L'eau

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.
Émoticônes
:D :geek: :ugeek: :ghost: :wtf: :-D :) :-) :-( :-o :shock: :? 8-) :lol: :-x :-P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: ;) ;-) :!: :?: :idea: :arrow: :-| :mrgreen: =D> #-o =P~ :^o [-X [-o< 8-[ [-( :-k ](*,) :-" O:) =; :-& :-({|= :-$ :-s \:D/ :-#
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : L'eau

Re: L'eau

par mobar » 26 août 2019, 08:30

Si tu as besoin d'un président, tu ne manqueras pas d'en trouver un pour te tondre efficacement et sans douleur
Moi je ne peux rien pour toi ;)

Re: L'eau

par Yoann46 » 25 août 2019, 23:41

Mobar president !! Tu es la solution a tout les problèmes =D> :lol:

Re: L'eau

par mobar » 25 août 2019, 11:40

Il ne peut pas y avoir de micro particules dans l'eau potable, que ce soit desmicro particules de plastique ou d'autre chose!
Une eau potable répond à des spécifications bien précises, la teneur en particules est infinitésimale et quand il y en a, elles sont de taille nanométrique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable
L'OMS n'a rien de plus intelligent à faire que d'enfoncer des portes ouvertes!

A moins que ça fasse partie de la stratégie d'affolement des populations pour leur extorquer encore plus de pognon, je vois pas!
Bizarrement les articles qui parlent du sujet focalisent sur l'eau du robinet et ne parlent pas des eaux minérales en bouteilles qui en contiendrait aussi
Elles ne parlent non plus des source de cette "contamination" qui selon la plupart des experts proviennent de contaminations d'origine aérienne, fibres transportées par le vent

Un coup des vendeurs d'eau minérales et de leurs complices de la presse des oligarques, probablement!

Mort aux cons!

Re: L'eau

par energy_isere » 22 août 2019, 07:15

Microplastiques dans l'eau potable: risques encore faibles pour la santé (OMS)

AFP•22/08/2019

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les niveaux actuels de microplastiques présents dans l'eau potable ne présentent pas encore de danger pour la santé, mais les experts restent prudents pour l'avenir.

Dans un rapport publié jeudi, l'OMS présente la synthèse des dernières connaissances sur les microplastiques dans l'eau du robinet et l'eau en bouteille et sur ses effets sur la santé humaine.

"Le message clé vise à rassurer les consommateurs d'eau potable du monde entier: d'après cette évaluation, nous estimons que le risque est faible", a déclaré le cordonnateur de l'Unité Eau, assainissement, hygiène et santé de l'OMS, Bruce Gordon, lors d'une conférence de presse.

Il a précisé que l'analyse des risques pour la santé liés aux microplastiques portait essentiellement sur trois aspects: le risque d'ingestion, les risques chimiques et les risques liées à la présence de bactéries agglomérées (biofilm).

L'OMS insiste sur le fait que les données sur la présence de microplastiques dans l'eau potable sont pour l'instant limitées, avec peu d'études fiables, et que ces dernières sont difficilement comparables, ce qui rend plus difficile l'analyse des résultats.

L'OMS appelle en conséquence les chercheurs à mener une évaluation plus approfondie, avec des méthodes standarisées.

Dans un communiqué, l'agence spécialisée de l'ONU indique que les microplastiques d'une taille supérieure à 150 microns ne sont en principe pas absorbés par l'organisme humain, et l'absorption des particules plus petites "devrait être limitée".

Elle estime en revanche que l'absorption de très petites particules microplastiques, notamment de nanoparticules, "devrait être plus élevée, même si les données à ce sujet sont très limitées".

"Les microplastiques présents dans l'eau de boisson ne semblent pas présenter de risques pour la santé, du moins aux niveaux actuels. Mais nous devons approfondir la question", a relevé la directrice du Département Santé Publique, à l'OMS, Maria Neira, citée dans le communiqué.

Le rapport alerte sur les dangers à venir: si les émissions de plastique dans l'environnement se poursuivent au rythme actuel, les microplastiques pourraient présenter des risques généralisés pour les écosystèmes aquatiques d'ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur la santé humaine.

"Nous devons enrayer l'augmentation de la pollution plastique partout dans le monde", a souligné Mme Neira.

