Islande

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Re: Islande

par energy_isere » 17 juil. 2019, 08:32

Les Vikings ont rasé les forêts, l'Islande reboise à tout-va

AFP•17/07/2019

Avant sa colonisation par les Vikings, l'Islande était hérissée de forêts faisant rempart contre les tempêtes, mais les redoutables guerriers ont tout rasé et l'île reboise aujourd'hui à marche forcée, au nom de la biodiversité et du climat.
Les forêts sont si rares ou si jeunes en Islande que, selon une plaisanterie connue de tous, il suffit au promeneur perdu au milieu des bois de se mettre debout pour se repérer.

Le pays est considéré comme le moins boisé d'Europe. Les forêts représentent péniblement 0,5% du territoire d'Islande, selon un rapport publié en 2015 par l'Agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

La faute aux Vikings: lorsque, venus de Norvège, ils ont conquis cette terre inhabitée de l'Atlantique Nord à la fin du IXe siècle, les forêts majoritairement peuplées de bouleaux touffus en recouvraient plus d'un quart, notamment près des côtes.

Mais les colons ont eu la hache facile et, en l'espace d'un siècle, ils ont transformé les forêts en pâturages et le bois en maisons. "Nous avons perdu 97% des forêts d'origine depuis 1.000 ans", souligne Adalsteinn Sigurgeirsson, le directeur adjoint du Service forestier islandais.

Un massacre auquel il faut ajouter un climat rigoureux et l'activité volcanique qui expose périodiquement le sol aux cendres, à la lave et aux gaz.

Depuis les années 1950 et surtout 1990, le paysage du gros rocher pelé qu'est l'Islande retrouve un peu de sa verdeur originelle grâce à un ambitieux plan de reboisement. On replante à tout-va, comme à Hafnarsandur (sud-ouest), une vaste étendue de 6.000 hectares de sable noir et de basalte.

Hafnarsandur est "l'un des pires exemples d'érosion du sol en Islande à basse altitude", explique Hreinn Óskarsson, responsable de la stratégie au Service forestier islandais.

- Regarder les arbres pousser -

Cette agence publique a reçu carte blanche des autorités locales et de l'Etat pour replanter au cœur de ce paysage lunaire.

Car le gouvernement islandais a fait de l'afforestation (ou boisement) l'une des priorités de son nouveau plan d'action pour le climat publié en septembre 2018. Objectif: réduire de 40% d'ici 2030 ses émissions nettes de gaz à effet de serre pour atteindre les engagements pris à la COP21, et enrichir l'écosystème local.

Armé d'un "potti-putki" rouge, un outil originaire de Finlande en forme de tube équipé d'une poignée, Hreinn Óskarsson s'affaire à mettre en terre des pins tordus et des épicéas de Sitka, deux espèces nord-américaines de conifères.

"Nous prévoyons un reboisement ici pour stabiliser le sol et protéger la ville voisine (Thorlákshöfn, ndlr) des tempêtes de sable auxquelles nous savons que ces arbres peuvent résister".

Mógilsá, au pied du mont Esja qui surplombe la capitale Reykjavík, est une forêt cinquantenaire où poussent des bouleaux pubescents, unique espèce vernaculaire, et d'autres espèces importées.

Le problème est que "le bouleau n'est pas une espèce productive", explique Adalsteinn Sigurgeirsson. "Si nous voulons atteindre d'autres objectifs comme la séquestration rapide du carbone ou la production de bois, il nous faut plus de variété."

Des dizaines de pépinières produisent à travers tout le pays. Celle de Kvistar, à une centaine de kilomètres de Reykjavík, fait sortir de terre jusqu'à 900.000 pins et peupliers par an.

- Paradoxe climatique -
"À l'origine, ils viennent d'Alaska. Mais nous avons maintenant des arbres de 30, 40, 50 ans donnant des graines que nous collectons et que nous utilisons pour la production de plants", explique Hólmfrídur Geirsdóttir, horticultrice de 56 ans et propriétaire des serres.

Trois mois durant, les arbres grandissent à l'abri des 21°C fournis par la géothermie, abondante sur l'île volcanique, avant de terminer leur croissance à l'extérieur pendant un an.

