Commerce mondial

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Re: Commerce mondial

par energy_isere » 25 août 2019, 12:13

Le blocage de l'accord UE-Mercosur par Macron salué par les agriculteurs et Hulot
De nombreuses personnalités politiques ont salué le blocage par Emmanuel Macron de ce texte extrêmement controversé.


Le HuffPost avec AFP

Le blocage par Emmanuel Macron du traité commercial controversé entre l’Union européenne et le Mercosur, sur fond de discorde environnementale avec le Brésil, à la veille du G7, a fait des heureux.

“Je salue la décision de sagesse d’Emmanuel Macron de bloquer la signature de l’accord Mercosur. Les arguments de la FNSEA ont été entendus!” a tweeté la présidente du syndicat agricole Christiane Lambert ce vendredi 23 août dans l’après-midi.

“Les agriculteurs suivront les débats du sommet du G7 avec intérêt”, ajoute la patronne de la première organisation d’agriculteurs en France, qui s’oppose depuis des mois, aux côtés de l’ensemble des organisations agricoles françaises, à cet accord de libéralisation commerciale signé en juin après plus de 20 ans de négociations, ainsi qu’à celui déjà signé avec le Canada, le CETA.

Dans un communiqué commun avec les Jeunes agriculteurs (JA), la FNSEA estime que le “non” de la France au Mercosur est une “décision de sagesse” pour “tous les agriculteurs français et européens”, car le traité “allait offrir en pâture l’agriculture française, en ouvrant les portes du marché européen à des produits ne respectant pas les normes de production françaises et européennes”.

L’accord menace en particulier l’existence même du secteur de l’élevage bovin français et irlandais. “Pour la FNSEA et les JA, cette décision doit constituer une réelle prise de conscience de la part de nos décideurs politiques pour bâtir un commerce international qui se base sur des règles de concurrence loyales et transparentes”, ajoute le communiqué.

Nicolas Hulot se félicite de cette “première étape”
.......
......
https://m.huffingtonpost.fr/entry/merco ... -politique
mobar a supprimé le message publié par mobar le 25 août 2019, 12:09.

Re: Commerce mondial

par mobar » 25 août 2019, 12:08

mobar a écrit :
25 août 2019, 12:07
Je vois une certaine ressemblance
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Re: Commerce mondial

par mobar » 25 août 2019, 12:07

Je vois une certaine ressemblance :wtf:
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La sainte Inquisition envoie Le Drain auditionner l'hérétique Bolsonaro
Qui finira sur le bûcher (des vanités)?

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 25 août 2019, 11:58

TRIBUNE
La France doit refuser l'accord de libre-échange UE-Mercosur
Par un collectif, de personnalités politiques et associatives françaises et brésiliennes

27 juillet 2019

Le ministre des Affaires étrangères débute ce samedi 27 juillet une visite au Brésil, principal partenaire commercial de la France en Amérique latine. En ligne de mire: un accord commercial avec Jair Bolsonaro, aux conséquences écologiques et sociales inacceptables pour les signataires de ce texte.

Du 27 au 30 juillet, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se rend au Brésil pour des rencontres avec les autorités et des entreprises. Ce voyage intervient quelques semaines après la visite au Quai d’Orsay de son homologue Ernesto Araújo et la tenue à Bercy d’une rencontre internationale du MEDEF sur les opportunités commerciales avec le Brésil, où les avantages de la réforme des retraites, qui réduit les droits sociaux des travailleurs brésiliens, ont notamment été évoqués. Cette intense activité bilatérale entre les deux pays ne s’était pas produite depuis des années.
Le Brésil est de loin le principal partenaire commercial de la France en Amérique latine, avec des échanges commerciaux qui s’élèvent à 7,5 milliards d’euros, 900 entreprises françaises implantées et de grandes perspectives d’expansion malgré une concurrence toujours plus importante des acteurs chinois. L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur est donc jugé stratégique par le gouvernement et le patronat. En plus de favoriser l’importation de matières premières vers l’Europe, il doit réduire considérablement les barrières douanières pour l’exportation de produits manufacturés. L’industrie locale, déjà très fragile, sera décimée. L’accord portera fortement préjudice au développement économique et social du Brésil et des autres pays latino-américains.

