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Re: EDF

Message par energy_isere » 11 déc. 2017, 19:57

Six questions sur le virage d'EDF vers le solaire

Veronique Le Billon Le 11/12/2017 Les Echos

L'électricien veut installer 30 gigawatts de capacités entre 2020 et 2035. Un investissement de 25 milliards d'euros conditionné au lancement par l'Etat d'appels d'offres.

Finalement, il y a du soleil en France. Alors qu'EDF concentrait ses investissements dans les énergies vertes dans l'éolien et à l'international, Jean-Bernard Lévy a annoncé ce lundi, à la veille de la rencontre « One Planet Summit », un « plan solaire » pour développer et construire 30 gigawatts (GW) de nouvelles capacités de production dans l'Hexagone entre 2020 et 2035. « L'heure est venue de participer à un changement d'échelle majeur », a jugé le PDG d'EDF. Et « le solaire est là où le potentiel est le plus important ». Passage en revue des questions soulevées par ce virage.

1-Ces annonces sont-elles ambitieuses ?

A fin septembre, la France comptait 7,7 GW de puissance photovoltaïque raccordée, selon les chiffres de l'administration. Et le développement est relativement lent : 484 mégawatts (soit 0,48 GW) ont été raccordés au réseau électrique sur les neuf premiers mois de l'année. La programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit 18,2 à 20,2 GW d'installations photovoltaïques à l'horizon 2023. « On va le manquer d'une bonne poignée de gigawatts », a déjà anticipé Antoine Cahuzac, le patron de la filiale d'énergies vertes du groupe, EDF EN.

Avec 1.000 à 1.400 heures d'ensoleillement par an selon les régions en France, la production solaire reste faible (8,3 térawattheures, soit 1,6 % de la production totale d'électricité). Ajouter 30 GW de capacités solaires augmenterait aujourd'hui la production globale de 5 à 7 %, faisant la part du solaire à 8 % de l'électricité produite en France. Pour comparer, le solaire représente déjà 6,2 % de la production en Allemagne et 7,8 % en Italie.

EDF, qui vise en priorité la construction de grandes fermes solaires au sol (supérieures à 100 MW), n'exploite aujourd'hui que 200 MW de panneaux solaires en France, un marché qu'il avait délaissé. Il prévoit donc une montée en puissance progressive, mais massive : 1,5 GW par an sur la période 2020-2025, puis 2 GW par an les cinq années suivantes et 2,5 GW les cinq exercices suivants.

2-Ce plan est-il purement politique ?

« Ce plan est une réponse à la communication du Premier ministre », a expliqué le PDG d'EDF. Début novembre, Edouard Philippe a demandé à Nicolas Hulot de préparer au premier trimestre 2018 un plan de simplification des projets d'énergie verte, pour « accroître notre ambition au meilleur coût pour la collectivité ». Surtout, le ministre de la Transition écologique et solidaire a officiellement acté le report de l'objectif inscrit dans la loi de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % de la production d'électricité à l'horizon 2025, essuyant les critiques de ses soutiens écologistes. Détenu à 83,4 % par l'Etat, EDF se devait donc de donner des gages. Certains y voient aussi une marque d'allégeance de Jean-Bernard Lévy, alors que son mandat sera remis en jeu à l'assemblée générale clôturant les comptes 2018, soit au printemps 2019.

3-EDF en a-t-il les moyens financiers ?

Il y a un mois, EDF a révisé à la baisse sa prévision d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) (entre 14,6 et 15,3 milliards d'euros pour 2018), notamment en raison des arrêts de réacteurs nucléaires. Surtout, EDF a indiqué qu'il n'était pas en mesure d'assurer l'objectif longtemps martelé d'un cash-flow libre positif après versement du dividende en 2018 . C'est l'une des faiblesses structurelles du groupe, qui continue ainsi à sortir chaque année plus d'argent qu'il n'en fait entrer dans ses caisses.

Or le plan présenté lundi suppose un effort global d'investissement de 25 milliards d'euros. « Une part importante viendra de partenaires et d'investisseurs. C'est un modèle que nous utilisons déjà et qui fonctionne bien », a assuré Jean-Bernard Lévy. Selon Antoine Cahuzac, le directeur exécutif groupe d'EDF chargé des renouvelables, ces projets peuvent se boucler avec 20 % en fonds propres, le reste étant financé en levant de la dette. Mais EDF a déjà un lourd plan d'investissement. Et, malgré une augmentation de 4 milliards d'euros et un plan de cession bien avancé de 10 milliards d'euros, la dette nette d'EDF dépasse encore 30 milliards d'euros.

