Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

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Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » Aujourd’hui, 00:14

A l'opposé géographique du vin du Pas de Calais, le porc Kintoa de race Basque.

Vidéo 9 mn

https://www.google.com/url?sa=t&source= ... 3iFB4d3K7-

Image

Article de 2016 dans l'express https://www.google.com/amp/s/www.lexpre ... 2.amp.html

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » Hier, 17:43

Du vin dans le Pas de Calais à Haillicourt

https://www.google.com/amp/s/www.nouvel ... u-nord.amp

Image

https://www.google.com/amp/s/www.lavoix ... ille%3famp
Charbonnay, cuvée Watteau... : le vin nordiste enfin commercialisé

Publié le Jeudi 21 Novembre 2019, Par Loïc Costet

Pour la première fois, du vin produit à partir de vignes nordistes va être vendu. Cultivé sur un terril d’Haillicourt depuis 2013, l’intrigant Charbonnay sera commercialisé à la fin du mois. Plusieurs vins valenciennois vont également rejoindre les caves du Nord et du Pas-de-Calais. Mais le chemin est encore long pour devenir une terre viticole.

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par kercoz » 04 juil. 2020, 14:21

energy_isere a écrit :
04 juil. 2020, 00:10
L'agriculture française a créé moins de richesse en 2019

AFP•03/07/2020

L'agriculture française a moins créé de richesse en 2019 sous l'effet conjugué du recul de la production et de la hausse des charges, selon une note de l'Insee publiée vendredi.

Voilà le genre d' info dont on devrait se contrefoutre.
IL faudrait savoir si elle nous rend autonome, ou à quel% d'autonomie....si elle est dépendante ou indépendante (Gaz Russe/ engrais et carburant...) la balance des calories ( exportées/importées) etc ....les gains des actionnaires n' intéressent que les actionnaires et leurs valets ( députés, ministres etc)

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » 04 juil. 2020, 00:10

L'agriculture française a créé moins de richesse en 2019

AFP•03/07/2020

L'agriculture française a moins créé de richesse en 2019 sous l'effet conjugué du recul de la production et de la hausse des charges, selon une note de l'Insee publiée vendredi.

Après deux années de hausse, la contribution de l'agriculture à l'économie française - calculée sous la forme d'une valeur ajoutée brute par actif - s'est repliée de 4,3% en 2019.

Elle avait augmenté de 10,6% en 2018 grâce à une progression de la valeur de la production agricole.

En 2019, la valeur de la production agricole, hors subventions, a reculé de 1,6%, en raison des produits végétaux (-4,3%), alors que celle des produits animaux augmentait (+2,5%), selon ces données provisoires.

Les prix des produits animaux étaient "tirés par ceux des porcins qui ont fortement rebondi (+21,5%) du fait de la demande chinoise", indique l'Insee.

Le prix du lait a également progressé en 2019 (+3,6%), l'Insee soulignant que "la demande mondiale reste dynamique et l'Europe profite des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine".

L'organisme statistiques relève que, "comme en 2018, l'évolution de la production viticole est l'effet dominant, mais cette fois à la baisse. Du fait de conditions climatiques défavorables, la production de vin recule fortement en volume (-14,1%) et les prix se replient aussi mais de façon plus modérée (-2,0%)".

L'Insee souligne par ailleurs une augmentation des charges des agriculteurs (+1,2%), "du fait d'une hausse des prix des intrants, malgré une légère baisse de leurs volumes".

L'emploi agricole a quant à lui poursuivi sa décrue (-1,5% entre 2018 et 2019) "avec même une accélération du recul de l'emploi non salarié", note l'Insee
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... d46cd12dfa

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » 17 mai 2020, 23:29

Les Français mangent moins de frites, les producteurs de pommes de terre croulent sous leurs stocks

AFP•17/05/2020

"A cette époque-ci, normalement, je n'ai plus rien", souffle Christophe Delebarre, producteur de pommes de terre dans le Pas-de-Calais, devant les 150 tonnes d'invendus dans son hangar. Depuis la fermeture des restaurants pour lutter contre le coronavirus, la consommation de frites a chuté en France et les agriculteurs peinent à écouler leurs stocks.