Mais Emmanuel Macron semble avoir oublié un détail qui n’a pas de valeur commerciale: les dommages irréversibles causés à l’environnement par ce traité. Pourtant, en novembre 2018, lors du G20 à Buenos Aires, peu après l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil, il avait affirmé qu’il conditionnerait la signature de l’accord au maintien du Brésil dans l’accord de Paris. Bolsonaro avait plusieurs fois annoncé dans sa campagne électorale vouloir en sortir. Apparemment, quelques poignées de mains entre ministres et chefs d’État au dernier sommet du G20 de Tokyo ont suffi pour convaincre de la volonté du président brésilien de préserver l’environnement. Les mots d’Emmanuel Macron seront vides de sens si les échanges entre France et Brésil se multiplient. Les volumes de CO2 rejetés dans l’air suivront la même progression. Dans ces conditions, il n’y a aucune chance pour que les critères de l’Accord de Paris soient respectés.

Pour en juger, nous espérons que Jean-Yves Le Drian aura réservé dans son agenda une visite aux abords de la forêt amazonienne où la déforestation a connu une accélération de 88% depuis 2018; ainsi qu’une visite dans les tribus des peuples autochtones menacés par les milices de l’agrobusiness afin de se recueillir sur les tombes des centaines de défenseurs de l’environnement qui ont été assassinés ces dernières années (un nombre qui ne cesse de croître). Nous espérons également que le ministre a prévu quelques heures en compagnie des travailleurs agricoles employés dans les grandes exploitations qui servent de garde-manger à l’Europe, à l’heure où l’esclavage redevient une réalité et alors que 239 pesticides (dont une grande partie est interdite en Europe) viennent d’être autorisés au Brésil.

L’entrée en vigueur de l’accord amplifiera la destruction de l’environnement et les morts qui découlent des actions de l’agrobusiness. L’Accord de Paris n’est pas une baguette magique, comme peuvent encore le croire certains négociateurs du Quai d’Orsay. Il ne prévoit aucune clause contraignante. Même si le Brésil reste dans l’accord, il pourra poursuivre ses activités criminelles qui détruisent l’environnement et les personnes qui consacrent leur vie à le protéger. Pour se conformer aux principes de l’Accord de Paris, il faut de la détermination politique et un engagement sans faille dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est ce qui fait notoirement défaut au gouvernement de Jaïr Bolsonaro. Nous regrettons profondément que le président Macron, qui prétend ardemment devenir le chef de file mondial de la protection de l’environnement, refuse de voir ces évidences.

Nous demandons donc à la France de refuser le traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur et de conditionner le commerce entre nos deux pays à l’adoption de normes très contraignantes en matière de défense de l’environnement et des travailleurs brésiliens.

Signataires :.......
........

https://www.liberation.fr/debats/2019/0 ... ur_1742315

Re: Commerce mondial

par mobar » 23 août 2019, 22:11

energy_isere a écrit :
23 août 2019, 19:19
[
Bolsonaro est un fieffé salaud de laisser la forét Amazonienne brûler sans rien faire contre.

C'est bien normal qu'on fasse des mesures d'urgence pour faire pression sur le Bresil.

J' approuve complètement.
Bolsonaro, il a été élu par les brésiliens, non!
Et la forêt amazonienne, elle est au Brésil, non!
Il a été élu démocratiquement
Avec le pognon et l'appui de la CIA pour faire embastiller Lula et avoir un boulevard devant lui, peut être
Je vois pas ce qui te mets en colère :wtf:
Et ça a l'air de te faire mal au cul de voir que l'alternative au gauchiste fait pire que ce que tu pouvais imaginer? :wtf:

Mais tu n'as encore rien vu, Trumpy un de ces anti communistes primaires comme tu les adores, te réserve encore quelques surprises

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 23 août 2019, 19:37

Après les incendies en Amazonie, l’accord UE-Mercosur a du plomb dans l’aile

SOLÈNE DAVESNE Usine Nouvelle 23/08/2019

L’Union européenne et le Mercosur sont parvenus en juin à un accord de libre-échange. L’Irlande et la France refusent de le ratifier si le Brésil ne renforce pas ses engagements environnementaux.

