procédés à sec. Globalement, Vale annonce un objectif de 70% de ses opérations en traitement à sec d’ici à la fin de l’année 2023, contre 60% actuellement. Le solde sera consacré à deux projets dans le Minas Gerais.

Un surcoût estimé à 20%

Le traitement à sec du minerai de fer est l’une des réponses aux risques engendrés par le stockage humide des déchets miniers, estime Leonardo Ivo, président de l’Association des observateurs de l’environnement du Minas Gerais. Les compagnies minières "préfèrent prendre le risque qu’un effondrement se produise à cause du coût que cette technologie représente, mais des études démontrent que le traitement à sec n’engendrerait qu’une hausse des coûts de 20 %", affirme-t-il dans "National Geographic".
https://www.usinenouvelle.com/article/v ... rs.N841215

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par mobar » 18 mars 2019, 09:34

S’il apparaît aujourd’hui nécessaire de se préparer à l’après-pétrole, c’est beaucoup moins en raison de l’épuisement supposé des réserves qu’à cause du dérèglement climatique dont l’usage du pétrole est en partie responsable. Les choix énergétiques ne sont donc pas seulement technologiques ; ils sont avant tout politiques. C’est probablement l’ampleur des impacts du réchauffement climatique qui déterminera le volontarisme dans la mise en place de politiques efficaces de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Réchauffement climatique, volontarisme, politiques efficaces ????
Plutôt dégradation environnementale et conflits armés dus à la croissance incontrôlée des populations qui ont les croissances des consommations les plus fortes
L'insoutenable démographie des prédateurs et la raréfaction des proies de l'espèce prédatrice, sont les seuls moyens efficaces dont dispose la nature pour éliminer ceux qui nuisent à son équilibre
La régulation se fera automatiquement et sans discussion inutile, comme toujours!
Comme l’a bien rappelé l’ancien ministre du Pétrole saoudien, Cheikh Ahmed Yamani, « l’âge de la pierre n’a pas pris fin par manque de pierre », mais parce que l’homme a fait des progrès scientifiques lui permettant de développer des technologies plus performantes. Ce n’est probablement pas par manque de pétrole que l’homme cessera d’en utiliser, mais parce que des alternatives plus performantes (notamment en termes de rendement énergétique, de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre) seront mises au point et se généraliseront. Ce jour-là (2025 ? 2050 ? 2100 ?), alors que son utilisation comme source d’énergie sera progressivement abandonnée, il restera encore, selon toute vraisemblance, du pétrole sous terre ; en grande quantité ou pas, cela n’aura pas d’importance
http://ceriscope.sciences-po.fr/environ ... ite?page=5

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 17 mars 2019, 11:08

Les fiches USGS pour les productions de 2018 sont enfin disponibles.
Je vais publier ça dans la semaine.

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par GillesH38 » 13 mars 2019, 17:14

phyvette a écrit :
13 mars 2019, 16:03
Au cours des cinq dernières décennies, la population a été multipliée par deux et le produit intérieur mondial a été multiplié par quatre. Le rapport constate que, pendant la même période, l’extraction mondiale annuelle de matériaux est passée de 27 milliards de tonnes à 92 milliards de tonnes (d’ici 2017). Selon les tendances actuelles, ce chiffre sera encore amené à doubler d’ici 2060.
Mais je ne suis pas inquiet, je sais que va venir de Grenoble les preuves que les gens de l'ONU écrivent des rapports ubuesques avec leurs pieds, dans le but d'obtenir des crédits de recherches à gogo.
en tout cas, eux ne sont pas inquiets pour une prochaine crise !! peak oil ? ké peak oil ? :-D 100 % de croissance en vue pour les 40 prochaines années Phyvette, elle est pas belle la vie ?

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par phyvette » 13 mars 2019, 16:03

L'ONU pour la décroissance ??
L’ONU appelle à reconsidérer de toute urgence l’utilisation des ressources alors que leur consommation augmente en flèche

Le développement rapide de l’extraction de matériaux est le principal responsable des changements climatiques et du stress sur la biodiversité, un défi en passe de s’aggraver si le monde entreprend une réforme systémique de l’utilisation des ressources, selon un rapport publié lors de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.

