Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

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Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 13 juin 2020, 12:08

A Tchernobyl, des scientifiques mesurent le désastre après des incendies record

AFP•13/06/2020
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Malgré les efforts de centaines de pompiers, plus de 66.000 hectares de terres (un quart de la zone d'exclusion) dont 42.000 hectares de forêts ont été ravagés. Cette semaine, les autorités ont pour la première fois ouvert aux médias l'accès aux territoires affectés.

"C'était l'incendie le plus important" depuis l'accident de 1986, relève Denys Vychnevsky, un responsable scientifique de la réserve.

Si le désastre n'a pas provoqué, selon Kiev, de hausse de la radioactivité, il a porté un coup dur à l'écosystème local, qui prospérait depuis la catastrophe de 1986 suivie de l'évacuation des centaines de milliers d'habitants et de l'arrêt de la plupart des activités humaines.
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Lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2d2c71ed06

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 16 avr. 2020, 09:01

Tchernobyl : Les incendies sont maîtrisés… Et les impacts radiologiques ?
NUCLEAIRE Depuis le 3 avril, des incendies ravagent la région de Tchernobyl, sans épargner la zone d’exclusion autour de la centrale accidentée. Les feux sont aujourd’hui maîtrisés et les premières mesures de radioactivité dans l’air communiquées semblent rassurantes

Fabrice Pouliquen Publié le 15/04/20

- Les images satellitaires de ce mercredi confirment les messages rassurants des autorités ukrainiennes de la veille : les incendies dans la région de Tchernobyl sont maîtrisés.

- Ces feux, courants à cette période de l’année dans la région, ont cette fois-ci pénétré très loin dans la zone d’exclusion, ce périmètre établi dans un rayon de 30 km autour de l’ex-centrale nucléaire, l’une des zones les plus contaminées aujourd’hui encore.

- Les premières mesures des impacts radiologiques de ces incendies, notamment à Kiev, à 100 km au sud, indiquent des concentrations de cesium 137 plus élevées que d’habitude, mais sans conséquence sanitaire pour autant, indique l’IRSN.

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Le principal feu s’est déclenché le 3 avril à cinquante kilomètres à l’ouest de la centrale. Entretenu par le vent et une sécheresse inhabituelle, il a ravagé en dix jours 35.700 hectares, toujours selon Greenpeace Russie.

Jusqu’à lécher le réacteur accidenté
Un deuxième feu inquiétait plus encore l’ONG. D’une ampleur moindre – il a détruit 13.000 hectares, celui-ci s’est déclaré le mercredi 8 avril à cinq kilomètres seulement de la centrale. Les flammes ont enjambé la rivière Pripiat, malgré ses 200 mètres de large, et se sont approchées jusqu’à 1,5 km de l’arche recouvrant le réacteur ayant explosé lors de l’accident en avril 1986.

La pluie est tombée à pic mardi, apportant une aide précieuse aux 400 secouristes et pompiers qui bataillaient contre les flammes. Dans la matinée, le service pour les situations d’urgence assurait ainsi qu’il n’y avait plus de « feu ouvert » mais seulement des « foyers isolés » et des « feux couvants ». Ce même mardi, en fin de journée, les autorités ukrainiennes déclaraient que les feux étaient sous contrôle. Une affirmation que confirment les images satellitaires de ce mercredi, disent tant l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) que Greenpeace Russie. « Il n’y a plus qu’un seul point thermique visible depuis l’espace sur la zone brûlée par le premier incendie [loin de la zone d’exclusion] et plus aucun en ce qui concerne le deuxième feu, détaille l’ONG. Compte tenu des prévisions météorologiques (froid, brume, pluies), nous pouvons dire que le danger semble être écarté. »

Les feux maîtrisés… Mais quel impact radiologique ?
Mais si les incendies semblent désormais maîtrisés, il reste encore à déterminer avec précision leurs impacts radiologiques. Comme l’eau, le feu peut être un des éléments qui concourent à relâcher de la radioactivité dans l’environnement. La menace vient notamment de la végétation. « Aux alentours de la centrale, la forêt a fini par reprendre le dessus, rappelle François Besnus, directeur de l’environnement à l’IRSN. En poussant, les arbres ont remobilisé une partie des éléments radioactifs qui restaient présents au sol. Ainsi, les bois et la canopée se recontaminent en éléments radioactifs, même si c’est beaucoup moins intensément que lors de l’accident de 1986. » Or, avec les incendies de ces derniers jours, les radionucléides ont été pour partie libérés dans les fumées, puis transportés au gré des vents, bien au-delà de l’Ukraine.

