Afrique du Sud

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Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 23 nov. 2019, 11:31

Afrique du Sud : l’Eskom a besoin de 12 milliards $ pour satisfaire aux normes sur la qualité de l’air

Agence Ecofin. 22 nov 2019

En Afrique du Sud, la compagnie nationale d’électricité Eskom a besoin d’environ 187 milliards de rands, soit 12,6 milliards $ afin de répondre aux nouvelles réglementations sur la qualité de l’air, établies en 2010. Les mesures appliquées depuis le 1er avril 2015 encadrent les émissions d’oxyde d’azote et de dioxyde de soufre.

Faisant partie des plus grosses sources de pollution de la Nation arc-en-ciel, la société qui s’est vu accorder 5 ans de sursis jusqu’en 2020 par l’exécutif afin de se mettre en règle, n’est pas sur la bonne voie. Elle génère encore plus de 80 % de son électricité à partir de centrales à charbon très polluantes, obsolètes, mal entretenues et dont la maintenance est problématique en raison de son lourd fardeau financier (30 milliards $).

La compagnie a laissé entendre en septembre dernier qu’elle pourrait fermer des centrales dans l’hypothèse d’un échec dans les réductions de ses émissions, ce qui laisse présager de nouvelles coupures de courant à terme.

D’après le gouvernement, les nouveaux projets de construction de centrales à charbon, dans le pays, devraient intégrer des technologies de réduction des émissions, comme la désulfuration des gaz de fumée (FSD).

Pour rappel, l’Afrique du Sud est la principale émettrice de gaz à effet de serre (GES) du continent africain.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... e-de-l-air

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 19 nov. 2019, 00:25

Afrique du Sud : Andre de Ruyter nommé à la tête du géant public de l'électricité Eskom

AFP parue le 18 nov. 2019

Le gouvernement sud-africain a annoncé lundi la nomination d'un spécialiste du secteur pétrochimique pour diriger et tenter de redresser le géant public de l'électricité Eskom, au bord du gouffre pour cause de mauvaise gestion et de dette abyssale.

Cadre supérieur du groupe pétrolier et chimique Sasol pendant 20 ans, Andre de Ruyter était le PDG de la plus grande entreprise africaine d'emballage, Nampak, depuis 2014. "De Ruyter est un PDG expérimenté doté d'une large expérience en matière de création et de gestion d'entreprises à hautes performances", s'est réjoui le ministère sud-africain des Entreprises publiques dans un communiqué.

Eskom, qui fournit 95% de l'électricité produite dans le pays, croule sous une dette de 26 milliards d'euros, malgré plusieurs plans de sauvetage de l'Etat qui a injecté en trois ans 128 milliards de rands (7,8 milliards d'euros). En juillet, l'entreprise avait annoncé une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,27 milliard d'euros) pour l'exercice annuel clos en mars.

Les agences de notation ont prévenu que la dette d'Eskom pourrait entraîner une dégradation de la note financière de l'Afrique du Sud et compliquer la tâche du président, Cyril Ramaphosa, qui s'est engagé à relancer l'économie.

Le gouvernement a annoncé un plan de restructuration d'Eskom, symbole de la mauvaise gestion et de la corruption sous le règne de l'ex-président Jacob Zuma (2009-2018). Depuis le début de l'année, l'entreprise a été contrainte de procéder à de nombreuses coupures de courant.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ade-191118

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 05 nov. 2019, 21:44

Total va forer un nouveau puits d'exploration en Afrique du Sud

PUBLIÉ LE 05/11/2019 LE CAP (Reuters)

Total va forer un nouveau puits d'exploration dans le bloc offshore sud-africain 11B/12B au premier trimestre 2020, a annoncé mardi un responsable du groupe lors d'une conférence organisée au Cap.

Le groupe français, qui avait arrêté ses forages en eaux profondes sud-africaines dans le gisement de Brulpadda en 2014 après des difficultés sur sa plate-forme, a fait son retour sur ce même champ en décembre dernier.

