Filiére bois - energie

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Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 27 mars 2019, 22:47

Ces photos me font penser à celles ci :
https://www.delcampe.net/fr/collections ... 0%5D=30002

Cliquer pour zoomer.
Quand à la ponction des rémanents pour la pédogenèse des sols, c'est un mauvais argument: 80¨% de la pédogenèse s'effectue par les radicelles larguées chaque années par l' arbre et une ponction de rémanents tous les 20/30 ans ça fait 1/20 de 20% , soit pas beaucoup!
Seuls les sols tres faibles seraient intéressés par ce retour. L' ONF interdisait la récolte des rémanents pour les BRF et l'autorise pour les plaquettes ? c'est mesquin !

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 27 mars 2019, 22:18

Bois énergie : comment réduire l'impact de la plaquette forestière

La demande croissante pour les plaquettes forestières modifie la gestion des forêts et du bois. Plusieurs acteurs de la filière se sont associés à l'Ademe pour préconiser de bonnes pratiques et réduire l'impact de l'exploitation de cette ressource.

25 mars 2019 Sophie Fabrégat

Image

La loi sur la transition énergétique prévoit un doublement de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale de chaleur d'ici 2030. La biomasse devrait être fortement sollicitée pour répondre à cet objectif, avec des risques d'une gestion non durable des ressources forestières et des impacts plus larges sur l'environnement. "La récolte de bois pour la production des plaquettes forestières a d'ores et déjà plus que triplé au cours des dix dernières années (...). En parallèle, la récolte du bois bûche s'est réduite", note une étude publiée par l'Ademe, en partenariat avec l'Inra, le FCBA, l'Irstea, l'ONF, Ecofor et le GCF.

La production des plaquettes mobilise des ressources nouvelles : arbres entiers qui ont un petit diamètre et houppiers entiers, branches d'un diamètre inférieur à 7 cm, communément appelés les "menus bois", ou des souches… Or, ces ressources sont importantes pour la biodiversité forestière et la bonne santé des sols (apports en minéraux, …). L'étude est donc accompagnée de recommandations précises pour mener une exploitation durable des forêts. "La rédaction de ces recommandations a nécessité une expertise collective approfondie, qui a associé pendant près de trois ans une vingtaine d'experts issus de la recherche académique, de la recherche & développement et d'acteurs de terrain", souligne l'Ademe.

Des impacts multiples

"Le risque de perte de fertilité des sols forestiers associé à la récolte de menus bois et souches est lié, d'une part à l'exportation parfois forte d'éléments minéraux et, d'autre part à la sensibilité des sols vis-à-vis de l'exportation des éléments minéraux", indique l'étude. Ces éléments, autrefois laissés sur place, "constituent une biomasse riche en éléments nutritifs : calcium (Ca), magnésium (Mg), potassium (K), phosphore (P) et azote (N)". Priver une parcelle de ces apports peut avoir "des effets marqués et prolongés – pendant plus de 15 ans – sur la fertilité du sol et la production du peuplement".

L'exploitation forestière peut également avoir un impact sur tout un écosystème (mousses, champignons, bactéries…). Par exemple, "certaines pratiques actuelles de la récolte de bois à des fins énergétiques modifient la quantité et la diversité des bois morts", essentiels pourtant au fonctionnement de l'écosystème.

Enfin, les gros engins d'exploitation peuvent tasser les sols et engendrer des dégâts irréversibles. L'érosion des sols constitue un risque, alors que les forêts jouent un rôle important dans l'infiltration de l'eau.

Zoom sur !es bonnes pratiques

L'étude recommande de réaliser un diagnostic pour évaluer les enjeux liés à la biodiversité et à la qualité des sols, avant toute exploitation.

Par ailleurs, le fait de laisser le feuillage sur place lors des récoltes permettrait de limiter les risques de l'appauvrissement des sols, cet élément étant particulièrement riche en nutriments. L'idéal serait d'espacer les récoltes des menus bois de 15 ans, voire de 30 ans pour les sols particulièrement appauvris. A défaut, laisser 10 à 30 % de cette ressource sur place permettrait d'apporter les éléments essentiels au sol. L'étude dresse également des recommandations pour le prélèvement des souches.

