Gaz en France

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Re: Gaz en France

par energy_isere » 26 sept. 2019, 20:34

Elengy devrait prolonger la vie de son terminal de Fos-Tonkin

Publié le 26/09/2019

L’appel au marché pour trouver des clients au plus petit des deux terminaux GNL de Fos a été un succès, indique la filiale d’Engie au marin.

Image
https://lemarin.ouest-france.fr/secteur ... fos-tonkin

Re: Gaz en France

par phyvette » 28 mars 2019, 01:09

Non, gaz bouteille chez moi.

Re: Gaz en France

par energy_isere » 28 mars 2019, 00:57

Des gens du forum impactés par ceci ?
Gaz: avec la fin du gisement néerlandais de Groningue, la France doit s'adapter.

AFP parue le 27 mars 2019

Avec la fin programmée du gisement de gaz de Groningue au Pays-Bas, la France doit se convertir à un autre type de gaz d'ici dix ans, un chantier d'ampleur qui va concerner certains foyers dès le mois d'avril.

Aux Pays-Bas, le gouvernement avait annoncé en mars 2018 l'arrêt anticipé d'ici à 2030 de l'extraction de gaz sur le gisement de Groningue. Cela en raison des nombreux séismes que ces activités provoquent et qui ont endommagé des habitations.

Ce gaz est actuellement utilisé par 14 millions de foyers au total en Europe (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas), dont 1,3 million en France, concentrés dans la région des Hauts-de-France. Mais il est quelque peu différent de celui utilisé dans le reste du pays, qui pour sa part provient de mer du Nord, de Russie ou d'Algérie.

Le gaz de Groningue possède en effet un pouvoir calorifique plus faible et une pression de distribution différente. "La qualité du gaz de Groningue qui a été découvert et exploité dans les années 1960 présentait des taux d'azote un peu plus élevés que le standard international", rappelle Edouard Sauvage, directeur général de GRDF, le réseau de distribution de gaz naturel en France.

Réglages

Le passage progressif de ce gaz "B" au gaz standard (dit "H") déjà utilisé dans le reste du pays nécessite donc auparavant une vérification de la compatibilité des appareils domestiques - essentiellement chaudières et chauffe-eaux - et éventuellement un réglage gratuit par un technicien.

"En gros, il y a une grosse moitié des appareils sur lesquels il n'y a rien à faire, une petite moitié sur laquelle il y a juste un réglage à faire et il y a aujourd'hui à peu près entre 2 et 3% de matériel à changer", détaille Alain Mille, directeur du développement de GRDF.

Ces appareils anciens, de plus de 15 ans, ne sont en effet pas compatibles et leur utilisation représenterait un risque. Leur remplacement est financé par GRDF avec des montants forfaitaires définis par les pouvoirs publics (par exemple 4 000 euros pour une chaudière à gaz murale).

Une situation différente de la Belgique, où encore plus de foyers sont concernés (1 million en Flandres, 500 000 en région bruxelloise et 110 000 en Wallonie): les réglages et les éventuels remplacements d'appareils y sont à la charge du client. Toutefois , "très peu d'appareils doivent être remplacés", souligne-t-on chez ORES, l'opérateur des réseaux en région wallonne. En effet, depuis 1978, tout appareil vendu en Belgique doit être compatible avec les deux types de gaz.

Dès avril

En France, GRDF travaille pour l'instant sur quatre zones pilotes - Doullens, Gravelines, Grande-Synthe et Dunkerque - afin de préparer la phase de généralisation qui s'étendra de 2021 à 2029. Le premier basculement aura lieu dès le 9 avril pour les 6 000 clients de la zone de Doullens, un bourg de la Somme. "On pourra enfin avoir une vision très claire des difficultés", espère Edouard Sauvage.

Pour l'instant, le principal problème réside dans la difficulté à contacter certains clients et à accéder à des logements, notamment des résidences secondaires. "Nous avons encore quelques dizaines de clients pour lesquels nous n'avons pas pu avoir accès à leur installation et nous serons obligés bien évidemment de couper (l'accès au gaz du) logement", pour des raisons de sécurité, selon M. Sauvage.

