L' Hydrogène mythique

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GillesH38
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Re: L' Hydrogène mythique

Message par GillesH38 » 07 nov. 2019, 09:30

mobar a écrit :
06 nov. 2019, 14:52
La chute des rendements ce n'est pas qu'une question de cout!

C'est surtout une question de potentiel de la transformation à partir d'un flux d'énergie primaire limité

Quand tu as un flux d'énergie dont la valeur est fixée, comme le rayonnement solaire, le rendement du système est essentiel
Si tu sors 1% d'énergie biomasse du rayonnement solaire incident d'une surface plantée en arbres ou si tu en sors 15% d'énergie sous forme d'hydrogène ce n'est pas du tout pareil et le cout n'as rien à voir avec ça!
ah donc maintenant la question du flux extractible devient bien un problème donc ... moi qui croyais que l'humanité aurait toujours réponse à tout ;)
Mais évidemment que c'est une histoire de coût, par exemple il n'y a pas de limite physique pratique à la culture d'algues pour les biocarburants, ce n'est qu'un problème de coût.
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 07 nov. 2019, 18:33

GillesH38 a écrit :
07 nov. 2019, 09:30

Mais évidemment que c'est une histoire de coût, par exemple il n'y a pas de limite physique pratique à la culture d'algues pour les biocarburants, ce n'est qu'un problème de coût.
D'ailleurs aux Caraïbes ils ont des Sargasses à pas savoir qu'en faire ....... et ça ne se transforme pas comme par magie en bio carburants.
Faut leur envoyer Mobar le magicien.

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 26 avr. 2020, 13:27

[Avis d'expert] Produire de l’hydrogène propre à partir de renouvelable, de fossiles ou de nucléaire ?

Usine Nouvelle 25/04/2020

TRIBUNE Hydrogène bleu électrolytique en France, mais de quelle couleur pour l’Europe ? En analysant la stratégie hydrogène allemande, consultant chez Colombus Consulting Jannis Burger, met sur la table la question d’une politique industrielle européenne de l’hydrogène cordonnée.

Produire de l’hydrogène sans énergies fossiles sera un atout pour nos industries : cela diminuera l’empreinte climatique des industries utilisant de l’hydrogène d’origine fossile (hydrogène dit "gris"), tout comme cela complètera l’électricité dans la mobilité bas carbone avec les transports lourds ou la logistique des flottes, comme le prévoit la stratégie française de l’hydrogène décarboné.

Lancée en 2018, cette dernière prévoit de décarboner la production d’hydrogène notamment par l’électrolyse, utilisant de l’électricité pour séparer la molécule d’eau en hydrogène (H2) et oxygène (O2). En plus de pouvoir être réalisé de manière décentralisée près des centres de consommation, ce processus ne génère pas de CO2 – à condition que l’électricité utilisée soit elle-même d’origine bas carbone, ce qui est généralement le cas en France. On parle alors d’hydrogène "bleu" (cf. illustration ci-dessous) ; voire d’hydrogène "vert" en cas d’électricité à base d’énergies renouvelables (EnR).

Image

Hydrogène bleu électrolytique en France

Au niveau européen, une telle stratégie de l’hydrogène se fait attendre. Le European Green Deal, projet de réforme de la Commission européenne pour rendre l’Europe neutre en termes de CO2 d’ici 2050, évoque l’hydrogène mais sans pour l’instant préciser des éléments concrets de production. La refonte de la stratégie industrielle de l’Union européenne a été présentée début mars, en évoquant la création d’une Alliance pour l’Hydrogène propre, mais celle-ci ne sera lancée qu’à partir de l’été 2020. Le projet Certif’Hy qui est en cours doit préparer un système européen de garanties d’origine pour l’hydrogène décarboné, mais les premiers résultats ne sont pas attendus avant fin 2020. De plus, suite à la crise du Covid19, l’agenda politique pourrait être modifié d’une manière imprévue.

En attendant que la vision européenne se construise, l’Allemagne a à son tour dévoilé son ébauche de stratégie nationale d’hydrogène fin janvier 2020, presque deux ans après la France. La stratégie allemande pourrait être d’autant plus structurante que l’Allemagne présidera au Conseil de l’UE pendant la deuxième moitié de 2020 – et elle compte bien utiliser cette occasion pour promouvoir sa vision de l’hydrogène dans des dossiers stratégiques (sector coupling, marché gazier, infrastructure).