La ratification de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur promettait d’être agitée. Elle s’est encore compliquée ces dernières heures. Alors que l’Amazonie est en proie à des feux de forêts intenses, avec un nombre de départs de feux en hausse de 84 % par rapport à 2018, la France et l’Irlande menacent de ne pas ratifier l’accord de libre-échange tant que le Brésil ne renforce pas ses mesures de protection de la forêt amazonienne.

Un processus long de ratification

"Il est hors de question que l’Irlande vote pour l’accord de libre-échange si le Brésil ne respecte pas ses engagements environnementaux", a assuré Leo Varadkar, le Premier ministre irlandais le 22 août. Emmanuel Macron lui a emboîté le pas le lendemain estimant que le président brésilien Jair Bolsonaro avait "menti" sur sa volonté d’appliquer l’accord de Paris lors du sommet d’Osaka en juin.

Pour entrer en vigueur, l’accord commercial, négocié par la Commission européenne, doit être ratifié par la totalité des Etats-membres, par le Parlement européen ainsi que par les 27 parlements nationaux à l’unanimité puisque le texte ne se limite pas aux seules questions commerciales. L’annonce des deux veto possibles suffirait donc à le rendre caduc.

Le processus est encore loin d’être achevé. Au final, la Commission européenne estime que la ratification devrait prendre a minima de deux à trois ans. Seule une version résumée du texte a été publiée car les négociateurs sont encore en train de finaliser juridiquement le texte de celui-ci. Il devra ensuite le traduire dans toutes les langues de l’Union.

levier de négociation

La Commission européenne et les quatre Etats-membres du Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay, Brésil) étaient parvenues en juin à un accord, après plusieurs relances des rounds de négociation. Celui-ci devait aboutir à une suppression des lignes tarifaires sur la quasi-totalité des biens industriels et agricoles en contrepartie de l’attribution de quotas plus importants pour importer sans droit de la viande bovine, de poulet et de sucre depuis l’Amérique latine. De quoi alimenter la controverse de la part des agriculteurs.

Les écologistes pointaient le risque d’accroître la déforestation de l’Amazonie, à rebours des engagements de l’accord de Paris, en encourageant les importations. Fin juillet, le gouvernement a installé une commission d’experts pour évaluer les conséquences sur l’environnement et l’agriculture de l’accord et désamorcer les critiques.

La Commission européenne souligne à l’inverse que l’accord commercial donnait un levier à l’UE pour inciter les pays latino-américains à respecter leurs engagements environnementaux, alors que l’accord de Paris ne repose que sur des promesses volontaires. "L’Europe n’est pas une grande puissance militaire, ce n’est pas avec son armée qu’elle peut influencer les autres pays mais elle a du levier lorsqu’elle utilise le commerce", pointe Bruxelles. Elle a l’occasion de le prouver dans les prochaines semaines.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... le.N876740

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 23 août 2019, 19:19

mobar a écrit :
23 août 2019, 16:23
On comprends mieux le battage de la presse, des radios et des telé des dernières semaines sur les incendies soi-disant organisés de la forêt amazonienne

Il s'agissait de préparer l'opinion publique à une volte face qui avait besoin de justification!
Bolsonaro est un fieffé salaud de laisser la forét Amazonienne brûler sans rien faire contre.

C'est bien normal qu'on fasse des mesures d'urgence pour faire pression sur le Bresil.

J' approuve complètement.

Re: Commerce mondial

par mobar » 23 août 2019, 16:23

On comprends mieux le battage de la presse, des radios et des telé des dernières semaines sur les incendies soi-disant organisés de la forêt amazonienne

Il s'agissait de préparer l'opinion publique à une volte face qui avait besoin de justification!

