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Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 08 mars 2020, 09:53

Un "Pacte plastique européen" pour accélérer le recyclage

6 mars 2020

A l'initiative de la France et des Pays-Bas, le "Pacte plastique européen" a été lancé vendredi à Bruxelles, un partenariat entre Etats, entreprises et ONG pour se donner des objectifs ambitieux de recyclage d'ici 2025.

Le projet réunit d'ores et déjà 16 gouvernements (13 Etats membres et trois régions) et 66 entreprises, dont des grands noms comme Carrefour, Suez, Bonduelle, ou Nestlé, ainsi que des organisations non gouvernementales.

La participation est volontaire, mais chaque année les signataires feront l'objet d'un rapport sur l'avancement de leurs engagements.

"En étant les pionniers de ce pacte européen, nous donnons le la pour les politiques publiques que nous voulons voir appliquer prochainement dans l'Union européenne", souligne la secrétaire d'Etat française à la transition écologique Brune Poirson, citée dans un communiqué et présente vendredi à Bruxelles.

Pour son collègue néerlandais Stientje van Veldhoven, tout le monde doit faire des efforts pour réutiliser les matériaux plastiques à l'avenir.

"De l'emballage de votre barre au chocolat quotidienne à la bouteille de shampooing, à tout ce qui existe entre les deux. Ce n'est pas une tâche facile", reconnaît-il.

Le Pacte a été lancé à quelques jours de la publication mercredi par la Commission de son nouveau plan d'action pour l'économie circulaire.
https://www.ladepeche.fr/2020/03/06/un- ... 780595.php
......
En rejoignant ce réseau, les acteurs s’engagent à œuvrer pour que les 4 objectifs auxquels ce pacte aspire soient atteints :

- Concevoir des emballages plastiques réutilisables ou recyclables d’ici 2025,
- S’orienter vers une utilisation responsable des plastiques et leur diminution,
- Augmenter les capacités de collecte, de tri et de recyclage,
- Accroître l’utilisation de plastiques recyclés à hauteur de 30% dans les nouveaux produits et emballages.
.......
https://occitanie-europe.eu/pacte-plast ... lastiques/

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 08 mars 2020, 09:38

Pour les habitants du bassin Grenoblois :
Athanor déménage

le 02 mars 2020 - Marie MALEYSSON

Le centre de tri Athanor arrivant en limite d'usage, un nouvel équipement sera construit à quelques pas de l'équipement actuel. Livraison prévue en 2023, sans interruption de service.

Image

C'est un centre de tri flambant neuf qui se profile à horizon 2023. Le nouvel Athanor disposera d'une capacité de traitement de 50 000 tonnes de déchets par an (soit 14,2 tonnes par heure), soit 10 000 tonnes de plus que l'équipement actuel, construit en 1992. Réalisé par Dalkia Wastenergy, il sera exploité par l'opérateur durant sept ans.

Un projet gigantesque tant en coût (50,3 M€ dont 1,15 M€ de subventions de Citeo) qu'en nombre d'acteurs mobilisés, puisque le nouveau centre de tri rayonnera sur tout le Sud-Isère. Parmi eux, sept collectivités : Grenoble Alpes Métropole, la Communauté de communes du Pays du Grésivaudan, la Communauté d'agglomération du Pays Voironnais, la Communauté de communes de Saint-Marcellin-Vercors-Isère, la Communauté de communes de l'Oisans, la Communauté de communes du Trièves, la Communauté de communes de la Matheysine. Soit 263 communes concernées et 737 000 habitants. Le cabinet grenoblois Artelia fait d'ailleurs partie de l'équipe de spécialistes convoquée par l'opérateur du centre.

« Ce sera un centre de tri beau à l'extérieur et intéressant à l'intérieur, avec la possibilité d'accueillir des publics scolaires. L'ensemble sera évolutif et prendra en compte les risques sismiques et d'inondation », détaille Pierre de Montlivault, CEO de Dalkia Wastenergy.

Les travaux débuteront courant 2021 après études détaillées. L'équipement actuel continuera de servir jusqu'à la livraison du prochain, puis sera détruit. Une nouvelle usine d'incinération sera ensuite construite à la place, avant de voir la destruction de l'usine actuelle, datant des années 1970 (le 3e four datant, lui, de la fin des années 1980).