Global Resources Outlook 2019, un rapport élaboré par le Groupe international d'experts sur les ressources, passe en revue les tendances de l’utilisation des ressources naturelles et les modes de consommation correspondants depuis les années 1970 afin d’aider les décideurs à prendre des décisions stratégiques et à opter pour une transition vers une économie durable.

Au cours des cinq dernières décennies, la population a été multipliée par deux et le produit intérieur mondial a été multiplié par quatre. Le rapport constate que, pendant la même période, l’extraction mondiale annuelle de matériaux est passée de 27 milliards de tonnes à 92 milliards de tonnes (d’ici 2017). Selon les tendances actuelles, ce chiffre sera encore amené à doubler d’ici 2060.

Selon le rapport, « l'extraction et le traitement des matériaux, des combustibles et des aliments représentent environ la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre et sont responsables de plus de de 90 % du stress hydrique et sur la biodiversité. ». En 2010, les changements dans l’utilisation des sols avaient entraîné une perte d'espèces globales d’environ 11 %.

« L’avenir des ressources mondiales montre que nous exploitons les ressources limitées de cette planète comme s’il n’y avait pas de lendemain, entraînant dans le même temps des changements climatiques et une perte de biodiversité », a déclaré Joyce Msuya, directrice exécutive par intérim d’ONU Environnement. « Je le dis franchement, il n’y aura pas de lendemain pour beaucoup d’entre nous à moins de mettre fin à ces pratiques. »
https://www.unenvironment.org/fr/news-a ... sation-des


Mais je ne suis pas inquiet, je sais que va venir de Grenoble les preuves que les gens de l'ONU écrivent des rapports ubuesques avec leurs pieds, dans le but d'obtenir des crédits de recherches à gogo.

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 18 févr. 2019, 21:00

L’acceptabilité est désormais le premier risque pour l’industrie minière, selon EY

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 18/02/2019

Le soutien des communautés à un projet minier vient de passer du 7 e au 1 er rang des risques identifiés par l’industrie minière, constatent les consultants d'EY dans leur dernière étude annuelle sur les risques opérationnels dans le secteur des mines et des métaux. L'entrée de quatre nouveaux risques au classement montre la transformation rapide du secteur.

Parmi les dix risques identifiés par EY dans son étude annuelle sur les risques opérationnels dans le secteur des mines et des métaux, l’acceptabilité des projets et sites miniers par les communautés environnantes et la société en général vient de faire un bond, passant de la septième à la première place.

Le permis social d’exploitation prend de l’ampleur

Plus de la moitié des 250 acteurs du secteur interrogés par EY ont cité le permis social ("social license to operate") comme le premier risque qu’ils identifient. Dans les discussions des conseils d’administration, cette inquiétude revient très régulièrement, portée par l’actionnariat, par l’avancée des nationalismes dans les pays producteurs et par la transformation numérique du secteur, qui modifie les questionnements sur cette acceptabilité.

Au-delà de la question sociale et environnementale pour les communautés autochtones, "il y a désormais des attentes croissantes de vrai partage de la valeur ajoutée des projets miniers", entre autre pour le pays où ils s'installent relève EY, qui considère que "le permis social doit faire l’objet d’une nouvelle approche, et rapidement entrer dans l’ADN des compagnies minières, au même titre que la sécurité".

Cette acceptabilité concerne aujourd’hui un public beaucoup plus large que les communautés environnantes, et les attentes de la société ont évolué, s’exprimant de manière proactive sur les réseaux sociaux. Il faudrait, selon EY, que les minières pensent et agissent plus globalement, et qu’elles anticipent les points de blocage pour les traiter avant qu’ils cristallisent les oppositions.

..................

Un mix énergétique en mutation

"Le rythme auquel évolue le secteur énergétique est sans précédent. Choisir la bonne route vers notre futur énergétique va réclamer un leadership fort, et surtout une vision claire", affirme Benoit Laclau, export Energie chez EY. Le secteur minier ne coupe pas à cette transformation, comme l’Usine Nouvelle l’a constaté avec la multiplication des projets solaires sur mine. Les process miniers et métallurgiques sont souvent électro-intensifs, et consomment quelque 6,2% de l’énergie mondiale, selon KBR Consulting. En Australie, 41% de cette énergie est générée à base de diesel. Une évolution vers des systèmes de récupération d’énergie et de chaleur combinée à une multiplication des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire et géothermie) sur les sites miniers contribuerait pourtant à la fois à la soutenabilité et à l’économie du secteur.

