Le probléme du sous investissement pétrolier

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 19 janv. 2019, 14:09

En 2019, les dépenses effectuées dans les services pétroliers offshore croîtront de 4% par rapport à 2018 (Rystad Energy)

Agence Ecofin) - Selon une étude du cabinet norvégien de consulting pétrolier Rystad Energy, les dépenses consacrées aux services pétroliers en offshore devraient croitre de 4% cette année, par rapport à l’année dernière.

Elles dépasseront ainsi les investissements consacrés aux services de schiste argileux en onshore qui étaient plus importants en 2018. Ceci, grâce aux multiples lignes de crédit ouvertes par les banques américaines à l’endroit des entreprises américaines du non conventionnel.

« Beaucoup s'attendraient à ce que les dépenses offshore soient réduites, mais les budgets offshore étaient à leur plus bas niveau en 10 ans l'année dernière, après 4 ans de concentration intense sur les coûts, et à partir de ce niveau, vous n'avez pas besoin d'activités supplémentaires ou d'inflation pour stimuler le marché.», a expliqué Audun Martinsen, directeur de la recherche de Rystad Energy pour les services des champs pétroliers.

La firme norvégienne indique par ailleurs, que l’amélioration des prix du pétrole jouera un rôle important dans ces prévisions. Cependant, en 2019, les dépenses dans les services du schiste devraient être stables.
https://www.agenceecofin.com/investisse ... tad-energy

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 18 janv. 2019, 12:44

tita a écrit :
18 janv. 2019, 11:50
Si on considère la production actuelle de nouveaux champs des dix dernières années, on parle au minimum de 15-20 Mb/j, dont la moité vient de pétrole de schiste ou de sables bitumineux.
Cette moitié ne concerne que quelques zones qui ont été explorées, il y en a probablement beaucoup d'autres qui repousseront encore l'échéance et remplaceront la baisse de conventionnel

Tant que la production de brut progresse cela montre que la demande de liquide à fort contenu énergétique n'a pas trouvé de moyen plus économique pour être produite que d'extraire du pétrole qu'il soit conventionnel ou non

Quand ce ne sera plus le cas, les alternatives prendront le pas éventuellement aidées par des subventions publiques, des innovations technologiques et des évolutions des comportements

Les alternatives au pétrole pour la mobilité sont légion : CtL, GtL, BtL, éthanol, biodiesel, huiles usagées, bio butane, hydrogène sans compter l'électrique ou l'hybride

Le sous investissement pétrolier n'existe que pour les pétroliers, il s'est déplacé très marginalement vers la chimie, l'électrique et est la résultat de l'abondance des flux de brut, ça reste un phénomène relatif principalement piloté par les marchés et leur volonté de maximiser leur profits

Si l'investissement pétrolier était massif le prix du brut s'effondrerait et la fin du pétrole se verrait accélérée, on le verra se produire chaque fois qu'une alternative viendra menacer la suprématie du pétrole ... jusqu'au chant du cygne final quand les alternatives auront vaincu!

Tant que l'on n'extrait pas plus de 50% des champs existants, et on en est loin, la fin du sketch n'est pas d'actualité

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par tita » 18 janv. 2019, 11:50

Il est plus facile de remettre en production un champ qui a été mis en sommeil aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ils sont de plus nombreux et les techniques ayant évolué ce qui n'était pas rentable il y a 20 ans peut l'être aujourd'hui, surtout si le prix du baril monte
Vous ressortez très souvent cette idée qu'il y a une multitude de champs qui ont été abandonnés avant d'être remis en production par des techniques nouvelles récemment. Il y a bien quelques exemples, mais le plus souvent ces techniques sont appliquées à partir du moment où un champs est mature, càd lorsque sa production commence à décliner. Le but est surtout de maintenir un débit de production, mais ça peut aussi l'augmenter. Parfois, ça foire comme dans le cas de Cantarell. L'augmentation de la production s'est toujours faite principalement par la mise en production de nouvelles découvertes, et aussi d'anciennes qui n'avaient jamais été exploitées faute d'avoir une technique pour le faire, ou un prix incitatif. Ou alors les deux comme c'est le cas du schiste US.