Mieux traiter les déchets
L'évolution nationale des consignes de tri aidant, 70 % des emballages sont recyclés sur tout le territoire français. Si le Sud-Isère se positionne en peu en-dessous de ce taux, « l'objectif est de l'augmenter et le marché du recyclage étant tendu, il va falloir s'adapter et peu de centres de tri en ont la capacité, comme Athanor », note Thomas Flusin, responsable territorial Aura pour Citeo. « Moins de déchets seront brûlés mais plus de déchets seront recyclés », note le président de la Métro, Christophe Ferrari. La nouvelle usine brûlera en effet 155 000 tonnes de déchets par an, contre 185 000 tonnes pour l'actuelle. Le nouvel Athanor suivra, lui, 26 étapes de tri. Les 70 agents du centre (62 aujourd'hui), disposeront quand à eux de meilleures conditions de travail (cabine insonorisée, limitation des postures pénibles, éclairage naturel…), vue sur le massif de Belledonne à la clé.
https://www.lessor38.fr/athanor-demenage-26449.html

J'ai visité l'installation actuelle il y a 5 ans.
Mes poubelles arrivent la bas. Sachant que tous mes déchets et épluchures de fruits et légumes n'y vont pas, ça fini au compost.

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 14 janv. 2020, 22:04

La France toujours à la traîne en matière de valorisation des déchets plastiques

ALEXANDRE COUTO Publié le 14/01/2020

PlasticsEurope, organisme européen regroupant les principaux producteurs de matières plastiques, a présenté le 14 janvier les chiffres de la valorisation des déchets plastiques pour 2018 en Europe. La France stagne en milieu de tableau malgré une progression du recyclage.

« En matière de recyclage, les producteurs de matières plastiques sont ultra-motivés. L’ampleur des initiatives pour augmenter la valorisation matière est sans précédent », se félicite Hervé Millet, directeur des affaires techniques et réglementaires de PlasticsEurope. L’organisme professionnel regroupant les principaux producteurs de polymères a présenté ce mardi 14 janvier les chiffres européens du recyclage des plastiques pour l’année 2018. Sur les 29,1 millions de tonnes de déchets plastiques post-consommation produits dans l’Union européenne, 75 % ont été valorisées en 2018, par recyclage ou en tant que source d’énergie. Le recyclage des polymères, débouché privilégiés par les producteurs, a poursuivi sa progression pour passer de 31,1% en 2016, date de la précédente étude, à 32,5 % en 2018.

La valorisation énergétique est privilégiée

« Pour la première fois, la mise en décharge est descendue sous la barre des 25% », relève Hervé Millet, qui a rappelé que Plastics Europe milite pour faire interdire la mise en décharge des déchets plastiques dans les pays européens. « La mise en décharge prive l’industrie d’une ressource essentielle », renchérit Eric Quenet, directeur général de PlasticsEurope pour l’Europe de l’Ouest. Les pays interdisant déjà la mise en décharge arrivent en tête des bons élèves : la Suisse, l’Autriche, les Pays-bas, la Norvège et l’Allemagne affichent des taux de valorisation des déchets plastiques supérieurs à 95%. Si l’incinération pour la production d’énergie demeure le premier débouché, la majorité de ces pays atteignent également un taux de recyclage supérieur à la moyenne européenne, qui s’établit à 32,5 %.

La France toujours à la traîne

Dans ce palmarès, la France n’arrive qu’en milieu de tableau, à la 15ème position. Son taux de valorisation global atteint, en 2018, 67,5% soit un niveau stable depuis 2016. Faute d’une législation contraignante, 32,5% des déchets plastiques ont encore été mis en décharge sur cette période. Toutefois, la France montre un certain dynamisme dans le domaine du recyclage : avec 24,2 % des tonnages recyclés en 2018, le taux a progressé de presque 2% en deux ans, tandis que l’incinération a diminué d’1%. « En France, la croissance annuelle du recyclage entre 2016 et 2018 a été de 6,8%, contre 5,7% pour la moyenne européenne », détaille Hervé Millet.

