Chauffage urbain

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Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 17 févr. 2019, 11:47

Les réseaux de chaleur de la métropole de Lille.

La MEL gère les réseaux de chaleur publics, répartis sur son territoire.

6 réseaux de chaleur publics existent actuellement. Ils se situent sur les communes de Lille, Mons en Baroeul, Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Wattignies et Wattrelos. Les équipements sont alimentés à partir de plusieurs combustibles comme la biomasse ou le gaz. Les réseaux appartiennent à la MEL mais ont été délégués à des filiales de Dalkia via des concessions. Les filiales s'occupent quotidiennement de l’exploitation, l’entretien et développement des réseaux.

En février 2017, la MEL a attribué la nouvelle concession pour l'exploitation du centre de valorisation énergétique d’Halluin (CVE). Ce nouveau contrat prévoit la construction d'un réseau de transport de chaleur entre Halluin et les réseaux de chaleur de Lille / Roubaix. Cette démarche valorisera l’énergie fatale * qui est issue du processus d’incinération au CVE. Elle créera ainsi une nouvelle source de chaleur renouvelable. Celle-ci alimentera en chaleur de nombreux bâtiments (logements, équipements, etc…).

Qu'est-ce que l'énergie fatale ?
L'énergie fatale désigne une quantité d'énergie qui se trouve présente ou piégée dans certains processus ou produits. Selon les cas, cette énergie peut être récupérée et/ou valorisée.
https://www.lillemetropole.fr/fr/reseaux-de-chaleur
À Lille, on se chauffera bientôt grâce aux déchets !

Posted on 12 juillet 2018.

Les habitants de la Métropole européenne de Lille (MEL) ne verront bientôt plus leurs poubelles du même œil ! La collectivité a annoncé début 2017 son grand projet « d’autoroute de la chaleur » : 19 km de canalisations pour transporter l’énergie produite grâce à l’incinération des déchets dans l’usine Antarès, jusqu’aux réseaux de chaleur des villes de Lille et Roubaix.

Antarès est le nom du centre de valorisation énergétique des déchets de la MEL, situé sur la commune d’Halluin. Il traite chaque année 350 000 tonnes d’ordures ménagères non recyclables générées par les 90 communes du territoire. Incinérés dans des fours à très haute température, les déchets dégagent en brûlant de l’énergie. Plus de 500 GWh par an. C’est beaucoup. Beaucoup trop pour ne rien en faire.

Jusqu’à maintenant, cette énergie était récupérée par l’usine pour produire de l’électricité. Mais cette boucle courte d’économie circulaire ne permettait pas d’exploiter pleinement la chaleur fatale. C’est ainsi qu’est né le projet de « l’autoroute de la chaleur ».
D’ici 2020, 40 % de la chaleur produite par l’usine sera transportée – sous la forme d’eau chauffée à 120 °C – jusqu’aux réseaux de chaleur de Lille et Roubaix. De quoi couvrir les besoins annuels en chauffage de 40 000 foyers.

La MEL a confié cette mission à la société Covalys (détenue à 65 % par Veolia), pour une durée de douze ans.
.......
https://www.livingcircular.veolia.com/f ... ux-dechets

Des nouvelles du projet de concession pour l'exploitation du centre de valorisation énergétique d’Halluin ?
C'est en chantier ?

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 22 janv. 2019, 22:11

Un réseau de chaleur pour Grande-Synthe, alimenté par ArcelorMittal

AFP le 22 janv. 2019

La ville de Grande-Synthe (Nord) va se doter d'un réseau de chaleur alimenté par des gaz sidérurgiques issus d'installations locales d'ArcelorMittal, et qui alimentera des immeubles et bâtiments publics, ont annoncé mardi les partenaires de ce projet.

D'une longueur de 15,5 km, ce futur réseau de chaleur qui doit être mis en service en octobre 2020 sera réalisé et exploité pendant 6 ans par Engie Cofely et la société d'économie mixte Energies Hauts de France, détaillent-ils dans un communiqué.

Ce projet nécessitera un investissement de 14,6 millions d'euros, en partie issu de soutiens publics français et européen.