..................
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ey.N807945

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 12 déc. 2018, 07:57

NAUTILUS minerals va il pouvoir continuer son développement sans cash ?
Nautilus Minerals Deep-sea Mining Company Running Out of Money

brian wang | December 6, 2018

Nautilus Minerals setup over 12 years ago with the goal of deep-sea mining. They built giant robotics machines and systems to mine metals such as gold, zinc and copper from the bottom of the ocean. They wanted to Nautilus’s big machines to carve and crush underwater volcanoes to get at metals.


They only have two big shareholders left: MB Holding, an Omani conglomerate, and Metalloinvest, a Russian steel and mining firm.

Unfortunately, they are running out of money. $350 million is required to get mining operating.

A Chinese shipyard was paid to make a customized mining ship for Nautilus. Nautilus had paid an Emirate based company, but they went out of business in 2017. The shipyard said Nautilus could step in if they could make a payment. Nautilus had no cash so the ship ended up going to an Indian company that also wants to mine the deep sea.


Nautilus used $17 million of a $34 million credit line that MB Holding and Metalloinvest extended to it in January in exchange for the rights to purchase more shares. It seems that the Omani and Russian interests will take over when Nautilus cannot pay back the loan.

Key executives have left and some have made another deep-sea mining company. They and other competing deep-sea mining companies are going after round metal nodules. Softball size metal balls that form and just are lying around in certain spots on the ocean floor. A simpler and cheaper vacuum system can scoop up the nodules.
https://www.nextbigfuture.com/2018/12/n ... money.html

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 30 oct. 2018, 21:09

Jair Bolsonaro veut une vallée du niobium au Brésil

Par Claire Fages RFI 30 octobre 2018

Le niobium est un métal rare que le Brésil est quasiment le seul à extraire. Nouvellement élu à la présidence du pays Jair Bolsonaro souhaite développer l'économie autour de cette ressource minière.

Jair Bolsonaro élu dimanche est favorable à un essor des mines au Brésil. Et c'est un nationaliste du point de vue minier. Il défend en particulier la valorisation du niobium. Un métal rare dont le Brésil est de loin le premier fournisseur, 90 % de l'offre mondiale. Il y a deux ans, il s'était mis en scène dans une vidéo brandissant une pépite de niobium devant la caméra : « C'est le minerai du moment : le niobium... Donnons de la valeur à ce que la nature nous a donné. Oui il nous faut une vallée du niobium au Brésil. C'est ça qui peut nous donner l'indépendance économique. »

« Niobium Valley »

Une « vallée du niobium » au Brésil, allusion à la « Silicon valley » aux Etats-Unis... Jair Bolsonaro rêve d'attirer la recherche sur le niobium au Brésil, autour d'un métal, considéré comme stratégique par l'Europe et les Etats-Unis. Le niobium entre dans la composition de certains alliages d'acier, il leur donne plus de solidité et de flexibilité, ce qui permet aussi de consommer moins d'acier et d'alléger les matériaux. Dans l'automobile, les réacteurs d'avion, les réacteurs nucléaires, les oléoducs ou les implants médicaux...

Batteries au niobium

Le Brésil exporte pour l'instant le minerai quasiment brut. C'est ce que déplore Jair Bolsonaro. C'est ailleurs que la recherche aboutit à des usages nouveaux du niobium : le Japon a par exemple inventé, rapporte l'Usine nouvelle, une nouvelle batterie de véhicule électrique rechargeable en six minutes, à base d'oxyde de titane et de niobium.

Investisseurs asiatiques


Jair Bolsonaro craint aussi la mainmise étrangère sur la ressource. Il avait critiqué il y a deux ans le rachat du plus petit des deux gisements brésiliens de niobium par China Molybdenum. La plus grande mine, CBMM, à Araxà dans l’Etat du Minas Gerais, au centre du pays, a conservé un actionnariat à 70 % brésilien.

Les mines pèsent 5% du PIB


Le potentiel économique du niobium est malgré tout à relativiser pour le Brésil : tous minerais confondus, le secteur minier ne pèse que 5 % du produit intérieur brut du géant sud-américain.
http://www.rfi.fr/emission/20181030-jai ... ium-bresil

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 06 oct. 2018, 16:00

Le London Metal Exchange se veut plus éthique

 SYLVIE RANTRUA PUBLIÉ LE 05/10/2018

Le London Metal Exchange (LME) a proposé à ses utilisateurs d'adopter les normes éthiques de l'OCDE pour assurer une meilleure traçabilité des matières premières, comme le cobalt.