Les experts soulignent aussi l'importance du traitement des eaux usées (matières fécales et chimiques) qui permet de retirer plus de 90% des microplastiques présents dans ces eaux. Actuellement, une grande part de la population mondiale ne bénéficie pas encore de systèmes adaptés de traitement des eaux usées, selon l'OMS
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 31270a577a

Re: L'eau

par energy_isere » 22 juin 2019, 12:20

Inde: dans Chennai à court d'eau, la quête obsessionnelle de l'or bleu

AFP•22/06/2019

......
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 521a36d581

Re: L'eau

par energy_isere » 27 mai 2019, 19:41

Des antibiotiques dans les rivières du monde entier, selon une étude

AFP•27/05/2019

De l'Europe à l'Asie en passant par l'Afrique, les concentrations d'antibiotiques relevées dans certaines rivières du monde dépassent largement les niveaux acceptables, met en garde une étude présentée lundi.

Une équipe de chercheurs de York a analysé des prélèvements effectués sur 711 sites dans 72 pays sur six continents et a détecté au moins un des 14 antibiotiques recherchés dans 65% des échantillons, selon un communiqué de l'université britannique.

Les scientifiques, qui présentaient leurs recherches lundi à un congrès à Helsinki, ont comparé ces prélèvements aux niveaux acceptables établis par le groupement d'industries pharmaceutiques AMR Industry Alliance, qui varient selon la substance.

Résultat, le métronidazole, utilisé contre les infections de la peau et de la bouche, est l'antibiotique qui dépasse le plus ce niveau acceptable, avec des concentrations allant jusqu'à 300 fois ce seuil sur un site au Bangladesh. Le niveau est également dépassé dans la Tamise.

La ciprofloxacine est de son côté la substance qui dépasse le plus souvent le seuil de sûreté (sur 51 sites), tandis que le triméthoprime, utilisé dans le traitement des infections urinaires, est le plus fréquemment retrouvé.

"Jusqu'à aujourd'hui, le travail sur les antibiotiques a été majoritairement fait en Europe, en Amérique du Nord et en Chine. Souvent sur seulement une poignée d'antibiotiques", a commenté le Dr John Wilkinson.

Selon cette nouvelle étude, les niveaux acceptables sont ainsi le plus souvent dépassés en Asie et en Afrique, mais les autres continents ne sont pas non plus épargnés, témoignant d'un "problème mondial", a noté le communiqué, précisant que les sites les plus problématiques se trouvent au Bangladesh, Kenya, Ghana, Pakistan et Nigeria.

Découverts dans les années 1920, les antibiotiques ont sauvé des dizaines de millions de vies en luttant efficacement contre des maladies bactériologiques comme la pneumonie, la tuberculose et la méningite.

Mais au fil des décennies, les bactéries se sont modifiées pour résister à ces médicaments, au point que l'Organisation mondiale de la santé a averti que le monde allait manquer d'antibiotiques efficaces.

Les bactéries peuvent devenir résistantes quand les patients utilisent des antibiotiques dont ils n'ont pas besoin, ou bien ne terminent pas leur traitement, donnant ainsi à la bactérie une chance de survivre et de développer une immunité.

Mais les chercheurs de York évoquent aussi un lien avec leur présence dans l'environnement.

"De nouveaux scientifiques et dirigeants reconnaissent désormais le rôle de l'environnement dans le problème de la résistance aux antibiotiques. Nos données montrent que la contamination des rivières pourrait y contribuer de façon importante", a insisté un autre auteur, Alistair Boxall, évoquant des résultats "inquiétants".

"Résoudre le problème est un défi monumental et va nécessiter des investissements dans les infrastructures de gestion des déchets et des eaux usées, des règles plus strictes et un nettoyage des sites déjà contaminés", a-t-il ajouté.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 175f1119a9

Re: L'eau

par mobar » 07 avr. 2019, 16:12

Planté dans les sables du Wadi Rum de Jordanie :lol:

Re: L'eau

par energy_isere » 07 avr. 2019, 12:04

mobar a écrit :
07 avr. 2019, 11:17
Le pipe line d'eau de la Mer Rouge sensé régénérer la Mer Morte verra t'il le jour?
https://www.science-et-vie.com/archives ... orte-31581

https://fr.timesofisrael.com/israel-che ... mer-morte/
Mouais, on en a déjà parlé plus haut.

