Le probléme du sous investissement pétrolier

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 16 févr. 2018, 12:10

Si les investissements repartent à la hausse, c'est que ceux qui empruntent croient à leur chance de trouver et que cela permette d'augmenter la production
yapuka réduire notre consommation et l'on verra les cours s'écrouler de nouveau :wtf:

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 15 févr. 2018, 23:18

Les oubliés du rebond des investissements dans le pétrole et le gaz


Aurélie Barbaux L'Usine Nouvelel 14/02/2018

Après avoir dégringolé de 683 à 374 milliards de dollars (-46%) entre 2014 et 2016, les investissements dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz dans le monde ont bondi de 4% en 2017, selon l’étude annuelle de l’Ifpen. Ils devraient encore gagner 2 à 6% en 2018. L’activité forage bénéficie à plein de la reprise avec une croissance de 8% en 2017 et, potentiellement, de 10% en 2018.

En revanche, le chiffre d’affaires mondial de la géophysique (-11% l’an passé) ne devrait progresser que de 5% en 2018. La construction offshore (-11% aussi en 2017) espère, elle, + 9%. Les investissements de raffinage, en baisse en 2017 après six ans de croissance, devraient repartir à la hausse cette année.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... az.N652134

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 14 juil. 2017, 16:50

Après deux ans de repli, les investissements dans l’amont pétrolier devraient augmenter de 6%, en 2017 (AIE)

Agence Ecofin 12 juillet 2017

Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) sur les investissements dans le secteur énergétique, les financements dans l’amont pétrolier devraient repartir à la hausse, cette année, pour enregistrer une croissance de 6% à 460 milliards de dollars.

Il faut appeler que, depuis la mi-2014 (démarrage de la chute des prix du pétrole), les investissements dans le secteur ont reculé de 1 000 milliards de dollars. Si en janvier dernier, le cabinet d’études britannique Wood Mackenzie a anticipé un retour à la croissance des investissements, il n’a tablé que sur une reprise de 3%.

Pour l’AIE, cette croissance de 6% pourrait être la lumière au bout du tunnel pour les investisseurs qui ont enregistré des pertes colossales, depuis 2014, avec le pétrole ayant perdu, sur la période, plus de 50%.

Néanmoins, cette croissance des investissements ne concernera pas l’ensemble de l’industrie. Le rapport montre que la majorité de ces fonds sera consacrée aux industries du Moyen-Orient et des Etats-Unis. Chez le premier, les coûts de production sont les plus faibles du monde et chez le second, une attention particulière sera portée vers le développement du pétrole et du gaz de schiste. On se souvient que les grandes banques américaines ont mis à la disposition de l’industrie du schiste une vaste ligne de crédits en début d’année.

Comme l’indique Boursorama, les compagnies se concentrent désormais sur des projets au cycle de développement court, assurant un retour sur investissement plus rapide. Quant aux majors du secteur, ils se tournent essentiellement vers des projets complexes où ils ont une vraie valeur ajoutée technique.

Cependant, le rapport prévient qu’avec un baril à moins de 45 dollars, les entreprises pourraient ne pas pleinement réaliser leurs plans d’investissements.
http://www.agenceecofin.com/investissem ... n-2017-aie

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 21 janv. 2017, 13:13

En 2017, les investissements dans le secteur pétrolier afficheront les premiers signes d’accroissement depuis 2014

Agence Ecofin 16 janv 2017

Selon une étude réalisée par le cabinet d’études britannique Wood Mackenzie, les investissements dans le secteur pétrolier reprendront en 2017, après trois ans dans le rouge. Leur recul avait démarré avec la chute des prix du pétrole.


Un retour des investissements qui est surtout favorisé par la remontée progressive des prix du pétrole qui aiguise l’appétit des investisseurs. Par exemple, outre-Atlantique, plusieurs banques ont déclaré être prêtes à injecter suffisamment dans le marché du schiste pour ajouter 200 à 300 000 barils de pétrole par jour à la production et ouvrir de nouveaux périmètres à l’exploration et à la production.