PlasticsEurope salue cet engagement des industriels et des autorités de l’Hexagone vers la mise en place de filières de collecte séparées, qui favorisent le taux de recyclage matière par rapport au traitement des déchets en mélange, et la volonté de développer de nouvelles solutions technologiques. Sur ce dernier point, le recyclage chimique par pyrolyse, dont Total et Citeo ont annoncé la création d’une unité pilote en France, est particulièrement prometteur. Le gouvernement a également lancé, le 14 novembre dernier un Appel à Manifestation en vue d’identifier les besoins pour la mise en place de ces technologies en France. Il se clôturera le 14 février prochain.

L'interdiction des plastiques jetables vue comme une menace

L’organisme professionnel s’attend toutefois à quelques difficultés dans l’Hexagone pour la mise en place d’une filière de recyclage pérenne, notamment avec le projet de loi Economie circulaire, porté par le gouvernement, qui est sorti le 8 janvier de l'examen par une commission paritaire mixte composée de 7 sénateurs et 7 députés. Le texte prévoit, entre autre, « l’interdiction des plastiques à usage unique » d’ici à 2040. « Une désignation floue qui peut englober les couverts plastiques jetables comme les bouteilles ou les tubes de dentifrice. Potentiellement, tous les emballages sont concernés par cette interdiction », met en avant Eric Quenet, qui craint que cette interdiction réduise significativement les gisements de matière à recycler. « Ce qui pourrait freiner les investissements de la filière du recyclage », alerte Hervé Millet.
https://www.industrie-techno.com/articl ... ques.58684

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 20 déc. 2019, 09:05

Trier, réutiliser, recycler: les principales mesures du projet de loi antigaspi

AFP•20/12/2019

Chasse au plastique à usage unique, nouvelles filières pollueur-payeur... Voici les principales mesures du projet de loi contre le gaspillage et pour une économie circulaire, adopté en première lecture par l'Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Objectifs chiffrés
. Le texte inscrit dans la loi l'objectif de 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025.

. Il vise l'interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d'ici 2040.

. Il ambitionne une réduction de 50% d'ici à 2030 du nombre de bouteilles en plastique à usage unique vendues.

Filières pollueur-payeur
. Création de nouvelles filières pollueur-payeur (REP), qui exigent des professionnels qu'ils financent la gestion des déchets liés à leurs produits. A compter de 2022 pour les matériaux de construction (BTP), les jouets, les articles de sports et de loisirs, les articles de bricolage et de jardinage, dès 2021 pour les mégots, et en 2024 pour les lingettes pré-imbibées pour usages corporels et domestiques.

Dépôt sauvage
. Création d'une amende forfaitaire de 1.500 euros pour le dépôt sauvage de déchets.

Chasse au plastique
. Fin du plastique ou des contenants à usage unique pour les repas servis sur place dans les fast-foods, au plus tard le 1er janvier 2023. Fini aussi le plastique pour les jouets offerts avec les menus enfants.

. Interdiction de tous les produits fabriqués à base de plastique "oxodégradable" qui, en se fragmentant, participe à la pollution des océans.

. Interdiction à compter du 1er janvier 2021 de la distribution gratuite de bouteilles en plastique dans les établissements recevant du public (plus de 300 personnes).

. Interdiction progressive des microplastiques "intentionnellement ajoutés" dans les cosmétiques, les détergents, les produits d'entretien ou les dispositifs médicaux d'ici à 2027, afin de lutter contre ces particules qui polluent les océans.

Information du consommateur
. Indice de "réparabilité" pour les équipements électriques et électroniques, sur le modèle de l'étiquette énergie. Il permettra au consommateur de savoir si le produit est facilement réparable ou non.

. Obligation d'informer sur la disponibilité des pièces détachées nécessaires à la réparation des équipements électriques, électroniques et des biens d'ameublement.

Invendus et réemploi
. Le texte interdit la destruction d'invendus non alimentaires neufs et crée une obligation de réemploi (incluant le don), de réutilisation ou recyclage. Pour les produits de première nécessité, notamment d'hygiène, le recyclage est même interdit et le don obligatoire.

. Création d'un fonds de réemploi à hauteur de 30 millions d'euros destinés aux recycleries, ressourceries et autres structures de l'économie solidaire, voire aux entreprises privées, sous condition.