Selon nos informations, ce plan solaire n'a pas encore été présenté en conseil d'administration. Un comité stratégique du conseil s'est réuni la semaine dernière, qui portait sur la période 2018-2021. Dans les énergies renouvelables, l'objectif affiché a été de faire passer les mises en service brutes de capacités éoliennes et solaires en France de 1,8 gigawatt cette année à 2,8 GW en 2021. « Aucun des chiffres donnés ce matin n'a été porté à la connaissance du conseil d'administration », indique aux « Echos » un administrateur. Un conseil doit se tenir ce jeudi.

4-Des réacteurs nucléaires devront-ils être fermés ?

« Il n'est pas question de toucher un cheveu au grand carénage [le programme de maintenance lourde des centrales nucléaires engagé pour prolonger leur durée d'exploitation, NDLR] », une « opération extrêmement rentable », a expliqué Jean-Bernard Lévy. « Il faudra fermer des centrales, réagit pourtant un acteur du solaire. Parce qu'EDF ne sera pas le seul à faire du solaire, et il faudra bien écouler cette production. » La prochaine programmation pluriannuelle de l'énergie, qui fixera les orientations publiques pour la période 2024-2028, sera présentée fin 2018.

5-L'annonce d'EDF peut-elle réellement se concrétiser ?

Le plan solaire aura comme préalable le lancement d'appels d'offres par le gouvernement, a insisté le groupe. « Nous allons demander que des appels d'offres pour des grandes fermes solaires soient lancés, sinon cela ne peut pas se faire », a mis en garde Jean-Bernard Lévy, renvoyant ainsi habilement l'Etat à ses responsabilités. Lundi, Nicolas Hulot a opportunément annoncé une première pierre pour son « green new deal », en portant de 1,45 GW à 2,45 GW par an le volume des appels d'offres solaires au sol et sur bâtiments.

L'annonce d'EDF est aussi une demande de simplification des procédures. « Le solaire occupe beaucoup de place, c'est un problème en France, où on ne peut pas déforester ni utiliser les terrains agricoles », expliquait aux « Echos » mi-2016 Jean-Bernard Lévy. EDF puisera en priorité dans ses réserves foncières (sans préciser leur étendue), mais elles seront insuffisantes : il faut 25 à 30.000 hectares (environ 40.000 terrains de football) pour construire les capacités annoncées par EDF. Le secrétaire d'Etat à l'énergie, Sébastien Lecornu, vient de lancer un groupe de travail sur le solaire.

6-Combien cela va-t-il coûter au consommateur ?


Les coûts du solaire baissent rapidement et la CSPE, la taxe qui finançait les énergies vertes en pesant sur les factures d'électricité, est désormais aussi assise sur d'autres énergies (gaz, carburants...). « Le développement de l'énergie solaire s'est accompagné d'une baisse substantielle du niveau de soutien de l'Etat », rappelle Nicolas Hulot : 63,90 euros par mégawattheure, soit 9 % de moins en quatre mois. « Pour les plus gros projets au sol, le prix tombe même à 54 euros/MWh », pointe Nicolas Hulot. Les prix de marché évoluent autour de 40 euros/MWh. La Commission de régulation de l'énergie aiguise davantage ses flèches vers les projets éoliens en mer .

Véronique Le Billon
https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... 137431.php

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Message par energy_isere » 15 déc. 2017, 20:15

EDF n'atteindra pas son objectif annuel de production nucléaire

Publié le 15/12/2017 Infos Reuters PARIS

EDF a annoncé vendredi que sa production nucléaire en France au titre de 2017 serait "légèrement inférieure" à l'objectif de 383 à 387 térawatts/heure (TWh) annoncé fin octobre en raison des "aléas" rencontrés ces dernières semaines.

L'électricien public a cependant confirmé dans un bref communiqué son objectif d'Ebitda (à taux de change 2016) compris entre 13,4 et 14,0 milliards d'euros.

EDF avait revu l'ensemble de ses objectifs à la baisse fin octobre pour tenir compte d'une mise à l'arrêt plus longue que prévu de sa centrale du Tricastin (Drôme).

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a finalement autorisé début décembre le redémarrage de cette centrale, alors que le groupe espérait à l'origine la relancer début novembre.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... re.N628123

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Message par energy_isere » 16 févr. 2018, 13:27

Avec des résultats en forte baisse en 2017, EDF confirme un rebond en 2018

Usine Nouvelle le 16/02/2018

EDF a publié vendredi 16 février des résultats en forte baisse au titre de 2017, sous le coup à la fois de prix de marché dégradés et d'un repli de sa production nucléaire et hydraulique. L'électricien public français continue toutefois de tabler sur un rebond de ses performances cette année.