Mais les sols islandais sont pauvres en azote et le processus de maturation est très lent. Le taux de croissance représente en moyenne 1/10e de celui observé dans la canopée amazonienne.

Paradoxalement, les arbres peuvent désormais compter en Islande sur le dérèglement climatique.

"Ce qui a principalement nui à la croissance des forêts ici, ce sont les températures basses et la fraîcheur des étés. Mais nous nous rendons compte que cela change à cause du réchauffement planétaire", note Adalsteinn Sigurgeirsson.

"Le réchauffement semble augmenter la croissance des arbres en Islande et par conséquent aussi le taux de séquestration du carbone."

Il a aussi permis l'apparition d'une nouvelle biodiversité avec la colonisation récente d'espèces d'oiseaux comme le hibou grand-duc ou la bécasse des bois.

Depuis 2015, entre trois et quatre millions d'arbres ont été plantés en Islande? soit l'équivalent d'environ 1.000 hectares. Sur la même période, 6 à 7 millions d'hectares ont été plantés en Chine.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0530f99021

Re: Islande

par energy_isere » 05 avr. 2018, 21:37

L'Islande, ses volcans, ses geysers... et ses bitcoins

Romandie AFP / 25 mars 2018

Au coeur des champs de lave islandais, se dresse une fabrique de bitcoins parmi les plus grandes au monde. Atelier hightech qui produit de l'or virtuel, le site est ultra-sécurisé et sa localisation précise est tenue secrète pour éviter les convoitises.

Grâce à ses sous-sols gorgés d'eau chaude qui fournissent de l'électricité en abondance et à bon prix, l'Islande est devenue un paradis pour les "mineurs" de cryptomonnaies comme le bitcoin, émis par des serveurs aussi puissants qu'énergivores.

Contrairement au dollar ou à l'euro, le bitcoin n'est pas émis par des banques centrales mais "miné", ou créé dans des "fermes" informatiques.

Dans le désert volcanique islandais, un hangar en tôle argentée d'apparence anodine abrite des machines, près de quatre autres bâtiments auxquels s'ajouteront bientôt deux entrepôts flambant neufs. Cette "ferme" de la compagnie Genesis Mining porte le nom douteux de la première machine de chiffrement, Enigma, utilisée par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

À l'intérieur du hangar, des dizaines de milliers de "mining rigs" (stations de minage) s'alignent sur 400 m2, créant un bourdonnement étourdissant proche de celui d'un gros porteur au décollage.

Une "mining rig" est une sorte d'unité centrale dotée d'une carte mère, d'une mémoire RAM, d'un disque dur, d'un processeur et de six cartes graphiques.

Son rôle? Exécuter des algorithmes complexes permettant d'enregistrer une succession de transactions authentifiées et cryptées. Cette technologie appelée la "blockchain" est souvent décrite comme l'équivalent numérique d'un livre de comptes qui serait inviolable et infalsifiable. Au total, 12,5 bitcoins sont ainsi créés toutes les 10 minutes dans les fermes de minage.

Image
Des unités centrales d'ordinateur exécutant des algorithmes complexes permettant d'enregistrer une succession de transactions authentifiées et cryptées dans une fabrique de bitcoins, près de Reykjavik le 16 mars 2018 / © AFP/Archives / Halldor KOLBEINS

- Vent polaire -

"N'importe qui peut faire cela chez lui, sans entrave (légale) ni limite technique", explique Philip Salter, représentant de Genesis Mining en Islande. N'étaient l'investissement colossal, les coûts de production et de maintenance à une échelle industrielle - la seule à même de créer une économie du bitcoin digne de ce nom -, précise le jeune ingénieur allemand de 25 ans.

Car les machines, branchées sur le secteur, tournent 7 jours sur 7 et 24h/24.

Sur les quelque 17 millions de bitcoins en circulation dans le monde, une partie encore modeste est "made in Iceland" mais la petite île de l'Atlantique nord entend monter en puissance et récupérer les bénéfices de la guerre lancée par les autorités chinoises contre cette monnaie viruelle.

L'Islande offre en effet des conditions uniques au monde pour la production de cryptomonnaies, en raison de son énergie géothermique bon marché et 100% renouvelable.