Développement du vrac
. Le projet de loi favorise la vente en vrac et prévoit que tout consommateur "peut demander à être servi dans un contenant apporté par ses soins, dans la mesure où ce dernier est visiblement propre et adapté à la nature du produit acheté".

Consigne... en pointillé
. Alors que le gouvernement souhaitait mettre en place initialement une consigne pour les bouteilles plastique, il laisse finalement aux collectivités jusqu'en 2023 pour tenter de montrer qu'elles peuvent améliorer la collecte des bouteilles, sans passer par la consigne. Dans le cas contraire, le gouvernement "définira la mise en oeuvre" d'une consigne après concertation. En attendant, des expérimentations sont possibles dans les territoires volontaires.

Tri
. Le texte veut généraliser la signalétique sur le geste de tri, via le logo "Triman". Avec des règles écrites expliquant clairement dans quelle poubelle l'emballage ou le produit doit être jeté.

. Il vise à harmoniser la couleur des poubelles sur l'ensemble du territoire d'ici le 31 décembre 2022: jaune pour les plastiques, métaux et tous les autres matériaux ; bleu pour le papier-carton si la collectivité le collecte à part ; vert pour le verre ; marron pour les déchets naturels comme les épluchures et biodéchets; gris pour les ordures ménagères.

Médicaments à l'unité
. Le projet de loi ouvre la voie à la délivrance de certains médicaments à l'unité dans les pharmacies à partir du 1er janvier 2022, laissant toutefois la liberté aux pharmaciens de le faire ou non. Engagement de campagne d'Emmanuel Macron, cette mesure sera précisée lors de décrets d'application.

Perturbateurs endocriniens
. Les fabricants devront mettre en ligne et en "open data" (exploitable sur le net) des informations sur la présence éventuelle de perturbateurs endocriniens dans leurs produits.

. Contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée a voté un amendement LR pour que les fabricants apposent un pictogramme "déconseillé aux femmes enceintes" si leurs produits contiennent des perturbateurs endocriniens présentant des risques.

Tickets de caisse
. Fin de l'impression systématique des tickets de caisse, sauf demande expresse du client. Seront concernées les transactions en dessous de 10 euros à partir du 1er septembre 2020, de 20 euros au 1er janvier 2021, puis en dessous de 30 euros à l'horizon du 1er janvier 2022.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4a719f868e

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 09 nov. 2019, 10:43

Le recyclage des petits déchets, gros enjeu pour les centres de tri (France)

AFP•09/11/2019

Dans l'énorme tas de détritus déchargé toute la journée à Romainville au nord-est de Paris se cachent plastiques, aluminium et autres déchets valorisables, mais le tri de ces morceaux parfois minuscules s'avère complexe et coûteux.

.......
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2a4e5a654e

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 30 oct. 2019, 20:26

Après une année 2018 contrastée, les recycleurs voient « des nuages à l'horizon »

Par Eva Gomez, le 30 octobre 2019

Alors que l’année 2019 tire à sa fin, la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) a présenté, ce mercredi 30 octobre, son observatoire statistique pour le marché du recyclage en 2018. « Une année de transition et des nuages à l’horizon », analyse la fédération professionnelle.

En 2018, le volume global de déchets collectés a progressé de 2% pour atteindre 107 millions de tonnes, contre 105 millions de tonnes en 2017. Ces résultats sont notamment portés par « l’activité BTP en croissance continue sur toute l’année », souligne la fédération des entreprises du recyclage (Federec). Après une année 2017 réjouissante pour l’ensemble des filières du recyclage, l’année 2018 laisse présager un futur moins radieux. C’est ainsi un bilan en demi-teinte qui est établi ce mercredi 30 octobre par Federec. « Porté par un élan positif pendant tout le premier semestre, l’ensemble de la profession s’est retrouvée en difficulté fin 2018, sans toutefois lâcher prise », a reconnu Jean-Philippe Carpentier, président de Federec.