Si on considère la production actuelle de nouveaux champs des dix dernières années, on parle au minimum de 15-20 Mb/j, dont la moité vient de pétrole de schiste ou de sables bitumineux.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 17 janv. 2019, 15:46

La demande ne peut faire de bond que quand la production fait un bond!
Si la production ne suit pas la demande, le prix bondit et la demande finit par baisser
Si c'est la production qui bondit et que la demande stagne, le prix baisse voire s'effondre, comme en 2009

L'inertie de l'ajustement de la demande à l'offre (changer de chaudière, de véhicule, de process industriel ...) et de l'offre à la demande (investir dans l'explo, la production, la remise en service de gisements ...) répond à des cinétiques différentes et qui évolue avec le temps. Il est plus facile de remettre en production un champ qui a été mis en sommeil aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ils sont de plus nombreux et les techniques ayant évolué ce qui n'était pas rentable il y a 20 ans peut l'être aujourd'hui, surtout si le prix du baril monte

Le fait que les nouveaux pétroles non conventionnels soient arrivés sur le marché amorti encore les chocs entre offre et demande.
Avec plus de diversité dans l'offre et avec un tassement de la croissance des émergeants les chocs de demande du passé sont naturellement amortis

Bien sur on n'est pas a l'abri d'une tension brutale due à une guerre (Iran/Irak) ou révolutions contagieuses chez les producteurs ou chez les consommateurs qui feraient baisser l'offre ou la demande de quelques millions de baril/jour, mais ça devrait rester moindre que par le passé

http://ceriscope.sciences-po.fr/environ ... ?page=show
§ 27 : Comme l’a bien rappelé l’ancien ministre du Pétrole saoudien, Cheikh Ahmed Yamani, « l’âge de la pierre n’a pas pris fin par manque de pierre », mais parce que l’homme a fait des progrès scientifiques lui permettant de développer des technologies plus performantes. Ce n’est probablement pas par manque de pétrole que l’homme cessera d’en utiliser, mais parce que des alternatives plus performantes (notamment en termes de rendement énergétique, de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre) seront mises au point et se généraliseront. Ce jour-là (2025 ? 2050 ? 2100 ?), alors que son utilisation comme source d’énergie sera progressivement abandonnée, il restera encore, selon toute vraisemblance, du pétrole sous terre ; en grande quantité ou pas, cela n’aura pas d’importance.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par tita » 17 janv. 2019, 11:40

mobar a écrit :
17 janv. 2019, 07:55
Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!
En effet... On ne peut pas dire que le pétrole était cher ces 4 dernières années. Perso, je considère qu'on va atteindre un plafond. Mais ces dix dernières années m'ont appris que c'était pratiquement impossible de donner une estimation précise, tant sur la date que sur le niveau où ça surviendrait. Il y a beaucoup trop de paramètres à prendre en compte pour créer un modèle fiable. On peut aussi dire que le scénario proposé par l'ASPO, qui est à l'origine de ces prévisions et faisait figure d'autorité sur le sujet, ne s'est pas réalisé. Bref, ils se sont plantés.

Du coup, j'observe surtout ce qui se passe du côté de ce pétrole de schiste, qui a nous a surpris par son ampleur... 2 fois. Quand je dis nous, c'est aussi les analystes. La demande a aussi fait un bond spectaculaire. Dans ses dernières prévisions (STEO), l'eia prévoit une augmentation de la production US de 0.5Mb/j entre dec18 et dec19, alors qu'elle a fait un bond spectaculaire d'1.8 Mb/j en dec17 et dec18. C'est une grosse différence. Ce bond aurait d'ailleurs dû faire s'écrouler le cours plus fortement si le reste de la production mondiale n'avait pas légèrement diminué dans le même temps.