Des premières mesures, à Kiev, à 100 km au sud de la centrale, ont cherché à évaluer cette pollution atmosphérique en se concentrant sur la présence dans l’air de césium 137, « un radionucléide très volatile et que l’on retrouve nettement en abondance par rapport aux autres, précise François Besnus. Autrement dit, si on ne mesure que de faibles quantités de césium 137 dans l’air, c’est que les autres radionucléides sont moins présents encore, voire inexistants. »

L’IRSN a pu elle-même faire des mesures sur place, via la balise Téléray installée à l’ambassade de France dans la capitale ukrainienne. « Elle n’a pas détecté d’élévation anormale de la radioactivité ces derniers jours », déclarait l’institut de radioprotection le 7 avril, soit quelques jours après le début des incendies.

Bien plus de césium 137 dans l’air de Kiev, mais « sans conséquences sanitaires »
Mais cette balise n’est en capacité de détecter que des accidents radiologiques importants. Pour des analyses plus fines, il faut en passer par des mesures à partir de prélèvement d’aérosols (particules ou poussières en suspension dans l’air) sur filtres. Ce qu’ont fait plusieurs organismes scientifiques ukrainiens. A Kiev, les activités volumiques les plus élevées en cesium-137 ont été enregistrées pour la période du 9 au 11 avril. Ces valeurs sont significativement plus élevées que celles habituellement mesurées en césium 137 dans l’air à Kiev. « Une augmentation ponctuelle de plus de 700 fois de la concentration en césium 137 dans l’air de la ville », indique la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), sur son blog hébergé sur Mediapart. Ces mesures « attestent du passage de masses d’air marquées par la radioactivité, mais elles restent cependant modérées et sans conséquence sanitaire », précise l’IRSN.

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https://www.20minutes.fr/planete/276141 ... iologiques

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 14 avr. 2020, 22:32

14 avril 2020

Les pompiers ukrainiens ont maîtrisé le feu qui avait ravagé pendant dix jours la zone d’exclusion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, selon un rapport du service national pour les situations d’urgence.

Le service ukrainien pour les situations d’urgence a informé le Président Volodymyr Zelensky que le feu de forêt dans la zone d’exclusion de Tchernobyl avait été maîtrisé, mais que des feux couvants étaient encore présents.

«Le service d’État pour les situations d’urgence a besoin de quelques jours pour éteindre les feux couvants après l’incendie», a annoncé le service de presse de la présidence ukrainienne, ajoutant que le directeur dudit service, Nikolaï Tchetchetkine, avait assuré le Président qu’il n’y avait «plus de feu ouvert».
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https://fr.sputniknews.com/internationa ... ---videos/

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 14 avr. 2020, 09:22

Le feu est toujours pas éteint et aurait ravagé déjà 20 000 ha !

https://www.bfmtv.com/international/tch ... 92850.html

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A photo taken from the roof of the Chernobyl plant shows the forest fire burning on the horizon. Photograph: AP

https://www.theguardian.com/environment ... clear-site

Diaporama 12 photos ici : https://www.parismatch.com/Actu/Interna ... se-1681769

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 12 avr. 2020, 09:25

Tchernobyl : Les satellites de la NASA montrent les inquiétants feux de forêt autour de la centrale

par GUILLAUME PIGEARD, le 11 avril 2020

Un puissant incendie ravage la forêt autour de l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl. Les vues satellitaires montrent des images aussi inquiétantes que les radiations qui se dégagent des larges fumées visibles de l’Espace.

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https://www.tomsguide.fr/tchernobyl-les ... -centrale/

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 06 avr. 2020, 00:12

Feu de forêt à Tchernobyl : la radioactivité s'envole

Par AFP - 50 Avril 2020

L’Ukraine a signalé dimanche une hausse de la radioactivité, en raison d’un feu de forêt qui s’est déclaré la veille, dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Tchernobyl, théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l’histoire.