Ça en est où ce projet concrètement ?

Re: L'eau

par mobar » 07 avr. 2019, 11:17

Le pipe line d'eau de la Mer Rouge sensé régénérer la Mer Morte verra t'il le jour?
https://www.science-et-vie.com/archives ... orte-31581

https://fr.timesofisrael.com/israel-che ... mer-morte/

Re: L'eau

par energy_isere » 06 avr. 2019, 11:59

AFRIQUE : la FAO va construire un million de citernes pour stocker de l’eau au Sahel

5 avril 2019

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de lancer un programme de construction d’un million de citernes d’eau au Sahel d’Afrique. L’initiative qui concerne spécifiquement le Sénégal, le Niger et le Burkina Faso, vise à répondre au déficit en eau que connaissent les habitants de ces pays en saison sèche.
............
https://www.afrik21.africa/afrique-la-f ... -au-sahel/

Re: L'eau

par energy_isere » 16 mars 2019, 13:15

En Sibérie, révolte contre la mise en bouteille du lac Baïkal par les Chinois

AFP•16/03/2019

Les Chinois vont-ils boire le Baïkal? Un projet de mise en bouteille de l'eau du lac le plus célèbre de Sibérie suscite une vague de protestations en Russie, portée par la méfiance des locaux envers leurs omniprésents voisins.

L'annonce de la construction d'une usine d'embouteillage sur la rive sud de ce lac gigantesque, qui contient la plus grande réserve d'eau douce au monde, a soulevé une rare onde de choc dans la société russe. Une pétition exigeant son interdiction a rassemblé près d'un million de signatures.

"Ils veulent construire une usine chinoise sur les rives de notre lac!", indique la pétition, en appelant à tous les "patriotes" russes. L'eau extraite "sera envoyée en Chine", ajoute-t-elle, causant des "dommages irréparables" au lac, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Vendredi, un tribunal régional a ordonné la suspension de la construction de l'usine, le temps que soient résolues les "violations" constatées dans la prise en compte des dommages à l'écosystème du Baïkal.

Le gouvernement russe a pour sa part promis de "vérifier" si le projet respectait les "normes environnementales les plus élevées".

Selon les experts, ces vives protestations, qui ont surpris les porteurs du projet, résultent d'années de frustration des habitants face à leurs gouvernants et des peurs liées à l'appétit de la Chine en ressources naturelles.

- "Vecteur anti-Chinois" -

L'usine d'embouteillage, qui doit voir le jour dans le village de Koultouk, est construite par la société AkvaSib, qui prévoit une mise en production dès cette année.

L'investisseur principal est une entreprise basée en Chine et baptisée Baikal Lake, selon les autorités de la région d'Irkoutsk, qui ont donné en 2017 un statut prioritaire à ce projet de 19 millions d'euros.

AkvaSib assure avoir passé toutes les inspections nécessaires et reçu le feu vert des autorités.

"Personne n'était contre", a expliqué à l'AFP Alexeï Azarov, représentant de la compagnie. "Le pompage ne va pas impacter le volume d'eau du Baïkal", a-t-il assuré en soulignant la création de "150 emplois".

Denis Boukalov, l'un des principaux militants opposés au projet, affirme pour sa part que la construction de l'usine a d'ores et déjà "ruiné" les rives du lac à Koultouk et que les terres ont été acquises "illégalement".

"Ils vont transformer le Baïkal en marécage. Peu importe si ce sont les Chinois", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les ornithologues ont souligné que le projet ne prend pas en compte l'impact sur des terres essentielles pour l'alimentation des quelque 130 espèces d'oiseaux répertoriées au Baïkal, dont certaines sont en danger.

Le militant écologiste Alexandre Kolotov estime également que la localisation de l'usine pose problème, mais voit dans les protestations un "vecteur anti-Chinois très clair".

L'affaire "touche en plein dans les peurs et les stéréotypes russes sur une +Chine qui va engloutir notre héritage national+", estime-t-il.

Des protestations similaires contre le bûcheronnage des forêts de Sibérie ont conduit par le passé à l'annulation de contrats avec des compagnies chinoises.

