le plastique c'est du pétrole ?

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 12 avr. 2019, 21:55

Environnement Massif Central va doubler sa capacité de transformation des déchets plastiques à Mende

Sylvie Brouillet Usine Nouvelle le 12/04/2019

Spécialiste des déchets Environnement Massif Central, PME de 70 salariés, investit fortement dans la valorisation des matières plastiques à Mende (Lozère). Un plan de 3,5 millions d'euros va permettre de faire passer la capacité de production de 5 000 à plus de 10 000 tonnes annuelles au deuxième semestre 2019. Un investissement qui suit un plan de 9 millions d'euros sur la période 2016-2018.

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Environnement Massif Central investit dans la valorisation des matières plastiques à Mende

Basé au Causse d’Auge à Mende (Lozère), l’opérateur de collecte, tri, recyclage et valorisation des déchets (ferraille, bois, DIB, DEEE, plastiques) Environnement Massif Central mise fort sur la transformation des matières plastiques. Pour doubler sa capacité de production de 5 000 à 10 000 tonnes, il a commandé sa troisième ligne de lavage et broyage et sa deuxième extrudeuse, un investissement de 2 millions d’euros. "La mise en route des machines est planifiée au deuxième semestre, dans un bâtiment existant. Une fois les installations opérationnelles, la transformation de matières plastiques devrait représenter la moitié du chiffre d’affaires", évalue Philippe Michelet, directeur administratif et financier. La PME, qui a besoin d’espace et de stockage supplémentaire, va aussi investir 1,5 million d'euros pour agrandir à 10 000 m² un bâtiment de 4 000 m². Le permis de construire est obtenu et les travaux doivent s’achever fin 2019-début 2020. Bon à savoir : le nouvel investissement fait suite à un programme de 9 millions d'euros engagés sur 2016-2018. Après l’arrivée en 2014 de la première ligne de transformation des plastiques, une deuxième ligne a été lancée en 2017 et la première extrudeuse en 2018 pour produire des paillettes et granulés de polypropylène et polyéthylène. "Nous sommes quasiment les seuls en France à proposer l’éventail de la collecte à la transformation sous forme de granulés, relève Philippe Michelet. Ils servent notamment aux plasturgistes, à l’industrie automobile."

Pour faire tourner les nouvelles capacités, Environnement Massif Central qui comptre 70 salariés planifie cinq à dix embauches. "Nous avons sept postes en cours, que nous avons du mal à pourvoir. Nous sommes prêts à former, c’est ce que nous avons toujours fait", assure Philippe Michelet.

Fondée en 1997 par Olivier Dalle, l’entreprise mendoise a réalisé 11,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et devrait côtoyer les 13 millions d'euros en 2018 (15 % de croissance).
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... de.N830870

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 18 févr. 2019, 20:55

Avec Synova, Total accélère dans le recyclage des plastiques

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 18/02/2019

Total a annoncé le 18 février l'acquisition de Synova, une société française spécialisée dans la production de polypropylène recyclé à destination du secteur automobile. Le groupe participe déjà à plusieurs initiatives visant à augmenter la production de plastiques recyclés.


Total a annoncé le 18 février l'acquisition, pour un montant non divulgué, de Synova, acteur français majeur du recyclage de matières plastiques. Synova produit pour les équipementiers et constructeurs automobiles 20 000 tonnes de polypropylène recyclé haute performance à partir de plastiques recyclés.

"L’acquisition de Synova est une preuve concrète de notre engagement à développer le recyclage des matières plastiques. Elle renforce les activités que nous menons déjà dans l’économie circulaire et contribue à l’ambition de Total d’être la major de l’énergie responsable", a commenté Bernard Pinatel, directeur général Raffinage-Chimie chez Total.