Du côté du médiateur national de l'énergie, on se dit "très attentif et vigilant" sur le projet de conversion, sans avoir détecté de problème jusqu'à présent. "Pour l'instant on n'a pas de litiges, de questions, ni de remontées de consommateurs qui sont situés dans cette région et qui vont être concernées par le projet", indique Frédérique Coffre, directrice générale des services du médiateur.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ter-190327

Re: Gaz en France

par mobar » 20 mars 2019, 05:18

Raminagrobis a écrit :
26 sept. 2018, 15:23
Si tu produit du méthane avec une matière à fort ratio C/H, tu as du CO2 en plus.

C'est le principe du syngaz de charbon.

Là on a deux filières en gros :

* produire du méthane à partir de solides (charbon, biomasse, pneus usagés, etc), avec un excédent de CO2 (car on fait du C0 + H20 => CO2 + H2).
* produire du méthane à partir d'électricité via l'électolyse, en mangeant du CO2. C'est le EtG.

Je m'étonne qu'on ne s'intéresse par à la solution intermédiaire. C'est à dire utiliser des solides comme source de carbone, et en complémentant avec de l'hydrogène produit par électrolyse.
il y a effectivement une voie intermédiaire plus performante, c'est de chauffer à 850°C le substrat carboné par de l'électricité et de d'oxyder le carbone par de la vapeur d'eau surchauffée, produite grâce au refroidissement du syngas avec une étape de méthanation en final, le Power & Waste to Gas
Un électrolyseur fonctionnant en parallèle permet d'équilibrer le ratio H2/CO en amont de la méthanation pour optimiser la production de méthane et réduire les pertes de carbone

Les avantages de cette chaine sont sa souplesse due à l'utilisation de l'électricité, la qualité des rejets gazeux, il n'y a pas de combustion de carbone par l'air donc des rejets de CO2 qui ne sont pas dilués par l'azote de l'air, un rendement de gazéification du carbone proche de 1 et la possibilité d'utiliser une électricité à bas cout rendue possible par la souplesse (relative) des procédés de gazéification et d'électrolyse

Une voie confidentielle explorée par quelques pionniers

Re: Gaz en France

par energy_isere » 20 mars 2019, 01:47

Suite de ce post du 22 mars 2018 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2267839
Gazpar: le cap des 3 millions de compteurs communicants installés en France vient d'être franchi

AFP parue le 19 mars 2019

Le cap des trois millions de compteurs communicants de gaz installés en France vient d'être franchi, a annoncé mardi GRDF, le gestionnaire du réseau de distribution de gaz.

"On a passé il y a quelques jours les trois millions de compteurs communicants posés", a indiqué Edouard Sauvage, directeur général de GRDF, lors d'une conférence de presse.

L'objectif est d'avoir déployé cinq millions de ces compteurs baptisés "Gazpar" d'ici la fin 2019, puis la totalité (11 millions) d'ici 2023. Ils doivent notamment permettre des relevés automatiques des consommations, sans intervention d'un technicien.

Edouard Sauvage a souligné "un taux de refus autour de 0,8%, donc un taux extrêmement faible, et un taux de satisfaction extrêmement positif de la pose de ces compteurs".

Gazpar se distingue ainsi du compteur intelligent d'électricité Linky d'Enedis, pour sa part régulièrement attaqué pour son coût mais aussi en raison d'inquiétudes sur la vie privée ou les émissions d'ondes.

GRDF a investi un total de 973 millions d'euros l'an dernier, dont 193 millions pour les compteurs communicants, 228 millions pour des nouveaux raccordements et 302 millions pour la sécurité et la modernisation des ouvrages.

"C'est dans l'ADN de tous les gaziers de s'assurer de la sécurité aussi bien de notre réseau que de la sécurité des installations intérieures de nos clients", a insisté Edouard Sauvage. Il a rappelé qu'une enquête est toujours en cours sur l'explosion survenue le 12 janvier rue de Trévise à Paris, qui a fait 4 morts. "Nous n'en connaissons toujours pas les causes", "nous ne connaissons pas l'origine de la fuite de gaz", a-t-il dit.