Le kWh hors taxes (0,065 euro) y est en moyenne deux fois moins cher que dans l'Union européenne (0,114 euro), selon les données d'Eurostat pour 2016, ce qui fait de l'Islande l'une des nations les plus compétitives d'Europe derrière la Serbie, la Macédoine et la Bosnie.

Et la température moyenne annuelle sur l'île est d'environ 5°C. Ce qui est idéal pour éviter la surchauffe, et parfait pour limiter mécaniquement le besoin de consommation énergétique.

Le vent polaire est aspiré par une batterie de ventilateurs, puis filtré et mélangé avec la chaleur que dégagent les ordinateurs - jusqu'à 80°C - et permet de maintenir la température des stations de minage entre 5°C et 25°C.

- L'Islande affiche complet -

Auparavant Genesis Mining, créée fin 2013, était installée en Bosnie, ses concurrents majeurs étant en Chine ou aux États-Unis.

Comme elle, de nombreuses sociétés de "fermes" informatiques convoitent une place en Islande.

"La demande a augmenté de façon exponentielle, particulièrement ces trois derniers mois", se félicite Johann Snorri Sigurbergsson, responsable du développement chez l'électricien HS Orka.

Et ce malgré la volatilité du bitcoin, qui évolue actuellement autour des 10.000 dollars après avoir approché les 20.000 dollars en décembre puis chuté sous les 6.000 dollars début février.

"Le prix du bitcoin n'est pas un très bon indicateur de la performance de l'industrie de minage", analyse Philip Salter, qui dit craindre plutôt la concurrence dans une filière en plein essor.

Selon les estimations de HS Orka, les trois plus grosses compagnies propriétaires de data centers et "fermes" de cryptomonnaies devraient consommer en 2018 plus d'électricité que les 350.000 habitants de l'île.

La demande est aujourd'hui supérieure à l'offre d'énergie.

Victime de leur succès, les "fermes" de bitcoins islandaises sont la cible de voleurs bien organisés. Entre décembre et janvier, 600 "stations de minage" se sont volatilisées pour un butin estimé à 200 millions de couronnes (1,6 million d'euros).
https://www.romandie.com/news/ZOOM-/902581.rom

Re: Islande

par energy_isere » 01 mars 2018, 19:13

En 2018, l’Islande va consommer plus d’électricité pour compter les Bitcoins que pour approvisionner ses foyers

L'Islande est devenue en quelques années le paradis des entreprises procédant à du minage de Bitcoins, pratique très énergivore qui consiste à vérifier toutes les transactions de la blockchain. Le climat islandais, très froid, permet en effet de réduire les coûts de refroidissement des data centers. Mais à ce rythme, en 2018, le minage de Bitcoins demandera plus d'électricité que celle consommée par les habitants de l'île pour chauffer leur maison.

Encore un exemple de l’exorbitant coût environnemental des Bitcoins. Selon le cabinet HS Orka, les data centers destinés à miner les Bitcoins consommeront davantage d’électricité en 2018 que les 330 000 habitants de l’île pour chauffer leurs maisons. Ils devraient atteindre les 840 gigawattheures (GWh), contre 700 GWh pour les Islandais.

"Nous constatons une croissance exponentielle de la consommation énergétique des data centers et je ne la vois pas s’arrêter", a prévenu Johann Snorri Sigurbergsson, membre de HS Orka, lors d’une interview à la BBC, "si l’Islande acceptait toutes les entreprises spécialisées, il n’y aurait tout simplement pas assez d’électricité pour les approvisionner toutes".

Bientôt une taxe sur les entreprises du bicoins

En quelques années, l’Islande est d’ailleurs devenue un aimant de fermes à minage. En cause : le climat. Le froid islandais permet aux entreprises de réduire leur coût de refroidissement des data centers. De même, ces entreprises peuvent se targuer de fonctionner aux énergies renouvelables, l’Islande s'approvisionnant à 100 % en énergie verte. Le projet The Moonlite, qui sera bientôt installé sur l’île, veut d’ailleurs devenir le plus grand centre de minage au monde, tout en étant approvisionné par des énergies renouvelables.