Alors que le groupe français a indiqué que le champ de Brulpadda pourrait receler entre 500 millions et un milliard de barils équivalent pétrole (bep), l'un de ses partenaires sur ce projet s'est montré encore plus optimiste, envisageant un potentiel de l'ordre de 1,5 à 3 milliards ce barils.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... ud.N900929

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Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 29 oct. 2019, 22:34

Afrique du Sud : le gouvernement dévoile son plan de sauvetage d'Eskom

AFP parue le 29 oct. 2019

Le gouvernement en Afrique du sud a dévoilé mardi un plan de sauvetage du géant public de l'électricité Eskom, en très grande difficulté, à la veille de la publication d'un budget intermédiaire.

Le ministre des Entreprises publiques Pravin Gordhan a précisé, lors d'une conférence de presse, qu'à l'issue de ce plan, Eskom sera séparée en trois filiales : une spécialisée dans la production, une deuxième dans les réseaux de transport, et une troisième dans la distribution.

Il a souligné que les réseaux - qui acheminent l'électricité et qui supervisent quelque 45 000 km de lignes à haute tension - seront les premiers à être séparés en une entité autonome, qui sera toujours détenue par Eskom.

Le processus devrait s'achever vers le mois de mars 2020. La restructuration d'Eskom a l'avantage d'être particulièrement transparente, notamment en matière de coût", a affirmé M. Gordhan.

Eskom, qui fournit 95% de l'électricité produite dans le pays, croule sous une dette abyssale de 26 milliards d'euros,
malgré plusieurs plans de sauvetage de l'Etat qui a injecté en trois ans 128 milliards de rands (7,8 milliards d'euros).

En juillet, le géant public a annoncé une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,27 milliard d'euros) pour l'exercice clos en mars. Les agences de notation ont prévenu que la dette d'Eskom pourrait entraîner une dégradation de la note de la dette souveraine du pays et compliquer la tâche du président Cyril Ramaphosa, qui s'est engagé à relancer l'économie.

Le ministre sud-africain n'a donné aucun détail sur la restructuration financière d'Eskom, indiquant que le ministre des Finances Tito Mboweni devrait vraisemblablement aborder la dette de l'entreprise en présentant mercredi le budget intermédiaire.

"La fourniture d'électricité doit venir avant la croissance économique (...), pour que ce ne soit en aucun cas un obstacle à la croissance", a poursuivi le ministre. Un nouveau PDG doit être nommé dans les prochaines semaines après la démission en juillet de Phakamani Hadebe, qui a justifié son part par des "exigences incompatibles" avec ses fonctions.

Le nouveau plan gouvernemental va en outre mettre Eskom aux prises avec une plus forte concurrence et la pousser à s'orienter vers les énergies renouvelables. Le groupe va être amené à réduire ses coûts de production électrique dans ses centrales à charbon, qui sont mal conçues, vieilles et mal entretenues et se tourner vers les fournisseurs d'énergies renouvelables.

Les centrales électriques vont être organisées en groupes pour favoriser la concurrence, briser le monopole d'Eskom et offrir des prix compétitifs aux consommateurs.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ite-191029

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 26 oct. 2019, 10:36

L’Afrique du Sud envisage de s’appuyer sur le gaz de schiste pour réduire le taux de chômage dans la région de Karoo

Agence Ecofin. 21 oct 2019

Ayanda Shezi, porte-parole du ministère des Ressources minérales, a déclaré que l’Etat examine la possibilité de relancer les explorations de gaz de schiste dans la région de Karoo pour lutter contre le chômage qui y sévit. On compte aujourd’hui plus de 60 000 travailleurs des secteurs agricoles et connexes qui se sont retrouvés au chômage au cours des six dernières années, en raison de la sécheresse.

L’exploitation du gaz de schiste nécessitant énormément de ressources en eau, l’idée pourrait se heurter à un défi de taille pour les compagnies. La responsable a, à ce sujet, expliqué que le gouvernement examinera les questions liées à l’eau et à l’environnement avant de parvenir à une conclusion.