GRDF comptabilise 11 millions de foyers raccordés au gaz, avec un solde de près de 28.000 clients supplémentaires l'an dernier. La filiale d'Engie a aussi détaillé ses résultats financiers pour l'an dernier, avec un chiffre d'affaires en recul de 2,3% à 3,477 milliards d'euros et un bénéfice net en baisse de 4,6% à 143 millions d'euros, une érosion qu'elle attribue à une météo défavorable.
https://www.connaissancedesenergies.org ... chi-190319

Re: Gaz en France

par energy_isere » 10 mars 2019, 14:34

Le gaz de schiste américain arrive discrètement en France

8 MARS 2019 PAR OLIVIER PETITJEAN

Depuis quelques mois, les entreprises énergétiques françaises ont commencé à importer en toute discrétion du gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis - autrement dit du gaz de schiste. Un paradoxe, alors que la France a interdit l’exploitation de cette ressource sur son territoire. L’importation massive de gaz de schiste américain en Europe n’est une bonne nouvelle ni pour ceux qui subissent les conséquences de cette industrie de l’autre côté de l’Atlantique, ni pour le climat.

........
Le navire méthanier Provalys, revendu l’année dernière par Engie à Total, doit accoster dans la nuit de lundi à mardi au port de Montoir, à proximité de Saint-Nazaire. En provenance du terminal d’exportation de gaz de Sabine Pass, à la frontière entre la Louisiane et le Texas, appartenant à la firme américaine Cheniere.
........
https://multinationales.org/Le-gaz-de-s ... -en-France

Re: Gaz en France

par energy_isere » 25 févr. 2019, 08:13

L'APPROVISIONNEMENT EN GAZ DE LA FRANCE PERTURBÉ PAR LE BREXIT

OCTAVE ODOLA LE 18/02/2019

Les fournisseurs britanniques vont devoir trouver un point de chute au sein de l'Union européenne pour continuer à fournir le marché français.

La date approche, et la possibilité d'un Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et Bruxelles le 30 mars prochain n'est pas à exclure. Le marché du gaz pourrait être très impacté par un hard Brexit, comme l'évoque le quotidien les Échos. Seuls les fournisseurs de gaz installés dans l'Union Européenne ont le droit de fournir le marché hexagonal. Profitant d'une législation fiscale plus avantageuse, une dizaine de sociétés ont installé leurs bureaux outre-manche. "Tous les fournisseurs du réseau de gaz français basés au Royaume-Uni perdront automatiquement leur autorisation le 30 mars", confirment aux Échos Thierry Bros et Patrick Heather, deux chercheurs d'Oxford spécialistes de la question.

Mais le ministère de la Transition écologique n'est pas inquiet. Plusieurs fournisseurs ont anticipé une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, et ont donc relocalisé leurs activités dans l'UE. "Il n'en reste qu'une poignée qui ne l'ont pas fait", estime Pierre Duvieusart, interrogé par les Échos. Le directeur financier de GRTgaz a par ailleurs assuré que la situation ne présente "aucun risque pour la fin de l'hiver et les mois à venir". Les sociétés qui n'ont pas engagé leurs démarches de régularisation subiront sûrement des "perturbations contractuelles" selon les chercheurs d'Oxford, qui pourraient provoquer des prix "plus élevés".
https://www.capital.fr/economie-politiq ... it-1328059

Bon, on aurait aimé avoir des noms.......

Re: Gaz en France

par energy_isere » 07 févr. 2019, 20:15

Fluxys investit 50 millions d’euros pour Dunkerque LNG

Publié le 07/02/2019

Depuis son acquisition par le groupe belge Fluxys, le 30 octobre, le terminal méthanier Dunkerque LNG enchaîne les démonstrations de force. Il est question d’une enveloppe de 50 millions d’euros d’investissement pour le développement du transbordement et du fast reloading.

Image
Les modifications sur l’appontement pour l’accueil de petits méthaniers sont estimées à près de 2 millions d’euros. (Photo : Virginie Wojtkowski)
https://www.lemarin.fr/secteurs-activit ... kerque-lng

Re: Gaz en France

par energy_isere » 26 janv. 2019, 19:54

French LNG imports spike as global supplier capacity grows

According to Reuters, French LNG imports saw a significant increase in 2018, as the US, Russia and Australia all made greater quantities of LNG available on the global market.