En effet, il s’agira d’une augmentation de 3% des dépenses liées à l’exploration et à la production, ce qui portera les investissements totaux à 450 milliards de dollars. Même si c’est déjà un motif de soulagement pour le secteur, ces investissements sont, de 40% en dessous de ceux injectés dans l’exploration et la production avant la crise.

Il convient de rappeler que de mai-2014 à fin 2016, les investissements dans le secteur avaient reculé d’environ 1 000 milliards $. Pour Malcom Dickson, analyste principal de l’amont du gaz et du pétrole, « 2017 démontrera l'efficacité de l'industrie des hydrocarbures à travers un renforcement des investissements ».

La prise de nombreuses décisions finales d’investissement, depuis 2016, continuera cette année et jouera également un rôle de catalyseur dans la croissance des investissements dans le secteur. Celles-ci passeront à 20 contre 9 l’année dernière, alors qu’entre 2010 et 2014, il y en avait jusqu’à 40 par an, en moyenne. Cependant, il s’agira de projets moins importants où les frais d’exploitation seront en moyenne de 7$ par baril contre 17$ avant la crise, en 2014.

«Les entreprises tireront plus de profits de leurs investissements, car le taux de rendement interne progressif passera de 9%, en 2014, à 16% aujourd’hui », a ajouté l’analyste.
http://www.agenceecofin.com/investissem ... epuis-2014

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par Raminagrobis » 10 déc. 2016, 11:06

Dans la plupart des pays, il y a de forts mécanismes fiscaux pour inciter les compagnies pétrolières à rechercher de nouveaux gisements, typiquement ils ont la possibilité de déduire tout ou partie (et parfois à plus de 100%!) leurs dépenses d'exploration de leur revenus imposables. Une vieille blague de pétrolier dit qu'on finance l'exploration avec des dollars de 10 cents.

Par exemple pour la norvège, on lit sur le portail du directoire du pétrole norvégien :
This means that losses from one field, or exploration costs, can be written off against the company's income from operations elsewhere on the Norwegian shelf.
Celà incite fortement à continuer l'exploration.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par mobar » 10 déc. 2016, 10:27

GillesH38 a écrit :allez, une hypothèse complètement loufoque, pour rire : parce que personne n'en a rien à f ... en réalité des 2°C.
Ou encore plus loufoque, parce que +2°C, c'est ressenti par tous comme un bienfait :smt043

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par GillesH38 » 10 déc. 2016, 10:21

allez, une hypothèse complètement loufoque, pour rire : parce que personne n'en a rien à f ... en réalité des 2°C.

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par Rod » 10 déc. 2016, 10:08

Mais pourquoi diable continuer à chercher du pétrole vu que l'on a déjà largement de quoi exploser les +2°C en réserve prouvée de fossile!!!!
C'est la dessus que devrait insister les écolos pour faire bouger les choses plutôt que de s'acharner sur le nucléaire.
Et Fabius, il en pense quoi, lui le "chef" de la cop21 :evil:
C'est quand même un ÉNORME foutage de gueule tout çà. Et aucun média pour en parler :-(

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 09 déc. 2016, 19:27

Wood Mackenzie promet des lendemains meilleurs dans l'amont pétrolier

Myrtille Delamarche le 09/12/2016

L’exploration-production pétrolière et gazière pourrait renouer avec les profits dès 2017, affirme le groupe de consulting Wood Mackenzie. Les plans de réduction des coûts mis en place par les majors portent déjà leurs fruits.

Des taux de retour sur investissement à deux chiffres dès 2017. C’est une surprise de taille que cet augure de Wood Mackenzie aux majors pétrolières et gazières, qui ont pris des mesures drastiques pour pallier la division par deux des cours du pétrole depuis mi-2014. Le budget global d’exploration du secteur est tombé de 95 milliards de dollars en 2014 à 40 milliards cette année, avant un léger resserrement à 37 milliards en 2017. Le capex le plus bas en douze ans, et la première fois dans l’histoire qu’il va reculer pour la troisième année successive. Et cet investissement prend principalement la forme de sécurisations du foncier, sur des permis qui ne seront réellement développés qu’après retour à meilleure fortune. Ce qui devrait arriver dans deux ans, selon WoodMac.