Les effets du sous-investissement pétrolier prennent du temps à apparaître dans la production. Un sous-investissement qui dure depuis 2015. Le pétrole de schiste est d'ailleurs à part, son modèle économique est basé sur un développement très court... L'un dans l'autre, l'exercice de donner un scénario fiable pour 2019 est impossible. Mais un ralentissement de la production de schiste US sera, à mon avis, le point de départ d'une forte augmentation des prix du pétrole car ce sera conjugué avec les effets du sous-investissement.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par GillesH38 » 17 janv. 2019, 09:24

tita a écrit :
16 janv. 2019, 17:11
Après avoir stagné autour de 6 millions de barils par jour (Mb/j) en moyenne de 1933 à 2013, la production a grimpé à 9,4 Mb/j en 2017, puis à 10,4 Mb/j en 2018, et elle passera à 11,5 Mb/j 2019.
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
On pourrait croire en le lisant que la production US a été constante à 6 Mb/j entre 1933 et 2013... C'est juste consternant d'écrire une connerie pareille.
là dessus , on peut peut etre lui faire crédit d'une coquille, il a sans doute voulu dire 1993 et pas 1933 (c'est approximatif mais moins faux ;) ).
Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j
ah bon, qui ça ?
et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!
ça il me semble que c'est vérifié, en tout cas avec la définition du "pas cher" des années 2000 !!

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 17 janv. 2019, 07:55

Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par tita » 16 janv. 2019, 17:11

mobar a écrit :
16 janv. 2019, 09:29
208 milliards, c'est moins du tiers des investissements de 2014 (674 Mds) et 55% de ceux de 2016 (374 Mds), comme cité plus haut par l'UN pour l'explo+prod

Contrepoints enfonce le clou ... dans le cercueil des catastrophistes picoilistes, picoiliens, picoileux, ?
https://www.contrepoints.org/2019/01/13 ... au-courant
Les 674Mds, c'est pour l'ensemble de l'investissement pétrolier (onshore, schiste et sables bitumineux compris). En 2014, l'offshore représentait 360 Mds, et 244 Mds en 2016, selon la source de l'article.

Quand à l'article de Conterpoints ... Il m'a fait beaucoup rire, tellement il y a d'erreurs factuelles.
Du gaz et du pétrole de schiste sont découverts à profusion dans le monde, notamment aux États-Unis. Qui en parle dans nos grands media ? Serait-ce politiquement incorrect de l’évoquer ?
C'est exploité à profusion aux USA, très faiblement en Argentine, et il y a une volonté au Royaume-Uni. Et le schiste américain est évoqué en long et en large dans tous les médias.
Le Texas aux États-Unis regorge de pétrole et de gaz de schiste au point que les gazoducs existants sont saturés ! Le gaz doit même être « torché » ou « éventé ».
Le gaz a toujours été torché dans certains puits du pétrole, lorsque les quantités étant trop faibles pour être économiquement viables. Ce sont les oléoducs qui sont saturés, le transport se faisant par train ou camion, pas les gazoducs. Le plus gros gisement de gaz de schiste n'est pas au Texas, mais dans le nord-est des États-Unis (Pennsylvanie, Virginie occidentale, Ohio).
Après avoir stagné autour de 6 millions de barils par jour (Mb/j) en moyenne de 1933 à 2013, la production a grimpé à 9,4 Mb/j en 2017, puis à 10,4 Mb/j en 2018, et elle passera à 11,5 Mb/j 2019.
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On pourrait croire en le lisant que la production US a été constante à 6 Mb/j entre 1933 et 2013... C'est juste consternant d'écrire une connerie pareille.
La surabondance de gaz de schiste associé à l’extraction du pétrole de schiste a fait chuter les prix au terminal gazier à l’ouest du Texas jusqu’à 1 dollar par million d’unité thermique britannique (dollar/MM-Btu), alors qu’il vaut 13 à 14 dollars/MM-Btu sur le marché européen.
D'abord, c'est pas le gaz associé, mais surtout Marcellus et les puits forés pour pomper du gaz. Ensuite il n'est jamais tombé à $1, mais il est en effet passé à $1.73 en mars 2016. La moyenne de ces 4 dernières années et à $2.8 (source. Pour le marché européen, la moyenne est à $6.2 (selon ce lien. On est loin d'un différence aussi extrême qu'évoquée, mais le gaz de schiste a bien évidemment un effet important et ces différences de prix proviennent des marchés cloisonnés. Les terminaux gazier ont justement pour but d'équilibrer ces prix.
L’inde a approuvé le 1er août 2018 l’exploration et la production des pétroles et gaz de schiste, ainsi que du gaz de houille (coal bed methane en anglais). Le Premier ministre Narendra Modi veut réduire d’un tiers la dépendance de l’Inde aux importations de pétrole et de gaz naturel en 2022, et de moitié avant 2030. Le sous-sol indien recélerait environ 5 milliards de mètres cubes dans 5 bassins sédimentaires.
Musique d'avenir. C'est pas parce qu'une loi passe que le développement suit automatiquement, surtout dans un pays qui n'a pas la même culture et infrastructure que les USA. Il y a déjà des dizaines d'informations de ce genre, sans que ça n'aboutisse à un développement.
En Europe, fin 2019, la Pologne commencera à produire 50 millions de mètres cubes de gaz de schiste par an.
Information étonnante... je pensais que les projets de schiste polonais étaient au point mort car trop coûteux, et avec un potentiel faible. J'ai trouvé aucune information qui prévoit cette production. Ah ouaip, mais normal, c'est totalement ridicule... La pologne produit 4 milliards de m3 de gaz naturel par an actuellement, soit 0.1% de la production mondiale. En comparaison, les USA produisent 2.3 milliards de m3... par jour, dont 20% vient de Marcellus, et le schiste 60% du total. (graphique schiste. Donc 50 millions de m3 par an, c'est la production d'un unique puits... Peut-être juste un forage d'exploration qu'ils ont terminé.
l y a pléthore de gaz et de pétrole dans le monde pour les pays dynamiques qui investissent pour en trouver. Cette loi de prévarication du peuple français votée en 2017, dans la lignée de la loi de transition énergétique votée en 2015, est un monumental gâchis incompréhensible alors que les talents et les savoir-faire sont présents, et que les Français s’appauvrissent ces dernières années.
Dans le fond, je suis plutôt d'accord avec eux par rapport à cette loi un peu absurde. Mais plus à cause des informations données par phillipe sur ce forum. Leur article est complètement fallacieux et laisse penser qu'il y a un potentiel énorme partout. Si on prend l'exemple de la France, personne n'imagine qu'elle puisse devenir un pays producteur d'hydrocarbures d'importance.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 16 janv. 2019, 09:29

