Source AFP
LONDRES - Les perspectives devraient s'améliorer pour l'industrie du gaz et du pétrole en 2010, avec un ralentissement du déclin de la production britannique et plus d'investissements consacrés aux nouveaux projets, s'est félicité mardi dans son rapport annuel la fédération britannique Oil & Gas UK.
Publié mardi, l'étude annuelle de cette fédération qui défend les intérêts des compagnies pétrolières en mer du Nord révèle que "le nombre de projets pouvant déboucher sur la production de gaz et de pétrole a fortement augmenté au cours des 12 derniers mois, ce qui montre le potentiel encore important de cette région mâture".
La production totale de gaz et de pétrole britannique devrait atteindre 2,35 million de barils équivalent pétrole par jour, soit un déclin de 5,2% par rapport à l'année précédente, mais qui s'est ralenti par rapport au taux de déclin de 6,1% enregistré en 2008 et 2009.
Les investissements dans l'exploration et la production devraient atteindre entre 5 et 6 milliards de livres cette année, soit une progression par rapport aux 4,7 milliards dépensés en 2009.
"La progression du nombre de projets de gaz et de pétrole à l'étude est encourageante", a affirmé Mike Tholen, le directeur des études économiques de la fédération. "Cela confirme notre conviction que la province a encore des décennies de prospérité devant elle, bien qu'elle ait atteint la maturité", a-t-il ajouté.
Le rapport s'inquiète toutefois de l'impact négatif pour l'avenir de la mer du Nord que pourraient avoir les années précédentes, marquées par un fort déclin de la production.
Une baisse de 6,1% des investissements entre 2008 et 2009 a eu pour conséquence de faire chuter de 14% les réserves prouvées d'hydrocarbures britanniques, à 5,25 milliards de barils équivalent pétrole. Les compagnies n'ont pas développé suffisamment de nouveaux champs pétroliers pour compenser le déclin des réservoirs déjà exploités. Seuls huit nouveaux champs ont été mis en production l'an dernier.
Les découvertes d'hydrocarbures se sont poursuivies en mer du Nord, avec une hausse de 60% des réserves probables et possibles, à 5,9 milliards de barils équivalent pétrole, mais le développement des champs découverts en 2009 devrait coûter 20% plus cher qu'en 2008, en raison des contraintes techniques, ajoute l'étude. Environ la moitié de ces nouvelles réserves ne seraient pas viables commercialement.
Au total, le développement de ces ressources devrait coûter 60 milliards dans les prochaines décennies. Si 25 milliards d'investissements ne sont pas assurés dans les cinq ans, des réserves pourraient rester à jamais dans le sous-sol, avertit le rapport.