Il s'inscrit dans le projet de doublement du réseau de chaleur de la Communauté urbaine de Dunkerque, qui permet actuellement d'alimenter l'équivalent de 16.000 logements dunkerquois, grâce en partie à la récupération directe de la chaleur émise par des installations d'ArcelorMittal, également partenaire du projet.

Le réseau de Grande-Synthe sera lui alimenté par les gaz sidérurgiques dégagés par le groupe lors de la fabrication de l'acier. Il pourra chauffer des immeubles d'habitation, une clinique et des bâtiments municipaux, représentant l'équivalent de la consommation de 3.000 logements.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tal-190122

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 21 nov. 2018, 18:48

Au Mans, le réseau de chaleur métropolitain tisse sa toile dans les quartiers

Pour utiliser l'énergie générée par la combustion des déchets, un immense réseau de canalisations est en cours d'installation au Mans. Un projet titanesque qui court jusqu'en 2020.


Publié le 11 Août 18

Comment valoriser les 140 000 tonnes de déchets collectés et traités tous les ans à l’usine d’incinération de la Chauvinière ?

Le Mans Métropole y a déjà songé depuis bien longtemps avec son Unité de Valorisation Energétique des Déchets (UVED) permettant la production d’électricité et d’eau chaude à destination du réseau de chauffage urbain qui alimente les immeubles et plusieurs structures sur Allonnes.

Le Plan Climat Énergie

Depuis juillet 2017, la collectivité appuie sur l’accélérateur dans le cadre de son Plan Climat Énergie 2014-2020 avec d’importants travaux pour installer un véritable labyrinthe de tuyaux constituant ce fameux « réseau de chaleur ».

Ils sont confié à une filiale de Dalkia-groupe EDF baptisée « Syner’gie » dans le cadre d’une délégation de service public de production, de transport et de distribution de chaleur.

Le point sur les travaux

A ce jour, les travaux de raccordement de 7 km entre la Chauvinière et le réseau existant des bords de l’Huisne sont achevés.

Cet été, le chantier se concentre du côté de l’avenue Félix-Géneslay pour permettre la liaison avec la chaufferie des quartiers Sud avec une phase délicate : le passage du boulevard Pierre-Brossolette autrement dit la rocade ! La période n’a naturellement pas été choisie au hasard.

Une autre tranche doit débuter en septembre vers le quartier Vauguyon.

32 000 tonnes de CO2 économisées

Image
Ce sont ces tuyaux recouverts d’une épaisse couche d’isolant qui constituent le « réseau de chaleur ». (©Côté La Flèche)

A terme, les chaufferies existantes n’auront plus que pour vocation d’intervenir en secours ou complément en cas de besoin.

A l’heure où l’on parle beaucoup du réchauffement climatique, le gain en CO2 est estimé à plus de 32 000 tonnes par an. L’équivalent de ce qu’émettent 8 500 voitures !

La piscine des Atlantides raccordée depuis le 27 juin

L’objectif affiché est de raccorder et fournir en eau chaude l’équivalent de 17 000 logements d’ici 2020.

Un premier gros consommateur d’énergie (si ce n’est le plus gros de la ville) vient d’être raccordé. Il s’agit du centre aquatique des Atlantides avec sa facture annuelle de gaz de l’ordre de 350 000 € (c’est autant pour l’électricité).

D’importants aménagements avaient d’ailleurs été effectués lors de la dernière vidange, en début d’année, pour justement préparer cet connexion source d’économies substantielles.

D’autres bâtiments publics vont être concernés dans l’avenir notamment des écoles et gymnases.

» Lire aussi : Centre aquatique Les Atlantides : une vidange à 800 000 €

Un investissement global de 24 millions d’euros d’ici 2020

Outre l’extension du réseau de chaleur, le projet comprend également la modernisation des chaufferies notamment celle des Sablons qui date de 1969.

Le 11 avril dernier, deux chaudières Viessman de 12 MW chacune sont arrivées et ont été installées dans le nouveau bâtiment rue du Danemark, entre l’usine des eaux et la voie ferrée. Elles sont équipées de brûleurs et d’un économiseur d’énergie sur les fumées afin de garantir le meilleur rendement énergétique.

