Filiére bois - energie

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Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » Hier, 16:15

BOIS-ÉNERGIE : D’OÙ PROVIENT LE BOIS UTILISÉ POUR PRODUIRE DE LA CHALEUR RENOUVELABLE ?

16 avr 2021

Plébiscitée pour répondre aux objectifs climatiques de la France, l’exploitation du bois comme source de chaleur présenterait-elle un risque de déforestation ? Selon les données des organismes publics, la filière bois-énergie ne nuirait pas à la croissance des forêts, ni à la préservation de leur diversité.

Dans la famille des énergies renouvelables, le mix hydraulique-solaire-éolien est souvent cité en trio de tête. Mais pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et écologique de la France, la filière biomasse joue un rôle de plus en plus prépondérant, notamment via le bois-énergie. « Le bois représente déjà, en France, 50 % de l’énergie [renouvelable] consommée pour produire de la chaleur, souligne Emilie Machefaux, cheffe du service forêt à l’Ademe. La programmation pluriannuelle de l’énergie fait d’ailleurs peser sur le bois d’ambitieux objectifs puisqu’elle prévoit une hausse de la consommation de chaleur produite à partir de la biomasse de 20 % d’ici à 2023 et de 30 à 40 % d’ici à 2028, par rapport à 2017. » Le recours accru au bois pour produire de l’énergie explique en bonne partie la montée en puissance de la biomasse, première énergie renouvelable en France, selon l’Ademe. Si l’utilisation du bois comme combustible remonte à plusieurs millénaires, les progrès réalisés en matière d’automatisation et d’optimisation en font désormais une ressource plébiscitée pour ses effets positifs sur l’indépendance énergétique, la réduction des gaz à effet de serre, la protection de l’environnement, le développement des emplois locaux non délocalisables, soulignait déjà la chercheuse Sylvie Pellerin-Drion en 2013.

En dépit de ses « précieux atouts », la filière bois-énergie est parfois associée au phénomène de déforestation à l’œuvre sur d’autres continents. Face aux ravages de l’exploitation aveugle de certaines forêts d’Amérique du Sud, d’Afrique ou encore d’Asie du Sud-Est, d’aucuns s’interrogent sur l’approvisionnement de cette filière en France et sa durabilité. Sur ce sujet, un premier constat s’impose : d’après les données de l’Agreste (site spécialisé dans la statistique agricole), la production de plaquettes forestières utilisées pour le chauffage ne mobilise que 7 % de la récolte totale de bois commercialisé en France métropolitaine. Comme l’explique Sylvie Pellerin-Drion, le bois-énergie arrive, en effet, en toute fin de la chaîne de valorisation puisqu’il concerne le bois ne pouvant être employé à d’autres fins. Il ne représente, de fait, qu’un des nombreux segments des usages du bois dans l’Hexagone. « Le bois en énergie n’est pas une utilisation finale recherchée en sylviculture, ce n’est qu’un sous-produit d’exploitation. […] Aucune forêt française n’est destinée à la seule production de bois-énergie », rappelle le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Et d’ajouter qu’« une forêt sous-exploitée, vieillissante, non entretenue, dans laquelle le bois s’accumule est plus sensible aux perturbations de son écosystème ».

Les différentes opérations sylvicoles réalisées dans le cadre de la gestion des forêts conduisent à des coupes régulières. Les éclaircies consistent notamment à éliminer certains arbres blessés ou malades au sein d’un peuplement, afin d’apporter l’espace, la lumière et l’eau nécessaires au développement des arbres sains. Le produit de ces coupes d’éclaircie ou sanitaires sera valorisé sous forme de bois énergie. Ce dernier est aussi issu de l’utilisation d’écorçages, de sciages ou de rabotages issus de la transformation du bois d’œuvre et du bois d’industrie. Les bois en fin de vie et les déchets de bois sont aussi utilisés.

Forêts françaises : une bonne santé à préserver

En France, contrairement à d’autres régions du monde, l’exploitation des forêts est strictement encadrée par le code forestier qui reconnaît d’intérêt général la protection et la mise en valeur des bois et forêts ainsi que le reboisement dans le cadre d’une gestion durable. L’Office national des forêts (Onf) est chargé, au titre du service public, d’accompagner les propriétaires dans l’élaboration d’un document de gestion de la forêt qui prévoit toutes les interventions – coupes, renouvellement, travaux écologiques ou encore travaux d’accueil du public – sur une période allant de 10 à 20 ans. Les forêts privées de plus de 25 ha sont elles aussi soumises à l’obligation de se doter d’un document de gestion durable.