Pour limiter les impacts sur la biodiversité, l'étude préconise de préserver les refuges : pièces des bois morts (chandelles, chablis isolés, gros bois morts au sol…), arbres vivants constituant des supports de biodiversité (arbres isolés à cavités, îlots de gros et vieux arbres vivants), fruitiers et autres essences secondaires.

Éviter la circulation des engins sur toute la parcelle et protéger les voies de passage avec du menu bois permet d'amortir le poids et de limiter le phénomène du tassement des sols. Enfin, ne pas laisser un sol nu, protéger les bords des cours d'eau et les zones humides permettra de limiter l'érosion et de faciliter l'infiltration des eaux.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 33147.php4

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 03 avr. 2018, 23:23

Les chiffres-clés de la filière bois énergie

Par Article partenaire Enedis 15/03/2018, La Tribune

Première source d’énergie renouvelable en France, le bois énergie connaît un fort développement, notamment dans le secteur industriel. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre ce phénomène.

Le bois énergie désigne l'utilisation du potentiel énergétique du bois afin de produire de la chaleur (chauffage, eau chaude sanitaire), de l'électricité voire des biocarburants de seconde génération. Cette bioénergie, disponible sous différentes formes (granulés, bûches, etc.), présente un avantage essentiel en terme écologique : son bilan carbone est totalement neutre, puisqu'un arbre consomme autant de CO² durant sa croissance qu'il en produit lors de sa combustion.


15,5
Les forêts françaises couvrent 15,5 millions d'hectares, ce qui équivaut à près du tiers de la surface du territoire. Le prélèvement annuel de bois (environ 50 millions de mètres cube) représente à peine plus de la moitié de l'accroissement naturel de la forêt. De quoi offrir à la filière bois énergie un important gisement énergétique potentiel.

Source : Office National des Forêts (ONF).


40
En 2015, la production primaire d'énergies renouvelables en France s'élevait à 23 MTep*. Le bois énergie représente près de 40% de ce total, loin devant l'hydraulique (20,5 %) ou l'éolien (8%). Si cette part a légèrement diminué en 20 ans, la filière reste le leader incontestable du secteur.

Source : Ministère Environnement de l'Énergie et de la Mer (2016)


6,9
En un an, les bioénergies ont produit 6,9 TWh** d'électricité. Ce chiffre monte à 9 TWh si l'on prend en compte la part non renouvelable de la production. Si le segment reste minoritaire sur le marché de l'électrique (seulement 1,4% de la consommation couverte), il enregistre une progression constante (+7,6% au 3e trimestre 2017).


Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


110
La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) est un document stratégique qui fixe, depuis 2016, les objectifs en termes de mix énergétique. Avec près de 600 MW de puissance installée fin 2017, le bois énergie a d'ores et déjà atteint plus de 110% des objectifs nationaux de la filière pour 2018 et 76% (dans un scénario bas) pour 2023.

Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


5 972
En dehors du chauffage domestique, le bois énergie s'étend progressivement au chauffage collectif et industriel depuis les années 2010. Ainsi, en 2017, 5 972 installations de bois énergie d'une puissance supérieure à 50 KW ont été répertoriées en France. Leur puissance cumulée représente 8,1 GW, soit une hausse de 12% par rapport à 2016.

Source : Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE).


3,5
En 2014, le marché du bois énergie représentait 3,5 milliards d'euros. De la collecte, au conditionnement en passant par le transport ou l'exploitation, la filière regroupe pas moins de 10 000 emplois directs ou indirects et pourrait bien en générer 15 000 à 20 000 de plus d'ici 2020.

Source : Ademe et Direction Générale Énergie et Climat.


* Millions de tonnes équivalent pétrole.
** Terawattheure
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 71950.html

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 02 avr. 2018, 12:50

Tiens ? On a exporté des plaquettes de bois vers le ..... Danemark !
Transport fluvial en péniche jusqu' à Anvers, puis par mer vers le Danemark


Export de plaquettes forestières par voie d’eau vers le Danemark par ONF Energie

FranceFrédéric DOUARD 1 mars 2018

En ce début d’année 2018, une opportunité d’export de bois-énergie s’est présentée pour l’Office National des Forêts et sa filiale ONF Energie dans le Grand Est. En effet, une importante centrale Biomasse danoise recherchait activement du bois-énergie pour pallier au déficit d’approvisionnement des fournisseurs scandinaves en cette période hivernale. D’autre part, le marché régional du bois-énergie n’offrant pas de débouchés suffisants, un important stock de bois bord de route s’était accumulé en forêt publique depuis 2016. Ce sont ainsi près de 18 000 tonnes de bois-énergie qui ont été mobilisées vers ce débouché durant les mois de janvier et février sur la région Grand-Est.