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 23 août 2019, 16:18

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" sur le climat, la France s'oppose à l'accord UE-Mercosur selon l'Elysée

AFP•23/08/2019

Le président français Emmanuel Macron estime que son homologue brésilien Jair Bolsonaro a "menti" sur ses engagements en faveur de l'environnement et a annoncé vendredi que dans ces conditions, la France s'opposait au traité de libre échange controversé UE-Mercosur, a fait savoir la présidence.

"Compte tenu de l'attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du sommet (du G20, ndlr) d'Osaka", a déclaré l'Elysée, estimant que "le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s'engager en matière de biodiversité". "Dans ces conditions, la France s'oppose à l'accord Mercosur en l'état", poursuit la présidence française.

Les feux de forêt qui se propagent rapidement en Amazonie sont en train de devenir un sujet diplomatique majeur aux multiples répercussions internationales, tandis que se multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

M. Macron s'était alarmé jeudi dans un tweet des feux qui ravagent la plus vaste forêt tropicale de la planète, parlant de "crise internationale" et donnant rendez-vous aux pays industrialisés du G7, qui s'ouvre samedi à Biarritz (sud de la France) "pour parler de cette urgence".

La chancelière Angela Merkel ainsi que le canadien Justin Trudeau, deux des membres du G7, ont également jugé impératif de parler de ces incendies massifs pendant la réunion de Biarritz.

Le président brésilien a accusé en retour son homologue français de vouloir "instrumentaliser" le sujet "pour des gains politiques personnels".

"La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle", a également tweeté M. Bolsonaro, un climato-sceptique.

L'accord de libre échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), signé fin juin après 20 ans de tractations, est très critiqué, notamment par le secteur agricole ou les écologistes.

La France avait conditionné sa validation de l'accord au respect par le Brésil de certains engagements environnementaux qui avaient été notamment discuté pendant le sommet d'Osaka (Japon), du G20, instance dont est membre le Brésil.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 829c7e6f8c

Bolsonaro, au billot !

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 23 août 2019, 13:45

L'Irlande votera contre l'accord UE-Mercosur si le Brésil ne protège pas l'Amazonie

AFP•23/08/2019

L'Irlande a menacé vendredi de voter contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur si le Brésil ne protège pas la forêt amazonienne en proie à de violents incendies.

"Il n'y pas moyen que l'Irlande vote pour l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur si le Brésil ne respecte pas ses engagements environnementaux", a prévenu le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Je suis très inquiet des niveaux records de destruction par le feu de la forêt amazonienne cette année", a-t-il complété.

Cette menace irlandaise intervient alors que des feux de forêt se propagent rapidement en Amazonie, avec des répercussions diplomatiques et une mobilisation des militants pour le climat.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, connu pour son positionnement climato-sceptique, est particulièrement sous pression après avoir soupçonné les ONG d'être responsables des feux de forêt.

M. Varadkar, qui a condamné ces accusations du responsable brésilien, a expliqué que l'Irlande allait "suivre de près les actions environnementales du Brésil" lors des deux prochaines années avant le vote prévu sur l'accord UE-Mercosur.

L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) a été signé fin juin, après vingt ans de tractations et a immédiatement provoqué une levée de boucliers, en particulier au sein du secteur agricole, notamment en France.

En Irlande, il inquiète les éleveurs de bœufs qui redoutent la concurrence de la viande sud-américaine.

Le traité couvre un marché de 780 millions de consommateurs qui représente un quart de la richesse mondiale.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 10b1dfbb37

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 28 juin 2019, 23:50

L'UE et le Mercosur concluent un accord de libre-échange «historique»

Par RFI Publié le 28-06-2019

L'Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont annoncé vendredi 28 juin s'être entendus sur un vaste traité de libre-échange, qu'ils négociaient depuis 20 ans.

Cet accord - dont les détails ne sont pas encore connus - est l’un des plus vastes jamais conclu par l'UE avec plus de 770 millions de consommateurs concernés et 18 000 milliards d'euros de PIB.