Les consultants annoncent pour 2019 une forte hausse du baril de Brent, à 77 dollars en moyenne. La reprise de l’exploration devrait suivre dans un délai d’un an ou deux. D’ici là, plus de la moitié des volumes découverts devraient l’être en eaux profondes, avec des points morts inférieurs à 50 dollars le baril, ajoute Andrew Latham.

Image

Creuser moins, mais mieux

"Le secteur a de bonnes chances de réaliser des taux de retour à deux chiffres en 2017", affirme le vice-président en charge de l’exploration de Wood Mackenzie, Andrew Latham, qui considère que "Les choix raisonnés de portefeuilles et la réduction des coûts paient déjà." En 2017, l’exploration devrait continuer sa transformation vers une industrie resserrée, mais plus efficace, concluent les auteurs de l’étude de Wood Mackenzie. "Moins de puits, mais de meilleure qualité, voilà qui promet des lendemains meilleurs pour l’exploration", prévoit Andrew Latham.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/ ... er.N475014

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 22 sept. 2016, 11:32

Le président de l'UFIP redoute un nouveau choc pétrolier à l'horizon 2020

Usine Nouvelle le 21/09/2016

Le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, a estimé mercredi que la baisse des investissements pétroliers pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier à l'horizon 2020 en raison d'une offre insuffisante face à une demande en hausse.

"En 2020, il est probable qu'on se retrouve avec un gros déficit de pétrole brut au plan mondial par rapport à une demande qui continue d'augmenter", a dit à la presse le dirigeant de l'Union française des industries pétrolières.

"La baisse des investissements aura forcément des conséquences d'ici quatre ou cinq ans. Il y a des tas de projets non financés qui ne verront pas le jour. On va à nouveau vers un choc pétrolier", a-t-il ajouté.

Francis Duseux a évoqué une diminution potentielle de 20 millions de barils/jour en 2025. "La baisse de 30% en moyenne des investissements en exploration et production devrait provoquer un rebondissement important des prix à moyen terme. On risque de voir assez rapidement les prix se tendre", a-t-il dit.

La demande a augmenté de 1,4% en 2016, à 96,1 millions de barils par jour, et l'UFIP prévoit une augmentation au-delà de 100 millions de barils.

Les investissements mondiaux dans l'énergie ont globalement baissé de 8%, à 1.800 milliards de dollars en 2015, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Les principales compagnies pétrolières ont réduit leurs investissements de 19% en 2015 puis de 21% cette année dans l’amont, représentant un montant de 60 milliards de dollars", estime l’AIE, qui coordonne les politiques énergétiques des grandes puissances économiques.

La situation d'offre excédentaire a fait chuter les cours du baril depuis deux ans, revenus de 115 dollars en juin 2014 à 27 dollars en janvier dernier avant une remontée autour de 50 dollars au printemps. Depuis, ils oscillent entre 40 et 50 dollars le baril.

"Les pays producteurs souffrent"

Malgré l'effondrement des cours du pétrole et la diminution des investissements qui s'en est suivie, la production mondiale de brut continue d'augmenter, même si c'est à un rythme bien plus modéré qu'en 2015.

Les pays producteurs hors Opep devant supporter des coûts d'exploitation élevés ont particulièrement souffert du plongeon du prix de l'or noir. "Les pays producteurs souffrent car ils ont besoin d'un prix du baril plus élevé pour boucler leurs budgets. Le Vénézuela et l'Algérie sont déstabilisés", souligne Francis Duseux.

Le président de l'UFIP regrette que la thématique de l'énergie, hors nucléaire, soit absente, toutes tendances confondues, de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017 en France. "Le débat n'existe quasiment pas", a-t-il conclu.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... 20.N440482

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 16 juil. 2016, 11:41

Les investissements globaux dans l’amont pétrolier ont reculé de 1 000 milliards $ depuis 2014 (rapport)

Agence Ecofin 15 juillet 2016

Dans un rapport publié mercredi par Wood Mackenzie, des experts et analystes du secteur financier et de l’industrie pétrolière ont révélé que les investissements dans l’amont pétrolier ont connu un recul de 1 000 milliards $ depuis le début de la chute des prix, à la mi-2014.