Une demande accrue en plastiques recyclés

Thierry Saudemont, responsable du développement du recyclage chez Total, soulignait lors du forum Solutions plastiques organisé par Citeo que le développement de cette activité répondait à une demande du marché, qui cherche des solutions satisfaisantes en contenu recyclé, tout en soulignant le défi technique pour atteindre des performances comparables à celles des polymères vierges.

Certains fabricants craignent le risque d'image ou l'imposition de taux minimum de plastiques recyclés, envisagés dans la feuille de route économie circulaire si l'industrie ne s'auto-régule pas. Ceux qui n'ont pas trouvé de flux d'approvisionnements satisfaisants dans le recyclage mécanique des plastiques réclament aux géants de la chimie-plasturgie des solutions sécurisantes, tant au niveau des performances des polymères que de la régularité des volumes.

Plusieurs projets en cours dans le recyclage des plastiques

Total est associé à Citeo, Saint-Gobain et Syndifrais dans un projet visant à faire émerger une filière française de recyclage du polystyrène (notamment le PS choc des pots de yaourt). Le groupe va tester la faisabilité de c procédé à l'échelle industrielles sur ses sites français de Carling et belge de Feluy.

Avec la start-up québécoise Polystyvert, Total a inauguré en août 2018 à Montréal une usine de recyclage du polystyrène (emballages de produits électroniques, barquettes alimentaires, pots de yaourt, produits isolants) par dissolution.

Total produit déjà du polypropylène et du polyéthylène contenant au moins 50% de matière recyclée, avec, affirme-t-il, les mêmes propriétés que les polymères vierges. Le groupe fait aussi partie des membres fondateurs de l'Alliance to end plastic waste.
https://www.usinenouvelle.com/article/a ... es.N807885

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 10 févr. 2019, 21:01

La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !

6 fev 2019

Le 26 janvier 2019, le Forum Économique Mondial a publié une vidéo louant les efforts de la Norvège. En effet, ce pays est parvenu à atteindre un taux de recyclage de 97 % de ses bouteilles en plastique, une nouvelle déjà révélée par The Guardian l’été dernier.
.......
https://sciencepost.fr/2019/02/la-norve ... plastique/

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 04 févr. 2019, 09:48

MP Industries recycle le plastique en mobilier urbain

JEAN-CHRISTOPHE BARLA Usine Nouvelel le 03/02/2019 À

Les plastiques, plaie pour les mers, représentent une ressource exploitable pour l’urbanisme. Se fondant sur cette conviction, MP Industries, né en 1998 comme plasturgiste, s’est reconverti dans le recyclage des matières plastiques. L’entreprise de Gardanne (Bouches-du-Rhône) a conçu Mix Urbain, une gamme de mobilier urbain (bancs, poubelles, jardinières...) issue à 100 % d’objets en polypropylène et en polyéthylène recyclés, collectés auprès de ménages, d’industries et d’exploitations agricoles. Les déchets (d’origine exclusivement française) sont broyés pour obtenir un granulat qui est fondu à 200 °C, puis extrudé par un procédé haute pression afin de produire des profilés de finition d’aspect thermolaqué avec des épaisseurs de 25 à 200 mm. L’entreprise a breveté sa technologie, baptisé son matériau Recyclène et est tellement sûre de ses qualités d’imputrescibilité, de résistance aux chocs, aux UV et aux tags qu’elle garantit ses produits pendant quinze ans. "Tous sont recyclables à l’infini, explique Christophe Testa, le PDG de MP Industries. En fin de vie, nous les reprenons aux collectivités qui s’en équipent."

Consacrant 10 % de son chiffre d’affaires (1,13 million d’euros en 2017) à la R & D, la PME de 15 personnes imagine de nouvelles applications (dalles de sol, cales de conteneurs, garde-corps pour déchetteries...) L’Ademe et le Pôle Eco Design ont accompagné ses initiatives made in France. "Nous réalisons 200 tonnes de produits par an. Notre outil peut doubler cette production, mais il faudrait que les appels d’offres distinguent les efforts d’économie circulaire", indique le dirigeant, qui rêve, un jour, récupérer les déchets plastiques des océans.