It has been reported that France imported 117 TWh of LNG in 2018, a seven year high. In particular, the Montoir LNG terminal saw a 45% increase (13 TWh), and the Dunkirk terminal saw a 25% increase (2 TWh).

According to Thierry Trouve, director of GRTgaz, the increased quantities of LNG being supplied by new gasification facilities in the US and Australia, and by Russia’s Yamal LNG project, were responsible for the boost to French LNG imports.

He elaborated to Reuters, explaining that while this new capacity may not have come to France directly, i.e. in 2018 France did not import any cargoes from Australia, what it did mean was that suppliers, particularly in areas such as the Middle East, had more of an incentive to supply Europe with greater quantities of LNG, as the LNG price difference between Europe and Asia reduced.
https://www.lngindustry.com/liquid-natu ... ity-grows/

117 TWh divisé par les 442 TWh du post au dessus ça fait 26.5 % du gaz consommé en France d'origine LNG.

Re: Gaz en France

par energy_isere » 24 janv. 2019, 22:00

La consommation de gaz a reculé en France l'an dernier

AFP le 24 janv. 2019

La consommation de gaz a reculé de 5% en France l'an dernier en raison de températures plus clémentes et de sa moindre utilisation pour produire de l'électricité, a indiqué jeudi le gestionnaire du réseau de transport.

La consommation de gaz naturel a atteint 442 térawattheures (TWh) l'an dernier, après 465 TWh en 2017, selon les données brutes de GRTgaz dévoilées dans son bilan annuel.

"La raison essentielle en est des températures plus clémentes", a expliqué Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, lors d'une conférence de presse.

"L'essentiel de la baisse se situe sur la production d'électricité", a-t-il souligné.

L'usage du gaz pour la production électrique a ainsi chuté de 35% par rapport à 2017, à 35 TWh.

Le parc nucléaire d'EDF a en effet été beaucoup plus disponible l'an dernier par rapport à l'année précédente, ce qui a moins nécessité le recours aux centrales à gaz.

Par ailleurs, la pluie et le vent ont été au rendez-vous, permettant d'alimenter les moyens de production hydrauliques et éoliens.

Les distributions publiques, à destination notamment des particuliers, se sont pour leur part érodées de 2% à 270 TWh en raison de la douceur relative des températures. L'évolution est stable en données corrigées du climat.

Enfin, les usages industriels ont progressé de 2% à 137 TWh. Dans ce domaine, le gaz continue de bénéficier de conversions d'industriels qui abandonnent le fioul et le charbon, essentiellement pour des raisons environnementales.

"Le gaz dans l'industrie reste assez dynamique, avec encore un peu de conversion qui se fait, de manière significative, et pour l'instant en n'en voit pas le bout", observe Thierry Trouvé.

Evoquant le cas du biométhane (issu de la fermentation de déchets agricoles, ménagers ou industriels), il a salué une filière "dynamique", même si la production reste encore marginale en France.

Mais il craint aussi des "incertitudes" et des "choses inquiétantes" qui pourraient être inscrites dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit fixer le cap pour les 10 prochaines années.

La filière - aux coûts encore élevés - craint en effet que les ambitions en termes de volume soient revues à la baisse, que les prix de rachat soient abaissés, voire que ces derniers soient remplacés par un système d'appels d'offres.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-190124

Re: Gaz en France

par energy_isere » 08 janv. 2019, 23:14

Port de Nantes Saint-Nazaire: le trafic de gaz naturel liquéfié a plus que doublé en 2018

AFP le 08 janv. 2019

Le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire a progressé de 8,8% en 2018 à 32,5 millions de tonnes (Mt), soit un bond de 27% depuis 2016, a annoncé le port mardi dans un communiqué. Le trafic de gaz naturel liquéfié (GNL) a en particulier plus que doublé sur l'année (+118,5%) pour atteindre le niveau record de 7,3 Mt.

En 2018, 105 méthaniers ont fait escale dans l'estuaire de la Loire. "Porté par un marché international favorable, le complexe industriel Elengy de Montoir-de-Bretagne se positionne comme un hub majeur grâce à la diversification de ses activités", souligne le port dans un communiqué.