Actuellement, une décision de la haute cour de justice du pays a interdit l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. La décision rendue en octobre 2017, visait à protéger l’environnement contre les affres de la fracturation hydraulique. Mais depuis l’année dernière, le nouvel exécutif sud-africain prévoit de relancer l’activité.

L’Afrique possède 19 % des réserves mondiales de gaz de schiste et l’Afrique du Sud contrôle à elle seule 28 % des réserves totales du continent. 69 % des ressources du continent sont logées en Afrique du Nord avec l’Algérie qui en possède plus de la moitié.
https://www.agenceecofin.com/gaz-de-sch ... n-de-karoo

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 19 oct. 2019, 09:58

Afrique du Sud : « le charbon sera encore là pour longtemps », selon le ministre des Mines et de l’Energie

Agence Ecofin 18 oct 2019

Le charbon continuera de jouer un rôle important dans la production d’électricité en Afrique du Sud, selon Gwede Mantashe (photo), le ministre des Ressources minérales et de l’Energie du pays. Lors d’un briefing des médias sur le nouveau plan énergétique vendredi, ce dernier a indiqué que le charbon sera encore présent dans le mix et pour longtemps.

« Nous allons avoir encore un grand volume de production d’électricité à partir de charbon. Par conséquent, nous prévenons ceux qui disent que le charbon touche à sa fin, nous avons 16 centrales électriques alimentées au charbon. Telle est la réalité d’aujourd’hui », a-t-il déclaré. Selon ses propos, le nouveau plan promeut un mix énergétique diversifié avec comme principales sources les énergies renouvelables, le nucléaire, le gaz, l’hydroélectricité et le charbon.

Si les acteurs du charbon ont pu s’inquiéter de la place qu’occupera cette source dans la production énergétique du pays, les voilà rassurés. Au lieu d’abandonner le charbon, l’Afrique du Sud incitera plutôt les investisseurs à orienter les fonds vers des technologies plus efficaces afin que les ressources soient utilisées d’une manière « écologiquement responsable ».

Dans un contexte de déficit énergétique chronique, tel un secret de polichinelle, les pays africains dont les sous-sols regorgent de charbon ne peuvent se permettre le luxe d’abandonner leurs ressources pour sauver la planète. La solution, qu’on oublie souvent de mentionner est l’existence de technologies de capture, utilisation et stockage du carbone, pour produire du charbon « propre ». Cette solution peut aider les dirigeants face à ce dilemme cornélien.
https://www.agenceecofin.com/charbon/18 ... -l-energie

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 05 oct. 2019, 10:58

Afrique du Sud : un appel d’offres bientôt lancé pour la mise en place de 1,4 GWh de capacité de stockage électrique

Agence Ecofin. 4 oct 2019

En Afrique du Sud, l’Eskom, la compagnie électrique nationale s’apprête à lancer un appel d’offres pour un projet de stockage d’électricité par batterie d’une capacité de 1,4 GWh. Cette information a été communiquée par Prince Moyo, le directeur de l’ingénierie de livraison d’énergie de la société. Le responsable qui n’a pas communiqué de date a cependant affirmé que l’appel d’offres a été approuvé par le ministère des Finances et que seul l’aval du ministère des Entreprises publiques retarde encore le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt.

Sur la base des études de faisabilité techniques réalisées par l’Eskom, l’entreprise sélectionnée réalisera la conception du projet. Elle mettra en place les différentes installations, assurera leur exploitation ainsi que leur maintenance.

Le projet sera mis en œuvre en deux phases. La première permettra la mise en place de 800 MWh de batterie pour stocker 200 MW d’électricité. Elle sera répartie en quatre lots et sera lancée en 2020. La seconde phase permettra la mise en place de 640 MWh pour le stockage de 160 MW d’électricité et sera lancée avant fin 2021.

Environ 10 sites ont été identifiés par l’Eskom pour accueillir ces installations. La compagnie électrique, a affirmé son responsable, s’est également « chargée des approbations environnementales, de l’acquisition des terrains et de l’octroi des licences à l’organisme national de réglementation énergétique. »
https://www.agenceecofin.com/energies-r ... electrique

Ça va demander autant de batteries que 28 000 voitures électriques a batterie de 50 kWh.