Les « nuages » survenus fin 2018 trouvent leur source dans deux causes : « Nous sommes confrontés à des problèmes de débouchés pour certaines matières, comme le papier-carton qui est un secteur en warning complet », s’inquiète Jean-Philippe Carpentier. Par ailleurs, « il existe une crise sur les exutoires des déchets ultimes en alternative au stockage : l’une des voies de sortie est le CSR mais la France n’a pas bougé à ce sujet », se désole le président de Federec, qui rappelle l’objectif français de réduire l’enfouissement de 50% à l’horizon 2025.

La filière papiers-cartons particulièrement impactée

La filière la plus impactée est donc celle des papiers et cartons. Le volume de collecte a diminué de 4,6 % en 2018 (6,961 millions de tonnes). « C’est la première fois qu’on observe une telle baisse », soulève Pascal Genneviève, président de Federec papiers-cartons. La décroissance du recyclage du papier graphique, qui reflète la baisse des usages dans la société y compris dans le secteur de la presse, inquiète particulièrement les professionnels. « Nous voulons absolument éviter la fermeture des centres de tri », alerte Pascal Genneviève. D’autant que « la situation se dégrade beaucoup en 2019 avec la saturation du marché européen, due aux difficultés d’écoulement des excédents à l’export, qui sont liées à la fermeture des marchés asiatiques », conclut-il.

Autre filière chahutée fin 2018 : celle des métaux ferreux. « Le prix à la tonne va diminuer de 50 à 60 euros », souligne Marie-Pierre Mescam, présidente de Federec métal. Les volumes collectés tendent à diminuer, notamment du fait du ralentissement des marchés automobiles. « Il est urgent de mettre en place des soutiens à l’incorporation des ferrailles pour orienter le marché vers les filières électriques », estime Marie-Pierre Mescam. Les métaux non-ferreux connaissent également une baisse de régime : en 2018, la filière enregistre une baisse de 5,2% de son chiffre d’affaires, en partie à cause de la fermeture du débouché chinois.

Baisse du chiffre d’affaires mais hausse des investissements

Côté chiffre d’affaires, les entreprises du recyclage ont connu une légère baisse en 2018 (- 0,8%) : il atteint 9,04 milliards d’euros, contre 9,11 milliards en 2017. Néanmoins, les investissements ont augmenté de 5,9% pour atteindre 568 milliards d’euros. « La très bonne année 2017 a permis de faire des investissements conséquents », explique le président de la fédération professionnelle. 44% de ces investissements ont été consacrés au renouvellement des machines de tri, et 27% au renouvellement du matériel de collecte.
https://www.environnement-magazine.fr/r ... es-horizon

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 25 oct. 2019, 17:14

Comment la Norvège recycle 97 % de ses bouteilles en plastique

Par Gaétan Lebrun - Publié le 07/05/2019

Avec une taxe environnementale et la mise en place de consignes, la Norvège arrive à recycler 97 % de ses bouteilles en plastique. Un exemple que certains pays sont prêts à suivre.

97 % des bouteilles en plastique sont recyclées en Norvège grâce à deux mesures qui incitent les producteurs et les consommateurs à les trier. Seulement 1 % des bouteilles vendues sont alors abandonnées dans la nature.

Le gouvernement norvégien a mis en place depuis 2014 une taxe environnementale évolutive pour les producteurs de bouteilles en plastique et de canettes. Le principe est simple : plus les entreprises recyclent, moins elles payent cette fameuse taxe. Ainsi, quand une usine réutilise au moins 25 % de ses bouteilles, la taxe baisse progressivement jusqu'à être supprimée si le recyclage dépasse les 95 %. Le plastique peut être ainsi réutilisé plus de 50 fois. Pour faciliter le travail de Infinitum, l'organisme qui gère le système de recyclage en Norvège, il est recommandé aux entreprises d'utiliser une colle qui permet de retirer plus facilement les étiquettes.

Du côté des consommateurs, un système de consigne pour les bouteilles en plastique est mis à leur disposition. Selon la taille du contenant, ils peuvent en échange recevoir jusqu'à 30 centimes par bouteille sous forme de bons d'achat ou de monnaies. Des consignes sont installées dans les supermarchés, équipés de machines automatiques, et les petits commerces.