208 milliards, c'est moins du tiers des investissements de 2014 (674 Mds) et 55% de ceux de 2016 (374 Mds), comme cité plus haut par l'UN pour l'explo+prod

Si on considère que c'est une relance, on doit pas parler de la même chose,ça semble fort à une relance du désinvestissement ?:wtf:

Il faudrait savoir ce que représente la production :-"

Pour l'AIE production en hausse et demande en baisse en 2019
https://investir.lesechos.fr/marches/ac ... 805343.php#
Contrepoints enfonce le clou ... dans le cercueil des catastrophistes picoilistes, picoiliens, picoileux, ?
https://www.contrepoints.org/2019/01/13 ... au-courant

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 16 janv. 2019, 08:48

Les dépenses de forages offshore dans le monde en 2019 vont se monter à 208 milliard de dollars (estimations). Pour 110 projets offshore.
Cependant il restera encore de la capacité de forage in employée.

Oil Majors Bet Big On Offshore Drilling In 2019

By Irina Slav - Jan 14, 2019,

Oil majors will spend US$208 billion on offshore drilling and other oilfield services this year, but not all sector players are positioned to benefit from the higher spending, Bloomberg reported last week, citing Rystad Energy’s head of oilfield service research, Audun Martinsen.

Bigger oilfield service providers, unsurprisingly, would have a better chance at making the most of the recovery in offshore drilling, especially those with expertise in deepwater projects, according to Martinsen, among them UK-based TechnipFMC and Subsea 7.