La première partie du projet doit s’achever en octobre 2018 avec le raccordement d’une première salve de nouveaux clients.
https://actu.fr/pays-de-la-loire/mans_7 ... 34960.html

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 06 oct. 2018, 22:58

Par chez moi :
MétroChaleur, le réseau de chaleur grenoblois, veut encore verdir

Publié le 02/10/2018

TRANSITION. Nouvelle identité et nouvelles ambitions pour le réseau de chaleur métropolitain de Grenoble. Alimenté aux deux-tiers par des sources de récupération ou renouvelables, il prévoit de parvenir à 100 % en 2033. Détails.

Le réseau public de chaleur grenoblois, géré en délégation de service public par la Compagnie de Chauffage, change de nom : il devient "MétroChaleur". Une évolution qui vient traduire sa volonté accrue en termes d'énergies vertes et d'amélioration de la qualité de l'air. Pour l'heure, ce réseau de 170 km alimentant l'équivalent de 100.000 logements, est déjà vertueux puisqu'il chauffe et fournit de l'eau chaude sanitaire en utilisant 66,4 % d'énergies de récupération (incinération des ordures ménagères pour 36 % et de farines animales pour 2,3 %) et d'énergies renouvelables (bois à 28,1 %). Mais il repose encore sur diverses sources trop carbonées : charbon (16,8 %), gaz naturel (11,3 %) et fioul à très basse teneur en soufre (5,5 %).

Il se lance donc dans une démarche au long cours, afin de mobiliser toujours plus les gisements d'énergies urbains (biocombustibles) et de parvenir à 85 % d'énergies vertes dès 2022 puis 100 %, en 2033. Une centrale biomasse "Biomax" sera installée sur la Presqu'île en 2022, et permettra, à elle-seule, de réduire la part des combustibles fossiles de 20 % au profit d'une ressource locale. Dans la zone de la plateforme chimique de Pont-de-Claix, un raccordement autorisera l'exploitation de chaleur industrielle excédentaire. En hiver, ce seront 30 MW qui seront ainsi collectés, tandis qu'en été, la chaleur du réseau sera renvoyée vers les entreprises de chimie, à hauteur de 8 MW.


Des investissements pour s'étendre et se densifier

Côté densité, depuis le 1er juillet 2018, les bâtiments situés à proximité du réseau de chaleur, doivent obligatoirement y être raccordés afin de contribuer aux objectifs de la Métropole en matière de diminution des consommations énergétiques. MétroChaleur espère que 500 nouveaux bâtiments bénéficieront de ses services d'ici à 2030. La Compagnie de Chauffage annonce que 200 M€ de travaux seront réalisés sur une durée de 15 ans, afin de maintenir, étendre et améliorer le réseau. Il sera notamment question de réseau de 4e génération, à très basse température, dans l'éco-quartier Flaubert. Le gestionnaire précise : "Cette stratégie consiste à mixer les solutions haute et basse pressions pour une meilleure efficacité énergétique (moins de pertes de chaleur et stockage d'énergie) adaptée aux nouveaux bâtiments peu consommateurs".

MétroChaleur ajoute que le chauffage urbain participe à la préservation de la qualité de l'air dans la métropole. Selon ses calculs, un logement raccordé au réseau émettrait 30 fois moins de particules qu'un appartement chauffé avec un foyer bois fermé (et même 1.000 fois moins qu'un foyer ouvert). La présence du réseau éviterait également l'installation de plus de 1.000 chaudières collectives dans les divers immeubles desservis, réduisant là encore significativement les émissions de gaz à effet de serre. Une caractéristique importante dans une ville-cuvette.
https://www.batiactu.com/edito/metrocha ... -54184.php

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 08 mai 2018, 14:03

La ville de Maubeuge se dote d’un des plus gros réseaux de chaleur des Hauts-de-France

Florence Delsinne | 24/04/2018

Vendredi, le conseil municipal a validé, à l’unanimité, le choix du concessionnaire pour son réseau de chaleur alimenté par le centre de valorisation énergétique. D’une longueur de 12,7 km, il sera déployé, à partir de l’hiver 2019, en différents points de Maubeuge, d’est en ouest.