Vendredi, 17H00. Des particuliers affluent dans la ferme d'Emmanuel Leclercq à Comines (Nord), à la frontière belge, pour acheter des kilos de patates à 21 ou 40 centimes.

"Pour écouler notre production, on nous conseille de les donner à manger aux animaux, mais je ne plante pas des pommes de terre pour les bêtes!", s'agace l'agriculteur. Alors, depuis le 1er mai, il a mis en place un drive.

Fournisseur d'entreprises belges, il résume la situation: "Nos contrats avec les industriels ont été honorés. Sauf que chaque année, nous avons un surplus de production, d'environ 20%, qui d'habitude trouve aussi preneur auprès de l'industrie. Mais cette année, faute de vente de frites, les industriels n'ont pas de débouchés et n'achèteront donc pas ce surplus. On se retrouve alors avec des tonnes de pommes de terre sur les bras et personne n'a de solution".

Depuis l'ouverture de son drive, M. Leclercq a écoulé "une petite dizaine de tonnes", mais il lui en reste encore 150. "On ne pourra jamais écouler des gros tonnages aux particuliers, mais c'est mieux que rien", relativise-t-il.

"La commercialisation par les producteurs directement aux particuliers pourrait permettre d'écouler même pas 5% des stocks, le fond du problème reste", déplore Bertrand Achte, secrétaire général de l'Union nationale des producteurs de pommes de terre et président du Groupement des producteurs livrant McCain (Gappi).

- "200 millions d'euros de pertes" -

Dans les usines McCain, leader européen de la frite surgelée, les lignes destinées à la frite sont quasiment toutes à l'arrêt - "une ligne continue de tourner à Harnes (Pas-de-Calais) pour alimenter les grandes surfaces", explique Christian Vanderheyden, directeur des approvisionnements.

L'entreprise travaille avec 990 producteurs en France, dont plus de 700 dans les Hauts-de-France, première région productrice. Chaque année, elle leur achète 950.000 tonnes de pommes de terre, contre 100.000 de moins cette année, selon M. Achte.

"Dès que la restauration hors foyer, qui représente pour nous 70% de nos activités, s'est arrêtée, les ventes se sont effondrées", relate M. Vanderheyden, également président du Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT). Certes, "les ventes en supermarché ont augmenté, mais ça n'a pas compensé le reste".

"Les frites se mangent essentiellement hors foyer, beaucoup de familles aujourd'hui n'ont même plus de friteuses!", ajoute Bertrand Achte, qui estime à 200 millions d'euros les pertes pour la filière.

- "Revendues pour zéro euro" -
Selon M. Vanderheyden, 450.000 tonnes de pommes de terre qui auraient dû être transformées ne le seront pas cette année. Parmi lesquelles, 200.000 étaient destinées aux industries françaises, dont McCain pour plus de la moitié.

Alors, même l'industrie doit trouver des solutions pour écouler la marchandise achetée aux agriculteurs. "On a déjà revendu 60.000 tonnes pour l'alimentation du bétail, mais c'est à perte: les contrats avec les agriculteurs sont sur une base de 150 euros la tonne et là, on revend à zéro euro... en plus on doit prendre en charge le transport".

Pour Bertrand Achte, "si on ne veut pas voir pourrir les pommes de terre", l'État doit mettre 35 millions d'euros sur la table pour payer notamment le transport des invendus vers la filière animale et la méthanisation.

D'autant que les producteurs enregistrent aussi des coûts inhabituels de stockage. "On consomme notamment plus d'électricité pour que les pommes de terre restent marchandes", dit M. Delebarre producteur à Richebourg (Pas-de-Calais) qui estime ses pertes pour l'année entre "25.000 et 30.000 euros".

Pour s'adapter au marché, l'agriculteur a déjà remplacé 10% de ses plantations de pommes de terre par du maïs pour la saison prochaine.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... c35fa5ddec

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par Remundo » 08 mai 2020, 08:14

oh purée ! :mrgreen:

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par Silenius » 08 mai 2020, 01:53

Grosse foule lors d'une braderie de pdt dans le nord https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 24084.html

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » 07 mai 2020, 14:16

Crise du coronavirus : un surplus de 450.000 tonnes de pommes de terre français

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES•07/05/2020

Traversant "la plus grave crise de son histoire", le groupement interprofessionnel de la pomme de terre (GIPT) sollicite une "aide d'urgence" de la part du "gouvernement français et de l'Union européenne".