Les certifications forestières sont complémentaires au code forestier, en offrant des garanties supplémentaires en matière de gestion durable. Non obligatoires, elles s’inscrivent dans le cadre d’une démarche volontaire mise en place par certains forestiers. Sur le territoire métropolitain, deux labels internationaux existent : le FSC (Forest Stewardship Council) et le PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières). En 2018 en France métropolitaine, 5,6 millions d’hectares de surfaces forestières étaient certifiés PEFC et 56 000 hectares étaient certifiés FSC, faisant du modèle hexagonal une référence pour beaucoup de pays étrangers. Quatrième plus grand territoire boisé de l’Union européenne (deuxième en comptant les département et territoires d’outre-mer), la France voit sa superficie forestière progresser année après année, alors même que l’approvisionnement en bois augmente lui aussi. Avec 16,9 millions d’hectares, cette surface s’est étendue de plus de 50 % depuis 1908 et a même doublé depuis 1820. Ces 35 dernières années, elle a continué à progresser de 80 000 hectares par an, un rythme qui n’a pas faibli au cours des dix dernières années, selon l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) dans son inventaire forestier 2020.

Si l’exploitation durable des forêts françaises ne nuit pas à leur expansion ni à leur qualité, ne favorise-t-elle pas la plantation d’arbres résineux ? L’orientation d’une parcelle forestière vers des essences feuillues ou résineuses dépend en grande partie de la qualité des sols et des contraintes du territoire. Le propriétaire fait son choix en fonction, notamment, des produits de bois d’œuvre qu’il souhaite valoriser. L’Onf rappelle à ce titre que les conifères, très prisés pour la construction, ne sont pas indiqués pour le chauffage. « Il est préférable de privilégier les feuillus, plus denses que les résineux », affirme l’organisme. De fait, l’expansion des peuplements feuillus dans les forêts françaises, qui en couvrent 71 % de la surface, est plus marquée que celle des résineux, et leur proportion respective n’a pas varié en un siècle.

Pour continuer à assurer la bonne santé des forêts françaises face au changement climatique tout en contribuant à lutter contre ses effets, le ministère de l’Agriculture a lancé en décembre un dispositif inédit de renouvellement forestier dans le cadre du plan France Relance. Une volonté d’aller plus loin dans la préservation et l’adaptation des forêts, mais aussi de la biodiversité, des sols et de toutes les richesses qu’elles recèlent.
https://lenergeek.com/2021/04/16/bois-e ... ouvelable/

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 05 mai 2021, 16:31

je parlais de vitrage pour chauffage solaire passif (le soleil tape le mur de la maison, le mur porteur devient capteur d'énergie et stockeur d'énergie. ah oui, on appelle ça une veranda aussi, enfin il faut vraiment faire cette petit extension sud dans une optique énergétique), pas de capteur thermique . Les capteurs sont de préférence en simple vitrage en effet, mais ne font pas partie de l'enveloppe thermique d'une maison.

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 05 mai 2021, 15:08

Jeuf a écrit :
05 mai 2021, 14:08
Peut-être les deux tiers à récupérer par mur capteur à double-vitrage. Sur 15m² : 2000kWh de chauffage gratuit. Parrallèlement, baisse des déperditions de la façade avec isolation et cette deuxième peau. La consommation de bois serait réduite de moitié, je pense. Et meilleur confort thermique.

Horreur votre honneur: JAMAIS de double vitrage sur un capteur thermique basse température est moins rentable que le simple. .....J'ai paumé tous mes graphes et calculs ...mais je peut affirmer que les courbes de rendement simple et double vitrage se croisent pour un delta T° de 40°C ( temp. extérieure - temp. capteur.). L'avantage du simple vitrage tient surtout ds le fait qu'il peut se monter par un bricoleur sur support boi set avec tres peu d'étanchéité. La seule contrainte étant de prévoir une possibilité de nettoyage intérieur, donc des cadres avec charnieres ou visseries.
Je n'ai jamais pu trouver de calcul optimisant la largeur du capteur . 20 cm me semble correct.
L'idéal serait d' occulter le vitrage la nuit....A mon avis, sauf montagne tres froid, la vitre suffit à améliorer le coef de déperdition nocturne.