Image
Le centre de valorisation énergétique de Maubeuge est le point d’ancrage d’un des plus grands réseaux de chaleur urbain de la région. Photo SAMI BELLOUMI LA VOIX DU NORD.

La transition écologique, d’un concept ministériel à la réalité. Trois ans de travail sur un réseau de chaleur qui turbine majoritairement à l’énergie de récupération ont trouvé leur aboutissement, vendredi soir, devant l’assemblée des élus maubeugeois. Ils ont écouté les explications des experts juridiques et techniques qui se sont penchés sur l’épais dossier avant de valider le choix du concessionnaire. Il n’y a pas eu photo puisqu’une seule entreprise, Dalkia, filiale à 100 % d’EDF, a répondu à l’offre.

Pour autant, cette société, dont...(abonnés)
http://www.lavoixdunord.fr/364968/artic ... -de-france

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 08 mai 2018, 13:45

La métropole de Grenoble rend obligatoire le raccordement à son réseau de chaleur

Energie 03 mai 2018

A compter du 1er juillet 2018, le raccordement au réseau de chaleur de la métropole de Grenoble sera obligatoire. Tous les nouveaux bâtiments, ou ceux remplaçant leur installation de chauffage collectif, devront ainsi s'y raccorder, sauf si le système choisi est moins coûteux ou utilise majoritairement des énergies renouvelables. Cette procédure de classement s'applique sur une bande de 150 mètres de part et d'autre du réseau existant pour les bâtiments requérant une puissance de 100 kW (soit une résidence d'environ 15 à 20 logements). Elle ne concerne donc pas les maisons individuelles.

En activant cette procédure, la collectivité souhaite raccorder 500 nouveaux bâtiments, en plus des 1.000 déjà raccordés dans les sept communes desservies : Echirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d'Hères. Pour justifier son choix, la métropole met en avant les avantages environnementaux et économiques des réseaux de chaleur. Aujourd'hui, son réseau est alimenté à 65% en énergies renouvelables et de récupération. La métropole compte faire grimper ce taux à 85% en 2022 en remplaçant les actuelles chaudières au fuel par des énergies renouvelables.

Les bénéfices seront également économiques pour les utilisateurs. Selon la ville, le coût du chauffage dans un appartement de 70 m2 revient en moyenne à 1.164 euros par an pour un usager raccordé à un réseau de chaleur, contre 1.336 euros pour du fioul collectif et 1.853 euros pour un système électrique individuel.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 31210.php4

Image

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 17 févr. 2018, 19:59

Début des travaux d’extension du chauffage urbain du Grand Lyon

30 janvier 2018

Les premiers travaux d’extension du réseau de chaleur Centre Métropole ont débuté le 8 janvier 2018 pour une période de 10 mois. Ils concernent Lyon 3ème, Lyon 8ème et Bron. L’ambitieux plan de développement du Chauffage Urbain Grand Lyon va nécessiter d’importants travaux pour créer 65 km de réseau de chaud et 4,5 km de réseau de froid dans les sept années à venir.
........................
https://www.bioenergie-promotion.fr/545 ... rand-lyon/

Re: Chauffage urbain

par mobar » 24 oct. 2017, 20:06

Remundo a écrit :
24 oct. 2017, 19:20
tu confirmes ce que je disais. Un incinérateur industriel fait mieux le boulot qu'une cheminée individuelle et poussive.

en plus dans le plastique, tout n'est pas à brûler.
C'est tout l'intérêt d'en faire du syngas pour une production de produits chimiques, mais là c'est plus compliqué

Re: Chauffage urbain

par Remundo » 24 oct. 2017, 19:20

tu confirmes ce que je disais. Un incinérateur industriel fait mieux le boulot qu'une cheminée individuelle et poussive.

en plus dans le plastique, tout n'est pas à brûler.