Image

.....................
https://www.bioenergie-promotion.fr/550 ... f-energie/

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 03 mars 2018, 20:57

Onze nouveaux projets pour l’appel d’offres biomasse T2


Issus du deuxième round de l’appel d’offres sur la biomasse énergie lancé en février 2016, onze projets ont été sélectionnés par l’administration (liste consultable ci-dessous), dont 9 pour le bois et 2 pour la méthanisation, sur un volume de 53 MW. Les centrales sont dimensionnées pour produire de de la chaleur renouvelable à hauteur de 1 000 GWh par an et l’électricité renouvelable pour 400 GWh. Pour rappel, l’appel d’offres propose 180 MW sur trois ans, répartis en trois sessions de 60 MW dont 10 MW pour le biogaz, sous le régime du complément de rémunération pendant 20 années.

Image

https://www.greenunivers.com/2018/02/on ... t2-177296/

autre lien :
...............
Le tarif moyen, pondéré par la puissance de tous les lauréats est de 122,50 euros/MWh, soit un tarif égal au tarif moyen pondéré par la puissance des lauréats de la première période. Pour les seuls projets de bois-énergie, le tarif moyen est de 137 euros/MWh. Soit moins que lors de la tranche précédente dans la même catégorie (149 euros/MWh).

La troisième période de candidature sera ouverte du 29 juin au 31 août prochain.
http://www.environnement-magazine.fr/en ... signes.php

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 18 nov. 2017, 23:43

Sur la photo, on voit des tas de branches inf à 7 cm de diamètre. Ces branches devraient selon l' Onf rester au sol pour la biodiversité du sol forestier.
Bourguignon , qui faisait des essais de BRF s'est vu interdire la récup de des branches apres des coupes rases.

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 18 nov. 2017, 20:14

Les coopératives forestières françaises réclament une augmentation rapide des projets bois-énergie

Frédéric DOUARD3 octobre 2017

Image
Récolte de bois-énergie en forêt privée, photo UCFF

Depuis le lancement du marché du bois-énergie en France il y a plus de 20 ans, les coopératives forestières ont toujours su répondre présent pour satisfaire un marché nouveau et en pleine expansion. Elles ont démontré leur compétence dans la mobilisation de la ressource et sont aujourd’hui les premiers producteurs de plaquettes forestières en France.

Le fonds chaleur, outil indispensable à la mise en place de chaufferies collectives en énergie bois, est-il à la hauteur de la situation ? La réponse est NON, le nombre de projets est historiquement bas.

Il ne correspond pas aux objectifs fixés par les pouvoirs publics pour atteindre les pourcentages de consommation d’énergies renouvelables en 2030.

De plus, le prix des énergies fossiles handicape fortement la consommation de bois-énergie. Une baisse de 30% des volumes livrés au deuxième trimestre 2017, au niveau national, montre notamment que les énergéticiens privilégient d’autres énergies à bas coût.

Les conséquences immédiates sont un fort déficit de l’exploitation forestière dans son ensemble et une perte de revenu direct pour les propriétaires forestiers.

Les coopératives forestières demandent donc un rééquilibrage urgent de la compétitivité du bois-énergie. Le fonds chaleur dont le montant doit doubler rapidement, doit servir à relancer et soutenir dans la durée l’utilisation du bois-énergie.

Les coopératives forestières ont la ressource suffisante pour répondre aux marchés. Elles savent la récolter et la valoriser. Par conséquent, les coopératives forestières s’engagent dans la fourniture régulière de bois-énergie si ces marchés sont relancés très rapidement.

Enfin, les coopératives forestières incitent fortement l’Etat à poursuivre activement son investissement pour une réelle hausse de la consommation des ENergies Renouvelables. Le bois est la première des ENR loin devant l’éolien, le solaire ou encore l’hydraulique. Il est donc nécessaire de flécher les aides sur le différentiel de prix entre énergie fossile et bois-énergie.

