société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

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Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 11 juil. 2020, 11:51

Un potager à la maison: à Cuba, plus qu'une mode, une nécessité

AFP•11/07/2020

Lors de la crise économique des années 90 à Cuba, le beau-père de Yank Benavente pédalait de longues distances pour chercher à manger. Alors que l'île souffre des effets de la pandémie, Yank, lui, fait pousser des légumes sur son toit.
.......
Avec de nombreuses photos https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6b3c3409e2

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 27 févr. 2020, 08:20

Sanctions américaines: Cuba achète du pétrole, bateau inclus

AFP parue le 26 févr. 2020

Confronté à une pénurie de carburant, Cuba a acheté une cargaison de pétrole, mais aussi le navire qui la transportait, son propriétaire refusant qu'il accoste sur l'île par peur des sanctions américaines, a annoncé mercredi le gouvernement.

"Nous en sommes arrivés au point où nous avons dû acheter un navire qui se trouve à proximité de nos côtes (...) car l'armateur a refusé d'accoster avec le carburant à bord", a expliqué le ministre des Transports, Eduardo Rodriguez, à la télévision nationale.

"Nous avons dû acheter le navire avec de l'argent que nous avons été contraint de retirer des ressources financières limitées dont dispose notre pays pour pouvoir acheter ce carburant", a poursuivi le ministre.

M. Rodriguez n'a pas précisé la provenance du pétrole ni le pavillon du bateau. Il n'a pas non plus indiqué quand avait eu lieu l'achat.

Cuba ne produit que 32% du carburant qu'il consomme pour générer de l'électricité. Les 68% restants sont importés, principalement du Venezuela, mais ces importations ont été rendues plus difficiles par les sanctions imposées par Washington sur le pétrole vénézuélien.

Le ministre a également cité plusieurs conséquences récente du renforcement par le gouvernement de Donald Trump de l'embargo américain imposé à l'île depuis 1962.

"Nous avons acheté récemment deux avions pour le transport aérien", a indiqué M. Rodriguez, mais le vendeur a dénoncé le contrat de peur d'être visé par la réactivation récente du titre III de la loi Helms-Burton, a-t-il affirmé.

Le titre III de cette loi vise à décourager les investissements étrangers à Cuba en permettant les actions en justice autour des biens nationalisés après la révolution socialiste de 1959.

De la même façon, une "importante compagnie internationale" a annulé des investissements prévus pour la modernisation des aéroports cubains, a ajouté le ministre, sans nommer l'entreprise concernée.
https://www.connaissancedesenergies.org ... lus-200226

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 12 déc. 2019, 09:10

Faute d'essence, des boeufs et des chevaux pour faire bouger Cuba

AFP•12/12/2019

"Montezueeelo! Pasajeeero!": le jour se lève à peine dans l'ouest de Cuba et déjà résonne la voix du paysan guidant ses boeufs à travers champs. A l'est, des carrioles à cheval transportent la population. Face au manque de carburant, la traction animale est plus que jamais présente sur l'île.

Dans la propriété "La Juanita" du village Los Palacios, à 100 kilomètres à l'ouest de La Havane, la campagne de semis a commencé en septembre, mais au lieu des machines à moteur ce sont les bêtes de trait qui font le travail.

A l'aube, sept paires de boeufs, prêtées par des voisins, arrivent à la ferme pour rejoindre les autres et préparer un hectare et demi de terre où sera semé du tabac, produit-phare à l'exportation.

"En temps normal, on a toujours fait appel à la traction animale", faute d'une mécanisation suffisante de l'agriculture cubaine, rappelle Alfredo Reynoso, directeur de l'entreprise d'Etat Cubaquivir, qui assiste les 12 coopératives agricoles de Los Palacios.

Mais "en raison des restrictions de carburant dans le pays, il a été nécessaire d'augmenter ce recours", ajoute-t-il. Dans le village, il faudra ainsi labourer "environ 1.200 hectares de terre par la traction animale".

Car depuis quelques mois, Cuba a soif d'essence: les sanctions américaines contre les navires transportant du pétrole du Venezuela, principal fournisseur de l'île socialiste, ont obligé cette dernière à fonctionner avec seulement 30% de ses besoins en carburant en septembre, puis 60% en octobre.