La vision allemande est effectivement différente de celle de la France, qui privilégie l’hydrogène électrolytique décarboné – sans forcément les EnR. Selon un rapport de RTE (gestionnaire du réseau de transport d’électricité), l’hydrogène vert n’est pas compétitif face à l’hydrogène gris s’il se base sur des EnR trop intermittentes.

L’Allemagne, en route vers l’hydrogène bleu fossile ?

L’Allemagne semble plus ouverte à d’autres options. Certes, elle cite aussi l’hydrogène vert et l’objectif de construire 3 à 5 GW d’électrolyse d’ici 2030 pour qu’au moins 20% de l’hydrogène consommé dans le pays soit décarboné. Mais il n’est pas encore clair quel mix d’électricité décarbonée ou verte alimentera ces capacités. De plus, dans son ébauche actuelle, la stratégie allemande n’évoque pas l’électricité décarbonée pour l’hydrogène "bleu". En effet, l’ébauche allemande définit l’hydrogène bleu surtout par rapport aux sources fossiles, dont le CO2 serait séquestré ("CCS" de l’anglais Carbon Capture & Storage) voire même réutilisé ("CCU", de l’anglais Carbon Capture & Utilization).

Comme le document allemand l’admet lui-même, cela pose un défi pour exclure de manière pérenne les éventuelles fuites de CO2. D’ailleurs, d’autres obstacles pourraient s’y ajouter : par exemple, comment faire accepter un site de stockage de CO2 pour le CCS ? Comment prévenir les fraudes dans un système CCU de réutilisation de CO2 ? Au final, cette approche pourrait amener à pérenniser l’utilisation d’énergies fossiles en misant sur la captation CO2 pour laquelle le GIEC recommande dans ses rapports d’avancer avec prudence.

Bleu ou vert, produit sur place ou importé ?

En outre, la stratégie allemande esquisse l’idée d’importer l’hydrogène de pays tiers, notamment ceux en voie de développement économique, afin de stimuler leur croissance éco-responsable, tout en renforçant les liens géopolitiques. Pour autant, le document souligne qu’il ne faut pas que les pays concernés réalisent ces exportations au détriment de leur propre croissance verte.

Dans la pratique, cet équilibre pourrait être difficile à mettre en œuvre… Aussi, ces exports posent éventuellement un problème d’émissions de CO2 lors de l’acheminement. Toutefois, il ne faut pas écarter d’emblée cette idée d’exporter l’hydrogène à l’international. Ainsi, l’Australie et le Japon renforcent en 2020 leur coopération en matière d’hydrogène, préparant notamment la possibilité pour l’Australie d’exporter de l’hydrogène au Japon dans l’avenir – qu’il s’agisse d’hydrogène vert ou bleu (CCS). A l’échelle européenne, les Pays Bas et l’Allemagne (dont notamment la région industrielle près de la frontière néerlandaise) ont annoncé en janvier 2020 qu’ils étudieront la faisabilité d’une utilisation commune d’infrastructures dédiées à la production et au transport d’hydrogène vert.

Ainsi, cette vision de transport à longue distance, à l’instar du gaz naturel, semble assez loin de la stratégie française, focalisée principalement sur la production nationale voire locale d’hydrogène bas carbone.

Quelle vision européenne pour cette "industrie de demain" ?

Face au Coronavirus, il est primordial, selon un appel de l’Agence internationale de l’énergie, que les plans de relance intègrent les technologies de la transition énergétique (dont l’hydrogène) comme un levier pour la croissance économique de l’avenir.

Pour cet enjeu stratégique, il n’est pas anodin si les approches nationales opposent la production décentralisée et électrique (comme favorisée par la stratégie française) à une production centralisée impliquant potentiellement des infrastructures gazières voire la séquestration de CO2 (ce qui semble être la tendance en Allemagne).

Ainsi, les efforts nationaux et européens de l’hydrogène doivent être davantage coordonnés, pour un effet d’échelle optimal. Afin de ne pas fragiliser le marché naissant de l’hydrogène bas carbone, l’Europe doit trouver des réponses communes et cohérentes, permettant de valoriser le savoir-faire européen de l’hydrogène sur le marché de demain.

Par Jannis Burger, consultant chez Colombus Consulting
https://www.usinenouvelle.com/article/a ... re.N956336

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 10 juin 2020, 21:19

Comment l’Allemagne veut devenir le numéro 1 des technologies de l’hydrogène

DE BERLIN, PAR GWÉNAËLLE DEBOUTTE Usine Nouvelle 10/06/2020

Grâce à un soutien de sept milliards d’euros, le pays ambitionne d’installer 10 GW de capacités d’électrolyse d’ici à 2040. Pour couvrir ses besoins, des partenariats stratégiques seront aussi noués avec des pays exportateurs capables de fournir de l’hydrogène vert compétitif. Un premier accord a été signé ce 10 juin avec le Maroc pour la construction d’une usine de 100 MW dans le royaume.