Le London Metal Exchange (LME) détaille, dans un communiqué, sa proposition sur les exigences en matière d'approvisionnement responsable des métaux, qui s'alignent sur celles élaborées par l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

Les producteurs de métaux utilisant sa plateforme devront évaluer les risques associés à la provenance des matières premières, et si

besoin fournir les preuves de leur adhésion aux critères de l'OCDE. Des normes qui visent à s'assurer que les entreprises opérant dans des zones de conflit ou à haut risque "respectent les droits humains, évitent de contribuer à des conflits et contribuent positivement à un développement durable et équitable". Elles demandent notamment "de ne pas financer des groupes armés non contrôlés par l'Etat et de s'abstenir de violations graves des droits de l'homme, comme le travail forcé, l'esclavage ou les pires formes de travail des enfants".

LE COBALT ET L'ÉTAIN

Le LME se concentrera sur les métaux les plus à risque dans le domaine, notamment le cobalt de République démocratique du Congo (qui fournit environ 70% du marché) et dont la demande s’envole mais aussi l'étain. Fin 2017, le Financial Times avait critiqué le LME pour son manque de rigueur vis à vis de ses fournisseurs. Le journal britannique avait alors souligné que Yantai Cash, un exportateur chinois de cobalt, n'était pas en mesure d'assurer que son métal vendu sur le marché londonien n'avait pas été produit par des enfants en République Démocratique du Congo.

"Si elles étaient adoptées, ces dispositions pourraient conduire (dès le troisième trimestre de 2019) à la suspension ou à la radiation de certaines marques de cobalt et à l'annulation de leurs mandats, dans le cas où les marques seraient soumises à ces dispositions transitoires", précise le LME.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ue.N751519

Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

par energy_isere » 29 sept. 2018, 12:51

A 160 mètres de profondeur, avec les derniers mineurs en France

AFP 29/09/2018

Ceci est votre dernière chance de croiser des mineurs au fond d'une mine en France métropolitaine: la mine de sel de Varangéville, près de Nancy, ouvre depuis lundi ses entrailles aux touristes.

Le moyen de descendre est le même pour tous, celui du puits Saint Jean-Baptiste, creusé à la fin du 19ème siècle. C'est par là que remontent les tonnes de sel, les mineurs avec leur combinaison bleue et leur casque de chantier blanc, et que descendent les touristes avec leur gilet fluo et leur casque rouge.

Il ne faut pas s'attendre à y prendre ses aises, puisque six personnes rentrent serrées dans la cage en acier fermée par un rideau. Les 160 mètres de profondeur sont atteints en 40 secondes.

Une fois en bas, tout n'est que sel. Les murs et le plafond sont des parois de sel gemme, gris foncé. Le sol est recouvert de poussière de sel rendue parfois glissante par le chassé-croisé des engins.

Exploitée depuis 1870, la mine de Varangéville est la dernière mine d'importance en France métropolitaine où le travail est réalisé en souterrain par des mineurs de fond, indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Ils sont actuellement 40 mineurs à pouvoir extraire au maximum 550.000 tonnes par an de sel, utilisé à 95% comme sel de déneigement et à 5% pour l'agriculture, notamment les blocs léchés par le bétail.

"Nous sommes les derniers à pouvoir montrer notre métier", explique Denis Lhommé, à l'origine des visites touristiques de cette mine du groupe Salins, connu pour sa marque de sel de table "La Baleine".
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En 1908, la mine comptait entre 120 et 150 mineurs, mais désormais les "moyens sont beaucoup plus modernes et beaucoup moins fatigants", explique Denis Lhommé, troisième génération de sa famille à travailler dans le sel.

Dans une température constante de presque 15 degrés, les mineurs creusent à l'explosif un damier de galeries de taille identique. Si on les mettait bout à bout, cela aurait une longueur de 200 à 300 kilomètres, une partie infime de la couche de sel de cette région recouverte par une mer il y a des millions d'années, qui fait 230 kilomètres de long sur 100 km de large.
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Avec les photos : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2b079e39c1

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