En effet, découragés par des prix du pétrole trop bas, les investisseurs ont depuis 2 ans très peu injecté de financements dans le secteur, ce qui a d’ailleurs conduit plusieurs compagnies à mettre la clef sous la porte. Le document indique également que la plupart des grands projets pétroliers n’ont aucune chance d’être rentables si les prix continuent à graviter autour de 50 $ le baril. Il craint aussi le risque de report ou même d’annulation de nombreux projets en cours, même si la hausse progressive des prix est une bonne nouvelle pour l’industrie.

Concernant les projets de développement en Afrique, le risque serait plus important. « Les projets de développement en eau profonde y sont très importants. Dans le contexte actuel, il est risqué d’y opérer», a expliqué à Reuters Simon Flowers, analyste en chef de Wood Mackenzie, qui cite de gros projets en Afrique de l’ouest et en Angola. Il faut noter que la capacité financière de certaines compagnies détentrices des licences d’exploitation est un critère important dans l’étude réalisée.

Par ailleurs, l’analyste a expliqué qu’avec un baril entre 60 et 70 $, les projets seront viables et offriront suffisamment de marge pour générer un minimum de profits. Et puisque le baril est attendu pour atteindre 60 $ fin 2016, la majorité des décisions finales d’investissement devrait être prise en fin d’année et début 2017. « Si tout va comme prévu, il y a aura de plus en plus de décisions finales d’investissements fin 2016 et début 2017 », a prédit Simon Flowers.

Wood Mackenzie est un groupe de consultants avec une réputation internationale qui élabore des documents de suivi de l’évolution de plusieurs secteurs à fort impact sur l’économie globale. Fondé en 1973, son siège est à Edimbourg, au Royaume Uni.
http://www.agenceecofin.com/investissem ... 14-rapport

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par rico » 10 févr. 2016, 20:19

L'industrie pétrolière court le risque de ne pas pouvoir faire face à la croissance de la demande
Le titre a été formulé à l'envers. En réalité : la faiblesse de la demande fait courrir le risque de ne pas permettre la croissance de l'industrie pétrolière. :lol:

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 10 févr. 2016, 20:08

Les investissements dans l'industrie pétrolière réduits à des niveaux dangereux ?

Par latribune.fr 10/02/2016

L'industrie pétrolière court le risque de ne pas pouvoir faire face à la croissance de la demande, si elle réduit trop drastiquement ses investissements en raison de la faiblesse des prix, a estimé mardi 9 février Roberto Casula, le chef du développement d'ENI.

Les compagnies pétrolières se serrent-elles trop la ceinture ? Constatant que des discontinuités certaines avaient façonné l'industrie pétrolière ces dernières années, cette dernière ayant notamment été confrontée à la concurrence croissante des énergies renouvelables mais également à la chute des cours de l'or noir, Roberto Casula, le chef du développement d'ENI, une entreprise italienne spécialisée dans les hydrocarbures, a estimé que réduire les investissements n'était pas nécessairement la meilleure façon de conduire le marché à un nouvel équilibre.

Tout en reconnaissant que "le changement climatique (était) un problème auquel il (fallait) s'attaquer immédiatement", M. Casula a toutefois plaidé pour que "cette volonté (devait) aussi être mise en balance avec la réalité que la demande d'énergie continue à grandir".

Chute des investissements de 20% en 2015

Citant la décision de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) de ne pas réduire sa production, le niveau élevé de l'offre américaine et la résistance inattendue dont ont fait preuve les producteurs américains de pétrole de schiste, M. Casula a souligné qu'au déclin des prix, "l'industrie réagit en réduisant les coûts et en diminuant et différant les projets aux coûts plus élevés jusqu'à ce que les temps soient meilleurs".

"L'effet général est que les dépenses d'investissements en amont (Capex) ont été réduites à des niveaux dangereux", a relevé le chef du développement et directeur des opérations et de la stratégie d'ENI.