Le gouvernement allemand a présenté mercredi 10 juin sa stratégie nationale de l’hydrogène. Attendu depuis des mois, le texte de 38 mesures vise à faire de l’Allemagne le leader des technologies et de la production d’hydrogène vert dans une décennie.

Dans un premier temps, 310 millions d’euros seront investis jusqu’en 2023 pour accélérer la R&D sur la fabrication, le stockage et l’acheminement. Ensuite, le pays prévoit l’installation d’une capacité d’électrolyse de 5 GW d’ici à 2030, puis de cinq autres gigawatts d’ici à 2040.

Pour y parvenir, sept milliards d’euros de soutien gouvernemental ont été budgétés dans le plan de relance post-Covid-19 de 130 milliards d’euros adopté la semaine dernière. Avec le développement de cette nouvelle source d’énergie, plusieurs secteurs d’activités sont visés, comme l’acier, la chimie ou le transport aérien, avec la conversion de 2 % de la flotte espérée en 2030.

Mais au-delà de cet aspect environnemental, l’Allemagne entend aussi faire de l’hydrogène un nouveau débouché économique. "L’hydrogène vert va nous permettre de faire un double bond en avant, a souligné Svenja Schulze, la ministre de l’environnement (SPD). Il nous permettra d’atteindre nos objectifs de neutralité climatique en 2050, mais aussi d’assurer une reprise écologiquement durable après la crise du coronavirus". Ainsi, la fabrication du matériel et des composants "renforcera la chaîne de valeur régionale et les entreprises du secteur", comme le précise le document.

Premier partenariat avec le Maroc

Pour exploiter ce savoir-faire, la deuxième phase sera de nouer des partenariats stratégiques et technologiques avec des pays capables de fournir de l’hydrogène vert à un prix compétitif. En effet, alors que les besoins du pays devraient se situer entre 90 et 110 TWh en 2030, seuls 14 TWh seront couverts par la production nationale. "Nous aurons besoin du soleil de l’Afrique, car nos ressources renouvelables ne suffiront pas", a déclaré Gerd Müller, le ministre du développement (CSU). Un premier accord a été signé ce mercredi 10 juin avec le Maroc où la première usine d’une capacité de 100 MW sera installée. "Pour le moment, l’hydrogène sera utilisé pour leur propre usage, mais l’idée est de développer leur compétence dans ce domaine", a poursuivi le ministre.

A terme, l’Allemagne, qui finance à hauteur de 2 milliards d’euros ces coopérations, espère ainsi pouvoir exporter la technique, les électrolyseurs, les turbines éoliennes… et en échange, importer l’hydrogène. "C’est du gagnant-gagnant", a précisé Anja Karliczek, la ministre de la recherche (CDU).

En pleine phase d’accélération, le pays multiplie à l’heure actuelle les projets. Tandis que 100 stations de rechargement pour les véhicules ont été installées sur le territoire, Hambourg a annoncé sa volonté d’accueillir une usine d'électrolyse d'une capacité de 100 mégawatts. De leur côté, plusieurs opérateurs allemands de gazoducs se sont engagés dans la création du réseau d'hydrogène H2 Startnetz 2030. D’une longueur de 5 900 kilomètres, il devrait permettre d’interconnecter une trentaine de projets spécifiques de production de gaz vert.
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... ne.N973986

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Message par energy_isere » 15 juin 2020, 19:58

Sept pays demandent à la Commission européenne une feuille de route sur l'hydrogène

AFP parue le 15 juin 2020

Plusieurs pays de l'Union européenne ont demandé lundi à la Commission européenne de leur présenter une feuille de route pour le développement de l'hydrogène, une source d'énergie qui intéresse le bloc pour sa transition vers une société décarbonée.

Six pays de l'UE - Pays-Bas, Autriche, Allemagne, France, Belgique, Luxembourg - ainsi que la Suisse affichent leur soutien à cette énergie, jugée respectueuse de l'environnement dans certaines conditions de production, indique une déclaration publiée lundi en amont d'une visioconférence des ministres de l'Énergie de l'UE. Ils demandent à la Commission une feuille de route avec des objectifs pour 2030 et au-delà.

"Pour atteindre la neutralité climatique d'ici 2050, nous devons décarboner le système énergétique. L'hydrogène propre est un vecteur énergétique indispensable à la neutralité climatique", a souligné le ministre de l'Economie et de la Politique climatique néerlandais, Eric Wiebes, dans un communiqué.