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 05 mai 2021, 14:08

kercoz a écrit :
05 mai 2021, 11:39
Jeuf a écrit :
05 mai 2021, 10:32

J'ai bien essayé de programmer de l'élec avant 7h, mais la maison a trop de déperdition , le niveau de température redescend assez vite une fois le chauffage éteint (façade sud non isolée)
Une façade sud, si elle possède un minimum de volant thermique, ne doit pas etre isolé. L' idéal étant de placer un capteur type Michel-Trombe ( une simple plaque de verre simple vitrage) sur une partie du mur, ou une serre d' hiver ou en dur.
deux façades sont collés aux voisin, c'est bien, pas de déperdition
la façade sud ne va pas chauffer pendant la nuit hivernal
Le voisin dans le prolongement de la façade sud acceptera peut-être un jour qu'on construise un mur capteur. il faudra se coordonner ce jour là, et pour le moment il faut attendre. Le mur capteur sera une bonne combinaison de baies vitrées (double vitrage quoique tu en dises, la nuit est longue en janvier et toute la chaleur s'en va avant le matin) et d"isolation thermique.
200 kWh par m² et pour 5 mois d'hiver d'énergie incidente en vertical sud. Peut-être les deux tiers à récupérer par mur capteur à double-vitrage. Sur 15m² : 2000kWh de chauffage gratuit. Parrallèlement, baisse des déperditions de la façade avec isolation et cette deuxième peau. La consommation de bois serait réduite de moitié, je pense. Et meilleur confort thermique.

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 05 mai 2021, 11:39

Jeuf a écrit :
05 mai 2021, 10:32

J'ai bien essayé de programmer de l'élec avant 7h, mais la maison a trop de déperdition , le niveau de température redescend assez vite une fois le chauffage éteint (façade sud non isolée)
Une façade sud, si elle possède un minimum de volant thermique, ne doit pas etre isolé. L' idéal étant de placer un capteur type Michel-Trombe ( une simple plaque de verre simple vitrage) sur une partie du mur, ou une serre d' hiver ou en dur.

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 05 mai 2021, 10:32

kercoz a écrit :
05 mai 2021, 10:17

Pour l'utilisation matinale, aucune éthique ne t' interdit un chauffage relai matinal elec thermostaté....tant qu'il y a de l' élec....qd il n' y en aura plus , tu allumes la chaudière et pourras te recoucher.
De l'élec il y en aura quand kercoz, mobar, jeuf et les autres auront disparus depuis longtemps

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 05 mai 2021, 10:32

kercoz a écrit :
05 mai 2021, 10:17


Pour l'utilisation matinale, aucune éthique ne t' inderdit un chauffage relai matinal elec thermostaté...
Précisément, si. Sur le réseau électrique, la pointe hivernale à présent, c'est le matin vers 9h(au milieu d'un plateau), et non plus le soir.
Et pour assurer cette pointe, il y a le déstockage hydro ...le stockage se fait avec le mix moyen, ou avec les moyens carbonnés hivernaux: en tout cas, à la base ce n'est pas du renouvelable.
Et il y a l'appel de moyen de pointe : fioul, gaz
Et il y a l'import de pays voisins, qui gardent leurs vielles centrales à charbon pour tourner quelque centaines d'heures dans l'année comme celle là.
Bref, le chauffage électrique à ces moment critiques, c'est essentiellement du fossile avec 1/3 de rendement , pour ceux qui sollicitent le réseau uniquement à ce moment là, si on segmente bien la consommation/production à mettre en face (si on segmente pas, on prend la moyenne mais c'est trop facile, ce n'est pas conforme à la réalité, et çause de ça entre autre, on paye cette moyenne de plus en plus chère)

C'est de 7h à 13h , le plateau haut de consommation élec du matin.
J'ai bien essayé de programmer de l'élec avant 7h, mais la maison a trop de déperdition , le niveau de température redescend assez vite une fois le chauffage éteint (façade sud non isolée)

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 05 mai 2021, 10:17

Jeuf a écrit :
05 mai 2021, 10:08


Il est vrai qu'il fait frais le matin dans la maison chez moi. J'ai réfléchis à un moyen d'allumage automatique du poele à buche 1h avant le réveil, ça serait le top, j'ai pas trouvé.
Mais il semble qu'on supporte mieux le froid le matin. Cela est corrélé, je pense, avec la température corporelle, qui oscille un petit peu autour de 37°C, selon un cycle journalier, et est plus faible le matin.
Il y avait autrefois, une norme de confort intéressante: en plaçant un thermometre au centre d' une pièce et un autre sur les parois, on constate qu'on a une sensation de bien être avec 16 au centre et 20 sur les parois ...au contraire du mal etre avec 20 au centre et 16 en parois....pour celà, il faut évidemment des murs qui stockent la chaleur et pas du carton pâte laine de verre.
Pour l'utilisation matinale, aucune éthique ne t' inderdit un chauffage relai matinal elec thermostaté....tant qu'il y a de l' élec....qd il n' y en aura plus , tu allumes la chaudière et pourras te recoucher.