"De mauvaises nouvelles"

"Il y a de mauvaises nouvelles : la radioactivité est supérieure à la normale au coeur de l’incendie", a déclaré sur Facebook Egor Firsov, à la tête du service d’inspection écologique.

M. Firsov a accompagné son message d’une vidéo montrant un compteur Geiger affichant un niveau de radioactivité 16 fois supérieur à la normale.

Les flammes ont envahi plus de 100 hectares dans la parcelle forestière située autour de la centrale accidentée, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale Kiev.

Pas de danger, selon les autorités
Les services d’urgence avaient dans un premier temps assuré dimanche qu’il n’y avait pas de hausse de la radioactivité après avoir pourtant fait état samedi de "difficultés" dans leurs efforts en vue de venir à bout du sinistre en raison d’une augmentation de celle-ci dans certains endroits.

Les autorités ont affirmé que les localités avoisinantes n’étaient pas en danger.

Deux avions, un hélicoptère et une centaine de pompiers sont mobilisés pour lutter contre l’incendie.

La centrale arrêtée en 2000
Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu’aux trois quarts de l’Europe.

Après cette catastrophe, les autorités ont évacué des centaines de milliers de personnes et un vaste territoire, couvrant plus de 2000 kilomètres carrés, est resté à l’abandon.

Trois autres réacteurs de la centrale ont continué de fonctionner après le drame. Le dernier a été arrêté en 2000, marquant la fin de toute activité industrielle à Tchernobyl.
https://www.lalsace.fr/faits-divers-jus ... e-s-envole

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par mobar » 24 janv. 2020, 22:37

https://www.goodplanet.info/2016/04/27/ ... chernobyl/
La catastrophe de Tchernobyl a coûté 700 milliards de dollars en 30 ans, estime l’ONG Green Cross. Un rapport, publié le 21 avril, évalue le coût de l’explosion, les dommages causés aux terres à proximité de la centrale et les conséquences sanitaires et économiques sur les populations. Le document mesure les coûts directs et indirects sur le court terme et le long terme. Pour ce faire, les chercheurs ont compilé les chiffres avancés par différentes études traitant des coûts économiques de la catastrophe par secteur. Ainsi, la décontamination de la zone irradiée est estimée à 67 milliards de dollars. Quant à eux, les coûts sanitaires s’élèvent à près de 100 milliards de dollars. Ils comprennent les frais liés à la protection sociale des pays, de la prise en charge médicale et du suivi psychologique.

Les deux grandes victimes économiques de cette catastrophe sont la Biélorussie et l’Ukraine, dont les frais totaux sont estimés à respectivement 235 milliards et 198 milliards de dollars depuis 1986. « Cette étude est nécessaire pour comprendre que les coûts de n’importes quelles centrales nucléaires n’englobent pas que leur construction et leur maintenance : il y a aussi le prix d’un accident potentiel », concluent les auteurs.
Une idée pour les coûts d'un évènement comparable à Gravelines ou au Tricastin?

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 02 nov. 2019, 20:39

Les chevaux sauvages de Tchernobyl

par Brice Louvet, rédacteur sciencesBrice Louvet, rédacteur sciences 1 novembre 2019

Introduits il y a quelques années dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, les chevaux de Przewalski poursuivent leur lente convalescence.
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https://sciencepost.fr/les-chevaux-sauv ... chernobyl/

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 13 oct. 2019, 14:59

Suite de post du 26 avril 2016 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 20#p389320

Le stockage '' sec'' de combustible ISF2 bientôt prêt.
Chernobyl used fuel store ready for commissioning

24 September 2019

Holtec International has announced completion of the pre-commissioning programme, or 'cold tests', for the Chernobyl Interim Spent Nuclear Fuel Storage Facility (ISF-2) in Ukraine. It is the world's largest dry storage installation.

The principal contractors on the ISF-2 facility project are Ukraine's UTEM, Germany's BNG and Italy's Maloni. The project, supported by the Nuclear Safety Account managed by the London-headquartered European Bank for Reconstruction and Development, will provide for the processing and storage of the used nuclear fuel from units 1, 2 and 3, which is required for the decommissioning of the Chernobyl plant.