Re: Chauffage urbain

par mobar » 24 oct. 2017, 19:12

Remundo a écrit :
24 oct. 2017, 11:48
globalement d'accord, mais la combustion du plastique, pas terrible si le vent porte les fumées chez les voisins. En plus les filières de recyclage du plastique sont bien organisées et plus efficaces qu'une incinération bricolée.
Ouais, enfin dans le cas du CSR, il reste des plastiques inutilisables mélangés à des papiers, des textiles sanitaires, du bois d'ameublement broyé ... et les fumées, contrairement à ce que tu sembles croire, sont de bien meilleure qualité que celles du barbecue des cuistots du dimanche

Et le four de combustion est un lit fluidisé qui n'a rien de bricolé, on ne parle plus d'incinération de déchet mais de combustion pour satisfaire une demande, le combustible à une valeur énergétique supérieure au bois et un prix de l'ordre de 15 €/MWh

Re: Chauffage urbain

par Remundo » 24 oct. 2017, 11:48

globalement d'accord, mais la combustion du plastique, pas terrible si le vent porte les fumées chez les voisins. En plus les filières de recyclage du plastique sont bien organisées et plus efficaces qu'une incinération bricolée.

Re: Chauffage urbain

par kercoz » 24 oct. 2017, 11:00

mobar a écrit :
24 oct. 2017, 05:26

Le Zéro Déchet est un fantasme qui ne devient réalité que lorsque la vie à disparue ... avec la notion de déchet

Sans viser le zero déchet, avec 1000m2 de terrain, dont 1/3 en potager, 1/3 en fruitier -poulailler et 10 poules qui élimine la plupart de ce qu' on ne met pas au compost, .....une cheminée pour récupérer les kw du plastique... on obtient un circuit court qui limite énormément le circuit long ( camion, cout des personnels et usines , trajets , ..calendrier de fin d'année etc ..)

Re: Chauffage urbain

par mobar » 24 oct. 2017, 05:26

energy_isere a écrit :
11 oct. 2017, 22:56

Avant dans les années 80 on disait Incinérateur.
La différence avec un incinérateur, est dans la fonction et dans la nature de ce qui est brulé

Un incinérateur élimine un déchet (600-800 kWh/tonne), il brule de l'eau (70% de la masse des ordures) et du sable (30% de la masse sèche) pour chauffer les oiseaux ou les poissons en produisant un pouillème d'électricité pour éclairer l'usine et la faire fonctionner en partie

Une installation de combustion de CSR brule un déchet (3000-5000 kWh/tonne), sec à 15-20% d'eau et à faible teneur en cendres. Le rendement énergétique net est de l'ordre de 40% du PCI entrant en tout électrique, de l'ordre de 85% en cogénération et de 90% en chaleur seule comme à Changé.

Les incinérateurs existeront toujours pour bruler des déchets trop couteux à recycler ou trop dangereux à stocker.

Pour en savoir plus sur le projet Séché de Changé, mieux vaut des infos en direct du constructeur
http://www.lerouxlotz.com/inauguration- ... de-change/
https://youtu.be/N4-doc2a0KA

Les installations de combustion de CSR sont une réponse à la production de déchets non triés ou non triables par les particuliers, qui règle la question du tri via des installations dédiées financées par les collectivités et l'ADEME avec l'argent des contribuables (qui ne trient et ne recyclent pas leur déchets, les cons!).

Le Zéro Déchet est un fantasme qui ne devient réalité que lorsque la vie à disparue ... avec la notion de déchet

La question qu'on peut se poser est sur la pertinence du choix de l'électricité de base pour le CSR, dans un pays ou la production de base est excédentaire et à du mal à trouver preneur à un prix qui couvre les couts de production!

Vaudrait peut être mieux en faire du méthanol comme les canadiens d'Enerkem, du méthane de synthèse, des liquides FT, voire de l'hydrogène qui sont tous des produits que l'on importe et qui nous coutent un bras et un oeil!

https://youtu.be/M01TfJAafSg

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 11 oct. 2017, 22:56

La première chaudière à déchets non recyclables de France inaugurée à Laval

AFP parue le 05 oct. 2017

Une chaudière alimentée par des déchets non recyclables a été inaugurée jeudi sur le site Séché éco-industries de Changé, près de Laval, où l'équivalent de 6 400 logements seront chauffés cet hiver grâce à cette technologie, une première en France.