"En 2015, les investissements ont chuté de 20% et cette année, on s'attend à ce qu'ils chutent encore davantage de 50% à environ 450 milliards de dollars", a précisé le chef du développement d'ENI, rappelant que selon l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), environ 600 milliards de dollars d'investissements annuels étaient nécessaires pour simplement compenser le déclin de la production mondiale, estimée à 5% par an.

Un secteur de l'énergie qui pourrait ne pas produire assez d'énergie

On pourrait justifier la baisse des investissements par le fait que la demande est plus faible, a argué Roberto Casula, mais elle a augmenté en 2015 et est à son plus haut niveau depuis 2010. Aussi, "si cette situation persiste, nous allons avoir un secteur de l'énergie qui pourrait ne pas être capable de produire suffisamment d'énergie", a-t-il mis en garde.

Le chef du développement d'ENI a néanmoins jugé que si l'industrie pétrolière ne pouvait contrôler la volatilité à court terme, elle pouvait à tout le moins résoudre un déséquilibre majeur, à savoir le manque d'alignement des prix et des coûts.


"Si nous considérons que les prix (du pétrole) ont chuté d'environ 70% (depuis la mi-2014, NDLR), les coûts n'ont baissé que de 15%-20%, restant ainsi en ligne avec un baril à 80 dollars", a indiqué M. Casula.

"Si nous ne sommes pas capables de faire mieux correspondre la structure des coûts aux prix et de maintenir un niveau raisonnable d'investissements, nous risquons de compromettre la structure (même) de l'industrie", a-t-il prévenu, estimant que l'industrie devait s'adapter en réduisant ses coûts de façon ciblée, en se diversifiant et en développant des technologies plus efficaces et sûres.
http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... 50070.html

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 02 févr. 2016, 17:09

"Seulement" 539 milliards de dollars d’investissements dans le pétrole en 2015

Par Ludovic Dupin - Usine Nouvelle le 02 février 2016

Avec l’effondrement des cours du pétrole depuis presque deux ans, les investissements pétroliers sont en très net recul dans le monde. Les régions les plus affectées sont l’Europe et l’Amérique du Nord.

"Depuis le pic de juin 2014, les prix du pétrole se sont effondrés de 75% pour atteindre un plus bas depuis 2003 (…) Ce phénomène est soutenu par l’Arabie Saoudite qui ne défend pas les prix mais ses parts de marché", juge Philippe Houssin, président de l’IFPEN, l’Institut Français du Pétrole - Energies nouvelles. Subissant cette conjoncture, les pétroliers n’ont cessé d’annoncer des baisses d’investissements, recensés par l'Institut lors de son traditionnel bilan annuel.

Au global, les pétroliers ont investi 539 milliards de dollars en 2015. Un recul de 21,1 % par rapport à 2014. Les zones les plus touchées sont l’Amérique du Nord avec -35 % et l’Europe avec -34 %. Seul le Moyen-Orient a continué à voir ses investissements croître de 3 %, en particulier grâce au Koweït et à Oman.

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En 2015, seul 70 000 puits à terre ont été forés, contre 100 000 en moyenne les années précédentes. En mer, 3 000 forages ont eu lieu contre 3 500 habituellement. En amont du forage, les activités de recherches sismiques ont beaucoup souffert. Le chiffre d’affaires de la géophysique s’est effondré de 28 % à 11 milliards de dollars, après une première chute en 2014 de 6 %.

La sismique à la dérive

"Les contacteurs de géophysique sont tous dans des situations difficiles. On assiste à des dépôts de bilan et à des augmentations de capital", décrit Nathalie Alazard-Toux, directeur économie et veille chez l'IFPEN. 50% de la flotte mondiale est inutilisée. Même des navires récents sont en démantèlement, constate l’Institut.
.........................
http://www.usinenouvelle.com/article/se ... 15.N377174

Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

par energy_isere » 03 janv. 2016, 18:08

Le secteur pétrolier réduira encore ses investissements en 2016

03 janv 2016 LONDRES Reuters

Face à des cours du brut proches de leurs plus bas niveaux depuis 11 ans, les principales compagnies pétrolières et gazières mondiales risquent de connaître la plus longue période de baisse de leurs investissements depuis des décennies mais elles devraient continuer d'emprunter pour préserver les dividendes versés aux actionnaires.