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 05 mai 2021, 10:08

Les 10 tMS/ha c'est l'accroissement forestier moyen en zone tempérée, ça peut monter à 12 tMS/ha pour les taillis à courte rotation ou le miscanthus
Sous les tropiques, c'est au dessus de 15tMS/ha et sous les hautes latitudes c'est moins de 3tMS/ha
En France on serait bien en dessous de 10 t/ha.

mobar a écrit :
04 mai 2021, 19:12

Le bois de chauffage séché à l'air pendant deux étés, contient encore entre 25 et 35% d'eau qu'il faut évaporer ce qui crée des pertes à la cheminée, en gros il faut deux fois plus de masse de bois que de pellets pour arriver a chauffer à la même température un logement et pour peu que la chaudière à bois soit un peu ancienne ou soit encrassée avec une combustion incomplète, c'est encore pire!
Mon outil pour mesurer l'humidité me donne 10-15% sur la plupart des bûches. Le temps est peut-être plus sec.
Je suis content d'avoir fait baissé l'humidité ainsi plutôt qu'au moment de la combustion. Pour ça il faut de l'épargne, du stock.
J'attends au moins 2 ans avant de mettre au feu. Je stocke quelque jour dans la maison pour le séchage final.
Le gros avantage d'une chaudière à pellets, c'est la programmation de la combustion, la régulation, l'efficacité de la chauffe et la réduction des interventions dès lors qu'on dispose d'un silo suffisant pour la saison de chauffe. Reste l'évacuation des cendres et le décendrage mensuel du foyer
Il est vrai qu'il fait frais le matin dans la maison chez moi. J'ai réfléchis à un moyen d'allumage automatique du poele à buche 1h avant le réveil, ça serait le top, j'ai pas trouvé.
Mais il semble qu'on supporte mieux le froid le matin. Cela est corrélé, je pense, avec la température corporelle, qui oscille un petit peu autour de 37°C, selon un cycle journalier, et est plus faible le matin.

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 04 mai 2021, 19:12

Les 10 tMS/ha c'est l'accroissement forestier moyen en zone tempérée, ça peut monter à 12 tMS/ha pour les taillis à courte rotation ou le miscanthus
Sous les tropiques, c'est au dessus de 15tMS/ha et sous les hautes latitudes c'est moins de 3tMS/ha

C'est rare que l'on utilise 100% de l'accroissement forestier pour le chauffage

La quantité de bois de chauffage utilisée pour moi en hiver dans les Vosges du Nord était de 15 stères minimum par an, depuis que je me chauffe avec une chaudière à pellets je suis passé à 7 tonnes de pellets pour la même surface et température de chauffe, en équivalent fuel c'est 3 000 litres par saison

Le bois de chauffage séché à l'air pendant deux étés, contient encore entre 25 et 35% d'eau qu'il faut évaporer ce qui crée des pertes à la cheminée, en gros il faut deux fois plus de masse de bois que de pellets pour arriver a chauffer à la même température un logement et pour peu que la chaudière à bois soit un peu ancienne ou soit encrassée avec une combustion incomplète, c'est encore pire!

Pour une bonne régulation avec une chaudière à buches, tu ouvres les fenêtres ou tu mets un pull! :mrgreen:

Le gros avantage d'une chaudière à pellets, c'est la programmation de la combustion, la régulation, l'efficacité de la chauffe et la réduction des interventions dès lors qu'on dispose d'un silo suffisant pour la saison de chauffe. Reste l'évacuation des cendres et le décendrage mensuel du foyer

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 04 mai 2021, 12:10

Ici un beau diagramme de Sankey des flux de bois :
https://www.flux-biomasse.fr/fm/userfil ... %20m3f.pdf
mais pas simple à comprendre
mobar a écrit :
30 avr. 2021, 20:17
L’accroissement naturel de la foret francaise c’est 10 tonnes de matiere seches a l’hectare, soit 20 steres/ha
La foret francaise c’est 17 millions d’hectares, soit 340 millions de m3 de bois en accroissement naturel
L’industrie en consomme 60 millions de m3, 90 millions de m3 sont recoltes chaque annee
Il reste bien assez de bois pour chauffer ceux qui ne se chauffent pas a l’elec, au gaz, au solaire, a la pompe a chaleur ... suffit de recolter ce qu’on a besoin
J'ai de sérieux doute sur ce "10 tonnes de matière sèche à l'hectare"
Cette page
parle de 5,8t/ha soit 2,5tep ou 27MWh/ha