"Le système le plus efficace au monde"
Selon Infinitum, la Norvège a récupéré 591 millions de bouteilles en plastique en 2017. "Nous pensons avoir mis au point le système le plus efficace et le plus écologique au monde" a déclaré le PDG de l'organisme, Kjell Olav Maldum, au journal britannique The Guardian. Le Royaume-Uni, la Chine, la Belgique ou encore le Rwanda ont envoyé des représentants officiels pour mettre en place ce système de recyclage. L'Allemagne et la Lituanie sont les seuls pays à utiliser des méthodes similaires.
https://www.geo.fr/environnement/commen ... que-195556

https://www.usinenouvelle.com/article/e ... ne.N897699

Re: la récupération, le recyclage...

par kercoz » 19 sept. 2019, 15:01

Sur le recyclage des métaux, cette vidéo est intéressante :
https://www.youtube.com/watch?v=TxT7HD4rzP4

J' ai été tres surpris des courbes montrant, pour le Cu, la surprenante part du recyclage et surtout le quota énergie de cette part ( mn 40).

Re: la récupération, le recyclage...

par Raminagrobis » 19 sept. 2019, 13:55

Lien

Suez augmente sa capacité de recyclage de films polyéthylène en France. L'usine près de Nantes reçoit une 3e chaine, et une 4e va suivre.

Re: la récupération, le recyclage...

par mobar » 09 sept. 2019, 14:16

Paprec va bientôt pouvoir faire de pellets de papiers cartons recyclés et concurrencer les pellets de biomasse à 210 € la tonne :lol:

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 09 sept. 2019, 14:12

L’effondrement du marché menace la pérennité de la collecte sélective

PUBLIÉ LE 25/07/2019 Par ISABELLE VERBAERE

Le marché mondial du papier-carton recyclé est engorgé, les prix ont été divisés par quatre en un an et les centres de tri commencent à avoir du mal a écouler leurs stocks. Les professionnels tirent la sonnette d’alarme.

1,5 million d’euros : c’est la baisse de recette encaissée par Triselec sur la vente de papiers-cartons de recyclage, entre 2017-2018. Cette société publique locale exploite les centres de tri de la Métropole Européenne de Lille et de Dunkerque Grand Littoral et se charge aussi de la vente des matériaux triés sur le marché.

«Les prix ont été divisés par 4, en trois ans, c’est une crise terrible », admet Dany Dunat, sa directrice générale. Olivier Castagno, responsable du pôle Déchets de l’association Amorce confirme : «En juillet 2019 le prix du cartons 1.04 (1) est tombé à 40 €/t soit un quart du prix de 2018 ...
(abonnés)
https://www.lagazettedescommunes.com/63 ... selective/

Saturés, les centres de tri pourraient refuser les papiers-cartons des collectivités

MYRTILLE DELAMARCHE Usine Nouvelle le 19/07/2019

Dans une note interne que s’est procurée L’Usine Nouvelle, les deux principales fédérations des métiers du recyclage, Federec et la Fnade, alertent sur l’effondrement des prix des papiers-cartons de recyclage (PCR) et le risque de suspension du traitement dans les centres de tri. L'enlèvement des papiers-cartons à recycler, lui, va être facturé aux émetteurs industriels de déchets pour la première fois depuis 2008.

"Le marché des papiers-cartons de recyclage (PCR) s’effondre, la filière de recyclage est en difficultés et l’écoulement des matières issues du tri va être sérieusement affecté." C’est ainsi que s’ouvre la note interne "à l'attention des collectivités locales" [Federec nous précise qu'aucun courrier n'a été envoyé], datée du 8 juillet, de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) et de la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement (Fnade), qui regroupent les principaux acteurs de la collecte, du tri et du traitement des déchets.

Les prix des papiers cartons à recycler ont été divisés par trois en deux ans, alors que la Chine fermait ses frontières à l’import de déchets en mélange. Comme les usines papetières implantées en France ne consomment que 74% des matières collectées et triées, "l’excédent est essentiellement dirigé vers des pays européens voisins (Espagne, Allemagne). Mais l’Europe, elle aussi excédentaire (8,5 millions de tonnes sur 56 millions de tonnes collectées selon le Cepi), se retrouve sérieusement affectée par la fermeture du marché chinois et la saturation des [autres] usines asiatiques vers lesquels elle écoulait ses excédents", précisent les recycleurs. Pour ces derniers, l’impact sur le chiffre d’affaires n’est pas négligeable, et des mesures de rigueur commencent à être envisagées chez certains acteurs du marché.