Reste à savoir si l’île va rester un paradis pour les entreprises de vérification des transactions en bitcoins. Selon la BBC, un membre du Parti des pirates au Parlement islandais, Smari McCarthy a déclaré : "le minage de cryptomonnaie ne nécessite presque aucun personnel, très peu d’investissements en capital et ne laisse généralement pas de taxes non plus. La valeur pour l’Islande est pratique nulle". Une taxe spécifique sur ces entreprises est donc envisagée dans le pays.
http://www.novethic.fr/actualite/energi ... 45487.html

Re: Islande

par sherpa421 » 29 août 2017, 11:28

Enerico Macias perds 26 millions :
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/08/ ... ndaise.php
Il passe par une société Luxembourgeoise pour investir dans des banques Islandaises via un montage financier tordu. Il perds une somme importante, mais il a quand même encaissé 9 millions d'euros en liquide. Il ose se plaindre d'avoir perdu ! Voilà un mauvais perdant. Heureusement, la justice n'a pas été sensible à ses larmes de crocodiles.

Re: Islande

par energy_isere » 13 août 2017, 15:37

Le nombre de touristes en Islande a été multiplié par plus de quatre en l’espace d’une décennie

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio ... 06834.html
Connaissant depuis 7 ans un boom touristique historique, l'Islande voit 20% de touristes supplémentaires déferler sur son sol volcanique chaque année. Par des taxes ou des mesures de limitation, le gouvernement islandais réfléchit maintenant à mieux encadrer la fréquentation du pays. Car cet afflux n'est pas sans conséquence : explosion des prix, saturation des hébergements, ou encore modification de la structure touristique.
................
Car en l'espace de sept petites années, le tourisme est devenu la première activité économique de l'Islande, devançant les traditionnels secteurs de la pêche et la production d'aluminium.

Un engouement daté à 2010, lorsque l'éruption du volcan Eyjafjallajökull avait paralysé le trafic aérien européen.

"Le public s'est rendu compte à ce moment que l'Islande n'était pas loin, et gagnait à être connue", explique Eric Biard, co-fondateur du tour-opérateur Island Tours.

Depuis, la compagnie nationale Icelandair a fait de Keflavik un point de passage entre Europe et Amérique du Nord, et les compagnies low cost se sont précipitées sur la destination, faisant passer le nombre de touristes de 488 000 en 2010 à 2,3 millions attendus cette année...

Une explosion qui pousse le gouvernement de centre-droit à agir pour mieux préserver son île.
......................
http://www.tourmag.com/Engouement-touri ... 86979.html

et l' Islande n' a que 338 000 habitants !

Re: Islande

par Raminagrobis » 31 mai 2017, 22:38

En effet l'islande avec la géothermie peut produire assez d'électricité renouvelable, pas chère, et continue (24/7) pour couvrir plusieurs fois ses besoins. A tel point qu'ils produisent énormément d'aluminium pour l'export : cette industrie consomme 3/4 de leur production d'électricité. Ce pourquoi la consommation par habitant est peu pertinente : le consommateur final de l'aluminium ne vit pas sur l'île. En outre, ils ont tellement d'électricité qu'ils envisagent aussi une ligne CCHT pour en exporter le royomuni.

Parallèlement, ils n'ont pas une goutte de pétrole. Ils doivent importer le pétrole, et sous forme raffinée (pas de rafinerie). Et en petite quantité à la fois : c'est un petit pays (330 000 habs).

On ne peut pas imaginer de situation concurrentielle plus favorable aux renouvelables que celle de l'Islande.

Et pourtant, ils utilisent quand même du pétrole. Selon l'IEA, 506 000 tonnes en 2014. Soit 10 000 b/j.

Ce pétrole sert dans les transports, mais aussi, pour près de 40%, dans la pêche (secteur extrêmement important dans le pays). Donc même dans la situation de l'islande, ça reste intéressant d'utiliser le pétrole pour les transports et la pêche.

Le pétrole a une compétitivité très variable selon les usages.