On compte alors 450 millions de de MWh soit 7 MWh par français. Finalement je dois être bon avec mes 3 stères brulés par personne à la maison, ouf, ça passe. Pour Mobar, 7 tonnes (+3 pour sécher les granulés, apprend-on!), on est surement au-dessus.

On peut compter une bonne part de ce que consomme l'industrie comme moyen de chauffage, si ce n'est aujourd'hui, c'est pour le futur. Les constructions ne sont pas éternelles. (dans un monde idéal, les déchets de gros œuvre bois + OSB+contreplaqués+palettes +etc, s'ils n'ont pas les qualités requises pour aller à la cheminée ou être réutilisées dans de nouvelles constructions, et tout ce qui n'est pas sciure qui peut faire des granulé, vont dans des incinérateurs qui chauffent des réseaux de chaleur urbains. Tandis que le bois brut est plus pour le monde rural)



Sur le fait que tout le monde ne se chauffent pas au bois, mais au gaz et au nucléaire (+centrale à fioul +import élec voisin au charbon, lors des pics de froid), c'est un problème. Ils sont, en quelque sorte, en précarité énergétique : le gaz est en quantité limitée, l'uranium aussi. Et il n'y a pas de sécurité individuelle sans sécurité collective. Je ne leur souhaite pas de perdurer dans cette dépendance collectivement dangereuses à plusieurs titres. Donc je compte pour tout le monde.


edit : 27MWh/ha d'accroissement en bois correspond à 0,23% de rendement de captation d'énergie solaire.

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 03 mai 2021, 10:34

Dans le département du Gard, promouvoir le bois-énergie pour soutenir la filière forestière

PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 15 AVRIL 2021

Le Gard, 745 000 habitants, est un département qui s’étend de la Camargue aux sommets des Cévennes. Connu pour son offre touristique exceptionnelle et ses produits agricoles de caractère, c’est aussi un département boisé. Sa forêt, qui avait presque disparu à la fin du 18ᵉ siècle pour subvenir aux besoins énergétiques de l’industrie et pour le boisement des mines de charbon, est aujourd’hui en croissance naturelle rapide. Ceci est le fruit de la forte déprise agricole du début du vingtième siècle, elle couvre aujourd’hui 37 % du territoire et continue de croître au point de constituer une nouvelle opportunité écologique et économique.

Le bois-énergie, moteur de la sylviculture et énergie renouvelable
L’accroissement forestier du département du Gard, comme celui de tous les départements de la zone méditerranéenne française, est bien supérieur à la récolte par manque de débouchés pour le bois. C’est donc dans le but de donner à cette nouvelle forêt des capacités futures de production de bois d’œuvre de qualité, mais aussi pour prendre part à la lutte contre le changement climatique par l’utilisation d’énergies renouvelable, qu’en 2002 a été créé la Mission bois-énergie. D’abord portée par l’Agence Méditerranéenne de l’Environnement, puis par le service Environnement du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, elle a été reprise en Lozère et Gard, par les CCI de Mende, Nîmes et Alès dès 2005.
...............
https://www.bioenergie-promotion.fr/890 ... orestiere/

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 18 juin 2020, 21:07

Européenne de biomasse planifie 50 à 100 millions d’euros d’investissements à Fessenheim

PHILIPPE BOHLINGER Usine Nouvelle 18/06/2020

Européenne de biomasse compte mobiliser entre 50 et 100 millions d’euros à Fessenheim (Haut-Rhin) en vue de produire des granules de bois à haut pouvoir calorifique ou "black pellets".

Européenne de biomasse, une société d’ingénierie basée à Paris, annonce son intention d’investir entre 50 et 100 millions d’euros à Fessenheim (Haut-Rhin) dans une usine de granules de bois à haut pouvoir calorifique ou "black pellets". Le projet prendrait pied sur la future zone d’activité EcoRhéna dont les 200 hectares au bord du Rhin doivent compenser les pertes d’emplois liées à l’arrêt de la centrale nucléaire.