Si, dans les grandes villes, de longues files se sont formées aux stations service, dans les campagnes la seule solution a été de s'appuyer sur les animaux.

- L'herbe comme carburant -

Plus de 1.000 kilomètres à l'est de Los Palacios, les interminables routes en ligne droite, en provenance de La Havane, sont cernées de champs de canne à sucre. C'est là que les boeufs "Dragau" et "Abre Campo" tirent une carriole pilotée par Félix Betancourt, 65 ans.

J'y transporte de la nourriture pour les employés de la coopérative, le petit-déjeuner, le déjeuner", explique-t-il. "Cela fonctionne bien et permet d'économiser le carburant car actuellement, il n'y en a pas".

"Le carburant des animaux, c'est l'herbe", poursuit-il. Alors "la nuit, je leur donne à manger, je les laisse bien dormir, et le matin je me lève et je les attèle à 5h30 du matin".

Non loin de là, à Bayamo, les carrioles à cheval sont habituellement une attraction touristique... mais désormais c'est un rouage essentiel du transport public local.

Le voyage coûte généralement 2 à 5 pesos cubains, soit au maximum 20 centimes de dollar, pour un salaire moyen de 50 dollars sur l'île.

Les carrioles participent aussi, depuis quelques semaines, à la collecte des ordures, explique Silvia Diaz, dirigeante d'une association de voisins: "cela aide à garder le quartier dans de bonnes conditions d'hygiène et cela évite de dépenser du carburant".

- 100% du transport de nourriture -

Retour à Los Palacios: en raison de la crise, que les autorités qualifient de "conjoncturelle", Cubaquivir n'a reçu en novembre que 26% des 80.000 litres de carburant que lui fournit chaque mois l'Etat.

"On ne peut pas dire qu'on n'a pas ressenti l'absence de carburant", indique sobrement Jorge Luis La Guardia, 50 ans, président d'une des coopératives agricoles locales.

Actuellement, "100% du transport de nourriture des paysans vers les habitants se fait avec la traction animale, avec des boeufs et des charrettes ou des carrioles", raconte-t-il.

Tout comme lors de la Période spéciale - grave crise économique des années 1990 -, le gouvernement lui-même a incité à miser sur la traction animale pour compenser le manque d'essence.

Mais, avec seulement "780 paires de boeufs" à Los Palacios, c'est "insuffisant" pour répondre à cet appel, juge Alfredo Reynoso. "Il faut en avoir plus".

Dans le pays, on compte 195.700 bêtes pour ce genre de tâches, contre plus de 200.000 dans les années 1990.


Pesant chacun plus de 600 kilos, "Montezuelo" et "Pasajero" répondent aux ordres d'Heriberto Piloto, de 54 años.

"La technique, c'est de te lever tôt et vers 10-11 heures, si la matinée est chaude, tu lâches le boeuf, tu lui donnes à manger, et ensuite vers quatre heures de l'après-midi, tu l'attèles à nouveau", détaille le paysan au visage buriné par le soleil et les longues journées de travail.

Pour dresser un boeuf à cet usage, il faut "environ six mois", dit-il, estimant qu'il faut encourager cette "tradition centenaire" d'avoir recours à cet animal dans les petites parcelles, y compris quand le carburant reviendra.

"Un tracteur, on aimerait tous en avoir un, mais c'est impossible", ajoute-t-il, résigné.
Avec les photos : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... dab6a89662

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 04 oct. 2019, 08:00

Alors que Medvedev est en visite de 2 jours à Cuba les Russes déclarent vouloir aider Cuba à développer les hydrocarbures.
Russia To Help Cuba To Develop Oil, Gas Reserves

By Tsvetana Paraskova - Oct 03, 2019

Russia plans to have its companies help Cuba to develop its oil and natural gas resources as part of a close energy cooperation, a senior Russian official said on Thursday, just as Russia’s Prime Minister Dmitry Medvedev began a two-day visit to Cuba amid growing U.S.-Cuba tension.

Russia and Cuba have signed a roadmap for Russian companies to develop Cuba’s energy sector in a bid to reduce import dependence and raise energy security, Sergei Prikhodko, First Deputy Head of the Russian Government Office, said on Thursday, as carried by Russian news agency TASS.