Cette déclaration suit de moins d'une semaine l'annonce par l'Allemagne d'un investissement massif dans cette technologie: 9 milliards d'euros d'argent public, avec l'ambition de devenir le "fournisseur et producteur numéro 1" d'hydrogène au niveau mondial. De son côté, la France a annoncé consacrer 1,5 milliard d'euros sur trois ans pour "parvenir à un avion neutre en carbone en 2035", grâce notamment à l'hydrogène.

Durant leur réunion lundi, les ministres se sont accordés sur le fait que les technologies comme l'hydrogène issu d'énergie renouvelable et les réseaux électriques intelligents sont "de grande importance pour la création d'emplois en Europe, la compétitivité et la décarbonation", souligne un communiqué du Conseil de l'UE.

À ce titre, les 27 "attendent avec impatience" la stratégie sur l'hydrogène préparée par la Commission européenne. Elle sera publiée le 8 juillet. La part de l'hydrogène dans le bouquet européen pourrait passer de moins de 2% actuellement à 10%, voire 16% d'ici 2050, selon la commissaire à l'Energie Kadri Simson.

"Nous nous concentrerons bien sûr sur l'hydrogène produit à partir d'électricité renouvelable, mais dans la phase de transition, il peut aussi y avoir un rôle pour d'autres formes d'hydrogène à faible teneur en carbone - pour créer l'offre nécessaire à mesure que nous augmentons l'hydrogène vert", a-t-elle avancé.

L'hydrogène est considéré comme un moyen d'accompagner la transition énergétique en permettant de stocker à grande échelle de l'électricité et en servant de carburant dans les véhicules électriques, garantissant une meilleure autonomie que les batteries. Il est aujourd'hui produit essentiellement avec des énergies fossiles.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ene-200615

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 08 juil. 2020, 23:17

Hydrogène « propre » : « un moteur de croissance » pour surmonter la crise selon le vice-président de la Commission européenne

AFP parue le 08 juill. 2020

Bruxelles a dévoilé mercredi un plan de développement de l'hydrogène « propre » dans l'UE avec pour objectif de décarboner les secteurs les plus polluants comme la sidérurgie et les transports, dans la course vers la neutralité climatique en 2050.

"C'est la clé d'une économie européenne forte, compétitive et sans carbone", a assuré le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans lors d'une conférence de presse. Pour la Commission, l'hydrogène "propre" doit permettre d'aider des secteurs qui peinent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. "La nouvelle économie de l'hydrogène peut être un moteur de croissance et nous aider ainsi à surmonter les dommages économiques causés par la pandémie de COVID-19", selon Frans Timmermans.

Il s'agit de remplacer les énergies fossiles dans l'industrie, notamment pour la production d'acier, de l'utiliser comme carburant pour le transport aérien et maritime, les poids-lourds, mais aussi pour les batteries. Elle en a fait un investissement prioritaire pour la transition et la relance de son économie après la crise liée au coronavirus.

Actuellement, le secteur de l'énergie est responsable de 75% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE.

Avion neutre en carbone

La production et consommation actuelle d'hydrogène dans l'UE s'élève à 9,8 millions de tonnes par an, largement issue d'énergies fossiles. Soit une part infime de la consommation d'énergie européenne, mais que la Commission voit monter jusqu'à 14% en 2050 sous sa forme "propre" (produite par électrolyse de l'eau avec de l'électricité issue de sources renouvelables).

Dans un premier temps, la Commission souhaite soutenir l'installation de 6 gigawatts (GW) d'électrolyseurs et une production annuelle allant jusqu'à un million de tonnes d'hydrogène renouvelable, avant une augmentation progressive pour un développement à grande échelle entre 2030 et 2050.


"Nous sommes les leaders mondiaux dans cette technologie et nous voulons rester en tête mais nous devons faire un effort supplémentaire (...) car le reste du monde nous rattrape rapidement", a mis en garde Frans Timmermans.

Au sein de l'UE, l'Allemagne a annoncé début juin un investissement massif de 9 milliards d'euros, avec l'ambition de devenir le "fournisseur et producteur numéro 1" d'hydrogène dans le monde. La France va consacrer 1,5 milliard d'euros sur trois ans pour "parvenir à un avion neutre en carbone en 2035". "L'Allemagne a intérêt à pousser le dossier car elle dispose des champions potentiels pour créer une grande filière industrielle de l'hydrogène vert", note Clément Le Roy, analyste Energie au sein du cabinet Wavestone.