A environ 37 dollars, le prix du baril évolue très loin du seuil de 60 dollars nécessaire pour que des groupes comme Total, Statoil ou BP équilibrent leurs compte, un point mort qui a pourtant été fortement réduit depuis 18 mois.

Les compagnies vont donc être forcées de réduire encore leurs dépenses, de supprimer des postes et de retarder certains projets.

Selon le cabinet de conseil spécialisé norvégien Rystad Energy, les investissements mondiaux dans le pétrole et le gaz devraient ainsi tomber cette année à 522 milliards de dollars (481 milliards d'euros), après une baisse de 22% à 595 milliards en 2015.

"Ce sera la première fois depuis la crise des cours pétroliers de 1986 que l'on connaîtra deux années consécutives de baisse des investissements", a précisé à Reuters Bjornar Tonhaugen, vice-président de Rystad Energy.

Parallèlement, le secteur, dont le ratio dette/fonds propres est relativement bas, autour de 20% ou en dessous de ce seuil pour certains groupes, va recourir à l'emprunt pour compenser le manque de revenus lié à la faiblesse des cours et assurer le maintien de son niveau de dividende, prédisent des sources du secteur.

Royal Dutch Shell n'a pas réduit son dividende depuis 1945 et la direction actuelle n'entend pas faire exception à la règle. Le reste du secteur est sur la même ligne, de peur d'indisposer les actionnaires, parmi lesquels figurent souvent certains des principaux fonds d'investissement et fonds de pension de la planète.

Exxon Mobil et Chevron affichent des ratios d'endettement parmi les plus bas des grands noms du secteur alors que ceux de Statoil et Repsol figurent parmi les plus élevés, selon Jason Gammel, analyste de Jefferies.

DES CONSÉQUENCES SUR L'EMPLOI INÉVITABLES

Dans tout le secteur, la réduction des coûts passera par celle du nombre de projets, la renégociation des contrats des fournisseurs et le recours à des technologies moins complexes.

"Les compagnies veulent réduire le champ de leurs activités et privilégier celles qui offrent le meilleur retour sur investissement", explique Brendan Warn, analyste spécialisé de BMO Capital Markets.

Shell, qui prévoit de boucler en février le rachat de BG pour 54 milliards de dollars, entend ainsi se concentrer sur le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) et la production pétrolière en eaux profondes, notamment au Brésil, deux domaines jugés plus attractifs et dans lesquels BG dispose d'une position de premier plan.

BP, lui, se concentre sur le golfe du Mexique et l'Egypte, où il a approuvé un projet de 12 milliards de dollars en 2015.

Cette stratégie aura bien sûr des conséquences sur l'emploi dans le secteur, qui a pourtant déjà supprimé plusieurs dizaines de milliers de postes en 2015, ajoute Brendan Warn.

La réduction des coûts passera aussi par de nouvelles réductions de tarifs pour les sous-traitants. Déjà, le coût annuel de location d'un navire de forage est tombé en 2015 à 332.000 dollars, contre 405.000 en 2014, selon Rigzone, qui collecte des données sur le secteur.

Mais en réduisant le nombre de projets lancés et celui des gisements mis en exploitation tout en diminuant les travaux de maintenance, les compagnies prennent le risque d'handicaper leur croissance future.

"Il faudra avoir les nerfs solides. Si on coupe trop, il sera très, très difficile de tirer parti du rebond des cours lorsqu'il surviendra", a dit à Reuters un haut dirigeant d'une "major" européenne.

Certaines compagnies pourraient être tentées par le rachat de concurrents au bilan moins solide que le leur, comme Shell avec BG.

"Au second semestre 2016, si l'on observe une stabilisation des cours, je m'attends à ce que des compagnies cherchent à remplacer leurs réserves par la voie non-organique, c'est à dire en procédant à des acquisitions", dit Warn.
http://www.boursier.com/actualites/reut ... .html?fil2

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