“The main goal of the program is to reduce the dependency of Cuba from the import of energy resources and increase the country’s energy security,” Prikhodko said, noting that the communist-run island—a close ally of Nicolas Maduro’s Venezuela—is also interested in cooperation in developing its natural resources.

“The work on these and other promising areas of cooperation in the energy sector would continue,” TASS quoted Prikhodko as saying.

Russia and Cuba are also discussing the use of nuclear technologies in medicine and agriculture, the Russian official said, adding that Russia is ready to assist Cuba should the Latin American country decide to develop nuclear power generation industry.

Prikhodko was talking to reporters while Russian Prime Minister Medvedev was heading to Havana for a two-day visit on October 3 and 4, in which Russia and Cuba are expected to discuss a wide range of cooperation deals, including in the energy sector.

The visit of a top Russian politician to Cuba comes as the United States is escalating the pressure on Cuba and Venezuela.

Despite the increasingly tougher U.S. sanctions on Venezuela’s oil, Maduro’s regime continues to export fuel and oil to Cuba.

Also due to the U.S. sanctions on Venezuela, Cuba has been suffering from fuel shortages, while the United States is trying to stop Venezuela’s oil exports to its regional and ideological ally.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... erves.html

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par Pétroleur » 20 sept. 2019, 11:39

C'est une société très décarbonnée, je confirme! :lol:

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par kercoz » 20 sept. 2019, 11:33

Sur les courbes par pays, PIB/ comportement vertueux ecolo, Cuba est curieusement le mieux placé .....

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par Pétroleur » 20 sept. 2019, 11:22

alain2908 a écrit :
20 sept. 2019, 10:22
triste à l'idée que cette situation est due à des enjeux géopolitiques qui dépassent largement les cubains.
C'est sur que on dit M... aux USA il faut être prêt derrière à assumer des conséquences tout sauf humanitaires. :evil:

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par alain2908 » 20 sept. 2019, 10:22

triste à l'idée que cette situation est due à des enjeux géopolitiques qui dépassent largement les cubains.

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 20 sept. 2019, 08:07

Cuba, en manque d'essence, au ralenti depuis une semaine

AFP parue le 20 sept. 2019
.......
Lire https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-190920

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 12 sept. 2019, 07:12

Pénuries d'essence à Cuba, mis au régime par les sanctions américaines

AFP parue le 12 sept. 2019

Réduction de l'activité et du transport public, probables coupures électriques programmées: le président cubain Miguel Diaz-Canel a reconnu mercredi que son pays manque d'essence en raison des sanctions américaines, ce qui va obliger la population à des mesures d'économies dans les prochaines semaines.

"Entre hier (mardi) et le 14 septembre (samedi) il n'y a pas d'entrée de carburant" sur l'île, a prévenu le président socialiste, qui intervenait en direct à la télévision d'Etat. Un navire pétrolier effectuera une livraison samedi puis d'autres "à la fin du mois".

"En octobre nous reviendrons à une situation relativement normale", a-t-il promis.

Pour La Havane, le coupable de cette situation est Washington, qui n'a cessé ces derniers mois de renforcer son embargo, en vigueur depuis 1962, afin de forcer Cuba à renoncer à son soutien au gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro.

En particulier, le Trésor américain a sanctionné à plusieurs reprises des bateaux transportant vers l'île du pétrole du Venezuela, principal fournisseur de brut de Cuba. Ce climat répressif a découragé d'autres navires d'effectuer des livraisons vers La Havane, a reconnu le président Diaz-Canel.

"Les Etats-Unis veulent nous couper les vivres pour nous arracher des concessions politiques", a-t-il dénoncé. Mais "ici, personne ne se rend (...). Ces temps-ci, c'est la patrie ou la mort", a-t-il martelé.

- "Pas en Période spéciale" -

Ces derniers jours, de nombreux habitants avaient signalé une situation chaotique, dans les rues de La Havane notamment, avec très peu de bus et de taxis en circulation. Le pays, en crise économique, souffre déjà depuis des mois de pénuries de certains aliments dans les supermarchés.

Cuba produit la quasi-totalité de son électricité avec du pétrole, mais le chef de l'Etat a assuré mercredi que la production locale de brut permettait de couvrir "près de 40% de la consommation" de carburant, "en incluant la production électrique" également.