Le bois n’est pas rare, il est précieux pour l’ensemble de la filière forêt bois. Mais il est indispensable d’investir de manière réfléchie et équilibrée entre l’amont (mobilisation de la ressource) et l’aval (construction de chaufferies), en encourageant le regroupement des propriétaires forestiers.

Avec un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros et 1 000 salariés, l’Union de la Coopération Forestière Française est la première force économique de la forêt privée française. Elle rassemble 19 coopératives forestières en France qui regroupent 120 000 producteurs forestiers adhérents, gèrent 2 millions d’hectares de forêts, produisent 7 millions de m3 de bois par an. Les coopératives forestières sont le premier producteur de plaquettes forestières en France (600 000 tonnes/an). www.ucff.asso.fr
https://www.bioenergie-promotion.fr/532 ... s-energie/

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 02 juil. 2017, 13:58

Faut-il exploiter davantage la forêt pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Le rôle de la filière forêt-bois dans l’atténuation du changement climatique devrait s’accentuer d’ici à 2050, estime une étude de l’Inra et l’IGN.


LE MONDE | 28.06.2017 Par Pierre Le Hir

Couvrant 17 millions d’hectares, soit 30 % du territoire métropolitain, la forêt française tient une place centrale dans la lutte contre le réchauffement. Elle stocke en effet dans les arbres, le bois mort et les sols, environ 80 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, près d’un cinquième des émissions nationales de gaz à effet de serre.

Or, « le rôle de la filière forêt-bois dans l’atténuation du changement climatique devrait s’accentuer d’ici à 2050 ». C’est ce que conclut une étude intitulée Freins et leviers forestiers à l’horizon 2050, menée par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), et rendue publique mardi 27 juin.

Ses auteurs ont cherché à déterminer quel type de gestion forestière serait, à moyen terme, le plus bénéfique pour le climat en dehors de toute autre considération. Le bilan carbone de la forêt se calcule en effet en fonction de deux facteurs. D’un côté, le volume de CO2 séquestré dans les espaces boisés, qui s’accroît lorsque ceux-ci sont peu exploités. De l’autre, la quantité de dioxyde de carbone dont le rejet dans l’atmosphère est évité par l’usage du bois en substitution de combustibles ou de matériaux plus « polluants » – pour la construction, l’énergie, etc. – , qui augmente, elle, quand les forêts sont exploitées de façon intensive. Deux stratégies qui permettent l’une et l’autre de combattre le réchauffement, mais qui s’opposent et entre lesquelles il convient donc de trouver le meilleur équilibre.

130 millions de tonnes de CO2 par an

L’équipe scientifique, forte d’une vingtaine de membres, a comparé plusieurs scénarios de sylviculture. Avec une gestion peu intensive, où la récolte annuelle de bois reste à son niveau actuel de 50 millions de m3 par an, les prélèvements ne représentent qu’un peu plus du tiers de la croissance naturelle de la forêt et le volume annuel de CO2 stocké sur pied grimpe à 130 millions de tonnes en 2050. En revanche, avec une exploitation beaucoup plus soutenue, où le prélèvement atteint 70 % de la croissance du couvert végétal, le puits forestier de CO2 chute à 60 millions de tonnes par an.

Mais la trajectoire est inverse pour les émissions évitées grâce à un recours accru, dans la seconde hypothèse, à du bois de chauffage ou de construction, en remplacement d’énergies et de matériaux plus pénalisants pour l’environnement.

Couper peu ou beaucoup de bois dans les massifs français est-il alors neutre pour le climat ? Non, répondent les chercheurs, qui introduisent un paramètre supplémentaire : l’effet du réchauffement en cours sur la santé des forêts. Pour l’apprécier, ils ont retenu la projection la plus alarmante du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dans laquelle les émissions mondiales de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, pour conduire à une montée planétaire moyenne des températures de 3,7 °C à la fin du siècle.


« Dans ce cas et quel que soit le scénario de gestion envisagé, la capacité de l’écosystème forestier français à stocker du carbone se trouverait fortement réduite », constatent les chercheurs, après avoir fait tourner un modèle d’interactions entre le sol, les plantes et l’atmosphère. Cela, en raison de sécheresses sévères et récurrentes, mettant à mal les peuplements de feuillus comme de résineux. Cette surchauffe aurait un impact « de bien moindre ampleur » sur les émissions de CO2 évitées grâce à l’usage du bois et c’est cette composante qui primerait alors.