"À l'origine prévu pour le déchargement de navires et l'alimentation du réseau de gazoducs auquel il est relié, le terminal permet également aujourd'hui le chargement de navires et le transbordement", est-il indiqué. En 2018, des opérations de transbordement de gaz en provenance de Yamal, en Sibérie, ont ainsi eu lieu depuis des méthaniers brise-glace vers des navires au long cours.
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... 018-190108

Re: Gaz en France

par energy_isere » 31 oct. 2018, 23:04

Dunkerque LNG officiellement aux mains de Fluxys

Publié le 31/10/2018 lemarin.fr

L’acquisition par le groupe belge Fluxys de la société Dunkerque LNG est maintenant actée. A la date du 30 octobre, le terminal méthanier dunkerquois est passé dans le secteur privé.

Image
Avec cette opération, Fluxys tient officiellement la barre du terminal GNL de Dunkerque. (Photo : EDF)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -de-fluxys

Re: Gaz en France

par energy_isere » 23 oct. 2018, 22:32

Teréga inaugure son nouveau gazoduc dans le Sud-Ouest de la France

MARINA ANGEL Usine Nouvelle le 23/10/2018

Le transporteur de gaz Teréga inaugure le 23 octobre un nouveau gazoduc de plus de 60 kilomètres de long, installé entre les Landes et le département du Gers. Un investissement de 152 millions d'euros pour augmenter ses capacités de transit et contribuer à sécuriser l'approvisionnement.

Image
Un chantier de 152 millions d'euros pour un gazoduc de 61,8 km qui traverse 20 communes des Landes et du Gers.

Teréga, anciennement TIGF, inaugure le 23 octobre, un nouveau gazoduc dans le Sud-Ouest de la France : une canalisation de 61,8 km de long, construite entre Lussagnet dans les Landes et Barran dans le Gers. Un investissement de 152 millions d'euros qui doit permettre d'améliorer les capacités de transit et de fluidifier les échanges entre les territoires.

Un chantier de 16 mois pour fluidifier la circulation du gaz

Le projet, baptisé RGM, pour Renforcement Gascogne Midi, a été validé par la CRE (Commission de régulation de l'énergie) dès le mois de mai 2014. "L'ambition est de renforcer les capacités du réseau existant, de résoudre des problèmes éventuels de congestion, notamment pendant les mois d'hiver et d'anticiper sur les évolutions liées au développement de l'injection de nouvelles sources de bio-méthane sur le réseau", précise Dominique Mockly, président directeur général de Teréga. Après une première phase d'études et de procédures administratives, le chantier a pu être lancé en juillet 2017, pour s'échelonner sur 16 mois. Outre l'installation de la conduite de gaz (d'un diamètre de 0,90 m) à travers une vingtaine de communes, l'opération a nécessité l'installation de quatre postes de sectionnement (pour assurer les travaux de maintenance), d'une grille de raccordement au centre de stockage de Lussagnet et d'un compresseur additionnel d'une puissance de 7 MW à Barbaira, dans l'Aude. Ces travaux ont mobilisé en moyenne 150 personnes pendant toute la durée du chantier et jusqu'à 450 personnes sur certaines périodes. Mis en service le 15 octobre, ce nouveau gazoduc s'inscrit en outre dans le cadre de la TRF (Trading Région France), dont l'objectif est de supprimer les écarts de prix sur le gaz naturel entre le Nord et le Sud de la France en créant, à partir du 1er novembre prochain, une place unique de marché national.

5 000 km de canalisations sur le grand quart Sud-Ouest de la France

Basé à Pau (Pyrénées-Atlantiques), Teréga, un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France avec GRTgaz, gère un réseau de plus de 5 000 km de canalisations sur le grand quart Sud-Ouest de la France (16 % du réseau de transport de gaz français) et environ 24 % des capacités de stockage de gaz, à partir de ses deux grands sites de stockage souterrain de Lussagnet et Izaute (Gers). Détenue à 40 % par le groupe italien Snam, à 31,5 % par le fonds singapourien GIC, à 18 % par EDF Invest et à 10 % par une filiale du Crédit Agricole, la société emploie 580 salariés (dont près de 300 au siège) et a réalisé un chiffre d'affaires de 471 millions d'euros en 2017.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... ce.N758899