"La situation actuelle est conjoncturelle et simplement énergétique", a tenu à rassurer le président, avant d'affirmer: "Nous ne sommes pas en Période spéciale".

La Période spéciale désigne la grave crise économique traversée par Cuba dans les années 1990, après la chute de l'URSS qui était son principal soutien financier.

Elle est de triste mémoire pour une grande partie de la population : brusquement privé de ce "grand frère" qui accaparait 85% de son commerce extérieur, le pays s'était retrouvé à l'arrêt, avec des pénuries de carburant et d'aliments, ce qui avait entraîné l'apparition de maladies incurables comme la polynévrite, causée par la malnutrition, et l'exode de 45.000 habitants à l'été 1994.

Aujourd'hui, "nous sommes plus forts qu'à l'époque", a assuré mercredi Miguel Diaz-Canel, notamment car l'île a diversifié son économie et compte désormais l'Union européenne comme principal partenaire commercial.

- Horaires adaptés, trains supprimés -

Mais, face à ce manque d'essence, "il faut penser et agir différemment", a-t-il dit, appelant à la "créativité" et aux "mesures efficaces (d'économie) de la Période spéciale", comme l'adaptation des horaires de travail pour éviter les heures de pointe dans les transports et la consommation d'électricité. Dans l'agriculture, l'"usage de la traction animale" sera privilégié.

Il a promis qu'il n'y aurait pas de coupures électriques programmées jusqu'à dimanche, et qu'ensuite, s'il devait y en avoir, elles seraient annoncées suffisamment à l'avance.

"Nous allons ajuster les niveaux d'activité économique", a annoncé M. Diaz-Canel, appelant aussi à un "usage efficace des moyens de transport public".

"Les activités qui consomment beaucoup d'énergie seront réduites et, dans certains cas, arrêtées", a précisé le ministre de l'Economie Alejandro Gil Fernandez, présent aux côtés du président.

Mais il a promis de tout faire pour que cela n'affecte pas la croissance du pays: "Nous travaillons pour que les problèmes d'énergie soient minimaux et que cela ne détériore pas le PIB".

Le manque de carburant touchera principalement la distribution de marchandises, le transport public et de travailleurs, ainsi que la production d'électricité, avec la priorité donnée aux secteurs les plus importants.

Le ministre des Transports Eduardo Rodriguez, également présent, a ainsi précisé que moins de trains circuleraient dans l'île, mais que les opérations portuaires et aéroportuaires seraient assurées.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nes-190912

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 17 juil. 2019, 22:11

Des coupures de courant du a des difficultés d'approvisionnement en pétrole Vénézuélien dans les centrales thermiques à fuel.
Cuban Power Outages May See End By Saturday

By Tsvetana Paraskova - Jul 17, 2019

After days of radio silence, Cuban officials say that the massive blackouts throughout the country would end by Saturday, as another power crisis engulfed the ally of Venezuela’s Nicolas Maduro after the Venezuelan crisis and plunging oil production and the U.S. sanctions on Venezuela threatened an oil barter deal between the two Communist-ruled regimes earlier this year.

The blackouts in recent days across Cuba were allegedly caused by mechanical problems at three power plants, while two other plants were offline for maintenance, Associated Press quoted Cuba’s Minister of Energy and Mining, Raúl García Barreiro, as telling state media on Tuesday night.

The minister pledged that the issues with the power outages would be resolved by this Saturday.

Dozens of Twitter users in Cuba have tweeted over the past few days the locations and durations of the power outages, while the Cuban government had stayed silent on the issue up to this point.

The crisis in Venezuela—Cuba’s ideological ally and an oil supplier via a barter deal—and the U.S. sanctions against Maduro’s regime have been making Cuba’s fuel and power supply more difficult since the start of the year.

In March, just over a month after the U.S. slapped sweeping sanctions on Venezuela’s oil industry to squeeze Maduro’s regime out of oil revenues, U.S. National Security Advisor John Bolton said that shipping companies and insurers that take part in sending crude oil from Venezuela to Cuba were “put on notice,” following a declaration by the Venezuelan opposition-dominated National Assembly that all oil exports to Cuba must be suspended in the wake of a five-day blackout that wreaked havoc on the already struggling South American country.

Yet, reports emerged later that Venezuela continued to ship oil to Cuba, despite U.S. pressure to stop doing so.