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https://www.usinenouvelle.com/article/m ... in.N798870

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 25 janv. 2019, 22:06

Le retour en grâce du recyclage chimique des plastiques

Laurent Rousselle Usine Nouvelle le 25/01/2019

Aussi irréaliste qu'il soit, l'objectif français de recycler 100% des plastiques d'ici 2025 a le mérite de bousculer l'industrie. Les procédés mécaniques actuels de recyclage du plastique sont insuffisants pour répondre aux exigences de qualité de la plasturgie. Le recyclage chimique, encore à l'état de pilotes, est le seul à même de répondre aux enjeux d’économie circulaire, de réduction de la pollution et de la dépendance aux énergies fossiles.

Le recyclage mécanique de nos emballages plastiques atteindrait-il ses limites ? Ce choix technique s’est largement imposé, en France et ailleurs. Aujourd’hui, une partie de nos emballages plastiques sont triés, nettoyés, broyés, fondus avant d’être réutilisés, sans toucher à la structure du polymère. "Une industrie qui fonctionne bien", selon Carlos de Los Llanos, directeur scientifique de l'éco-organisme Citeo, mais qui s’avère "insuffisante pour traiter tous les types de plastiques et répondre aux futurs objectifs réglementaires."

Aujourd’hui, sur la totalité des divers emballages plastiques utilisés par les ménages (environ 1,1 million de tonnes), "50% se recyclent sans problème [à condition de les collecter, Ndlr], 25% posent davantage de difficultés et 25% n’ont pas encore de solution de recyclage", indique le représentant de Citeo. A ces quantités s’ajoutent 1 million de tonnes d’emballages plastiques industriels et commerciaux pour lesquels la problématique est assez semblable. Dans le monde, un million de bouteilles sont produites chaque minute.

Regagner de la valeur sur le plastique usagé

Seulement la moitié des emballages plastiques aisément recyclables, soit 26% du gisement, sont recyclés en France. C'est trop peu, si l'on considère l'objectif de 55% fixé par l’Union européenne en 2030 ou, pire, la volonté du gouvernement français de tendre vers 100% de recyclage cinq ans plus tôt.

A ces objectifs de recyclage, s'ajoutent les ambitions en termes d’intégration de matière secondaire. Toujours en 2030, les bouteilles devront contenir un minimum de 30% de matière recyclée (rPET ou rPEhd principalement), ce qui suppose de disposer d’une matière recyclée de très haute qualité, en particulier pour les emballages alimentaires ou cosmétiques. En France, les sites industriels de recyclage ayant obtenu une habilitation au contact alimentaire restent trop rares. Résultat, une bouteille d'eau sur deux est collectée, mais seulement une sur dix redeviendra une bouteille, la majorité étant dégradées en fibres.

Pour gagner la confiance des instances réglementaires, des plasturgistes et des industriels de l'alimentaire et de la cosmétique, il faut revenir à des résines pures, idéalement au monomère qui compose les polymères couramment utilisés.

Le recyclage chimique à la rescousse

C'est pour répondre à ce défi que le recyclage, dans sa version chimique, regagne l'intérêt des géants de la chimie-plasturgie. "L’objectif est de préparer le futur", rappelle Carlos de Los Llanos, "et la chimie représente un complément intéressant pour recycler davantage de plastiques d’ici quatre à cinq ans". La technique n’est pas nouvelle. Les bases scientifiques en sont connues et maîtrisées depuis les années 1990.

Principaux freins, la faisabilité du passage à l'échelle industrielle et sa viabilité économique n’ont toujours pas été démontrées car dépolymériser coûte cher. Le modèle commercial reste encore à trouver, surtout avec un prix du pétrole bas qui rend les matières vierges compétitives. Mais ce raisonnement, valable hier, pourrait ne plus l’être demain.