Pour le coordinateur de l’étude, Jean-François Dhôte, directeur de recherche à l’INRA (unité amélioration, génétique et physiologie forestières), l’avantage revient ainsi à une valorisation intensive de la ressource sylvestre. « L’accumulation de carbone dans les forêts est réversible, explique-t-il. Elle peut être affectée par le changement climatique ou par des aléas tels que tempêtes, incendies ou invasions biologiques. A l’inverse, les émissions de CO2 évitées par l’utilisation du bois comme énergie ou comme matériau sont irréversibles. »

Les auteurs précisent toutefois que « si les projections avaient été effectuées à un horizon plus lointain (2100 ou au-delà), les conclusions auraient pu être différentes ». Car le cycle de vie des forêts métropolitaines, où dominent les feuillus, se mesure à l’échelle du siècle et non de la décennie.

La France veut augmenter d’un tiers sa récolte

Commandée par l’ex-ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, devenu celui de l’agriculture et de l’alimentation, cette étude donnera en tout cas du grain à moudre aux débats en cours, au sein de l’Union européenne, sur la comptabilisation du carbone du secteur forestier.

Bruxelles pousse en effet une proposition de règlement selon laquelle, sur la période 2020-2030 et dans chaque Etat membre, la gestion des forêts ne devra pas réduire sa fonction de puits de carbone, par rapport aux années 1990-2009. Or, la France vient de se doter d’un nouveau Programme national de la forêt et du bois, qui prévoit d’augmenter d’un tiers sa récolte durant la décennie à venir. Sous le précédent gouvernement, elle a tenté d’obtenir de la Commission européenne, pour ne pas être pénalisée, le droit de calculer son bilan carbone forestier sur cette nouvelle base et non sur celle du passé.

Aux yeux des ONG environnementales, mais aussi de certains scientifiques, cela reviendrait « à masquer les émissions réelles de CO2 ». Les associations pressent donc le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, dont la position n’est pas encore arrêtée, de sortir du bois et de montrer que la France se veut « exemplaire » sur le front du climat.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 22 févr. 2017, 18:56

energy_isere a écrit :
L'Etat réaffirme son soutien au bois construction. "En particulier, l'Etat peut, au moyen du levier de la commande publique, favoriser le réflexe de prescription du bois". La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoit également un développement "maîtrisé" du bois énergie d'ici 2023. Le potentiel est estimé, à l'horizon 2026, à 2,3 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole).
2,3 Mtep ça fait de l'ordre de 6,5 Millions de tonnes de bois sec, un peu plus de 10% de la récolte actuelle tous bois confondus
Pas facile, mais jouable ... si les programmes de soutien permettent de pérenniser la filière et que l'on arrête de construire des aspirateurs à biomasse comme la centrale d'EON à Gardanne qui assèche toute la région et au dela

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 22 févr. 2017, 17:20

Le programme national de la forêt et du bois 2016-2026 est adopté

10 février 2017 Rachida Boughriet actu-environnement.com

Le programme, qui définit la politique forestière française à l'horizon 2026, est adopté par décret. Il vise à augmenter la récolte de bois et ses usages dans la construction et le mix énergétique, tout en assurant une gestion durable des forêts.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a publié ce vendredi 10 février, au Journal officiel, le décret qui approuve le programme national de la forêt et du bois (PNFB) 2016-2026. Son élaboration est prévue par la loi d'avenir agricole d'octobre 2014. Il a été soumis à la consultation du public du 17 octobre 2016 au 7 novembre 2016.

Le PNFB a été co-construit avec les acteurs de la filière. Il définit la politique forestière française publique et privée, en métropole et en outre-mer, des dix prochaines années. Il vise ainsi à augmenter la récolte de bois tout en assurant le renouvellement de la forêt et à préparer les forêts françaises aux changements climatiques.

Le programme prévoit d'augmenter les prélèvements de bois en France tout en "assurant une gestion durable des forêts" : 12 millions de m3 supplémentaires devront être prélevés à l'horizon 2026. Cette mobilisation supplémentaire devra porter principalement sur des parcelles en déficit de gestion et sa valorisation "devra se faire dans le respect de l'articulation des usages", indique le document du programme. L'indicateur de suivi est la récolte commercialisée.