Risque d'interruption de la collecte

Cette situation de saturation du marché, qui a commencé avec le carton mais s’est désormais étendue aux papiers pour désencrage, a deux conséquences. La première est la saturation des stocks, qui risque d’engendrer des interruptions du service de collecte de ces flux comme indiqué dans cette note. "En cas de dépassement des stocks autorisés de matières triées, l’activité des centres de tri pourrait être suspendue, interrompant de facto les collectes séparatives des papiers et des emballages ménagers en carton." Ces explications, destinées aux membres de Federec en lien avec les collectivités locales, ne sont pas une menace mais invitent à anticiper ce risque, nous précise Pascal Genevieve, président de la branche papiers-cartons de Federec.

Les communes, qui arrivaient à équilibrer leurs coûts de collecte et de traitement sur la revente des matières, ne s’en sortent déjà plus. Désormais, elles risquent d’être plus pénalisées encore que les entreprises. "Les centres de tri des collectivités locales seront particulièrement impactés. L’emballage carton d’origine ménagère est en concurrence directe avec celui de l’emballage industriel et les usines papetières donnent aujourd’hui la priorité à la qualité la meilleure", car moins mélangée et moins contaminée par d’autres déchets.

Facturation de l’enlèvement

La seconde conséquence de cet effondrement du marché, qui n’est pas mentionnée dans cette note, est un petit tremblement de terre sur le marché du recyclage : l’enlèvement des papiers-cartons, jusqu’ici à valeur positive, va chez plusieurs collecteurs faire l’objet d’une facturation aux émetteurs industriels de déchets de papier-carton à partir du mois de juillet, pour la première fois depuis 2008. Cela avait alors duré quelques mois. La fois précédente remontant à 1993.

Alors que vient d'être présentée en Conseil des ministres la loi Economie circulaire portée par la secrétaire d'Etat Brune Poirson, et où nombre d'industriels s'efforcent de remplacer leurs emballages plastiques souples ou multicouches par du carton, il est inquiétant de voir s'effondrer l'économie d'un flux de déchets dont le recyclage fonctionnait plutôt bien.
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... es.N867910

Dans la boite ou je travaille, c'est Paprec qui reprend nos papiers/cartons.
Désormais ils les reprennent à zéro Euro et sous condition que le taux soit à pas plus de 1% de non papier/carton c'est à dire bien trié.

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 10 août 2019, 10:04

Indonésie: à Surabaya, un ticket de bus coûte trois bouteilles ou dix gobelets en plastique

AFP•10/08/2019

A la gare routière très fréquentée de Surabaya, ville indonésienne de près de trois millions d'habitants, des milliers de personnes prennent le bus gratuitement en troquant des bouteilles en plastique et des gobelets jetables usagés contre des tickets, dans le cadre d'un plan anti-pollution prometteur.
......

Lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 631d4cea7b

Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 15 juil. 2019, 20:25

Et je tombe simultanément sur ceci :
Aliapur livre 5 300 tonnes de broyats de pneus au Sénégal

Publié le 15/07/2019 lemarin.fr

C’est une première à deux titres : la filière de recyclage de pneus usagés Aliapur (Bridgestone, Continental, Goodyear, Michelin et Pirelli en sont actionnaires) n’avait encore jamais opéré depuis Dunkerque. Elle n’avait par ailleurs jamais livré ses produits au Sénégal.

Expédiées le 11 juillet du port nordiste, les 5 300 tonnes de broyats Powergom - l’équivalent de 670 000 pneus broyés - sont attendues à Dakar le 21. Ils alimenteront en combustible la cimenterie Sococim de Rufisque, une nouvelle usine du cimentier français Vicat.

« Cette livraison inaugure une nouvelle approche en transport et logistique privilégiant les voies fluviales. De leurs lieux de production jusqu’au terminal du port de Dunkerque, les broyats Powergom n’ont pas circulé sur des voies terrestres », indique l’entreprise dans un communiqué. Le réseau Aliapur a annoncé vouloir rapidement supprimer la phase de stockage dans l’enceinte portuaire pour privilégier un transfert direct du Powergom des péniches sur les vraquiers en quelques heures.