Avec la menace du prix du carbone conjuguée à un risque d'image, les industriels sont de plus en plus nombreux à se reposer la question du recyclage. Citeo présentera d’ailleurs à ses membres et partenaires, metteurs en marché et recycleurs, début février, une dizaine de technologies émergentes venant des quatre coins du monde. Parmi les start-up et entreprises invitées au Forum solutions plastiques (les 4 et 5 février à Paris) figurent, entre autres, Ioniqa (Pays-Bas), Loop Industries et Polystyvert (Canada), APK (Allemagne), Jeplan (Japon), Purecycle Technologies (Etats-Unis), Recyclng Technologies (Royaume-Uni) et la française Carbios. Hormis le Japon, seul pays à avoir déjà industrialisé - avec des phases d’arrêt et de relance successives - le recyclage chimique d’une partie de ses plastiques, tous les pays sont peu ou prou au même niveau dans leur développement, affirme Carlos de los Llanos.

La recherche française s’attaque au PET complexe et coloré

La France peut, de son côté, compter sur les recherches menées par l’IFP Energie Nouvelles. Son site de Lyon, qui se consacre notamment à la recherche dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement, travaille sur le recyclage du polyéthylène téréphtalate (PET), l’une des cinq résines les plus utilisées dans nos contenants. L’industrie mondiale en consomme 70 millions de tonnes par an. Le PET est notamment présent dans nos bouteilles d’eau et dans les barquettes alimentaires. Dans sa version transparente, c'est la résine la plus facile à recycler avec les techniques actuelles. Mais elle est plus difficile à recycler dans sa version colorée ou lorsqu’elle comporte des couches barrières pour assurer la longue conservation d’un produit sensible à la lumière ou à l’oxygène, comme le lait. Ce qui a créé des remous lors de la multiplication des bouteilles en PET opaque, perturbateur des cycles classiques de recyclage du PET.

Du rPET industriel apte au contact alimentaire en 2022

Ce gisement mal recyclé constitue un manque à gagner de ressources matières conséquent, alors que la demande du marché en PET recyclé s’apprête à connaître une forte croissance. Avec sa solution de solvolyse, l’IFP Energie Nouvelles tente d'y répondre. Le projet, débuté en 2015, pourrait, potentiellement, être industrialisable en 2022. Aujourd’hui, les scientifiques ont passé les étapes de validation à l’échelle laboratoire et effectué les études à l’échelle intermédiaire. Le procédé de dépolymérisation actuel fonctionne pour des quantités allant jusqu’à plusieurs kilogrammes par jour. Les outils de simulation numérique permettent d’éviter de lourds investissements matériels pour effectuer des tests. Reste à l’amener à une échelle industrielle.

Concrètement, les paillettes de plastique sont tout d’abord associées avec un solvant, le glycol, également constituant du PET, avant d’être mélangées et chauffées à environ 260°. Il en ressort une crème marron, dépolymérisée, qui sera ensuite décolorée et purifiée à travers un procédé passant par plusieurs étapes de filtration, pour retrouver le composant de base du PET – son monomère - transparent. Une fois repolymérisé par les polyméristes, ce dernier permettra de produire des emballages aptes au contact alimentaire pour boucler la boucle.

Carbios mise sur le biorecyclage en 2023

Plus ambitieuse écologiquement, la chimie verte s'attaque aussi au recyclage des plastiques. Au PET complexe en particulier. Le français Carbios fait partie de la poignée d’entreprises à avoir innové dans ce domaine. Son originalité a été de confier le recyclage des emballages plastiques aux enzymes. Certaines de ces protéines, présentes dans le milieu naturel, peuvent dégrader la chaîne de monomères. Mais le processus est lent et demande plusieurs semaines. La démarche de Carbios a consisté à transformer ces enzymes en véritables gloutons, par génie génétique. Mélangés aux déchets plastiques dans une cuve à 60°, ces insatiables mangeurs jouent le rôle de catalyseur biologique et déconstruisent les molécules de PET en 16 heures seulement.