L'hydrogène propre doit participer à la mise en place d'un système énergétique mieux intégré en Europe, un objectif qui a aussi fait l'objet d'une nouvelle "stratégie" publiée mercredi. La Commission veut développer un système plus "circulaire", centré sur l'efficacité énergétique et l'électrification. Par exemple en réutilisant la chaleur résiduelle provenant de sites industriels ou de centres de données, ou en accélérant le passage aux véhicules électriques.

Toujours le gaz

Pour l'ONG Transport & Environnement, "l'UE a raison de donner la priorité à l'hydrogène dans les transports où il n'y a pas d'alternative pour décarboner". Mais comme d'autres défenseurs de l'environnement, elle s'inquiète du rôle conservé par le gaz.

La Commission européenne estime en effet que dans les premières années, une "période de transition" sera nécessaire pour assurer une production stable et des prix compétitifs, au cours de laquelle d'autres processus de production d'hydrogène, émetteurs de carbone, seront maintenus mais atténués par des techniques de capture de carbone. "La Commission est tombée dans le panneau de l'industrie des combustibles fossiles. (...) Elle offre une nouvelle bouée de sauvetage à cette industrie en faillite", a déploré Tara Connolly de Friends of the Earth.

Fin juin, une large coalition d'industriels - ExxonMobil, GE, ENI, Equinor ou Erdgas - a plaidé pour une production d'hydrogène au gaz naturel, accompagnée de technologies de capture de carbone, "nécessaire pour rendre les utilisations de l'hydrogène compétitives en termes de coût". "Aujourd'hui, il est 2 à 5 fois moins cher que l'hydrogène renouvelable et son déploiement contribuera à réduire le coût de ce dernier", avançaient-ils. Pour Lisa Fischer du think tank E3G, la Commission oublie que "si nous voulons de l'hydrogène vert, nous allons avoir besoin d'énergie renouvelable bien plus que ce que nous produisons à l'heure actuelle", estime-t-elle.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pre-200708

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 03 sept. 2020, 23:09

La filière hydrogène salue une enveloppe de 7 milliards d'euros sur dix ans

AFP parue le 03 sept. 2020

La filière hydrogène française s'est dite satisfaite après l'annonce d'une enveloppe de 7 milliards d'euros sur dix ans jeudi à l'occasion du plan de relance, saluant un changement d'échelle pour cette technologie utilisée dans l'industrie et les transports.

"On est satisfaits", a réagi auprès de l'AFP Philippe Boucly, président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustible (AFHYPAC), qui regroupe les entreprises du secteur ainsi que des laboratoires et groupements divers.

"Ça marque véritablement une accélération dans le développement de l'hydrogène en général et de la filière française en particulier", a-t-il jugé. "On change d'échelle".

"Nous allons investir 7 milliards d'euros d'ici 2030 pour faire de la France un pays de pointe sur l'hydrogène vert", a déclaré le Premier ministre Jean Castex en présentant le plan de relance jeudi.

Le gouvernement prévoit de mobiliser deux milliards d'euros en 2021-2022, dans le cadre du plan de relance, lui-même d'un total de 100 milliards d'euros. Les cinq milliards d'euros restants seront alloués dans un deuxième temps.

Il veut soutenir les projets portés par les entreprises et mettre en place un mécanisme de soutien à l'hydrogène produit par électrolyse de l'eau - encore très cher - par appel d'offres et complément de rémunération.

Le gouvernement souhaite aussi faire émerger un projet commun européen pour soutenir l'industrialisation et le développement de démonstrateurs.

L'hydrogène est utilisé dans l'industrie (chimie, engrais, sidérurgie...) mais peut aussi servir de carburant pour le transport maritime, les poids-lourds ou les avions.

La production d'hydrogène est actuellement largement issue des énergies fossiles et donc très émettrice de gaz à effet de serre. Mais elle peut devenir "propre" en étant notamment produite par électrolyse de l'eau avec de l'électricité issue de sources renouvelables.

Le gouvernement doit encore préciser des seuils pour définir quelle source d'énergie est suffisamment peu émettrice en carbone pour être qualifiée de "verte".

Les industriels, eux, n'entendent pas se cantonner à l'éolien et au solaire. "Pour moi, vert veut dire hydrogène renouvelable et bas carbone", dit M. Boucly.

"Le seuil pour le bas carbone va sûrement être tel qu'il va permettre d'utiliser le mix électrique français pour produire de l'hydrogène", selon lui.

Or l'électricité française est largement produite par le nucléaire ainsi que par l'hydraulique mais aussi par le gaz naturel, une énergie fossile.