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 31 août 2019, 09:58

Afrique du Sud : l’UK Climate Investment injecte 17 millions $ dans 250 MW de parcs éoliens

Agence Ecofin. 23 août 2019

L’UK Climate Investment (UKCI) a annoncé l’investissement prochain de 17 millions $ dans des centrales éoliennes d’une capacité globale de 250 MW, dans les provinces sud-africaines de Northern Cape et de Western Cape. Les infrastructures bénéficiaires de cet investissement seront la centrale éolienne de Kangnas (140 MW) et celle de Perdekraal East (110 MW).

Ces projets devraient être finalisés, d’ici la fin de l’année 2020. Elles généreront ensemble, assez d’électricité pour alimenter 200 000 ménages et éviteront l’émission de 884 000 tonnes de CO2 par an.

Les financements seront alloués au développeur de projet H1 Holdings via un mécanisme de financement visant à soutenir les entreprises d’émancipation économique des Noirs (BEE).

« Notre partenariat avec H1 Holdings appuie la transition enclenchée par le pays vers un nouveau mix énergétique, en promouvant un développement plus durable de l’économie nationale et en stimulant le développement économique dans les zones rurales », a affirmé Richard Abel, le directeur exécutif de l’UKCI
https://www.agenceecofin.com/investisse ... cs-eoliens

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 03 août 2019, 17:29

L’Afrique du Sud veut se doter d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié

Agence Ecofin 26 juillet 2019

Transnet, la société publique sud-africaine de logistique et de fret, et qui exploite les réseaux de gazoducs de l’Etat, prévoit de lancer un appel d’offres international, l’année prochaine, en vue de se doter d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le terminal qui sera situé au port de Richards Bay, devrait traiter sa première cargaison de gaz en 2024.

La société publique exploitera l’usine. Il faut dire que la Société financière internationale (SFI) a accepté de fournir 2 millions de dollars pour aider à finaliser les plans de conception, de financement, de construction et d'exploitation du site.

Ce projet nécessitera que les gazoducs existants soient réaménagés pour transporter le gaz entre Durban et Johannesburg, a fait savoir Jabulani Sithole, directeur des activités pétrolières et gazières de Transnet. Pour l’instant, on ne sait pas si l’unité de regazéification sera logée en onshore ou en mer.

L’Afrique du Sud entrevoit déjà l'Angola et le Mozambique comme fournisseurs potentiels de ce gaz, car Sasol, son fournisseur traditionnel a déclaré qu’il sera confronté à des contraintes d'approvisionnement, à partir de 2023.
https://www.agenceecofin.com/gaz-nature ... l-liquefie

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 20 juil. 2019, 11:31

Afrique du Sud : une politique énergétique de plus en plus tournée vers le gaz naturel

Agence Ecofin 15 juillet 2019

Vendredi dernier, Gwede Mantashe (photo), le ministre sud-africain de l’Energie a déclaré que le gouvernement travaille à faire du pays un important producteur de gaz naturel afin de moins dépendre des importations. Pour cela, un investissement public de 528 millions de dollars est prévu à partir de l’année prochaine.

Si le responsable n’a pas expliqué comment cet investissement sera réparti dans la chaîne de valeurs du gaz naturel, il a indiqué qu’il servira entre autres à accélérer les activités d'exploration du gaz naturel au large. En parallèle, plusieurs options d’importations de gaz brut et de gaz naturel liquéfié en provenance du Mozambique voisin sont étudiées.

Cet intérêt pour le gaz se justifie par l’importante découverte de gaz naturel opérée par le Français Total et les rapports insistants sur de nombreuses études géologiques faisant état d’immenses réserves de gaz en offshore. Il faut dire que le potentiel en gaz de schiste du pays est également parmi les plus importants du monde.