Il doit permettre d'éliminer à terme 99% des droits de douane entre les deux parties au niveau industriel et agricole, mais concerne aussi les services, les marchés publics, les obstacles techniques au commerce, les mesures sanitaires et phytosanitaires et la propriété intellectuelle.

Le Brésil s'est félicité de ce « tournant historique ». L'Argentine a, pour sa part, évoqué un accord « sans précédent ». Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est également réjoui dans un communiqué de ce « moment historique », envoyant « un signal fort » dans ce contexte de tensions commerciales internationales.

Inquiétudes

Un enthousiasme que ne partagent pas les agriculteurs européens, qui craignent une concurrence jugée déloyale, ainsi que des ONG, préoccupées par les conséquences pour le climat. Les organisations s’inquiètent plus particulièrement de la situation au Brésil, tant sur le front de l’environnement que sur celui des droits de l’homme.

Le compromis négocié par la Commission doit maintenant être approuvé par les 28 États membres, un parcours qui, dans ce contexte, s'annonce délicat. Si tel est le cas, le texte devra alors être validé par un vote en plénière du Parlement européen.

Les Européens attendaient des avancées du côté du Mercosur en matière d'indications géographiques - 357 seront finalement protégées - et surtout sur l'ouverture de leur secteur automobile. À l'inverse, les Sud-Américains espéraient un plus grand accès au marché européen pour leur production agricole, en particulier leur bœuf.

(avec AFP)
http://www.rfi.fr/economie/20190628-acc ... e-mercosur

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 20 juin 2019, 19:34

Le Mexique a ratifié le nouveau traité de libre-échange nord-américain

Par RFI Publié le 20-06-2019

Le Mexique a ratifié, jeudi 20 juin, le nouveau traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada. Le Sénat mexicain l'a approuvé par une large majorité, il est le premier pays à l'avoir signé. Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador s'est félicité de cet accord et déclaré que sa ratification par son pays était « une très bonne nouvelle ».

Ce nouvel accord de libre-échange États-Unis-Mexique-Canada désigné sous l'acronyme AEUMC remplace l'ancien accord de libre-échange nord-américain, l'Alena. Il datait de 1994, et Donald Trump n'en voulait plus. Il le qualifiait de « pire accord jamais signé », le jugeant « désastreux » pour l’économie américaine. Il l'accusait d'être responsable de la disparition de millions d'emplois particulièrement dans le secteur de l'automobile. Avec ce nouveau traité de libre-échange, Donald Trump entend réduire les déficits commerciaux des États-Unis.

Du côté mexicain, on se félicite également de la signature de ce nouvel accord. Les membres du Congrès avaient en amont mis en place une série de réformes du marché du travail demandées par les États-Unis.

Pour le ministère mexicain de l'Économie, cet accord de libre échange est synonyme d'apaisement avec les États-Unis et ouvre la voie à un renforcement de son intégration économique dans la région.

Même si les conditions de ce nouvel accord sont plus restrictives pour le Mexique, les investissements étrangers vont se poursuivre, ce qui générera des emplois, et surtout, le pays peut continuer à vendre ses produits à son voisin américain. Le traité doit encore être ratifié par le Canada et les États-Unis.
http://www.rfi.fr/economie/20190620-le- ... cain-aeumc

Re: Commerce mondial

par Paulad » 01 févr. 2019, 21:21

Parfait tout çà pour les émissions de CO2

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 01 févr. 2019, 21:19

Commerce: l'accord UE-Japon, le plus vaste du monde, entre en vigueur

afp , le 01/02/2019

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon entre en vigueur vendredi, donnant naissance au plus large accord commercial bilatéral jamais conclu.

Ce texte, négocié depuis 2013, concerne plus de 630 millions de personnes et près d'un tiers du PIB mondial.

Il couvre la quasi-totalité des échanges entre l'espace européen et Tokyo et devrait en particulier profiter, selon l'UE, à l'agriculture européenne.