Completion of cold testing was marked by the demonstration on 29 August of full functionality of the facility with no major issues or impediments to its licensed operation, Holtec said. This was confirmed at a working meeting by State Nuclear Regulatory Inspectorate of Ukraine on 6 September.

ISF-2 will formally enter commissioning once the operator - Chernobyl Nuclear Power Plant (ChNPP) - obtains an individual operation licence from the regulator. This will initiate the campaign to dismember each of Chernobyl’s more than 21,000 fuel assemblies into three parts - two fuel bundles and an activated connecting rod - in a purpose-built ‘hot cell’ and place them in interim dry storage.
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http://www.world-nuclear-news.org/Artic ... missioning

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 15 août 2019, 09:49

Contract for early Chernobyl dismantling work signed

05 August 2019

A contract has been signed between SSE Chernobyl NPP and construction company Ukrbudmontazh (UBM) for the creation of infrastructure for the early dismantling of the Shelter Object. This structure, widely known as the 'sarcophagus', was hastily constructed over the remains of the destroyed reactor of unit 4 in the weeks after the 1986 accident.

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http://www.world-nuclear-news.org/Artic ... -work-sign

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 08 août 2019, 23:19

Le démantèlement du sarcophage de la centrale de Tchernobyl entre dans une nouvelle phase

SYLVAIN ARNULF PUBLIÉ LE 08/08/2019

Plus de 30 ans après son installation, le sarcophage de Tchernobyl recouvrant les ruines du réacteur numéro 4, est en piteux état. Son démantèlement va débuter, sous l'arche de confinement livrée début juillet 2019 après douze ans de chantier. Cette phase du chantier doit s'achever en 2023.
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https://www.usinenouvelle.com/article/3 ... er.N873760

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 11 juil. 2019, 20:29

[Vidéo] La titanesque arche de confinement de Tchernobyl, un chantier historique

RÉMI AMALVY Usine Nouvelle 11/07/2019

VIDÉO La clé de l'arche de confinement de Tchernobyl a été symboliquement confiée aux autorités ukrainiennes le 10 juillet. Elle marque la fin de douze ans de chantier, pour un projet de 2,1 milliards d'euros aux dimensions titanesques, impliquant plusieurs industriels français.

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L'arche est désormais la plus grande structure terrestre mobile jamais construite. © Yuri Semitotskiy / NOVARKA

Douze ans de chantier. 33 millions d’heures de travaux, réalisées par plus de 10 000 ouvriers. Les statistiques de la construction de l’enceinte de confinement du réacteur n°4 de Tchernobyl ont de quoi donner le tournis. Et ce n’est pas tout ! Il s’agit désormais de la plus grande structure terrestre mobile jamais construite, avec une portée de 257 mètres, une largeur de 162 mètres, une hauteur de 108 mètres et un poids total de 36 000 tonnes (avec ses équipements).

La clé du colosse, enfin terminé, a été symboliquement remise le 10 juillet aux autorités ukrainiennes par les industriels français Vinci Construction Grands Projets et Bouygues Travaux Publics, partenaires du groupement Novarka. Pour l’occasion, une cérémonie s’est tenue sur le site en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Ce projet est un morceau de vie pour chacun d’entre nous. Et nous sommes tous conscients du progrès environnemental que cet ouvrage représente pour l’Ukraine, ses pays voisins et tout le continent européen" a déclaré Patrick Kadri, président de Vinci Construction Grands Projets. Le directeur général adjoint de Bouygues Travaux Publics, Marc Adler, ajoute dans le même communiqué: "Tchernobyl restera dans l’Histoire du génie civil comme un concentré d’innovation et les ingénieurs qui y ont pris part transmettent déjà les enseignements de ce projet hors normes dans les écoles d’ingénieurs."

En 2016, l’arche avait été déplacée de 327 mètres depuis son lieu d’assemblage jusqu’à sa destination finale. Une vidéo recouvrant toutes les étapes de sa construction avait alors été dévoilée.

2,1 milliards d'euros pour une durée de vie de 100 ans

Au total, le projet aura coûté 2,1 milliards d’euros, entièrement financé par la communauté internationale. L’ouvrage désormais reçu, le Chernobyl Nuclear Power Plant (ChNPP) va pouvoir démarrer le démantèlement des installations accidentées et le traitement des déchets radioactifs. Une opération rendue possible par les 26 équipements de démolition intégrés dans l’arche et pilotés à distance, installés depuis la pose de l'arche sur site fin 2016. Parmi eux, des bras géants, des ponts et des systèmes de levage conçus par des entreprises partout dans le monde.