Earlier this month, the U.S. Treasury hit with sanctions Cubametales, the Cuban company responsible for guaranteeing 100 percent of oil imports and exports to and from Cuba, in its continued effort to clamp down on Venezuela’s oil exports.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... urday.html

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 04 mai 2019, 22:09

Quelles teignes ces tazus :
Biens nationalisés en 1959: ExxonMobil poursuit deux entreprises cubaines

4 mai 2019

La compagnie pétrolière américaine ExxonMobil a attaqué en justice vendredi aux Etats-Unis deux entreprises cubaines, Cuba Petroleo (Cupet) et la holding Cimex, pour des biens confisqués sur l'île lors de la révolution castriste de 1959, selon des sources judiciaires.

La major accuse les entreprises cubaines de "trafic illégal de propriété confisquée", en vertu du chapitre III de la loi Helms-Burton, entrée en vigueur jeudi, qui permet aux Américains de demander réparation des nationalisations de biens.

Dans sa plainte, déposée au tribunal du district de Columbia et publiée sur le site du Conseil économique et commercial Cuba-Etats-Unis, ExxonMobil réclame des compensations pour l'utilisation d'une raffinerie, de stations-services et d'autres actifs.

Exxon est issue de l'ancienne compagnie Standard Oil, dont la raffinerie à La Havane avait été l'une des premières entreprises américaines à être nationalisées par Fidel Castro. Exxon a ensuite fusionné avec Mobil en 1988.

La raffinerie est actuellement exploitée par Cupet, tandis que Cimex, de capitaux publics cubains, gère des stations-services dans toute l'île.

Jeudi, le géant américain de la croisière Carnival a été la première entreprise attaquée en justice aux Etats-Unis pour son utilisation de terminaux portuaires confisqués en 1959, à Santiago de Cuba (sud-est) et à La Havane.

Le chapitre III de la loi Helms-Burton adoptée par les Etats-Unis en 1996 permet aux exilés cubains de poursuivre devant les tribunaux fédéraux américains les entreprises qui ont réalisé des gains grâce à des sociétés nationalisées après 1959.

Depuis son adoption, cette disposition avait été systématiquement suspendue par les présidents américains, depuis Bill Clinton, pour justement ne pas froisser les alliés internationaux des Etats-Unis.

L'investissement étranger constitue l'une des priorités de l'île socialiste pour développer une économie en crise, et le gouvernement cubain considère la loi Helms-Burton comme extraterritoriale et inapplicable.

Plusieurs entreprises étrangères, principalement européennes, présentes à Cuba ont également rejeté cette règlementation.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0fe17efc5d

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 19 avr. 2019, 08:38

Les chinois (une filiale de CNPC) font du forage à Cuba.
China’s Newest Oil Hotspot Is In America’s Backyard

By Tim Daiss - Apr 18, 2019,

Chinese state-run news agency Xinhua said on Tuesday that an affiliate of Chinese oil major CNPC, Great Wall Drilling, was drilling for oil off Cuba’s coast as part of a joint venture with state-owned oil firm Cuba Petroleum Company (CUPET).

"Our deposits extend out to sea, so increasingly, wells are longer and to reach them we need cutting-edge technology that we have accessed through the Great Wall Company," Julio Jimenez, CUPET's director of drilling, told Xinhua.



The site of the drilling operation is reportedly near the coastal town of Boca de Camarioca, about 75 miles east of Havana, and is a 1,475-meter-deep well extending some 4,692 meters out to sea. Workers hope to reach 6,950 meters where geological studies show a hydrocarbon deposit is located. Great Wall management claims that several new wells have been drilled more effectively using Chinese drilling technology.

......
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/C ... kyard.html

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 27 mars 2019, 01:16

Prince Charles à Cuba: berlines et énergie solaire au menu mardi

AFP parue le 26 mars 2019

Le prince Charles, accompagné de son épouse Camilla, est arrivé mardi au volant d'une décapotable MG de 1953 au parc John Lennon de La Havane, avant de se rendre à une centrale solaire, au troisième jour de sa visite officielle sur l'île.

Dans ce parc qui abrite une statue du chanteur des Beatles, près d'un bar dédié au groupe britannique, "Le Sous-Marin Jaune", le prince s'est vu offrir un cigare et a rencontré de nombreux propriétaires de vieilles voitures et motos, qui ont fait la renommée mondiale de La Havane.