Lancée en 2011, l’activité de Carbios - qui a également mis au point, à travers sa co-entreprise Carbiolice, une solution de biodégradation de PLA à partir d’enzymes - a déjà englouti 25 millions d’euros pour ses deux solutions. "La technologie de biodégradation du PLA sera commercialisée en 2020 sous forme de granulés", précise Benjamin Audebert, en charge des relations avec les investisseurs. Pour le PET, l’entreprise vise une première commercialisation sous licence en 2023. Le 17 janvier, Carbios a reçu un financement de 4,1 millions d’euros de l’Ademe pour accélérer l'industrialisation du biorecyclage des plastiques et fibres. En juin, débutera la création de son démonstrateur industriel à Saint Fons (Auvergne Rhône-Alpes).
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N797685

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 14 nov. 2018, 19:40

Les industriels s'engagent pour une nouvelle économie des plastiques

Usine Nouvelle le 14/11/2018

Danone, L’Oréal, PepsiCo, The Coca-Cola Company, Carrefour, Nestlé… Ils ont tous signé l’engagement mondial de la Nouvelle Économie des plastiques, dévoilé à l’occasion de la conférence Our Ocean, à Bali, en Indonésie. La France est aussi de la partie, et collabore avec la Fondation Ellen MacArthur et le Programme des Nations unies pour l’environnement.

Cette nouvelle coalition mondiale doit servir à prévenir la pollution plastique en amont, en se fixant des objectifs révisables tous les dix-huit mois. Parmi ces mesures : éliminer tous les emballages plastiques problématiques, inutiles ou à usage unique, atteindre 100 % d’emballages plastiques réutilisables, recyclables ou compostables d’ici à 2025 et augmenter significativement la part de plastiques réutilisés dans de nouveaux emballages ou produits.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N765154

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par kercoz » 28 oct. 2018, 19:25

Yess! merci nergie .

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 28 oct. 2018, 19:15

kercoz a écrit :
28 oct. 2018, 18:09
Pour les doués en image, ça serait marrant d' utiliser la "vague" d' Hokusaï , déja représentée avec des billets , .... avec des déchets plastiques.
Bonne idée, et ça a déjà été concrétisée !

Voici :

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

par kercoz » 28 oct. 2018, 18:09

Ce qui est problématique, c'est que le plastique est peu impacté par l'augmentation du prix du pétrole.... 5 fois plus cher le litre, il sera toujours plus intéressant d' utiliser du plastique que du bois ou du métal.
Pour les doués en image, ça serait marrant d' utiliser la "vague" d' Hokusaï , déja représentée avec des billets , .... avec des déchets plastiques.

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 28 oct. 2018, 14:05

LE PLASTIQUE SERA BIENTÔT LE PREMIER DÉBOUCHÉ DE L’INDUSTRIE PÉTROLIÈRE DEVANT LE TRANSPORT

16 oct 2018 Novethic

La demande de plastique va encore exploser dans les décennies à venir après avoir déjà doublé depuis 2000. L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) prévoit que la production pétrochimique augmentera de 60 % d’ici 2050. À cet horizon, on utilisera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures, des avions ou des camions.

Peu à peu, les grandes métropoles s’engagent à interdire les voitures les plus polluantes, roulant au diesel ou à l’essence pour lutter contre le changement climatique. Mais, cet effort masque l'essor d'un autre secteur qui pèse lourd sur l'environnement : la pétrochimie. Pour répondre à la demande de plastique, l’industrie pétrolière a encore de beaux jours devant elle.

Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publiée le 5 octobre (1), la production pétrochimique mondiale va ainsi augmenter de 30 % d’ici à 2030 et de 60 % d’ici à 2050 pour atteindre 1 milliard de tonnes, soit l’équivalent de la production actuelle d’acier ou de ciment.

