Berthier a écrit:
Certains adeptes du pic pétrolier refusent d'admettre un scénario de substitution partielle.
De ce que je vois sur le forum, je dirais plutôt :
Certains adeptes du pic pétrolier refusent d'admettre LE SUCCES D' un scénario de substitution partielle.
Ce qui est fondamentalement différent.
Evidement, au cours des discussions pour persuader l'interlocuteur que une substitution partielle sera insuffisante pour continuer BaU, il peut apparaître que c'est le sénario qui est refusé.
Citer:
Pourtant l'historique du choc pétrolier des années 70-80 a montré que l'on a investi dans ce qui était plus cher qu'avant (le gaz en 1979 était plus cher que le pétrole 1970), que l'on a mobilisé des capitaux considérables (programme nucléaire français), que l'on a accru l'efficacité énergétique (véhicules, logements), que l'on a développé ou expérimenté les ENR (maisons solaires, Thémis, Odeillo)
La question n'est pas de savoir si il est impossible d'investir dans du plus cher ou pas. La question est de savoir combien on est effectivement capable de substituer par an et à quel moment. Le débat sur le nucléaire (que je sens pointer en dessous de ta remarque

) est de ceux là. Il ne s'agit pas de dire "on ne fera rien", mais de dire, "ce qu'on fera sera insuffisant pour renverser la tendance de décroissance energétique".
Ce qui permet de situer les priorités. On peut en rester à "faisons les substitutions et basta pour le reste", mais c'est un peu court comme projet de société ...
Le plus important est d'être capable d'accompagner une décroissance energétique, à tous les niveaux (morale social, économie, politique intérieur et extérieur etc etc que sais-je encore).
La substitution est une partie de la solution d'accompagnement, tout comme l'économie d'énergie, mais aussi la pénurie... Le plus important est de savoir dans quel contexte ces éléments vont se positionner. Aller au dela du simple aspect technique pour voir l'aspect société.
Dans la situation de décroissance energétique généralisée, les options "grosses productions centralisée" pointent touts vers du kaki.