Jean-Baptiste Marin, le PDG d’Européenne de biomasse, explique "avoir engagé des études en vue de construire à Fessenheim une unité de production d’une capacité de 125 000 à 250 000 pellets par an. Afin de mener à bien ce projet, nous nous associerons à des investisseurs, comme nous avons pu le faire dans la Marne".

Européenne de biomasse mettra en service en septembre 2020 à Pomacle-Bazancourt (Marne) une unité capable de produire 130 000 tonnes de "black pellets" à partir de résidus forestiers. 110 millions d’euros y ont été injectés et 40 emplois directs créés par la PME française et ses partenaires, le fonds Meridiam et la Banque des territoires. Ces derniers se sont associés au sein d’une société dédiée, FICA HPCI, en vue d’assurer la maîtrise d’ouvrage, la gestion et l’exploitation des installations. Meridiam détient 80,5 % des parts, la Banque des territoires 14,5 % et Européenne de biomasse 5 %.

La technologie repose sur le vapocraquage du bois, qui permet d’obtenir sous haute température et forte pression, un granule bois de couleur noire "dont le potentiel énergétique est supérieur de 40 % à un pellet classique", assure Jean-Baptiste Marin. A Pomacle-Bazancourt, les énergies électrique et thermique nécessaires aux procédés sont fournies par une centrale de cogénération biomasse dont la mise en service interviendra cet été. Une telle unité ne devrait pas être associée au projet alsacien, précise l’entreprise.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... im.N976861

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 01 mai 2020, 23:29

Comprendre la filière du chauffage automatique au bois en vidéo

Frédéric DOUARD19 mars 2020

Vidéo réalisée par la société Hargassner France et qui explique les fondamentaux du chauffage au bois au bois déchiqueté : ressource, combustion, économie, utilisation, entretien et témoignages.
14mn de vidéo : https://www.bioenergie-promotion.fr/650 ... -en-video/

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 01 mai 2020, 21:29

Les cendres issues de la combustion du bois possèdent des caractéristiques intéressantes pour être valorisées sur des sols agricoles ou forestiers.

Frédéric DOUARD15 avril 2020

La société Biocombustibles SAS est l’un des principaux acteurs du Schéma régional des cendres issues des chaufferies bois en Normandie.

Ce schéma organise le maillage de huit plateformes de stockage mutualisées sur le territoire normand pour la valorisation agronomique des cendres foyères par un retour au sol sur la base d’un gisement est de 4000 tonnes par an. Ce schéma doit démontrer l’intérêt agronomique des cendres comme fertilisant minéral renouvelable, alternatif aux fertilisants commerciaux, et la simplicité de l’épandage des cendres.

L’exemple de l’épandage de Brosville dans le département de l’Eure a servi d’exemple pour cette vidéo.
vidéo : https://www.bioenergie-promotion.fr/658 ... replanter/

La valorisation agricole des cendres de bois de la papeterie de Saillat-sur-Vie

Frédéric DOUARD15 avril 2020

Les cendres de bois issues de la combustion de bois non pollué, récupérées sous les grilles des chaudières, peuvent constituer un excellent apport de minéraux forts utiles à la croissance des plantes et donc à l’agriculture. Afin d’éviter de mettre ce produit en décharge, pratique qui génère un gaspillage de matière noble et des coûts en pure perte, le fabricant de papier International Paper a initié dès 1996 une réflexion sur la valorisation agricole des 10 000 tonnes de cendres issues chaque année de la combustion d’écorces dans la chaudière de son site de production de Saillat-sur-Vienne.

Après une première étape de rapprochement avec le monde agricole au travers de la mise en place d’un partenariat avec les Chambres d’Agriculture de la Haute-Vienne et de Charente, des études avec essais en plein champs ont été engagées pour définir précisément la valeur agronomique des cendres et les seuils d’écotoxicité. En 2000, les conditions ont ainsi pu être réunies pour engager une procédure de plan d’épandage agricole. Les premières cendres ont ainsi pu être épandues dès 2001.

Pour encadrer et faciliter la gestion de cette activité avec ses nombreux intervenants, il a ensuite été décidé de constituer un Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental, Cendrecor qui est la contraction de cendres d’écorces. Cette association, qui regroupe les 100 agriculteurs du plan d’épandage, encadre ainsi la valorisation à chacune de ses étapes : qualité, logistique, agronomie et gestion administrative.

Image
vidéo 5 mn https://www.bioenergie-promotion.fr/658 ... e-saillat/

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