Costume couleur crème et lunettes de soleil sur le nez, l'héritier de la couronne britannique et son épouse la duchesse de Cornouailles, protégée du soleil par une ombrelle, se sont approchés des nombreux Cubains et représentants de la communauté britannique venus les saluer.

Cette première visite officielle d'un membre de la famille royale britannique sur l'île survient au moment où cette dernière, confrontée à un durcissement des sanctions américaines, a soif d'investissements étrangers.

Le Royaume-Uni cherche aussi à accroître son influence à Cuba, avec qui le commerce bilatéral a chuté de 168,3 millions de dollars en 2013 à 63,6 millions en 2017, selon les chiffres officiels.

L'Union européenne est devenue le premier partenaire commercial de cette île et Londres, même en plein Brexit, veut profiter de cet élan, avec surtout deux secteurs en ligne de mire: le tourisme - près de 200.000 Britanniques s'y rendent - et l'énergie.

Le prince Charles, très engagé dans la défense de l'environnement, participe mardi à la cérémonie de pose de la première pierre d'une centrale solaire financée notamment avec des fonds britanniques, qui entrera en service en décembre et deviendra la plus grande des Caraïbes.
......
https://www.connaissancedesenergies.org ... rdi-190326

Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba

par energy_isere » 17 mars 2019, 23:01

Juan Guaido à appelé à ce que le Venezuela ne fournisse plus Cuba en pétrole.
Cuba Faces Oil Crisis As Venezuela Crumbles

By Irina Slav - Mar 17, 2019,

When Venezuela’s opposition leader Juan Guaido earlier this week said he had decreed the suspension of all crude oil shipments to Cuba, he explained the move with the massive power outage that plunged a lot of Venezuela into darkness. Yet the call to turn the tap off for Cuba may re-emerge, this time as a more permanent goal on the opposition’s agenda.

Venezuela is Cuba’s largest oil supplier under a barter deal sealed by the late leaders of the two countries, Hugo Chavez and Fidel Castro. The deal envisaged Cuba getting regular shipments of crude in exchange for its highly trained doctors and other professionals to work in Venezuela.

At one point during this partnership, Cuba was receiving more than 100,000 bpd of Venezuelan crude, an analysis by Oliver Pieper for Deutsche Welle said. Now, however, this is probably down by a half as Venezuela struggles to keep its fields producing. Even so, Venezuelan crude is an important part of Cuba’s energy mix and its elimination from this mix would almost certainly lead to power outages for Cuba as well.

This urgent call by Guaido for a halt of oil exports to Cuba is not the first one. The Wall Street Journal’s John Otis reported in late February that the self-declared interim president of Venezuela and president of the opposition-dominated National Assembly had already set his sights on this particular portion of exports with the argument it was irrational especially amid the economic crisis raging at home.

Yesterday, Guaido tweeted that Venezuela was sending 47,000 bpd to Cuba and these were worth US$2.58 million that would be better put to good use at home rather than in Cuba.

“Venezuela needs more than ever to leverage its resources, rather than fund dark purposes. For years, Cuba's interference was allowed, justifying with an ideological brotherhood that was nothing more than giving away our oil,” Guaido said in the tweet.

The Venezuelan crisis has already forced Cuba to adjust its energy sources and the country increased its imports from Russia and also last year signed a contract for more oil product deliveries from Algeria, another long-term partner. Yet Venezuelan oil has continued to play an important role in Cuba’s energy supply not least because it has been, from a certain perspective, free.

Cuba is not lacking in its own oil resources, though. Last year, Australian Melbana Energy—the only foreign company with a presence in the Cuban energy sector—said it had estimated the potential reserves of a single block at 12.7 billion barrels, with a 14-32 percent chance of striking oil in it. Drilling is set to begin this quarter.

Yet developing its own crude oil resources will take time that Cuba might not have, so chances are it will remain import-dependent in the observable future. If the U.S. steps up the pressure on the government in Caracas and with the help of Guaido’s opposition stops Venezuelan oil deliveries to Cuba, it will probably be Russia that will take the place of Venezuela. This will cost Havana more than it cost it to import Venezuelan oil but it will help it avoid outages.

By Irina Slav for Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/C ... mbles.html

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