La croissance se trouve du côté des pays en développement qui vont accroître leur consommation en biens d’équipement, mais aussi en engrais ou en vêtements. L’Inde ou l’Afrique consomment aujourd’hui 20 fois moins de plastique et 10 fois moins d’engrais que les pays développés.

Angle mort

"C’est l’un des angles morts du débat sur l’énergie, souligne Fatih Birol, directeur général de l'AIE. Nos économies dépendent fortement des produits pétrochimiques, mais le secteur fait l’objet de beaucoup moins d’attention que ce qu’il mérite. Pourtant, notre analyse montre qu’ils auront une plus grande influence sur l’avenir de la demande de pétrole que les voitures, les camions et l’aviation."

Depuis 2000, la demande de plastique a déjà doublé et d’ici la moitié du siècle, la pétrochimie absorbera près de la moitié de la croissance de la demande de pétrole. À ce rythme, la planète consommera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures. Et les industriels l’ont bien compris. Le groupe français Total et le saoudien Saudi Aramco ont annoncé au printemps dernier la construction d’un site pétrochimique en Arabie saoudite, pour cinq milliards de dollars.

Déchets plastique

Même si la pétrochimie émet moins de CO2 que les transports, son développement sera tel qu’il contribuera au réchauffement de la planète de manière significative. Les experts estiment que les émissions du secteur vont augmenter de 30 % d’ici 2050. Outre l’impact sur le climat, la pétrochimie contribue aussi à la pollution de l’air et de l’eau. Et pose surtout un incroyable défi : celui des milliers de déchets qui vont se retrouver pour la plupart dans les océans. Seul 9 % du plastique produit depuis 1950 a pu être recyclé et 12 % incinéré.

Or l'océan semble déjà attendre sa limite pour absorber ces matériaux dont la durée de vie s'étale sur des siècles. Cet été 60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées des plages de Saint-Domingue souillées. Au même moment, des grandes marées rejetaient 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des sacs plastique ont même été retrouvés au fond de la fosses des Mariannes, le point le plus profond de nos océans.
https://www.novethic.fr/actualite/envir ... 46438.html

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 14 août 2018, 14:40

Un bonus-malus sur le plastique recyclé en 2019

Par latribune.fr | 13/08/2018,

Afin de pousser les Français à acheter davantage de produits à base de plastique recyclé, le gouvernement va mettre en place dès 2019 un dispositif écologique sur les bouteilles en plastique.


Le gouvernement, qui vise un objectif de 100% de plastiques recyclés en 2025, mettra en place progressivement à partir de 2019 un système de bonus-malus pour inciter les consommateurs à privilégier des produits fabriqués à partir de plastique recyclé, a annoncé Brune Poirson le 12 août dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD).

"Nous allons déployer un système de bonus-malus allant jusqu'à 10% du prix des produits", a déclaré la secrétaire d'Etat à la Transition écologique en précisant que l'exécutif compte "l'activer dès 2019 et le faire monter en puissance".

"Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l'une fabriquée en plastique recyclé et l'autre non, la première sera moins chère", explique la secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot.

Dans cet entretien, Brune Poirson rappelle également que le plan du gouvernement en faveur du recyclage des plastiques passera par une baisse de la TVA sur le recyclage et la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) sur l'enfouissement, comme annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe en avril.

Un système "allant jusqu'à 10% du prix des produits"


Actuellement, seul un quart des emballages en plastique est recyclé, selon une étude publiée en mars par 60 Millions de consommateurs, qui soulignait que de nombreux autres types de produits, tels que certains jouets, ne peuvent même pas l'être.