En outre, Mantashe a révélé que pour attirer des investissements dans le secteur et tirer le meilleur parti des ressources gazières, un projet de loi portant modification du code gazier est en cours d’étude.
https://www.agenceecofin.com/gaz-nature ... az-naturel

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 17 juil. 2019, 12:33

L'industrie sud-africaine vent debout contre la toute nouvelle taxe carbone

AFP•17/07/2019

Chute des investissements, suppressions d'emplois, hausse du prix des carburants et de l'électricité... Dans un climat économique fragile, l'industrie sud-africaine craint le pire de la nouvelle taxe carbone, malgré son montant extrêmement faible.

En dépit de la forte résistance des gros émetteurs de CO2, l'Afrique du Sud, 14e pollueur au monde selon Greenpeace, est devenu le 1er juin le premier pays du continent à introduire une taxe carbone, entièrement à la charge des entreprises.

Cet impôt, qui existe déjà dans de nombreux pays comme le Canada, la Colombie, la France ou la Suède, vise à réduire les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.

Les ONG environnementales comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont salué "une première étape significative", très rare dans un pays émergent, mais ont immédiatement regretté la faiblesse de la taxe.

Son montant a été fixé à 120 rands (8 euros) par tonne de CO2 émise. Mais compte tenu d'abattements fiscaux pouvant aller jusqu'à 95%, son montant variera entre 6 et 48 rands (de 0,4 à 3 euros). Très loin des 40 à 80 dollars d'ici 2020 recommandés pour se conformer aux objectifs de l'accord de Paris.

"La taxe carbone est plutôt faible, mais très importante symboliquement", reconnaît lui-même Ismail Momoniat, directeur général adjoint du Trésor, qui promet déjà sa réévaluation à partir de 2023.

Il n'empêche, l'industrie s'indigne en agitant le spectre des licenciements et des fermetures d'usines.

Dans les mines, un secteur déjà en crise, "6.800 emplois directs et indirects" vont être supprimés dans les deux prochaines années à cause de la taxe carbone, prévient la Chambre nationale des mines. A compter de 2023, la situation va encore se détériorer avec "environ 6.000 emplois perdus par an".

- Temps perdu -
La puissante organisation patronale Busa dénonce une taxe qui va "décourager les investissements étrangers et nationaux" dans un contexte déjà difficile de "chômage, pauvreté et inégalités".

En Afrique du Sud, au moins 27% de la population active est sans emploi. Un taux qui dépasse 50% chez les jeunes.

Pour l'entreprise Transalloys, fabricant d'alliages de fer qui emploie 400 personnes, réduire les émissions de CO2 est tout simplement impossible, affirme son PDG Theo Morkel. "Pour moi, la seule façon de les faire baisser est de fermer mes fourneaux", assure-t-il à l'AFP, très en colère.

Les effets de la taxe sont pourtant "très faibles pour les gros émetteurs" d'ici 2023, assure Noëlle Garcin de l'organisation African Climate Reality Project.

Tellement faibles qu'elle ne va probablement pas, selon les ONG, permettre de réduire significativement les émissions de CO2.

"On l'impression qu'on va perdre trois ans, ce qu'on ne peut pas se permettre" compte tenu de l'urgence à agir, s'inquiète Noëlle Garcin. "Le fardeau va reposer encore plus sur la prochaine génération... et je ne sais même pas si on peut encore parler de prochaine génération".

Face aux inquiétudes de l'industrie, elle appelle à penser autrement, et à voir dans le défi climatique de "splendides opportunités" pour l'économie.

Les syndicats, "soucieux" de l'impact de la taxe carbone sur l'emploi mais aussi des "conséquences de la pollution sur les travailleurs les plus pauvres", ne disent pas autre chose.

- "Opportunité parfaite" -
Le changement climatique offre "une opportunité parfaite" de créer des emplois, assure Matthew Parks de la Cosatu, la principale centrale syndicale en Afrique du Sud.

Et de citer la construction de voitures propres ou le développement de l'énergie solaire dans un pays qui abrite de nombreuses usines automobiles et bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel.

Mais "les entreprises qui ne pensent qu'au profit sont très réticentes au changement" et le gouvernement "ne pense qu'à taxer sans proposer un juste plan de transition", dénonce M. Parks.