- "Fatigués de l'inaction" -

La rhétorique des messages appelant à l'interdiction de l'usine la présentent souvent comme une tentacule de la présence chinoise dans la région, renforcée après la chute du rouble en 2014 et la libéralisation du régime des visas.

"Pour les Sibériens, il y a deux choses qui sont comme un drapeau rouge agité sous le nez d'un taureau: les Chinois qui +prennent tout et ne laissent que des ordures+ et les empiétements sur le lac", relève Svetlana Pavlova, rédactrice en chef du site local IRK.ru.

"Et il s'avère que la société qui construit l'usine est détenue à 99% par des citoyens chinois", ajoute-t-elle.

Selon la journaliste, la multiplication des hôtels chinois, souvent illégaux, sur les rives du lac suscite l'ire des locaux, qui, eux, ne peuvent obtenir de permission officielle pour y construire quoi que ce soit et qui ne gagnent aucun profit des touristes amenés de Chine.

"Il y a une accumulation et les gens sont fatigués de l'inaction du gouvernement", explique-t-elle.

Le gouverneur de la région d'Irkoutsk, Sergueï Levtchenko, qui a soutenu la construction de l'usine d'embouteillage en 2017, a depuis totalement viré de bord.

"Le site se trouve dans une zone protégée. Je ne voit aucune possibilité d'y mettre de l'eau en bouteille", a-t-il déclaré récemment.

Pour le militant Alexandre Kolotov, toute l'affaire met en danger les efforts pour créer des projets respectueux de l'environnement sur le Baïkal, après la fermeture des polluantes usines soviétiques : "C'est comme si le projet avait été pensé exprès pour discréditer l'idée d'une mise en bouteille du Baïkal."
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7f291e2bb0

Effet du changement climatique en France

par kercoz » 10 févr. 2019, 10:57

Importante émission sur l' EAU sur terre:
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... -sur-terre

Re: L'eau

par energy_isere » 14 janv. 2019, 20:58

Le retour d'El Niño: une menace pour les mines privées d'eau

Par Claire Fages RFI 14 janvier 2019

El Niño pourrait faire son retour en 2019. Ce phénomène climatique bouleverse régulièrement le secteur des matières premières. Il provoque la sécheresse dans certaines régions du monde. Et la menace ne vise pas seulement les produits agricoles. Les mines seraient également touchées, en particulier en Amérique du Sud, alors qu'elles manquent déjà d'eau.

Le retour d'El Niño est une menace pour les activités minières, de plus en plus privées d'eau. Les services météo américains ont annoncé qu'il y avait deux chances sur trois que le phénomène climatique se reproduise en 2019, après avoir frappé en 2015-2016.

Production minière en chute

Les eaux de surface de l'est et du centre de l'océan Pacifique se réchauffent et cela risque de bouleverser à nouveau le régime des précipitations : en Amérique du Sud il pleuvra moins. Or les mines ont besoin de l'électricité que leur fournissent les barrages hydroélectriques dans cette région. La production des entreprises minières pourrait chuter au Brésil, en Colombie ou en Equateur, anticipe Fitch Solutions. L'an dernier déjà Kinross Gold avait vu sa production amputée de moitié dans l'Etat brésilien du Minas Gerais, à cause de la sécheresse.

Trois fois plus d'eau dessalée en 2029

L'eau est déjà un problème, plus au sud, pour les mines du Chili. Pour traiter le minerai cette fois, le Chili, qui est le premier producteur au monde de cuivre, consomme de plus en plus d'eau. Non seulement la teneur en cuivre diminue, il faut donc nettoyer plus de minerai pour obtenir le même tonnage de cuivre. Mais la production de cuivre du pays andin augmentera de 28% anticipe Cochilco, la commission chilienne du cuivre, d'ici 2029.
Or les régions minières sont souvent très sèches, comme l'Atacama. Et les autorités restreignent l'accès à l'eau. D'où le recours à... l'eau de mer. Les mines construisent peu à peu leurs propres usines de dessalement sur la côte Pacifique pour se fournir en eau. La consommation, 3 m3 par seconde, est encore trois fois moins importante que l'usage d'eau continentale, provenant des barrages ou des rivières. Mais Cochilco calcule que dans dix ans l'eau dessalée constituera presque la moitié de l'approvisionnement en eau des mines du Chili. Alors que la consommation d'eau continentale par les mines stagnera, la consommation d'eau dessalée devrait tripler en dix ans.
http://www.rfi.fr/emission/20190114-le- ... rivees-eau

Re: L'eau

par ni chaud ni froid » 13 nov. 2018, 21:30

GillesH38 a écrit :
22 oct. 2018, 16:12
oui sur les phénomènes soudains, il est probable qu'ils sont aggravés par l'artificialisation des sols.