Cette chaudière imposante est dédiée à la valorisation thermique des combustibles solides de récupération (CSR), préparés à partir de déchets non dangereux recalés lors du tri (paquets de chips, jouets en plastique, bois de déchetterie...) qui finissent généralement enfouis dans des centres de stockage. Capable de brûler jusqu'à 3 tonnes par heure de CSR et équipée d'un dispositif de traitement des fumées, elle servira en premier lieu, de mars à novembre, à une coopérative agricole locale, Déshyouest, productrice de fourrages déshydratés.

Les besoins en énergie de la coopérative étant moindres pendant l'hiver, la chaudière CSR alimentera alors le réseau de chauffage urbain de Laval, auquel elle a été raccordée après plus d'un an de travaux nécessaires au transport de l'eau chaude depuis Changé, sur une dizaine de kilomètres. Elle sera destinée en priorité au chauffage des logements sociaux de différents quartiers de la ville, ainsi que des gros équipements publics (hôpital, prison...), pour un équivalent de 6 400 logements.

"C'est un chiffre significatif à l'échelle de la ville", s'est félicité le maire de Laval (50 073 habitants), François Zocchetto (UDI) qui, au-delà de la démarche environnementale de ce "projet ambitieux", y trouve également un intérêt économique. "Le prix est déjà compétitif, dans les mêmes ordres de grandeur que ce que nous payons aujourd'hui, mais il a surtout l'avantage d'être stable par rapport à la volatilité des prix des énergies fossiles", a-t-il confié à l'AFP.

Économie circulaire

La première chaudière CSR de France représente un investissement de 21,4 millions d'euros pour le groupe Séché environnement, qui a bénéficié d'une aide de 6,1 millions d'euros de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) à travers ses fonds déchets et chaleur. "Les CSR sont pour nous un maillon complémentaire au recyclage, dans une logique d'optimisation des ressources", a déclaré le président de l'Ademe, Bruno Lechevin, "les installations doivent donc s'inscrire dans des projets plus larges de territoire, car il faut bien assurer les débouchés de ce qui est produit."

L'Ademe a ainsi lancé deux appels à projets "Énergie CSR" en 2016 et 2017 et trois premiers dossiers ont été retenus afin d'alimenter en énergie une laiterie à Carhaix (Finistère), une papeterie à Strasbourg (Bas-Rhin) et une centrale électrique à Saint-Pierre (La Réunion). Ce modèle d'économie circulaire pourrait par ailleurs être reproduit dans des pays en voie de développement.

"Le tri s'y opère souvent de manière informelle et mobilise des centaines, voire des milliers, de personnes sur des décharges", explique Jean-François Bigot, directeur des grands projets chez Séché environnement. "Il y a une transformation profonde à effectuer, mais ces pays ont un besoin important d'énergie en général et d'électricité en particulier, et les déchets peuvent être une ressource intéressante". Adoptée en juillet 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe un objectif de réduction de 50% de l'enfouissement des déchets d'ici 2025.
https://www.connaissancedesenergies.org ... val-171005

Avant dans les années 80 on disait Incinérateur.

Re: Chauffage urbain

par energy_isere » 04 juil. 2017, 20:05

Le deuxième réseau de chaleur francilien passe au vert

Usine Nouvelle le 04/07/2017

D’un coût total de 40 millions d’euros, la nouvelle chaufferie biomasse de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) permet de porter à plus de 50 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du deuxième réseau de chaleur francilien.