Re: Gaz en France

par energy_isere » 12 oct. 2018, 22:50

GRTgaz investit plus de 700 millions d’euros dans le programme Val de Saône

Antonin Tabard usine Nouvelle le 12/10/2018

Vendredi 12 octobre 2018, GRTgaz a inauguré ses nouveaux ouvrages de transport de gaz du programme Val de Saône, sur le site de la station de compression, à Palleau (Saône-et-Loire). Un projet qui représente un investissement de plus de 700 millions d’euros

Gestionnaire du réseau de transport de gaz en France, GRTgaz a choisi la station de compression de Palleau, en Saône-et-Loire, pour inaugurer ses nouveaux ouvrages de transport de gaz, vendredi 12 octobre 2018. Un projet qui représente un investissement de plus de 700 millions d’euros et qui regroupe plusieurs ouvrages, l’objectif étant de fluidifier la circulation du gaz sur le territoire. "Le programme Val de Saône va permettre de fusionner les zones nord et sud et ainsi de créer dès le 1er novembre 2018 une place de marché unique du gaz en France", précise Rodolphe Libosvar, directeur du projet Val de Saône sur la partie canalisation.

Un gazoduc de 188 kilomètres.

Parmi les différents ouvrages, la construction d’une nouvelle canalisation de transport de gaz naturel de 188 kilomètres. Ce gazoduc entièrement enterré entre Etrez (Ain) et Voisines (Haute-Marne) traverse trois régions, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, et quatre départements, Haute-Marne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire et Ain, soit 65 communes. "Plus de 100 000 tonnes d’acier, sous forme de tubes d’un diamètre de 1,2 mètre, ont été mises en fouille. À la pointe du chantier, plus de 2 000 personnes ont travaillé à la construction de l’ensemble des ouvrages du programme", explique le chef de projet.

Cette réalisation représente 520 millions sur les 700 millions d’euros investis. Les retombées économiques locales, sur les trois régions concernées par les ouvrages du Val de Saône, se chiffrent à près de 70 millions d’euros. Les trois électro-compresseurs, d’une puissance de 9 mégawatts chacun, qui équipent la station de compression et d’interconnexion de Etrez (Ain), ont été fabriqués dans les usines de General Electric au Creusot (Saône-et-Loire).

Deux années de travaux

Le programme Val de Saône comprenait aussi la création d’une nouvelle station d’interconnexion et le renforcement de la station de compression existante sur le site d’Etrez (Ain), ainsi que l’aménagement des stations d’interconnexion existantes de Voisines (Haute-Marne) et de Palleau (Saône-et-Loire). "Ces infrastructures, d’ores et déjà mises en service, permettront aux expéditeurs d’acheminer une capacité supplémentaire de 250 gigawatts heure par jour, entre le Nord et le Sud", note Rodolphe Libosvar.
GRTgaz compte 3 000 salariés et affiche, pour 2017, un chiffre d’affaires de 1,972 milliard d’euros.
https://www.usinenouvelle.com/article/g ... ne.N754164

Re: Gaz en France

par Remundo » 26 sept. 2018, 16:14

Raminagrobis a écrit :
26 sept. 2018, 15:23
Si tu produit du méthane avec une matière à fort ratio C/H, tu as du CO2 en plus.
si ça provient de biomasse, le bilan est quand même bon

s'il s'agit d'hydrocarbures fossiles, au moins en partie, je suis d'accord.
Là on a deux filières en gros :

* produire du méthane à partir de solides (charbon, biomasse, pneus usagés, etc), avec un excédent de CO2 (car on fait du C0 + H20 => CO2 + H2).
* produire du méthane à partir d'électricité via l'électolyse, en mangeant du CO2. C'est le EtG.

Je m'étonne qu'on ne s'intéresse par à la solution intermédiaire. C'est à dire utiliser des solides comme source de carbone, et en complémentant avec de l'hydrogène produit par électrolyse.
En effet on pourrait combiner / harmoniser les 2 filières, le pb, c'est qu'elles n'existent pas encore franchement...

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