"L'hydrogène dit +bas-carbone+ est une vaste entreprise de greenwashing de la part de la filière nucléaire et celle des énergies fossiles, qui joue sur les mots pour cacher ses réelles intentions. C'est une très mauvaise nouvelle que le gouvernement s'apprête à le soutenir", a réagi auprès de l'AFP Cécile Marchand, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

"La seule manière de produire de l'hydrogène en phase avec la transition énergétique est à partir d'énergies renouvelables", a-t-elle ajouté, en appelant à leur développement.
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-200903-0

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Message par energy_isere » 08 sept. 2020, 18:47

Plan hydrogène : l’Europe vise une production de masse et décarbonée dès 2030

XAVIER BOIVINET Publié le 09/07/2020

La Commission européenne a présenté le 8 juillet un plan stratégique pour l’hydrogène. Le but est de développer la demande et les capacités de production d’hydrogène vert par électrolyse de l’eau à partir d’énergie renouvelable : un objectif de 6 gigawatts (GW) est fixé pour 2024, et 40 GW en 2030. Pour y parvenir, une « Alliance européenne pour un hydrogène propre » a été créée sur le modèle de l’« Alliance européenne des batteries », créée en 2017.

Pour Frans Timmermans, l’hydrogène est devenu la « rockstar des nouvelles énergies ». Il lui fallait donc son plan stratégique. C'est chose faite. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles le 8 juillet, le Vice-président exécutif de la Commission européenne pour le « Green Deal », accompagné de la Commissaire européenne en charge de l’énergie, Kadri Simson, a présenté une feuille de route pour l’hydrogène.

« C’est un plan ambitieux et concret très satisfaisant qui concilie décarbonation et réindustrialisation, réagit Philippe Boucly, président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (Afhypac). Il envisage une part de 14 % de l’hydrogène dans la consommation finale d’énergie à horizon 2050. C’est très significatif et en phase avec nos estimations. »

Une capacité de production multipliée par 40 en dix ans
Dans sa feuille de route, Bruxelles souhaite développer les capacités d’électrolyse en Europe pour produire de l’hydrogène renouvelable – produit par électrolyse de l’eau grâce à de l’électricité d’origine renouvelable. Alors que la capacité d’électrolyse installée aujourd’hui sur le continent ne dépasse pas 1 gigawatt (GW), l’objectif est d’atteindre 40 GW d’ici 2030 pour produire 10 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable. Un jalon intermédiaire en 2024 est fixé à 6 GW pour un million de tonnes d’hydrogène renouvelable.

Une capacité additionnelle de 40 GW chez des pays voisins à l'est du continent et au nord de l'Afrique, avec possibilité d’export vers l’Europe, est envisagée d’ici 2030. Les pays évoqués sont notamment l'Ukraine et le Maroc. « Ces pays richement dotés en énergies renouvelables pourraient nous aider à palier nos besoins », souligne M. Boucly.

« Entre 2030 et 2050, les technologies de production d’hydrogène renouvelable devrait atteindre leur maturité et être déployées à grande échelle à travers tous les secteurs difficiles à décarboner », indique la Commission dans un communiqué.

Créer un marché de masse et des capacités de production
Dans la foulée de la présentation de la feuille de route, s’est tenue la réunion de lancement de l’« Alliance européenne pour un hydrogène propre ». Sur le modèle de l’ « Alliance européenne des batteries » créée en 2017, celle-ci regroupe autorités publiques, industriels et organisations de la société civile. Parmi les 18 industriels : Michelin et EDF côté français, mais aussi Sunfire, Gasunie, Bosch ou encore Siemens. Pionnière dans le déploiement de l'hydrogène dans l'Hexagone, la région Auvergne-Rhône-Alpes est également représentée.

L’ « Alliance européenne pour un hydrogène propre » aura pour rôle de mettre en place un « calendrier d’investissements » d’ici fin 2020. Celui-ci visera à lancer des projets concrets, que ce soit pour produire de l’hydrogène renouvelable à grande échelle ou pour développer la demande dans les transports et l’industrie. « Nous devons créer un marché de masse pour l’hydrogène », déclare Frans Timmermans.

L’hydrogène au secours de la sidérurgie
L’hydrogène figure comme une piste prometteuse pour décarboner certains secteurs industriels fortement émetteurs de CO2, comme la chimie et la sidérurgie. Cette piste était développée dans le numéro de mars 2020 d’Industrie & Technologies (ici et ici). Pour réduire les émissions de CO2 de la production d’acier, l’hydrogène peut être injecté directement dans les hauts-fourneaux en remplacement partiel du charbon. A l'avenir, la solution pourrait venir du déploiement du procédé de réduction directe du minerai de fer à l’hydrogène.