Image
Chaufferie biomasse de Saint-Denis

Inaugurée, mardi 4 juillet, la chaufferie biomasse de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va permettre de porter à plus de 50 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du réseau de chaleur de Plaine Commune Energie. Ce réseau d’une puissance totale de 184 MW permet d’alimenter en chauffage et eau chaude sanitaire 40 000 équivalents logement sur les quatre communes de Saint-Denis, Stains, Pierrefitte et l’Île-Saint-Denis. Avec 60 km de canalisations enterrés et 400 sous-stations ou points de livraisons, c’est le deuxième plus grand réseau de distribution de chaleur en Île-de-France et le troisième en France. Cette infrastructure a nécessité un investissement de 40 millions d'euros.

Avec sa chaudière d’une capacité de 26,6 MW la nouvelle installation de Saint-Denis constitue la plus grande chaufferie biomasse d’Île-de-France selon Engie Réseaux, le gestionnaire du réseau via sa filiale Plaine Commune Energie. Sa construction a nécessité un investissement de[…payant]
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... rt.N561823

Engie inaugure chaufferie biomasse de Saint-Denis

Alexandra Saintpierre, publié le 04/07/2017 Boursier.com

Isabelle Kocher (Directeur Général du Groupe Engie), Farida Adlani (Vice-Présidente de la Région ILe-de-France), Patrick Braouezec (Président de Plaine Commune Energie), Didier Paillard (Vice-Président de la Communauté d'Agglomération Plaine Commune et Président du Smirec), Laurent Russier (Maire de Saint-Denis), Joëlle Colosio (Directrice régionale Île-de-France de l'Ademe) ont inauguré la nouvelle chaufferie biomasse de Saint-Denis. Avec l'introduction de plus de 50% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique du réseau de chaleur des villes de Saint-Denis, Stains, Pierrefitte et L'Ile-Saint-Denis, cette chaufferie convertie à la biomasse illustre la dynamique du territoire et sa mobilisation en faveur de la transition énergétique.

Mise en service en octobre 2016, la chaufferie biomasse de Saint-Denis, d'une puissance de 26,5 mégawatts (MW), allie préservation de l'environnement et lutte contre la précarité énergétique. Le verdissement du réseau de chaleur du territoire de Plaine Commune s'est fait par étape depuis la naissance du réseau dans les années 50 et fonctionne aujourd'hui avec plus de 50% d'énergies renouvelables. L'usage de la biomasse permet d'éviter le rejet de plus de 56.000 tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent des émissions annuelles produites par 25.000 véhicules.

Le réseau de distribution de chaleur de Saint-Denis, baptisé Plaine Commune Energie, couvre un large périmètre puisqu'il alimente l'équivalent de 40.000 logements répartis sur quatre communes. Avec presque 60 km de canalisations enterrées et 400 points de livraison, le réseau de Plaine Commune est le deuxième plus important réseau de chaleur d'Île-de-France et le troisième plus grand réseau de France.

Les villes de Saint-Denis, Stains, Pierrefitte et L'Ile-Saint-Denis sont interconnectées grâce au réseau de chaleur géré par Plaine Commune Energie dans le cadre d'un contrat de délégation de service public de 25 ans. Ce contrat est délégué au Syndicat Mixte des Réseaux d'Energie Calorifique (Smirec). Engie Réseaux, le Smirec et les quatre collectivités partagent l'ambition d'une excellence environnementale et d'un développement territorial durable. "Notre engagement se poursuit pour participer activement à l'accélération de la transition énergétique sur notre territoire ", précise Laurent Russier, maire de Saint-Denis.

Le recours majoritaire à une énergie verte fera bénéficier les usagers d'une réduction de la TVA à 5,5% sur leur facture de chaleur. Saint-Denis, Stains, Pierrefitte et L'Ile-Saint-Denis font partie des neuf villes de Plaine Commune, 1er Etablissement Public Territorial d'Ile-de-France. Consciente de sa responsabilité en tant que collectivité territoriale, Plaine Commune s'est engagée depuis les années 2000 dans une politique de lutte contre le changement climatique.

Dans le cadre de la transition énergétique, le projet de la chaufferie a été soutenu financièrement par l'Ademe à hauteur de 4,4 millions d'euros et par la Région Ile-de-France pour 2 ME, sur les 40 ME d'investis.
http://www.boursier.com/actions/actuali ... 33278.html

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