Dans le détail, Mme Poirson a annoncé "un système de bonus-malus allant jusqu'à 10% du prix des produits", sans préciser dans quelle proportion le dispositif abaisserait le coût des objets en plastique recyclé et relèverait celui de ceux qui ne le sont pas.
.......
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 87597.html

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 08 juil. 2018, 15:47

L'industrie plastique toujours florissante, malgré les critiques

08 juillet 2018

Entre emballages consommés en abondance dans les pays émergents et plastiques plus sophistiqués en vogue dans les pays développés, cette industrie est installée dans une croissance régulière, malgré les contestations écologiques et le durcissement des réglementations.

En dix ans, la production mondiale de plastiques est passée de 245 millions de tonnes à 348 millions de tonnes en 2017, selon les chiffres de la fédération européenne PlasticsEurope.

La croissance a été de 3,9% en 2017, plus ou moins son rythme de croisière (4% en 2016, 3,5% en 2015).

Si l'on ne prend en compte que les plastiques les plus courants, les "thermoplastiques" (polytéréphtalate d'éthylène ou PET, polypropylène, polyéthylène ou PVC), la demande mondiale a crû au rythme confortable de 4,7% par an sur la période 1990-2017.

"Est-ce que ça va se poursuivre dans les années à venir? On peut supposer que oui", estime Hervé Millet, directeur des affaires techniques et réglementaires de PlasticsEurope. "Les raisons qui expliquent la croissance des plastiques dans le monde, a priori ne vont pas d'un seul coup disparaître".

Premier pays producteur de plastiques, la Chine pèse aujourd'hui plus de 29% de la production mondiale, contre seulement 15% dix ans auparavant.

La consommation de plastiques est "liée au développement économique des pays", que ce soit en matière d'infrastructures et de construction, de transports, ou d'applications dans les secteurs électrique et électronique, explique M. Millet.

A cela s'ajoute le premier débouché qui est le domaine de l'emballage, en forte demande dans les pays en développement et représentant aussi près de 40% de la consommation de plastiques en Europe.

- polymères techniques -

"Il y a un moteur fort dans les pays en développement qui est lié à la consommation" avec une demande de polymères de base pour l'emballage et le conditionnement, observe aussi Pierre Gadrat, directeur chimie et matériaux au cabinet Alcimed.

"A l'autre bout de la chaîne, il y a le développement de polymères techniques. C'est toujours aussi dynamique, voire plus qu'avant", ajoute-t-il.

La production de nouveaux polymères répond à des applications dans le secteur automobile et le médical. Certaines résines sont utilisées pour l'automobile et l'aéronautique, mais aussi pour des produits de consommation de niche comme des chaussures de sport.

Mais parallèlement, la contestation des plastiques se développe, essentiellement pour des raisons de pollution, et les réglementations se durcissent.

En France, la vaisselle jetable en plastique devrait disparaître en 2020, si elle n'est pas biodégradable. Les sacs plastiques fins non compostables y sont déjà interdits depuis 2017. La ville américaine de Seattle vient d'interdire les couverts et pailles en plastique dans ses restaurants et cafés.

Fin mai, la Commission européenne a proposé d'interdire les coton-tiges, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs à cocktails et tiges de ballons en plastique.

Et des mesures similaires se multiplient dans le monde, sur fond d'images d'océans étouffant sous le plastique.

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- le recyclage -

"Aujourd'hui, ça ne pèse pas de façon massive", remarque Emmanuel Guichard, délégué général de la fédération française de l'emballage plastique (Elipso). Mais "à un moment, on ne peut pas imaginer qu'il n'y ait pas un impact" de ces mesures.

"C'est le plastique qui est stigmatisé dans son ensemble", s'alarme Hervé Millet de PlasticsEurope.

Pour des raisons d'image, mais aussi d'intérêt économique bien compris, le secteur commence donc à se pencher très sérieusement sur la question du recyclage.

"Le déchet plastique devient potentiellement, par la pression réglementaire (...) de moins en moins un déchet, mais une matière première valorisable", remarque Pierre Gadrat, qui voit dans le recyclage, encore faible, un "des enjeux clés pour demain".