À la différence de Fos-sur-Mer, où Aliapur envoie déjà des broyats de pneus par bateau depuis une douzaine d’années, Dunkerque présente une complète accessibilité à la fois par les canaux et par la mer.

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Les broyats, issus des sites Gilles Henry de Toul sur la Moselle et Ramery, adossé à la plateforme fluviale de Harnes (photo) sur le canal de la Deûle, arriveront à Dakar le 21 juillet. (Photo : DR)
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Re: la récupération, le recyclage...

par energy_isere » 15 juil. 2019, 20:11

Élevage : une charte avec la filière recyclage pour débarrasser les prés des pneus

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES•15/07/2019

L'Agence de maîtrise de l'énergie estimait en 2014 que 800.000 tonnes de pneus d'ensilage étaient à collecter.

Que faire des pneus lestant les tas de fourrage, et dont les vaches ingèrent régulièrement des morceaux? Les entreprises de la filière pneus usagés signent lundi 15 juillet une charte pour commencer à traiter cet enjeu environnemental et sanitaire, a-t-on appris auprès du ministère de la Transition écologique.

Ces pneus d'ensilage restent la technique la plus répandue chez les éleveurs bovins pour lester les bâches protégeant le fourrage, même si depuis 2015 la réglementation ne considère plus cette pratique comme une solution de valorisation des pneus usagés.

TUMEURS ET INFECTIONS

Or les vaches, en broutant l'herbe et en mangeant du foin, avalent aussi des déchets métalliques et de plastique issus notamment de pneus dégradés par les UV et les intempéries, ce qui peut leur créer des maladies de type tumeurs et infections.

Avec cet accord - révélé lundi par Le Parisien - manufacturiers, constructeurs automobiles et distributeurs de pneus s'engagent à collecter et valoriser jusqu'à 15.000 tonnes par an, l'équivalent de 2,3 millions de pneus d'ensilage. Ils financeront à 50% les opérations selon un principe de guichet, et mettront à disposition leurs ressources opérationnelles. On sera cependant loin du compte, la quantité à collecter étant estimée à plusieurs centaines de milliers de tonnes (800.000 tonnes, estimait en 2006 l'Ademe, l'Agence de maîtrise de l'énergie, qui doit faire une mise à jour).

"C'est une première base", souligne le ministère, qui souhaite "une montée en puissance dans les années à venir". La secrétaire d'État Brune Poirson se rendait lundi dans la Creuse pour annoncer cette signature.

"UN CHANTIER COLOSSAL"

Cette opération, baptisée "Ensivalor" et opérant sur un mode associatif, sera réservée en priorité aux exploitants cessant leur activité (pour éviter des stocks orphelins) puis à ceux optant pour une autre technique.

"Collecter et valoriser les pneus d'ensilage s'avère un chantier colossal, au plan financier (traiter 800.000 tonnes coûterait entre 120 et 160 millions d'euros) mais plus encore au plan technique, car il est difficile de trouver, en bout de chaîne, des voies de valorisation", souligne le ministère.

"C'est un bon début", estime Jacky Bonnemains, directeur de l'association environnementale Robin des Bois, qui s'est associée à cette charte.

Mais "l'opération durera 20 à 30 ans", ajoute-t-il, appelant les chambres d'agriculture et les collectivités locales à en financer une partie pour accélérer le mouvement, soulignant que ces tas de pneus sont aussi une source de prolifération des moustiques-tigres, qui s'y installent, et de pollution lors d'incendies.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a15fa8bd48

L' article ne dit pas comment les agriculteur vont remplacer ces pneus d'ensilage .......
La ''rondeur'' des pneu permet de ne pas déchirer les bâches. Bien pratique.

Re: la récupération, le recyclage...

par Raminagrobis » 23 juin 2019, 22:38

Lien Constitution en France d'une filière de déconstruction / recyclage pour les bateaux de sport et plaisance.18 centres sont déjà opérationnels, et déconstruiront 1800 bateaux cette année.
Objectif à terme : 35 à 40 centres.

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