Dans les transports, l’idée est de poursuivre le mouvement déjà engagé avec un déploiement de flottes urbaines de bus et de taxis à hydrogène, de flottes d’entreprises, ou de trains. L’hydrogène pourrait également trouver sa place dans le secteur maritime et est évoqué comme une solution de long terme pour décarboner l’aviation. Le 9 juin dernier, lors de la présentation du plan de soutien à l’aéronautique par le Ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, le passage à l’hydrogène a été évoqué pour 2035, avec un premier démonstrateur entre 2026 et 2028.

Changer d'échelle pour la production
Pour produire de l’hydrogène « vert » à grande échelle, les électrolyseurs doivent changer d’échelle. « Pour produire de l’hydrogène zéro-carbone compétitif, il faut développer des systèmes de capacité beaucoup plus importante, c’est-à-dire des électrolyseurs de 20 mégawatts (MW), voire 100 MW et plus », déclare à Industrie et Technologies Laurent Carme, directeur général de McPhy. Si la Commission européenne évoque des systèmes d’électrolyse capables d’atteindre 1 GW de capacité, une première étape est proposée : un appel à propositions pour des électrolyseurs de 100 MW sera lancé dès cette année.

Frans Timmermans affirme que l’objectif prioritaire de long terme est de développer la production d’hydrogène « vert » - produit par un procédé d’électrolyse de l’eau alimenté par de l’électricité renouvelable. Mais la porte n’est pas fermée à l’hydrogène « bas carbone » à court ou moyen terme. Celui-ci peut être produit à partir de ressources fossiles - comme le vaporeformage du gaz naturel - couplé à un procédé de capture du CO2 émis, ou par électrolyse de l’eau alimentée par de l’électricité pas forcément renouvelable. « C’est une approche pragmatique car il faut aller vite, or développer les énergies renouvelables prend du temps, déclare M. Boucly. Dans ce cadre, nous avons une carte à jouer en France avec l’électricité d’origine nucléaire peu carbonée. »

Un plan de relance attendu à la fin du mois
Cette feuille de route stratégique à l’échelle européenne intervient moins d’un mois après le plan à 9 milliards d’euros dévoilé par l’Allemagne le 10 juin dernier pour développer les technologies dans le secteur de l’hydrogène. Dans ce contexte, le plan français à 100 millions d’euros lancé en juin 2018 semble appartenir à une autre époque. « Il a lancé une dynamique, admet M. Boucly. Mais nous estimons qu’il faudrait aujourd'hui plus de quatre milliards d’euros sur dix ans pour être à la hauteur de nos ambitions. » Lors de la réunion de lancement de l’« Alliance européenne pour un hydrogène propre », Bruno Le Maire a prévenu qu’un « soutien fort » serait apporté à la filière française de l’hydrogène dans le cadre d’un plan de relance post-Covid-19 attendu à la fin du mois.
https://www.industrie-techno.com/articl ... 2030.61144

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 08 sept. 2020, 18:54

PLAN HYDROGÈNE (FRANCE): COMMENT L'EXÉCUTIF VEUT FAIRE ÉMERGER UNE "FILIÈRE INDUSTRIELLE NOUVELLE"

Frédéric Bergé Le 08/09/2020

Le gouvernement a dévoilé ce mardi les détails du plan pour développer la filière industrielle de la production d'hydrogène décarboné en France. Doté de 7 milliards d’euros, il comprendra du soutien financier à l'investissement, à la recherche, et des aides compensant les écarts de prix de production plus élevés.

"Relocaliser l'industrie, en France et créer des emplois, c'est un pari à 7 milliards d'euros" a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Économie qui présentait ce mardi avec Barbara Pompili (Transition écologique) la stratégie hydrogène nationale devant l’ensemble des acteurs et partenaires de la filière.

Dotée d’une enveloppe significative de 2 milliards d’euros dans le cadre de France Relance, la stratégie pour le développement de l’hydrogène décarboné s’étend au-delà de la période 2020-2022 et fixe une trajectoire jusqu’en 2030 avec au total 7 milliards d’euros de soutien public.

Une stratégie "plus lente" pour créer une filière nouvelle
"Nous passons la vitesse supérieure pour construire une filière française de l'hydrogène décarbonée" a ajouté la ministre de la Transition écologique. L'enjeu consiste à développer une filière de production d'électrolyseurs compétitive en France.