Adaptation au changement climatique et biodiversité préservée

Le PNFB vise aussi à "intensifier" la recherche et l'expérimentation sur les processus entrant en jeu dans la vulnérabilité /résilience et l'adaptation au changement climatique des forêts françaises. Objectif : "être en capacité de conseiller efficacement les propriétaires forestiers sur la préservation des équilibres biologiques, la gestion des dépérissements et l'adaptation des peuplements". Des systèmes de suivi, de veille et d'alerte "doivent être mis en place".

Un réseau de parcelles de référence diversement gérées en forêt publique et en forêt privée (représentatives des habitats forestiers français) sera lancé afin de mieux appréhender les pratiques de gestion favorisant la plus grande résilience.

Le programme prévoit aussi de renforcer l'effet d'atténuation du changement climatique "en dynamisant l'absorption et la séquestration du dioxyde de carbone" par les peuplements et les sols, par le choix d'essences et de sylvicultures adaptées et différenciées selon les cas. La filière forêt-bois permet de compenser environ 20% des émissions françaises de CO2 grâce au stockage de carbone en forêt (sols et biomasse aérienne), dans les produits bois "et à la substitution d'énergies fossiles et de matériaux plus énergivores", souligne le document.

La biodiversité forestière, qu'elle soit ordinaire ou patrimoniale, devra également être préservée et valorisée. Elle "est un atout majeur pour une sylviculture durable et efficace". Pour ce faire, le PNFB prévoit de développer les actions d'inventaires et de suivis continus de la biodiversité à l'échelle nationale ainsi que les atlas de la biodiversité communale. Il prévoit aussi d'évaluer l'impact et l'efficacité des politiques publiques forestières et des pratiques sylvicoles sur la biodiversité.

Encourager l'utilisation du bois construction et du bois énergie

Le PNFB entend aussi "stimuler le renouveau industriel", en lien avec le comité stratégique regroupant les acteurs du bois (CSF).

L'Etat réaffirme son soutien au bois construction. "En particulier, l'Etat peut, au moyen du levier de la commande publique, favoriser le réflexe de prescription du bois". La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoit également un développement "maîtrisé" du bois énergie d'ici 2023. Le potentiel est estimé, à l'horizon 2026, à 2,3 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole).

Afin d'accompagner le déploiement du PNFB, et notamment le repeuplement et l'adaptation des essences au changement climatique, Stéphane Le Foll a fixé l'objectif de doter le fonds stratégique de la forêt et du bois d'au minimum 100 M€ en mobilisant les financements régionaux, nationaux, européens et privés. Ce fonds s'élève à 28 millions d'euros en 2017.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 28438.php4

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 16 nov. 2016, 07:43

Bilan carbone des éco-systèmes forestiers
http://documents.irevues.inist.fr/bitst ... ?sequence=..

40 à 80% de productivité forestière supplémentaire pour un doublement de la teneur en CO2 de l'atmosphère (à insolation constante).

Qui peut bien avoir intérêt à réduire la teneur en CO2 de l'atmosphère?

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 13 nov. 2016, 19:48

Dans le SO. c'est la fin de la période "chataigne"...qui permet de ne pas revenir bredouille en cas de manque de champignons. Perso j' ai élargi ma recherche aux lactaires et aux pieds de moutons, mais je trouve encore des bolets...
Pour le chauffage, il y a plusieurs années que j' ai saqué le récupérateur vitré et que mes doigts de pieds sont en visuel direct avec la flamme. Vu le prix du bois refendu en 1m , chène et accacia, 55 euros, je trouve que tout le discours c'est du pipo... Je chauffe le reste de la baraque au gaz de ville, mais en cas de galère, je peux placer un poele en urgence. Il est évident que les 250 m2 , je ne chauffe pas tout, je module suivant la temp. ext. De toutes les façons, j' ai un max de plantes qui n'aiment pas plus de 15°.
les granulés et autres pellets c'est bien plus cher, obligation de foyer fermé, dépendance énergétique ( élec)...etc. Pas de résilience.
J' ai des "potes des bois" qui ont toujours vécu comme ça: vieille baraque avec 3 ou 4 cheminées, .....si ça caille vraiment, ils placent un poele ( foyer fermé) devant la cheminée, en la tubant à moitié hauteur.
Maintenant , c'est sur que vivre dans 60 m2 surisolé , c'est achement économique, mais il y a aussi le 0,5m2 dans du carton qui marche assez bien.