Conçu avec l'équipementier français CNIM, un matériau spécial a été apposé afin de créer une membrane entre l'enceinte et le sarcophage. Les durées de vie des différentes couches qui la composent devraient lui permettre de tenir environ 100 ans. La membrane est également capable de résister à des températures allant de -40°C à +40°C, des séismes et des chocs contondants.

Aucun accident n'a été à déplorer durant la totalité des opérations. "C'est une très grande fierté", explique Vinci Construction, contacté par L'Usine Nouvelle. La raison : des systèmes de roulements pour les employés, une mesure maximale de dosimètre inférieure aux standards français, un briefing d'une demi journée sur les radiations pour les nouveaux venus, et des "règles très strictes", entraînant un licenciement pour le moindre irrespect. "On ne pouvait pas se permettre de laisser passer quoi que ce soit", précise Vinci. A l'échelle du chantier et des enjeux depuis le drame de 1986, on ne peut que le comprendre.
https://www.usinenouvelle.com/article/v ... ue.N865395

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 15 mai 2019, 13:37

Des drones identifient des “points chauds” inconnus dans la zone interdite de Tchernobyl !

par Yohan Demeure, 15 mai 2019

Des chercheurs britanniques se sont récemment lancés dans une campagne de cartographie par drone de la forêt autour de Tchernobyl. Celle-ci, située dans zone d’exclusion, comporte des “points chauds” qui étaient encore inconnus, correspondant à de la radioactivité dépassant très largement la moyenne
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https://sciencepost.fr/2019/05/des-dron ... chernobyl/

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 25 juin 2018, 20:11

Le rêve américain des chiens de Tchernobyl


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Des bénévoles de la fondation américaine Clean Cultures Fund (CFF) s'occupent de chiens errants dans un hôpital près de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 8 juin 2018 en Ukraine / © AFP / Sergei SUPINSKY

Des aboiements et glapissements rompent le calme qui règne autour de Tchernobyl: dans la zone irradiée par le pire accident nucléaire de l'Histoire, des chiens errants se préparent à une nouvelle vie aux Etats-Unis.

Il y a trente ans, le long immeuble d'où viennent ces sons servait de "centre de désinfection" pour les employés de la centrale, qui s'y changeaient après leur travail et s'y soumettaient à un traitement sanitaire.

Aujourd'hui, c'est devenu un hôpital pour les chiens errants dont regorge la zone d'exclusion entourant la centrale accidentée dans un rayon de 30 kilomètres, quasi inhabitée depuis le drame survenu en 1986.

Un projet d'adoption de ces animaux a été lancé par la fondation américaine Clean Cultures Fund (CFF). Son cofondateur Lucas Hixson, venu pour la première fois à Tchernobyl en 2013 en tant que spécialiste de la radiation, a été surpris du nombre de chiens dans la zone et a fini par en adopter un l'an dernier.

Le nom de son chouchou est "Dva" (deux en ukrainien), référence au fait qu'il s'agit du deuxième chien de Tchernobyl à être adopté. Mais les volontaires du CFF espèrent que 200 autres connaîtront un destin similaire au cours des deux prochaines années.
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Hormis les radiations, dont l'impact reste difficile à évaluer, les chiens souffrent des hivers durs, de maladies et... des loups qui errent dans la zone d'exclusion devenue une gigantesque réserve biologique.

Ces prédateurs sont responsables d'un tiers des décès de chiens de Tchernobyl au cours des cinq dernières années, souligne Mme Apolonova.
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https://www.romandie.com/news/Le-reve-a ... 930485.rom

Re: Tchernobyl : les suites, jusqu'à nos jours

par energy_isere » 12 janv. 2018, 21:33

suite de ce post du 21 nov 2016 : viewtopic.php?p=395635#p395635
Une centrale solaire à Tchernobyl

Par Sciences et Avenir avec AFP le 11.01.2018

L'Ukraine se prépare à lancer sa première centrale solaire dans la zone contaminée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, pour redonner vie à ce territoire abandonné.