Mais le débit d'une rivière est déjà le résultat d'un lissage et d'une moyenne sur plusieurs jours, et là, je pense que l'aménagement des cours d'eau a plutot régulé les variations annuelles.
D'une manière générale, sur les bassins versants assez artificialisés l'absence de tampons, et la concentration des flux (grosso merdo canalisation plutôt que talus) empêchent le lissage, en accélérant le ruissellement. je pense qu'effectivement ça fait consensus.

En revanche sur le lissage par les aménagements, en théorie, on cherche plutôt la neutralité. Amortir ça marche jusqu'à un certain seuil, après c'est la cata. Je prends l'exemple du Rhône : On relargue progressivement avant le front de crue, et on lève les barrages au fil de l'eau afin de retrouver le régime naturel du fleuve. Et puis, on a beaucoup travaillé (en France tout du moins), depuis longtemps, à maintenir les zones d'expansion et d'inondation : bras morts, zones humides, champs inondables.

Par contre, sur les variations de régimes intersaison, on peut voir la différence entre la Loire (ou le Rhin)et le Rhône.
De ce point de vue là, effectivement, on peut considérer que c'est "lissé".
En outre, comme les digues, les aménagements type barrage au fil de l'eau ont tendance socialement à engendrer un effet de "déshabituation", pas de variations saisonnières, pas de petite crue, donc mauvaise appréciation du risque par les riverains.

Re: L'eau

par energy_isere » 13 nov. 2018, 20:43

Miracle naturel surexploité, le lac de Tibériade s'assèche

Clothilde MRAFFKO AFP 13 novembre 2018
Ein Gev (Israel) (AFP)

Jadis à Ein Guev, les Israéliens étalaient leurs serviettes sur l'herbe verte, au bord du lac de Tibériade. Aujourd'hui, s'ils veulent rester sur le rivage, ils doivent planter leurs parasols sur une plage de sable, apparue à cause de l'assèchement de cette étendue d'eau.

"Chaque fois que nous venons, nous ressentons un pincement au coeur", reconnaît Yaël Lichi, 47 ans, habituée des lieux avec sa famille depuis 15 ans. "Ce lac est un symbole en Israël: dès qu'il y a une sécheresse, c'est de lui qu'on parle en premier", relève-t-elle. Le journal Haaretz documente d'ailleurs quotidiennement le niveau de ses eaux en dernière page.

Devant Yaël Lichi, les bateaux en bois de pèlerins chrétiens dessinent une étrange chorégraphie sur les eaux transparentes. Les groupes viennent du monde entier visiter le lac, situé à 200 mètres sous le niveau de la mer, où Jésus aurait marché sur l'eau et multiplié les pains.

Pour Israël, ce réservoir de 160 km carrés est vital. Il a longtemps été la principale source d'eau du pays et son assèchement, apparemment inexorable, inquiète. Deux îles sont apparues cet été à la surface des eaux.

Depuis 2013, "nous sommes en dessous de la ligne rouge basse", au-delà de laquelle "la salinité augmente, les poissons ont du mal à survivre et la végétation est affectée", explique à l'AFP Amir Givati, hydrologue à l'Autorité israélienne de l'eau.

Le niveau est tout juste 22 cm au-dessus du record de sécheresse de 2001. Sauf qu'à cette époque, 400 millions de mètres cubes étaient prélevés chaque année pour irriguer le reste du pays.

"Cette année, nous n'avons pompé que 20 millions de mètres cubes", dit Amir Givati, en plus des 50 millions de mètres cubes versés par Israël au voisin jordanien dans le cadre des accords de paix.