Pour la production massive d'électricité pour le réseau, il est franchement pas compétitif. Il n'est utilisé que dans les pays où le pétrole coûte beaucoup moins cher que le prix du marché (exemple arabie saoudite), ou lorsque la logistique ne permet pas d'acheminer du gaz ou du charbon (fréquent dans les îles).

Pour chauffer les habitations, fournir de l'eau chaude, ou de la chaleur pour diverses industries, il est en concurrence frontale avec le gaz naturel (qui est moins cher, mais à condition que le réseau soit présent) et certains renouvelables (biogaz, bois, géothermie, solaire) qui peuvent localement lui tailler des croupières.

Mais pour alimenter les voitures, les motos, les avions, et les navires, il est quasi imbattable.

C'est pour ça qu'il est utilisé partout. Quand on regarde pays par pays, il y a des pays qui se passent de telle ou telle source d'énergie.
* L'italie n'a pas un seul réacteur nucléaire (même si elle importe un peu d'élec nucléaire française)
* Les pays-bas n'ont aucun barrage : c'est tellement plat qu'il n'y a pas d'énergie potentielle à récupérer
* La Russie se passe d'éolien et de solaire.
* L'arabie saoudite n'utilise pas du tout de charbon.
* Même si maintenant tous les pays significatifs utilisent du gaz naturel, ce ne fut pas tjrs le cas. israël n'avait pas accès au gaz naturel jusqu'en 2003, ben ils faisaient sans.

Mais un pays qui n'utilise pas le pétrole, ça existe pas !

Re: Islande

par GillesH38 » 31 mai 2017, 16:27

pas entendu parler depuis la crise de 2008. J'ai vu une pompe à hydrogène à Reykjavik quand j'y suis allé (2010), mais bon personne ne s'arrêtait (ça concernait quelques bus je crois).
Pour traverser l'Islande (un quart de la France), c'est quand même pas très pratique....

Re: Islande

par energy_isere » 31 mai 2017, 12:25

dans un autre GillesH38 a écrit :
mobar a écrit :
La consommation d'énergie primaire du pays en 2014 provenait pour 86,8 % d'énergies renouvelables autochtones (géothermie 69,1 %, énergie hydraulique 17,8 %) et pour 13,2 % de combustibles fossiles importés (pétrole : 11,9 %, charbon : 1,3 %
Lorsque les importations diminuent plus que le coût de ces importations n'augmente, tu n'as aucun problème pour continuer de développer les EnR jusqu'à l'autonomie complète
ce que tu ne vois pas dans ces chiffres, c'est que la production d'énergie totale par habitant (Islandais) est BIEN PLUS GRANDE que celle des autres pays. Donc en gros ils consomment les mêmes fossiles, et en plus, ils produisent une énorme quantité d'électricité renouvelable. Dont ils font autre chose (essentiellement faire tourner des grosses usines d'aluminium et de ferrosilicium).
Et leur plan d'économie Hydrogéne, les Islandais ont fait une croix dessus définitivement ? Pas de tentative de reprise de ce coté là ?

Re: Islande

par energy_isere » 13 mars 2017, 20:41

L'Islande lève ses contrôles de capitaux, hérités de la crise

Par latribune.fr 13/03/2017

La mesure, prise au lendemain de la crise de 2008 pour empêcher la fuite des capitaux, prendra fin mardi. Ces dernières années, elle avait compliqué la vie des entreprises islandaises actives à l'étranger.
..............
http://www.latribune.fr/economie/intern ... 60538.html

Re: Islande

par energy_isere » 15 juin 2016, 20:00

L’Islande, de la crise à la reprise

Rédigé le 24 mai 2016 par La rédaction

L’Islande connaît un boom économique retentissant. Si vous avez l’intention d’investir à l’étranger, il est particulièrement bon d’entreprendre en Islande. Le pays surfe sur un quasi plein emploi (moins de 1,9% en février 2016), une croissance de 4% en 2015 et qui devrait atteindre 4,2% cette année. Une situation qui contraste avec la crise sans précédent traversée par le pays il y a quelques années.

En 2008, l’Islande était prise de plein fouet par la crise économique mondiale. L’Etat a nationalisé les grandes banques du pays et les dettes de l’île étaient neuf fois supérieures à son PIB. La situation était telle que certains estimaient que l’Islande allait devenir le premier Etat en faillite totale à cause des conséquences de la crise des subprime.