Décimé par la fermeture des fast-food et cantines depuis la mise en place des mesures de confinement, le secteur de la pomme de terre industrielle tire la sonnette d'alarme. "Le surplus de pommes de terre en France est estimé à 450.000 tonnes" , dont 200.000 qui étaient destinées au marché français et 250.000 à l'exportation, a indiqué jeudi 7 mai le groupement interprofessionnel de la pomme de terre (GIPT) dans un communiqué.

Traversant "la plus grave crise de son histoire", le GIPT sollicite une "aide d'urgence" de la part du "gouvernement français et de l'Union européenne" afin de "prévenir de graves conséquences sanitaires et environnementales dues aux surplus de stocks de pommes de terre".

"Depuis plusieurs semaines nous essayons d'attirer l'attention des pouvoirs publics, nous avons trouvé des débouchés possibles en alimentation animale, mais nous ne pouvons pas supporter tous les surcoûts pour le transport et la logistique", a précisé à l' AFP Bertrand Ouillon, délégué du GIPT, qui estime à 35 millions d'euros maximum le budget nécessaire pour rediriger les stocks .

Stockée chez les producteurs, la production de pommes de terre doit être écoulée avant la récolte prochaine. "Le risque est de voir se développer des dépôts sauvages de déchets de pommes de terre dans la nature, qui sont vecteurs de foyers infectieux de maladies fongiques ou de pollution par fermentation" , a affirmé M. Ouillon.

Des dons ont parallèlement été réalisés, mais "ne sont pas suffisants" pour résoudre une "crise d'ampleur industrielle", a-t-il ajouté.

Les industriels de la transformation qui ont payé les pommes de terre sous contrat aux producteurs à raison de 150 euros la tonne sans les utiliser, estiment à 200 millions d'euros la perte sèche qu'ils subissent liée à l'absence de vente.

La France, qui produit 6 à 7 millions de tonnes de pommes de terre par an, est aussi le premier exportateur mondial de la tubercule.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 14c1506f7f

Ah ben oui, les gens qui ont acheté massivement du riz et des pates ils vont devoir / ont du les manger , et du coup les pattates se vendent moins chez les particuliers.

Et c'est pas moi qui vais aider en achetant des patates, je mange celles de mon potager, et j' en ai encore en réserve de l' an dernier (avec pleins de germes ..... 8-[ )

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par mobar » 06 mai 2020, 06:34

ça ne fait jamais que 10 000 m3
Juste de quoi remplir un digesteur à biogaz! :-"

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » 06 mai 2020, 00:27

:-o
Bière: au moins 10 millions de litres détruits à cause du confinement
AFP•05/05/2020
"La fermeture brutale des cafés, restaurants, l'arrêt des activités touristiques et l'annulation de tous les festivals et salons a laissé plus de 10 millions de litres de bières, majoritairement en fûts, en souffrance", a annoncé le syndicat professionnel mardi.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... bd3072fd34

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par energy_isere » 04 mai 2020, 10:19

La filière du lin français relancée grâce aux masques

03/05/2020

La fabrication de masques en lin permet à l'entreprise textile Emanuel Lang de Hirsingue, dans le Haut-Rhin, de relancer la fabrication de produits dans cette matière délaissée en France depuis des décennies, a-t-on appris jeudi auprès de sa direction.

Emanuel Lang a obtenu mercredi soir l'homologation de la Direction générale de l’armement pour ses masques en lin et coton qu’il produit depuis début avril, prévoyant de doubler sa cadence actuelle pour passer à 300.000 unités par semaine d'ici à la mi-mai, a indiqué son dirigeant, Pierre Schmitt.

Les masques homologués sont de catégorie 2 (pour les professionnels à contacts occasionnels avec d'autres personnes) et réutilisables jusqu'à dix fois, mais la PME "garantit leur fiabilité après bien davantage de lavages, plus de 30 au moins".