- Facteurs humains -

Une centaine de kilomètres plus au sud, le long du Jourdain, la mer Morte, autre vaste étendue d'eau en Israël, a perdu un tiers de sa surface depuis 1960 et continue de baisser de plus d'un mètre par an. Le Jourdain n'est plus qu'un filet saumâtre, du fait de la surexploitation mais aussi parce qu'Israël le régule grâce à un barrage au sud du lac de Tibériade.

Les experts sont formels: même des précipitations au dessus de la moyenne durant l'hiver ne suffiront pas à sauver le lac de Tibériade de dommages irréversibles.

Au ministère de l'Eau, on déplore les cinq années de sécheresse qui ont épuisé les réserves dans le nord du pays. Mais "les facteurs climatiques seuls ne suffisent pas à expliquer (cette) baisse record", objectent Michael Wine, Alon Rimmer et Jonathan Laronne, chercheurs à l'université Ben Gourion, dans le sud d'Israël.

"L'agriculture et la dérivation des eaux sont les principales causes" du phénomène, écrivent-ils dans une étude à paraître en février.

- Le réservoir s'épuise -

Les Israéliens ont construit dans les années 50, à une époque où leur jeune pays promettait de "faire fleurir le désert", un immense aqueduc qui acheminait l'eau du lac vers le reste du pays.

"Le lac de Tibériade était utilisé comme un réservoir national", explique Julie Trottier, universitaire spécialiste de l'eau dans le secteur. L'aqueduc irriguait la côte méditerranéenne à l'ouest et le désert du Néguev au sud.

Aujourd'hui, faute d'eau, l'aqueduc n'est plus utilisé. Désormais, la majorité des foyers à l'ouest consomment de l'eau dessalée de la Méditerranée et les champs sont irrigués grâce au recyclage des eaux usées traitées.

Mais la région du lac ne profite toujours pas du dessalement de l'eau de mer, regrette Orit Skutelsky, coordinatrice à la Société pour la Protection de la Nature en Israël (SPNI). Aussi les agriculteurs locaux, grands consommateurs d'eau, s'en remettent-ils aux cours d'eau qui fournissent 90% des apports du lac.

Des dizaines de pompes prélèvent chaque année près de 100 millions de mètres cubes dans ces sources dont le débit a diminué, parfois de moitié, et qui ne sont plus assez vigoureuses pour alimenter correctement le lac, dit la chercheuse.

A quelques kilomètres des plages d'Ein Guev, au pied des collines rocailleuses, d'immenses filets cachent des plantations de bananes, un fruit très rentable car il peut être récolté toute l'année.

"Quand ils ont commencé à planter les bananiers, il n'y avait pas de problème d'eau" contrairement à maintenant, indique Meir Barkan, le directeur du tourisme du village de vacances d'Ein Guev.

- Plus avec moins -

Faute de ressources hydrauliques suffisantes, Eran Feitelson, professeur de géographie à l'Université hébraïque de Jérusalem, estime qu'il faut désormais choisir entre d'un côté l'agriculture et le tourisme, gourmands en eau mais qui font vivre toute la région, et de l'autre, la préservation de la nature.

Lior Avishai, agronome au centre de recherche Zemach Nisyonot, est lui d'avis qu'on peut trouver une solution technologique qui utilise moins d'eau pour faire pousser des cultures.

Les autorités proposent de leur côté d'approvisionner Tibériade en eau dessalée via l'aqueduc, depuis la mer jusqu'au lac. Deux solutions sont à l'étude: déverser directement l'eau dessalée dans le lac ou la déverser en amont, afin qu'elle alimente les cours d'eau qui se jettent dans le lac.

Pour Menahem Lev, 59 ans dont 39 à pêcher dans le lac, l'affaire n'a que trop traîné. Il exhibe un saint-pierre, le poisson emblématique des eaux du Tibériade, qu'il vient de retirer de ses filets, à peine plus gros que sa main.

"La solution ne peut venir que du gouvernement. Ou du ciel", suggère-t-il. Il pointe vaguement le port à moitié à l'abandon où les bateaux de pèlerins ne peuvent plus accoster, forçant les visiteurs à débarquer à même la berge. "J'ai vraiment honte quand les touristes voient le lac dans cet état!", se désole-t-il.
https://fr.news.yahoo.com/miracle-natur ... ccounter=1

Haut