Face à l’urgence, le pays a sollicité un prêt de 2,1 milliards de dollars auprès du FMI et a, en outre, obtenu deux milliards supplémentaires d’autres pays (dont la Russie). En octobre 2015, l’Islande annonçait qu’elle avait complètement remboursé le FMI. En parallèle, le pays a mis en place des mesures assez radicales : dévaluation monétaire, pacte de stabilité, austérité, tout ceci avec le soutien d’une majorité de la population.

L’Etat islandais reste fortement endetté et les traces de la crise perdurent, mais la forte consommation des ménages et le plein emploi favorisent l’essor économique actuel du pays.

L’Islande, une base de données ?

Ayant retrouvé le chemin de la croissance économique, l’Islande cultive ses atouts, dont celui de sa position géographique.

Des ingénieurs italiens en informatique y voient notamment une opportunité pour l’accueil de zones de stockage de données.

A l’heure du réchauffement global et des questions environnementales, ces bases de données génèrent une forte empreinte carbone. Les faibles températures du pays permettent d’éliminer un certain nombre de besoins en système de refroidissement pour les datacenters. En outre, l’électricité – d’origine géothermique ou hydroélectrique – y est très bon marché. Depuis le début des années 2010, l’Etat islandais favorise l’installation des datacenters sur ses terres, en particulier via des réductions de TVA.

Cinéma, aviation, tourisme, l’Islande se diversifie

Symbole de ce renouveau, Iceland Air, principale compagnie aérienne du pays, a posé ses valises à l’aéroport d’Orly. En difficulté pendant la crise, la compagnie renoue avec les projets ambitieux. Depuis le début de l’année, c’est la quatrième nouvelle destination qu’Iceland Air va desservir.

Le secteur aérien se porte bien et… le tourisme aussi. Fort de ses paysages naturels, de ses volcans, ses sources d’eaux chaudes et de ses traditions culturelles, l’Islande attire les touristes du monde entier.

Le tourisme a d’ailleurs grandement contribué au redressement du pays. Du fait de la dépréciation monétaire, les prix défiaient toute concurrence. Les emplois créés dans l’hôtellerie, la restauration et les transports ont contribué à la baisse du chômage. Aujourd’hui, cet attrait ne faiblit pas. 700 000 touristes visitent l’Islande chaque année – soit le double de la population locale – et contribuent à hauteur de 6% au PIB du pays.

L’Islande attire aussi les réalisateurs de films. Depuis 2010, on ne compte pas moins de seize tournages de films et séries sur le territoire islandais. Parmi eux, Thor 2, Interstellar ou encore Game of Thrones.

Enfin, l’industrie de la pêche, qui représente tout de même 25% des exportations islandaises, demeure un secteur pourvoyeur d’emplois et d’investissements. Dans son rapport de 2016, la Coface soulignait que l’accord de libre-échange signé avec la Chine en 2014 devrait soutenir les exportations islandaises.

A l’instar de la mythologie nordique, la crise islandaise a fait office de Ragnarök. Une destruction quasi-totale de l’économie du pays, mais une renaissance novatrice et porteuse qui tend à un avenir prometteur fait de renouveau.
http://quotidienne-agora.fr/islande/

Re: Islande

par mobar » 10 févr. 2016, 19:59

energy_isere a écrit :
Miracle à l’islandaise: à Reykjavik, le taux de chômage est tombé à 1,9%

10 fev 2016

L’information n’a pas fait la Une : «L’Islande a retrouvé son niveau de chômage d’avant la crise.» Un résultat impressionnant pour la petite île indépendante qui a connu l’une des pires crises économiques d’Europe. Depuis sa faillite retentissante en 2008, l’Islande et ses quelque 320.000 habitants ont réussi un retournement économique impressionnant. Avec quelles recettes?
............
............
http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle ... a-19-95935
Le parti Pirate aux portes du pouvoir
http://news360x.fr/tres-populaire-le-pa ... n-islande/

Code : Tout sélectionner

L’Islande deviendra-t-elle le premier pays au monde dirigé par des Pirates ? Depuis près d’un an, le Parti Pirate islandais arrive systématiquement en tête dans les sondages de la petite île nordique, et les électeurs semblent plus disposés que jamais à donner leur confiance à la jeune formation politique.