Plus résistants mais plus coûteux
"Quelques adaptations techniques en cours" doivent leur permettre de monter en catégorie 1 (pour les activités en contact régulier avec le public), a précisé Pierre Schmitt.

Grâce au lin et au coton, matières naturelles, ils sont "plus réutilisables, plus résistants, plus confortables que les masques standards et apporteurs d'une fraîcheur très appréciable avec le retour prévisible des grandes chaleurs", fait-il valoir.

Ils sont par contre plus chers, avec un prix unitaire de 2,50 euros hors taxes pour des commandes "de grands volumes", a-t-il souligné.

Leur production apporte un gros coup de pouce à la filature de lin que la PME de 25 salariés avait démarrée juste avant le confinement. Emanuel Lang a en effet décidé de créer une filière complète de fabrication à partir de cette plante, ce qui marque le retour de cette activité en France.

Un tiers de l'activité dédié aux masques
"La matière première est cultivée en Normandie mais sa transformation était partie depuis des décennies à l'étranger. Nous la relocalisons", a souligné Pierre Schmitt.

Pour cela, l'entreprise a racheté plusieurs machines en Hongrie et acquis un prototype du fabricant NSC Schlumberger, basé comme elle dans le Haut-Rhin, a-t-il poursuivi.

Selon Pierre Schmitt, la production actuelle de masques représente "environ un tiers" de l'activité d'Emanuel Lang, qui honore en même temps les commandes en lin reçues pour l'habillement, l'ameublement et les textiles techniques, soit les clientèles visées avant la crise sanitaire.

La PME fait partie d'un groupe de quatre usines textiles du Haut-Rhin propriétés de Pierre Schmitt, représentant un effectif de 150 salariés et un chiffre d'affaires annuel de 30 millions d’euros.
https://www.bfmtv.com/economie/la-filie ... 05116.html

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par kercoz » 27 avr. 2020, 22:27

tita a écrit :
27 avr. 2020, 18:17
Perso, j'ai absolument rien contre le vin en cubi, je trouve même très pratique parce qu'il se conserve mieux.
He be non, en cubi , ça se pique assez vite :
""""C'est de l'ordre de 1 ou 2 mois dans un cubi classique, on peut monter jusqu'à 1 an pour les vinibags. Astuce : pour conserver votre vin si vous avez un cubi classique, transvasez le vin dans des bouteilles que vous pourrez boucher hermétiquement en laissant le moins d'air possible dans la bouteille."""""

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par mobar » 27 avr. 2020, 21:43

Affirmatif, les Romains et les Grecs échangeaient déjà du vin et on en échangera bien après qu'on ai abandonné le pétrole

Le cumul de chiffre d'affaire du vin, le pétrole, il n'est pas près de le dépasser
Il faut aujourd'hui 1 baril de bon pétrole pour se payer un litre de vin de qualité

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par Pétroleur » 27 avr. 2020, 19:16

tita a écrit :
27 avr. 2020, 18:17
On est dans des trucs radicalements différents. Le vin est un marché à €100 milliards par an dans le monde. Le pétrole, c'est un marché à €1'800 milliards lorsqu'il est à €50.
On boira du vin encore longtemps après qu'on ait plus de pétrole! J'espère en tout cas. Ca tue les virus. :D

Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.

par tita » 27 avr. 2020, 18:17

mobar a écrit :
27 avr. 2020, 17:37
Ça va faire comme avec le brut quand les cuves et les caves seront pleines à raz bord, ils braderont leur stocks pour faire de la place
Parce que contrairement aux pétroliers eux, ils n'ont même pas la possibilité de fermer les robinets! :wtf:
Un prix négatif sur le vin? :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Ensuite, si on compare les volumes de pétrole et de vin produits, la production annuelle de vin dans le monde correspondrait à 2 jours de production de pétrole. A priori, s'il faut trouver des solutions pour stocker du vin... On va en trouver. Perso, j'ai absolument rien contre le vin en cubi, je trouve même très pratique parce qu'il se conserve mieux.

On est dans des trucs radicalements différents. Le vin est un marché à €100 milliards par an dans le monde. Le pétrole, c'est un marché à €1'800 milliards lorsqu'il est à €50.

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