All in all, Martinsen told Bloomberg that Big Oil will probably approve about 110 offshore projects this year, up from 96 last year and 43 in 2016. That’s also slightly more specific than what Rystad forecast for offshore oil in a December report. What the forecast suggests is that optimism remains robust despite the oil price drop in the last quarter of 2018.
......
What’s more, there is still surplus offshore drilling and exploration capacity. One Wood Mackenzie analyst told Bloomberg that despite a moderate increase in demand for drilling vessels this year, some 30 percent of deepwater rigs may remain idled this year. That’s 5 percentage points down from the number of rigs idled in 2018, but still quite a lot of capacity.
.......
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/O ... -2019.html

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 25 nov. 2018, 11:51

Il est grand temps que les majors pétroliers se remettent à investir dans l'exploration et développement :
It’s Time For Big Oil To Start Spending

By Irina Slav - Nov 15, 2018,

Big Oil majors are back in the black thanks to their corporate versions of austerity programs that saw spending shrink considerably along with costs. Shareholders have appreciated this, although they remain wary and insistent that oil companies focus on returning cash and not boosting production as a top priority. However, this may soon have to change simply because of the nature of oil resources: they are finite.

Right now, Big Oil is right where it would like to be in terms of cash generation and returns to shareholders as well as in production. It’s in its very own Goldilocks zone. But after 2020, the supermajors will need to increase spending, a senior BlackRock executive told Reuters in an interview this week.

“Would I be surprised if beyond 2020 capex budgets start to move higher? No, I wouldn’t. There will be a little cost inflation and they will need to start thinking about their production profile into the 2020s,” Alastair Bishop, director and portfolio manager at the asset manager’s natural resources department, said.

BlackRock is among the biggest shareholders in the world’s top oil companies, and the views expressed by Bishop probably reflect those of most shareholders interested in the long-term viability of the business. Yet Bishop’s comments also suggest a probably irreversible change in approach to new projects.

“There seems to be less appetite for just ploughing money straight back into the ground,” he told Reuters. “From our side, unless you have new opportunities right at the bottom of the cost curve we are not that desperate for you to drive volume growth in terms of oil.”

The focus of the new investments, in other words, should be on smaller, less capital-intensive and quicker-return projects: a trend that emerged after the worst of the 2014 oil crisis was over and Big Oil began to regain its bearings. However, small, flexible projects might not be enough.

Wood Mackenzie recently warned Big Oil and large independents that they might have trouble with reserve replacement and production level maintenance in the next decade because of the price slump and the frugal approach to investments after it.

“Companies have been cherry picking the best greenfield conventional projects in their portfolios for development. But there's not enough new high-quality projects entering the pre-FID funnel to replace those that have left,” Tom Ellacott, Senior VP for Corporate Research, wrote in the report.

In the next 12 years, however, Wood Mac’s analysts have forecast that large oil companies would need to add 16 million bpd to their combined daily production to be able to respond to demand and replace depleted deposits. This means several hundred new projects that cannot all be in the U.S. shale patch.

In other words, Big Oil, along with larger independents, may be out of the woods as far as their immediate survival is concerned, but over the longer term they face considerable challenges in terms of spending and maintaining production. Yet if BlackRock’s projections for peak oil demand are right, these challenges will not be there for long. The asset manager expects demand for crude to peak in the early 2030s.

By Irina Slav for Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... nding.html

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 16 févr. 2018, 12:10

Si les investissements repartent à la hausse, c'est que ceux qui empruntent croient à leur chance de trouver et que cela permette d'augmenter la production
yapuka réduire notre consommation et l'on verra les cours s'écrouler de nouveau :wtf:

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 15 févr. 2018, 23:18

Les oubliés du rebond des investissements dans le pétrole et le gaz


Aurélie Barbaux L'Usine Nouvelel 14/02/2018

Après avoir dégringolé de 683 à 374 milliards de dollars (-46%) entre 2014 et 2016, les investissements dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz dans le monde ont bondi de 4% en 2017, selon l’étude annuelle de l’Ifpen. Ils devraient encore gagner 2 à 6% en 2018. L’activité forage bénéficie à plein de la reprise avec une croissance de 8% en 2017 et, potentiellement, de 10% en 2018.