L'objectif visé est l’installation d’une capacité de production d’hydrogène décarboné de 6,5 GW en 2030 au moyen d'électrolyseurs. Cela permettra d’économiser plus de 6 millions de tonnes de CO2 à cette même échéance, soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 de Paris.

"Nous avons fait le choix d'une stratégie plus lente, moins visible, consistant à créer une filière industrielle nouvelle, la filière de l'électrolyse,avec nos propres outils et nos propres fabrications" a ajouté le ministre de l'Économie.

Financer des mécanismes "de compléments de prix"
Au total, le gouvernement a prévu de dépenser d'ici 2023 près de la moitié (3,4 milliards d'euros) du total des sommes prévues dans le plan hydrogène. Dans l'immédiat, 1,5 milliard d'euros seront consacrés à des projets européens communs d'importance, au financement de l'Industrialisation d'electrolyse, au soutien financier aux investissements et à celui de la recherche.

Un programme prioritaire de recherche (PPR) "Applications de l’hydrogène", doté de 65 millions d'euros, financera la recherche en amont pour préparer la future génération des technologies de l’hydrogène (piles, réservoirs, matériaux, électrolyseurs…).

Il y aura aussi des mécanismes de financement de type "compléments de prix". Ils seront destinés à combler les différenciels de prix (surcoût) entre le processus de production d'hydrogène "vert", plus coûteux, et celui de l'hydrogène "gris", fabriqué aujourd'hui à partir d'énergies fossiles.

Par ailleurs, "dès ce mois-ci l'Ademe, lancera deux appels à projets" a précisé la ministre de la Transition écologique.

Le premier, baptisé "briques technologiques et démonstrateurs", et doté de 350 millions d'euros jusqu'en 2023, visera à améliorer composants et systèmes liés à la production d'hydrogène (réservoirs haute pression).

Un appel à projet "hubs territoriaux d'hydrogène"
Le second, dénommé "hubs territoriaux d'hydrogène" bénéficiera d'une dotation de 275 millions sur 3 ans "pour soutenir les déploiements par les collectivités d'écosystème territoriaux de grande envergure".

Ce plan de 7 milliards d'euros est "un choix qui engage les industriels" a souligné Bruno Le Maire, devant les membres de la filière hydrogène présents.

"Nous n'aidons pas pour rien. Nous aidons pour qu'il y ait des usines, des emplois. Je suis confiant car nous avons les entreprises pour le faire et des champions que nous pouvons aider" a-t-il conclu. L'objectif affiché par le gouvernement est de générer entre 50.000 et 150.000 emplois directs et indirects en France.
https://www.bfmtv.com/economie/plan-hyd ... 80156.html

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par kercoz » 08 sept. 2020, 21:54

Il est bon de temps en temps de revoir le post de Jancovici sur l' Hydrogène:
https://jancovici.com/transition-energe ... hydrogene/
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: L' Hydrogène mythique

Message par energy_isere » 17 oct. 2020, 21:32

L'Afhypac devient France Hydrogène

le 8 octobre 2020

L’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (Afhypac) change de nom et devient France Hydrogène.

Lors de son assemblée générale extraordinaire du 7 octobre, l’Afhypac est devenue France Hydrogène. « Le lancement de la Stratégie française le 8 septembre dernier annonce une ère nouvelle pour l’hydrogène en France et en Europe. L’hydrogène va devenir une industrie stratégique pour notre pays. Notre association se doit de refléter cette nouvelle dimension. Et le premier pas pour accompagner cette évolution, c’est un nouveau nom clair, lisible et immédiatement compréhensible par tous les publics. Ainsi, nous réaffirmons nos ambitions : porter haut et fort les couleurs de l’hydrogène, refléter cette puissante dynamique et la faire rayonner en France comme à l’international », explique Philippe Boucly, président de France Hydrogène.

Par ailleurs, des délégations régionales ont été créées. « Ces Délégations vont se mettre en place dans toutes les régions métropolitaines et réuniront les membres de France Hydrogène, acteurs de l’hydrogène en région », précise France Hydrogène. Ces délégations auront pour but de renforcer les liens avec les territoires et faire remonter leurs problématiques au niveau national. « Parmi leurs objectifs : favoriser le développement de projets territoriaux d’envergure en incitant à mutualiser les besoins, faire émerger des partenariats solides entre collectivités et industriels afin de synchroniser l’émergence de l’offre et le développement des usages, axe fort de la Stratégie Hydrogène française », est-il ajouté.
https://www.environnement-magazine.fr/e ... -hydrogene

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