Selon un sondage publié par le quotidien Fréttablaðið et Channel 2, le Parti Pirate caracole désormais à près de 42 % d’intentions de vote, ce qui ferait de lui — et de très loin — le premier parti politique d’Islande. En mars 2015, lorsqu’il est arrivé pour la première fois en tête dans un sondage de l’institut MMR, le Parti Pirate recueillait 23,9 % d’intentions de vote chez les électeurs. Son ascension ne fait que s’amplifier depuis. En novembre, Fréttablaðið plaçait le PP à 36,3 %.
Aprés les banksters en prison verra t'on les Pirates au pouvoir?

Rafraichissante Islande \:D/
https://www.youtube.com/watch?v=iUbjzcyTEdg

Re: Islande

par energy_isere » 10 févr. 2016, 18:49

Miracle à l’islandaise: à Reykjavik, le taux de chômage est tombé à 1,9%

10 fev 2016

L’information n’a pas fait la Une : «L’Islande a retrouvé son niveau de chômage d’avant la crise.» Un résultat impressionnant pour la petite île indépendante qui a connu l’une des pires crises économiques d’Europe. Depuis sa faillite retentissante en 2008, l’Islande et ses quelque 320.000 habitants ont réussi un retournement économique impressionnant. Avec quelles recettes?
............
............
http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle ... a-19-95935

Re: Islande

par energy_isere » 29 août 2014, 20:19

L' Islande dit adieu à l'Union européenne, sans même un référendum

24/02/2014, La Tribune

Raykjavik devrait retirer officiellement sa candidature à l'UE déposée en 2009 sans en passer par une consultation populaire, contrairement aux promesses du gouvernement.

Adieu l'UE. Comme la Suisse et la Norvège en 1994, l'Islande devrait refuser officiellement son adhésion à l'Union européenne. Vendredi, les deux partis de centre-droit de la coalition au pouvoir, le parti du Progrès et le parti de l'Indépendance se sont mis d'accord sur une proposition de loi qui sera soumise à l'Althing, la chambre unique du parlement islandais. Ce texte prévoit de retirer la candidature du pays à l'UE sans passer par la voie du référendum comme l'avait promis le gouvernement lors de son entrée en fonction en avril dernier.

Négociations au point mort

En réalité, les négociations avec l'UE entamée en juillet 2009 sont au point mort depuis un vote de l'Althing de janvier 2013, précédant donc les dernières élections parlementaires, qui demandait le gel des discussions. En avril, le centre-droit au pouvoir avait confirmé la suspension de toutes les négociations en attendant un référendum. C'est le gouvernement de centre-gauche issu de la crise violente qu'a connu le pays en 2009 qui avait décidé de lancer l'Islande dans une procédure d'adhésion. Cette adhésion devait être suivie d'une adoption rapide de l'euro afin de donner au pays une « stabilité » dont elle rêvait alors. Mais ces négociations qui ne devaient être qu'une formalité ont achoppé sur trois sujets principaux.

Le problème de la pêche
Le premier, le plus essentiel, est le problème de la pêche. Avec l'effondrement de son système financier, la pêche est redevenue un secteur essentiel de l'économie islandaise. Son poids dans le PIB est passé de 4,7 % en 2008 à 7,1 % en 2012 et 42 % des exportations islandaises sont des produits de la pêche. Or, l'entrée dans l'UE signifierait l'adoption de quotas de pêche plus restreints. Or, compte tenu du poids économique de ce secteur, Reykjavik veut continuer à disposer de cette liberté. L'embargo imposé par l'UE aux harengs et maquereaux des îles Féroé en août dernier a inquiété beaucoup en Islande. Et puis, il y a cette épineuse question de la chasse à la baleine, toujours pratiquée en Islande à la grande indignation de Bruxelles et qui est un sujet fort sensible dans l'île nordique.