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 13 nov. 2016, 13:46

Un million de tonnes de bois en plus par an en France avec Dynamic Bois 2016

Posté par Frédéric DOUARD le 21 octobre 2016

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, avait lancée en février 2016 un second appel à manifestation d’intérêt (AMI) « DYNAMIC Bois » pour mobiliser plus de bois en France, alors que le pays peine à exploiter plus de 50% de son accroissement forestier annuel, bien loin derrière de nombreux autres pays européens.

19 projets ont été retenus en août 2016 dans l’ensemble des régions métropolitaines, pour un financement global à hauteur de 20 M€ dans le cadre du Fonds Chaleur géré par l’ADEME.

16 900 ha sont concernés par des actions d’amélioration des peuplements. Ces projets permettront également de mobiliser 1 million de tonnes de bois par an pour les chaufferies, du bois supplémentaire pour les matériaux et d’améliorer des peuplements pauvres, pour contribuer à l’adaptation de la forêt française au changement climatique.

Les éditions 2015 et 2016 des AMI « DYNAMIC Bois » permettent ainsi de soutenir une moyenne de trois projets par région pour un montant d’aide total de l’ordre de 55 M€. Ces projets, dont la mise en œuvre demande du temps, notamment pour le volet « amélioration des peuplements » feront l’objet d’un suivi attentif et de bilans intermédiaires réguliers permettant d’en dégager les principaux enseignements.

Ce retour d’expérience permettra de nourrir la pérennisation de cette démarche dont le financement sera à prévoir, notamment par l’intermédiaire des financements innovants prévus par le contrat du Comité Stratégique de la Filière Bois.

...............


L’objectif de l’AMI « DYNAMIC Bois » est de favoriser une mobilisation accrue de la ressource en bois, dans le strict respect de la gestion durable de la forêt et d’une bonne articulation des usages (bois d’œuvre, bois industrie, bois énergie). Les projets collaboratifs menés dans ce cadre, à l’échelle des territoires, permettent de mieux exploiter et valoriser la forêt française, essentielle à la lutte contre le changement climatique, la transition énergétique et la préservation de la biodiversité.

Les financements du Fonds Chaleur géré par l’ADEME permettent d’animer une dynamique locale et collective tout en contribuant à l’acquisition de matériels et en finançant l’amélioration des peuplements.
http://www.bioenergie-promotion.fr/4757 ... bois-2016/

Re: Filiére bois - energie

par EPE_bel » 18 oct. 2016, 14:25

mobar a écrit :Garder le bois pour des usages matière, meubles, maisons,papier, bioplastiques, hydrocarbures de synthèse ... que l'on pourra toujours bruler ou composter à la fin de leur période d'usage serait bien plus rationnel
Sauf que le bois d'oeuvre est presque toujours traité avec des produits nocifs (fongicides, insecticides, colles, lasures, vernis, peintures, ...) et qu'il est très déconseillé de le brûler (fumées toxiques, combustion à trop haute température pour le foyer), du moins en usage domestique.

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 18 oct. 2016, 11:14

On est bien d'accord
1- isoler (30 à 50% d'économie nette sur une conso totale sans isolation)
2- utiliser en période intermédiaire des énergies diffuses gratuites et les technologies qui vont avec (20 à 50% du résiduel)
3- bruler lors des périodes froides et très froides des énergies concentrées avec des technos efficaces (40 à 50% de rendement de mieux par rapport à un foyer ouvert)

Si tu mets le bois dans la 3eme étape, tu dois consommer, pour satisfaire le besoin dans la plupart des cas, moins de 20% d'énergie bois pour te chauffer

Diviser par 5 la consommation en bois de chauffage ça rend de nouveau le bois crédible pour se chauffer, mais seulement en période de pointe et pour une population capable de s'approvisionner en circuit court (moins de 50% de la population totale)

30 millions de français qui consommeraient en moyenne 2,5 MWh/an pour se chauffer avec un mix composé de 20% de bois nécessiteraient 4 Mt de bois (sec à 4 MWh PCI/t)
Avec un productible moyen de la forêt française de 5 t /ha.an soit 80 Mt de bois par an, c'est jouable!

ça laisse même quelques dizaines de Mt pour le BRF de Kercoz

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