"L'Europe et le Japon envoient un message au monde sur l'avenir d'un commerce ouvert et équitable", s'est félicité le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au moment où le multilatéralisme est plus que jamais remis en cause par les Etats-Unis.

A terme, 85% des produits agroalimentaires de l'UE, comme le vin, pourront entrer au Japon sans droits de douane, mais parfois à l'issue de périodes de transition.

Le riz, un produit hautement symbolique pour les Japonais, est en revanche exclu de l'accord.

Tokyo s'engage aussi à reconnaître plus de 200 indications géographiques comme le Roquefort, le Tiroler Speck autrichien, le Jambon d'Ardenne belge ou la Polska Wódka (vodka polonaise).

Les négociations ont été particulièrement complexes sur les produits laitiers, mais l'accord éliminera les droits de douanes très élevés sur plusieurs fromages, avec une période de transition pouvant atteindre 15 ans.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période transitoire de 7 ans.

Cet accord comprendra aussi un chapitre sur le développement durable et une référence explicite à l'accord de Paris de 2015 sur le climat.

Mais ces dispositions n'ont pas suffi à convaincre les ONG, qui ne cessent de mettre en cause la politique commerciale de Bruxelles, notamment dans le domaine environnemental.

Le Français Pierre Gattaz, président de l'organisation patronale européenne BusinessEurope, s'est en revanche félicité de l'entrée en vigueur de l'accord, qui constitue selon lui "une occasion d'établir des normes dans de nouveaux domaines de produits et de faire converger les règles du commerce mondial autour d'un niveau d'ambition élevé".
https://www.la-croix.com/Economie/Comme ... 1300999546

Re: Commerce mondial

par energy_isere » 30 nov. 2018, 20:12

Le nouvel Alena a été signé en Argentine ce vendredi

Par Journaliste Figaro Wladimir Garcin-Berson le 30/11/2018

Signé officiellement ce vendredi, en marge du G20, le nouvel accord commercial entre les États-Unis, le Mexique et le Canada apporte plusieurs changements majeurs. Il doit encore être adopté par les Parlements des trois pays.


Le «pire accord commercial» tire sa révérence: promesse de campagne phare de Donald Trump, le nouveau texte régissant les échanges entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, l'USMCA (United States-Mexico-Canada Agreement) a été ratifié ce vendredi par les représentants des trois pays en marge du G20, à Buenos Aires. «Le traité sera signé par les négociateurs en chef» des trois pays, a précisé le ministre des Affaires étrangères mexicain, Luis Videgaray.

● Pourquoi avoir renégocié l'Alena?

L'Alena concentrait les critiques de Donald Trump qui avait promis de le renégocier ou de le «casser». À l'époque, le magnat de l'immobilier estimait que le Mexique profitait de l'accord commercial, au détriment des travailleurs et du commerce américains. «L'Alena est défectueux», répétait-il à l'envi, comme lors d'un débat avec Hillary Clinton en septembre 2016.

Après plusieurs mois de débats houleux, de menaces et d'échanges d'amabilités entre les deux rives du Rio Grande, les négociations ont accouché dans la douleur fin septembre. Donald Trump avait salué dans la foulée un texte «merveilleux», y voyant un «résultat historique». Dans la ligne de sa logique «America first», le nom du nouvel accord délaisse l'appellation d'Amérique du Nord pour revenir à l'échelle nationale, avec, en premier, les États-Unis.

● Quelles sont les mesures phares de l'USMCA?

D'abord, les constructeurs automobiles devront désormais fabriquer au moins 75% des composants de voitures aux États-Unis, au Canada ou au Mexique, contre 62,5% jusqu'ici. Ce premier changement devrait créer davantage d'emplois en Amérique du Nord, mais rendra également les voitures plus chères - et donc moins compétitives - pour compenser la hausse des coûts de la main d'œuvre.