Pour d'autres matériaux d'usage courant, comme les métaux, le verre, le carton, les déchets sont pleinement intégrés aux filières de production.

Pour le directeur scientifique de l'organisme de collecte Citeo, Carlos de Los Llanos, "c'est ce qui attend le plastique: la situation d'une industrie qui gère simultanément sa ressource vierge et sa ressource recyclée". Mais "ça s'apprend. Cela demandera encore sans doute quelques années".
https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-in ... 934532.rom

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par energy_isere » 30 juin 2018, 12:36

Ikea va incorporer (à petite dose) du bioplastique dans ses produits

SIMON CHODORGEUsine Nouvelle le 30/06/2018

Le 7 juin, Ikea et la compagnie pétrolière finlandaise Neste ont annoncé la découverte d'une nouvelle méthode pour fabriquer du plastique à partir de ressources renouvelables. Ce bioplastique sera incorporé à petite échelle dans des meubles de la marque néerlandaise à partir de l'automne 2018.

Ikea va incorporer du bioplastique dans ses produits. En 2016, le groupe néerlandais avait débuté un partenariat avec Neste, compagnie pétrolière finlandaise, dans le but de développer des alternatives au plastique d’origine fossile. Le 7 juin, les deux entreprises ont annoncé la découverte d’une nouvelle méthode pour fabriquer du plastique polypropylène (PP) et polyéthylène (PE) à partir de ressources renouvelables et de déchets de matières premières : huile de cuisson usagée, huiles végétales produites de façon durable.

Ikea et Neste saluent cette innovation comme un pas contre les énergies fossiles et le changement climatique. Le terme de “bioplastique” est toutefois à relativiser. Les huiles végétales dites “durables”, dont l’huile de palme, font débat sur leur impact environnemental. Néanmoins, à l'inverse de certains plastiques biosourcés, le plastique développé par Ikea et Neste auraient l'avantage de s'intégrer dans certaines filières de recyclage.

Les produits d’Ikea comportant du bioplastique seront commercialisés à partir de l’automne 2018 dans une phase pilote. Le plastique utilisé contiendra 20% de matière renouvelable et servira à fabriquer des produits déjà présents dans le catalogue Ikea comme des boîtes de rangement D’ici 2030, Ikea espère que l’intégralité de son plastique sera fabriqué à partir de matériaux recyclés ou renouvelables.
https://www.usinenouvelle.com/article/i ... ts.N712609

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par kercoz » 29 juin 2018, 13:53

mobar a écrit :
29 juin 2018, 08:28


C'est évident que le valoriser sur place c'est plus efficace que de le transporter à l'autre bout du monde pour qu'il finisse dans une décharge ou dans la mer
Problème : Ma cheminée est pleine d'emballages plastic ou cartons. Soit je stock ( il fait plus de 30° à midi), soit je brule. Dans mon salon , j'ai donc un problème d' esthétique ! déja qu' avec ma demi barrique + poissons + alocasias noirs, ça faisait tendance. Dans ce bassin girondin de 110 litre j'ai mis un buleux pour oxygéner les poissons, .....me suis aperçu que les bulles, en crevant la surface projettent à plus de 30 cm un tas de micro gouttes : Donc ioniseur bio pas cher.

Re: le plastique c'est du pétrole ?

par mobar » 29 juin 2018, 08:28

Le traitement, la valorisation ou l'incinération réalisée au plus près de la source du déchet est toujours la solution la plus efficace

Quand on parle de produits en plastique, en bois, en papier ou de matières combustibles le recyclage chimique, la gazéification ou la valorisation énergétique sont des solutions qui permettent de récupérer de la valeur sur un déchet qui a une valeur négative

C'est évident que le valoriser sur place c'est plus efficace que de le transporter à l'autre bout du monde pour qu'il finisse dans une décharge ou dans la mer

Faut seulement investir sur place pour traiter ce que l'on collecte et conditionne déjà

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