Sur le terrain, l'industrie pétrolière a déjà répercuté la taxe sur les consommateurs en augmentant le prix des carburants de 0,09 à 0,1 rand (moins de 0,06 euro) par litre.

La compagnie nationale d'électricité Eskom, plombée par une dette de 26 milliards d'euros, attendra 2023.

D'ici quatre ans, "le poids de la taxe carbone pour Eskom devrait être de l'ordre de 11,5 milliards de rands (725 millions d'euros) par an", prévient Gina Downes, chargée de l'économie de l'environnement dans l'entreprise.

Eskom, qui fournit l'essentiel de son électricité avec des centrales à charbon, est le plus gros pollueur d'Afrique du Sud, responsable de 30% de ses émissions de CO2, selon Greenpeace.

Le groupe promet de graduellement remplacer ces centrales très polluantes, quand "elles atteindront leur fin de vie". Mais la mutation prendra du temps. Eskom a encore mis récemment en service deux mégacentrales à charbon.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3877dfc3a3

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 16 juil. 2019, 23:47

Suite de ce post du 7 fev 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 0#p2280250

TOTAL va forer un deuxième puits Offshore dans le Block 11B/12B qui avait donné lieu à une découverte en février.

https://www.rigzone.com/news/odfjell_ri ... 6-article/

Le forage va coûter entre 145 et 190 millions de dollars.

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 23 avr. 2019, 20:03

Les malheurs d’Eskom sont-ils le symbole du déclin sud-africain?

Par Dominique Baillard RFI 23 avril 2019

En Afrique du Sud, le gouvernement a reconnu il y a quelques jours avoir mis la main à la poche pour renflouer Eskom, car la compagnie nationale d'électricité a une nouvelle fois frôlé le dépôt de bilan. A trois semaines des élections, les déboires de cette entreprise publique constituent le problème numéro un du président Cyril Ramaphosa, candidat à sa réélection.

Eskom fait partie du quotidien des Sud-africains et souvent pour le pire. Des quartiers entiers des grandes villes sont régulièrement à l’arrêt faute d’électricité. Les délestages sont devenus monnaie courante ces dernières années. En théorie, Eskom produit et fournit du courant pour 90 % de la population. Mais l’entreprise n’est plus capable d’assurer ce service. Ses centrales vétustes, mal entretenues, tournent au ralenti. Les mauvaises langues assurent qu’elles sont exploitées en ce moment au maximum et que la lumière ne va pas tarder à s’éteindre au soir du 8 mai, la date du prochain scrutin.

Comment Eskom en est arrivé là ?

Cette entreprise, bientôt centenaire, a été créée en 1923 et a eu beaucoup de mal à suivre l’accélération de la croissance sud-africaine. D’où les premières pannes d’électricité qui surviennent en 2007. Si Eskom manque alors de réactivité, c’est déjà parce que les moyens financiers se font rares. Elle souffre des impayés historiques monstrueux : pour la seule ville de Soweto, l’ardoise se monte à un milliard d’euros. Pendant l’apartheid, refuser de payer était un acte de résistance, et cette pratique perdure encore aujourd'hui, surtout parmi les pauvres. Dans cette grande entreprise très bureaucratique, opaque, la corruption a aussi trouvé un nid douillet, elle a explosé pendant la présidence de Jabob Zuma, avec la complicité active des frères Gupta. Ils ont réalisé plusieurs opérations juteuses avec Eskom pour mettre la main sur les mines de charbon fournissant les centrales électriques sud-africaines.

C’est pendant cette période qu’Eskom a beaucoup investi dans deux nouvelles centrales à charbon

Ces projets pharaoniques ont complètement déraillé, leur budget a doublé et par conséquent, ils ont surtout plombé les comptes de l’entreprise, et privé les centrales vieillissantes de programme de maintenance. Ces défauts expliquent en grande partie les délestages actuels. Sous la présidence Zuma, le charbon et l’atome sont privilégiés au détriment des énergies renouvelables. Une stratégie coûteuse et aujourd’hui remise en cause, mais difficile à corriger, car des engagements financiers ont été pris. Selon le ministre des Finances, la société ne génèrera pas suffisamment de cash pour honorer ses remboursements pour les cinq prochaines années. Sa dette totale se monte à 30 milliards de dollars, 26 milliards d’euros.