Ensuite, l'accord ouvre le marché canadien aux produits laitiers des États-Unis. Sont notamment concernés le «lait liquide, crème, beurre, lait écrémé en poudre, fromage et autres produits laitiers». De son côté, Ottawa a accepté de mettre fin à l'un de ses programmes d'aide à certains produits laitiers vendus au Canada ou à l'étranger. L'accord établit aussi une liste de noms de fromages pouvant être utilisés par le Mexique et les États-Unis sans restriction sur leur territoire, et il ouvre le marché du vin de Colombie Britannique aux productions américaines.

Troisièmement, plusieurs dispositions renforcent les protections sociales des trois pays. 30% des voitures devront être fabriquées par des travailleurs gagnant au moins 16 dollars par heure, une proportion qui passera à 40% en 2023. Les voitures qui ne respectent pas ces exigences seront pénalisées. Ce changement permettra d'augmenter les salaires des ouvriers mexicains en particulier, et aidera Washington à lutter contre les délocalisations d'usines. De plus, le Mexique a accepté de renforcer la protection des travailleurs migrants et devra parallèlement donner plus de pouvoir aux représentants syndicaux. Enfin, les trois pays pourront sanctionner les manquements en matière de droit des travailleurs si ceux-ci impactent le commerce.

En outre, l'accord rallonge la durée des droits d'auteur: établis à 50 ans après le décès de l'auteur, ils passeront à 70 ans. L'USMCA comprend également des provisions sur l'économie numérique, comme une clause protégeant les entreprises digitales en évitant de les rendre responsables du contenu produit par leurs utilisateurs.

L'accord garde en place le mécanisme de résolution des conflits prévu par le chapitre 19, permettant aux trois pays de discuter de leurs désaccords sur un terrain neutre. Justin Trudeau a obtenu gain de cause sur ce point alors que Donald Trump souhaitait ardemment s'en débarrasser.

Enfin, l'USMCA comporte également une clause dite d'extinction («sunset clause») prévoyant qu'il ne sera plus effectif après 16 ans. Il devra également être renégocié tous les six ans, date à laquelle les trois pays engagés pourront décider de le prolonger.

● Quelles sont les prochaines étapes ?

Les opposants à l'USMCA rappellent que ses dispositions ne seront, pour beaucoup, pas effectives avant 2020: les consommateurs n'en ressentiront donc pas les effets immédiatement. De plus, des interrogations demeurent quant à l'application de ses mesures. Ainsi, le Mexique devra multiplier les contrôles pour vérifier que les droits des travailleurs seront respectés. En outre, la hausse prévisible des tarifs des voitures pourrait avoir un impact négatif sur l'industrie. Certains voient aussi cet accord comme un «NAFTA 2.0» manquant d'envergure.

Malgré la signature officielle, les pouvoirs législatifs des trois pays doivent accepter l'accord et les élections récentes pourraient changer la donne: aux États-Unis, les Démocrates ont arraché la Chambre des Représentants durant les midterms, alors que les Républicain ont renforcé leur présence au Sénat. Plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours pour demander à Donald Trump de boucler le processus avant l'arrivée des nouveaux élus au Congrès, l'année prochaine. Les cadres du parti de l'éléphant craignent un blocage organisé par Nancy Pelosy, pressentie pour diriger la Chambre des Représentants et qui se montre dubitative quant au nouvel accord. Le sénateur républicain Pat Toomey a ainsi cosigné une tribune avec onze autres élus demandant au président Trump de «prendre les mesures nécessaires pour ratifier l'USMCA durant cette législature». Le temps presse, et Donald Trump n'a plus que quelques heures pour prendre sa décision.

De son côté, le nouveau président mexicain, Andrés Lopez Obrador, a déclaré qu'il ne s'opposerait pas à la signature de l'USMCA. Disposant de la majorité absolue au parlement, il sera investi en décembre, au lendemain de la signature du texte par les représentants des trois pays. Enfin, côté canadien, la majorité de Justin Trudeau sera remise en jeu à la fin de l'année prochaine, le 21 octobre 2019. La route vers la mise en œuvre de l'accord est donc encore longue.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018 ... hanger.php

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