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D'une puissance relativement symbolique d'un mégawatt, la centrale se trouve à seulement une centaine de mètres du nouveau "sarcophage" en acier étanche qui recouvre les restes du réacteur accidenté de Tchernobyl, théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l'Histoire. Une telle centrale peut couvrir la consommation d'environ 2.000 foyers vivant en appartements, explique à l'AFP Evguen Variaguine, directeur de l'entreprise ukraino-allemande Solar Chernobyl qui a réalisé ce projet.

Le groupe a dépensé un million d'euros dans cette structure d'environ 3.800 panneaux photovoltaïques installés sur 1,6 hectare, le double de la pelouse d'un stade de football. Il espère rentabiliser le projet d'ici à sept ans. A partir de cette unité qui doit être inaugurée dans les semaines à venir, le groupe prévoit d'atteindre un total de 100 mégawatts dans la zone où le niveau d'ensoleillement "est le même que dans le sud de l'Allemagne", souligne M. Variaguine.

L'Ukraine cherche à développer sa propre production d'énergie après l'arrêt brutal de ses achats de gaz russe en pleines tensions entre Moscou et Kiev. Elle veut aussi redonner une seconde vie à la zone d'exclusion de Tchernobyl qui entoure dans un rayon de 30 kilomètres la centrale nucléaire accidentée, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, près de la frontière bélarusse.

Terre contaminée

Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu'aux trois quarts de l'Europe. Après cette catastrophe, les autorités soviétiques ont évacué des centaines de milliers de personnes et un vaste territoire, couvrant plus de 2.000 kilomètres carrés, est resté abandonné. Trois autres réacteurs de la centrale ont continué de fonctionner après le drame mais le dernier a été fermé en 2000, marquant la fin de toute activité industrielle à Tchernobyl.

L'Homme ne pourra pas revenir vivre dans cette zone "pendant encore 24.000 ans" mais une prudente exploitation industrielle redevient possible, estiment les autorités ukrainiennes."Ce territoire ne peut évidemment pas être utilisé pour l'agriculture, mais il convient tout à fait pour des projets innovants et scientifiques", assurait à l'AFP en 2016 le ministre ukrainien de l'Environnement Ostap Semerak.

L'installation fin 2016 d'une gigantesque chape étanche au-dessus des ruines du réacteur accidenté a contribué à la réalisation du projet. Financé par la communauté internationale, le nouveau dôme a recouvert le vieux "sarcophage" en béton, fissuré et instable, et permis de mieux isoler le magma hautement radioactif resté dans le réacteur. Résultat: le taux de radioactivité à proximité de la centrale a été divisé par dix en un an, selon les estimations officielles.

Des précautions restent nécessaires: les supports des panneaux photovoltaïques de Solar Chernobyl ne sont pas plantés directement dans la terre contaminée, mais fixés sur des socles en béton posés à même le sol. "Nous ne pouvons pas forer ou creuser ici en raison des règles de sécurité", explique M. Variaguine.

Investissements difficiles

Le consortium qui l'emploie a déjà construit en 2016 une centrale solaire d'un peu plus de quatre mégawatts dans la zone irradiée au Bélarus voisin, à plusieurs dizaines de kilomètres de Tchernobyl. Côté ukrainien, les autorités ont mis à disposition près de 2.500 hectares pour de tels projets. Elles ont déjà reçu une soixantaine de propositions de la part de groupes étrangers --danois, américains, chinois, français-- , selon Olena Kovaltchouk, porte-parole de l'administration locale. Facteur encourageant, Kiev achète l'énergie solaire à un tarif qui "dépasse en moyenne de 50% celui appliqué en Europe", explique à l'AFP Oleksandr Khartchenko, directeur exécutif du Centre des recherches énergétiques de Kiev.

La ruée des investisseurs occidentaux vers Tchernobyl n'est cependant pas pour demain, prévient cet expert, vu le poids de la bureaucratie et de la corruption endémiques en Ukraine. "Il est très important d'avoir des garanties que le travail dans la zone de Tchernobyl sera sûr", prévient de son côté Anton Oussov, conseiller de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), qui ne prévoit pour l'instant aucun investissement dans ce domaine en Ukraine.
https://www.sciencesetavenir.fr/nature- ... byl_119769

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