En revanche, le chiffre d’affaires mondial de la géophysique (-11% l’an passé) ne devrait progresser que de 5% en 2018. La construction offshore (-11% aussi en 2017) espère, elle, + 9%. Les investissements de raffinage, en baisse en 2017 après six ans de croissance, devraient repartir à la hausse cette année.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... az.N652134

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 14 juil. 2017, 16:50

Après deux ans de repli, les investissements dans l’amont pétrolier devraient augmenter de 6%, en 2017 (AIE)

Agence Ecofin 12 juillet 2017

Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) sur les investissements dans le secteur énergétique, les financements dans l’amont pétrolier devraient repartir à la hausse, cette année, pour enregistrer une croissance de 6% à 460 milliards de dollars.

Il faut appeler que, depuis la mi-2014 (démarrage de la chute des prix du pétrole), les investissements dans le secteur ont reculé de 1 000 milliards de dollars. Si en janvier dernier, le cabinet d’études britannique Wood Mackenzie a anticipé un retour à la croissance des investissements, il n’a tablé que sur une reprise de 3%.

Pour l’AIE, cette croissance de 6% pourrait être la lumière au bout du tunnel pour les investisseurs qui ont enregistré des pertes colossales, depuis 2014, avec le pétrole ayant perdu, sur la période, plus de 50%.

Néanmoins, cette croissance des investissements ne concernera pas l’ensemble de l’industrie. Le rapport montre que la majorité de ces fonds sera consacrée aux industries du Moyen-Orient et des Etats-Unis. Chez le premier, les coûts de production sont les plus faibles du monde et chez le second, une attention particulière sera portée vers le développement du pétrole et du gaz de schiste. On se souvient que les grandes banques américaines ont mis à la disposition de l’industrie du schiste une vaste ligne de crédits en début d’année.

Comme l’indique Boursorama, les compagnies se concentrent désormais sur des projets au cycle de développement court, assurant un retour sur investissement plus rapide. Quant aux majors du secteur, ils se tournent essentiellement vers des projets complexes où ils ont une vraie valeur ajoutée technique.

Cependant, le rapport prévient qu’avec un baril à moins de 45 dollars, les entreprises pourraient ne pas pleinement réaliser leurs plans d’investissements.
http://www.agenceecofin.com/investissem ... n-2017-aie

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 21 janv. 2017, 13:13

En 2017, les investissements dans le secteur pétrolier afficheront les premiers signes d’accroissement depuis 2014

Agence Ecofin 16 janv 2017

Selon une étude réalisée par le cabinet d’études britannique Wood Mackenzie, les investissements dans le secteur pétrolier reprendront en 2017, après trois ans dans le rouge. Leur recul avait démarré avec la chute des prix du pétrole.


Un retour des investissements qui est surtout favorisé par la remontée progressive des prix du pétrole qui aiguise l’appétit des investisseurs. Par exemple, outre-Atlantique, plusieurs banques ont déclaré être prêtes à injecter suffisamment dans le marché du schiste pour ajouter 200 à 300 000 barils de pétrole par jour à la production et ouvrir de nouveaux périmètres à l’exploration et à la production.

En effet, il s’agira d’une augmentation de 3% des dépenses liées à l’exploration et à la production, ce qui portera les investissements totaux à 450 milliards de dollars. Même si c’est déjà un motif de soulagement pour le secteur, ces investissements sont, de 40% en dessous de ceux injectés dans l’exploration et la production avant la crise.

Il convient de rappeler que de mai-2014 à fin 2016, les investissements dans le secteur avaient reculé d’environ 1 000 milliards $. Pour Malcom Dickson, analyste principal de l’amont du gaz et du pétrole, « 2017 démontrera l'efficacité de l'industrie des hydrocarbures à travers un renforcement des investissements ».

La prise de nombreuses décisions finales d’investissement, depuis 2016, continuera cette année et jouera également un rôle de catalyseur dans la croissance des investissements dans le secteur. Celles-ci passeront à 20 contre 9 l’année dernière, alors qu’entre 2010 et 2014, il y en avait jusqu’à 40 par an, en moyenne. Cependant, il s’agira de projets moins importants où les frais d’exploitation seront en moyenne de 7$ par baril contre 17$ avant la crise, en 2014.

«Les entreprises tireront plus de profits de leurs investissements, car le taux de rendement interne progressif passera de 9%, en 2014, à 16% aujourd’hui », a ajouté l’analyste.
http://www.agenceecofin.com/investissem ... epuis-2014

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