L'euro peu attirant
Le deuxième écueil est celui de l'euro. Sans doute pouvait-on voir la zone euro en juillet 2009 comme un « havre de stabilité. » Ce n'est plus guère le cas après quatre ans de crise profonde de l'UEM. Sans compter que, parallèlement, l'Islande a beaucoup profité (au prix d'une très forte inflation) de la dépréciation de la couronne qui a atteint jusqu'à un quart de sa valeur. Beaucoup d'Islandais doutent donc qu'il soit utile de perdre la maîtrise de sa politique monétaire. L'Islande, avec un PIB d'une dizaine de milliards d'euros et 380.000 habitants, sera certaine de voir ses intérêts ignorés par la BCE. Or, les avantages de l'euro sont assez limités puisque les importations en provenance de la zone euro ne représentent que 27 % du total (32 % avec le Danemark dont la monnaie est ancrée sur l'euro). Le jeu pourrait ne pas en valoir la chandelle. Mais enfin, l'Islande pourrait entrer dans l'UE en conservant la couronne.

Un intérêt limité
Troisième raison de l'échec des négociations, c'est la gestion de l'UE. L'Islande est sortie de la crise en tentant de préserver les intérêts de ses nationaux, notamment en pratiquant un défaut sur les investisseurs étrangers et en renonçant de facto à l'indépendance de sa banque centrale. C'eût été évidemment impossible en cas d'adhésion à l'UE. Les partis opposés à l'UE soulignent aussi combien la technocratie bruxelloise serait négative pour la démocratie islandaise. D'autant que, ajoute-t-il, l'Islande, membre de l'accord de libre-échange avec l'UE et de l'espace Schengen, bénéficie déjà d'une bonne intégration dans l'espace européen. Une adhésion à l'UE n'apporterait rien de plus à un pays qui compterait bien peu à Bruxelles.

Des sondages peu favorables à l'adhésion

Les derniers sondages laissaient peu de chances à l'adhésion à Bruxelles. Celui paru dans le quotidien Frettabladid du 3 février indiquait que 49 % des Islandais refusaient l'adhésion, 26 % l'acceptaient.

Néanmoins, ce chiffre semblait en recul par rapport à l'an dernier. Le gouvernement a donc préférer clore le débat plutôt que de faire campagne et prendre un risque. C'est sans doute un oubli des promesses. Et la question est de savoir si les électeurs en tiendront rigueur au gouvernement. Car selon le même sujet, trois quarts des Islandais voulaient un référendum sur la question.
http://www.latribune.fr/actualites/econ ... endum.html

Re: Islande

par mobar » 10 déc. 2013, 10:10

paradigme a écrit :L'Islande à dit merde à ses créanciers, maintenant avec l'argent des bankster elle rembourse les ménages :

"Décidément, les Islandais ne font rien comme les autres. Non seulement ils ont décidé démocratiquement de ne pas faire payer le peuple pour renflouer les errements des banques, mais en plus, ils tiennent leur promesse de campagne. Nouvel exemple avec un rabais sur les dettes immobilières des ménages !"

http://www.agoravox.fr/actualites/inter ... pas-144604
Il s'agit plutot pour l'état islandais de rembourser les banksters à la place des ménages avec de la monnaie crée pour l'occasion

ça ne change pas foncièrement la donne monétaire, c'est une sorte de dévaluation de la monnaie islandaise

Le banques continuent à exister avec des avoirs dévalués qu'elles vont s'empresser de vendre pour sauver leur peau.

Reste maintenant aux islandais de trouver de nouveaux préteurs (à quels taux?) ou à se passer de crédit

Pas rose non plus, mais dans la tourmente un exemple pour d'autres
Surement un moyen de ramener un peu d'équilibre sur la planète finassière

Re: Islande

par paradigme » 08 déc. 2013, 20:29

L'Islande à dit merde à ses créanciers, maintenant avec l'argent des bankster elle rembourse les ménages :

"Décidément, les Islandais ne font rien comme les autres. Non seulement ils ont décidé démocratiquement de ne pas faire payer le peuple pour renflouer les errements des banques, mais en plus, ils tiennent leur promesse de campagne. Nouvel exemple avec un rabais sur les dettes immobilières des ménages !"

http://www.agoravox.fr/actualites/inter ... pas-144604

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