Les Chinois ont été appelés à la rescousse, mais ils n’ont finalement pas tenu leur engagement

La China Development Bank devait verser en mars une première tranche d’un prêt de 2,5 milliards de dollars. Mais elle n’a pu sortir l’argent de ses caisses, d’où l’intervention urgente du ministre des Finances pour renflouer la société. Car toute la dette d’Eskom est garantie par l’État. Si l’entreprise fait défaut, c’est la dette souveraine sud-africaine qui trinque. Le sort de l’entreprise et celui du pays tout entier sont étroitement liés, c’est pourquoi la survie d’Eskom est un enjeu majeur de la campagne. Les déboires d’Eskom reflètent ceux d’une économie prometteuse, mais qui est aujourd’hui en triste état. D’après l’indice de gouvernance publiée par le cabinet spécialisé en risque politique Eunomix, l’Afrique du Sud traverse depuis douze ans une période de déclin comparable à celui d’un pays en guerre.
http://www.rfi.fr/emission/20190423-mal ... d-africain

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 20 avr. 2019, 09:48

Afrique du Sud : le Trésor décaisse 355 millions $ pour permettre à l’Eskom de faire face à ses obligations

Agence Ecofin 19 avril 2019

En Afrique du Sud, le ministre des Finances a autorisé le décaissement de 5 milliards de rands (355,5 millions $) supplémentaires au profit de l’Eskom, la compagnie électrique publique.

Dans un compte-rendu fait au parlement sud-africain et parvenu à Reuters, ce nouveau décaissement a pour objectif « d’éviter que l’Eskom ne soit dans l’incapacité de faire face à ses obligations ».

Ces 5 milliards alloués font partie des 23 milliards de rands que le gouvernement a prévu d'injecter annuellement dans la compagnie au cours des trois prochaines années.

Le rapport envoyé au Parlement, le 16 avril dernier, avertit que l’Eskom pourrait avoir besoin d'un financement supplémentaire, d’ici à la fin du mois en cours.

En février dernier, le gouvernement a décidé d’injecter 69 milliards de rands dans la compagnie électrique, au cours des trois prochaines années, afin de l’aider dans son processus de restructuration. Cette solution avait été la réponse à une ultime proposition de reprise de dette faite au Trésor national par l’Eskom. Cette dernière, qui a une dette extérieure de plus de 420 milliards de rands (près de 30 milliards $) sera finalement scindée en 3 entités distinctes afin de permettre une meilleure gestion et d’accroître sa capacité de mobilisation financière
https://www.agenceecofin.com/compagnie/ ... bligations

Re: Afrique du Sud

par energy_isere » 20 avr. 2019, 09:45

Afrique du Sud : la crise énergétique pourrait coûter 1,1% à la croissance économique selon la Banque centrale

Agence Ecofin 18 avril 2019

La croissance économique sud-africaine pourrait être amputée de 1,1% pour le compte de l’année 2019 et 125 000 emplois pourraient être perdus si les délestages électriques perdurent. Cette affirmation a été faite par la Banque centrale sud-africaine, hier.

Le pays a enregistré une série de délestages rotatifs en février et mars derniers, à cause du déficit de charbon dans plusieurs centrales ainsi que des dysfonctionnements observés dans plusieurs centrales électriques. L’Eskom, la compagnie nationale en charge de la fourniture électrique, a dû priver les consommateurs individuels, commerciaux et industriels de 1 000 MW à 4 000 MW d’énergie, affectant de nombreuses activités économiques.

« Si ces interruptions se poursuivent au cours de l’année 2019, la croissance économique pourrait être diminuée de 1,1%. Dans ces circonstances, l’emploi également sera affecté avec la réduction d’environ 125 000 postes ; 48 000 dans un premier temps, et 77 000 par la suite », a affirmé la banque dans sa revue de la politique monétaire.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... e-centrale

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