EDF, qui a bénéficié en mars 2017 d'une augmentation de capital de quatre milliards d'euros, a dégagé l'an dernier un résultat net courant de 2.820 millions d'euros (-31,0%), un Ebitda de 13.742 millions (-16,3%) et un chiffre d'affaires de 69.632 millions (-2,2%). Le résultat net part du groupe a en revanche progressé de 11,3%, à 3.173 millions d'euros, grâce en particulier à l'effet positif d'une plus-value enregistrée au titre de la cession de 49,9% de la holding détenant les titres de RTE, détaille l'électricien français vendredi 16 février.

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un Ebitda de 13.806 millions et un chiffre d'affaires de 68.342 millions. Le groupe propose un dividende de 0,46 euro par action au titre de 2018, avec l'option maintenue d'un paiement en actions nouvelles.

Production nucléaire et hydraulique en baisse

La production nucléaire française a reculé de 1,3% à 379,1 térawatts-heure (TWh) l'an dernier. Cette baisse est notamment due aux indisponibilités techniques et arrêts pour maintenance ainsi qu'à l'arrêt temporaire de la centrale du Tricastin (Drôme) pour des travaux à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En parallèle, la production hydraulique a de son côté souffert d'un manque de pluie.

EDF table pour 2018 sur une production nucléaire en France supérieure à 395 térawatts-heure (TWh), contre 379 TWh en 2017 (-1,3%).

EDF vise une amélioration de ses résultats en 2018

Le groupe, dont l'Etat détient 83,5% du capital, redit dans un communiqué que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait s'établir en 2018 à un niveau compris entre 14,6 et 15,3 milliards d'euros. Après avoir ajusté à la baisse l'ensemble de ses objectifs en novembre, il continue également de viser pour 2018 un cash-flow "légèrement positif ou proche de l'équilibre" après dividende (hors Linky, nouveaux développements, cessions d'actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018), alors que cet indicateur s'est établi à -209 millions d'euros l'an dernier.

En 2019, dans un contexte marqué par un recul attendu de la production nucléaire en France par rapport à 2018, les mesures de réduction des charges opérationnelles seront amplifiées, l'objectif étant revu à la hausse à 1,1 milliard d'euros (contre 1,0 milliard) par rapport à 2015.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... 18.N654569

l' action à 10.74 € à l' instant

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Re: EDF

Message par energy_isere » 17 févr. 2018, 11:42

EDF trop confiant sur le rebond attendu en 2018 ?

Par Dominique Pialot La Tribune 17/02/2018,

Tout en présentant des résultats en fort recul pour 2017, l’électricien public promet des lendemains meilleurs, malgré les nombreux défis auxquels il est confronté. Mais il prévoit d’ores et déjà un recul de sa production nucléaire en 2019 en raison notamment des premières visites décennales de centrales ayant atteint 40 ans.

C'était prévu et annoncé. Les résultats présentés ce 16 février par EDF sont médiocres, mais conformes à la dernière révision (à la baisse) de novembre dernier.

En cause : un contexte de prix de marché dégradé en France, mais aussi dans la plupart des pays où le groupe est implanté, et des productions hydroélectrique et nucléaire en baisse. La première accuse un recul de 12,5% dû à la sécheresse, et la seconde atteint son niveau le plus bas depuis 1999.

EDF reste "un groupe profitable", se félicite son Pdg

Avec un résultat net courant en baisse de 31% à 2,8 milliards d'euros, (mais un résultat net part du groupe en hausse de +11,3% à 3,2 milliards d'euros grâce notamment à la cession de 49,9% de RTE), un chiffre d'affaires en recul de 2,2% à 69,6 milliards d'euros et un Ebitda qui plonge de 16,3% à 13,7 milliards, Jean-Bernard Lévy se félicite néanmoins de rester « un groupe profitable », qui voit son endettement diminuer pour la première fois depuis plusieurs années, mais s'élève quand même à 33 milliards.

Et encore, plusieurs éléments exceptionnels tels que la recapitalisation de l'Etat à hauteur de 4 milliards, la plus-value dégagée par la cession de 49,9% de RTE et le paiement des dividendes sous forme d'actions cette année encore, qui a permis de faire économiser au groupe près de 5 milliards de cash, limitent l'impact sur les résultats.

Baisse des charges opérationnelles et cessions d'actifs bien avancées

Seuls points sur lesquels le groupe fait mieux que prévu : le plan de baisse des coûts et celui de cession d'actifs. De quoi rehausser les objectifs à 1,1 milliard d'euros pour le premier à horizon 2019 (au lieu du milliard prévu), et avancer à 2018 l'exécution des 10 milliards d'euros d'actifs cédés, initialement fixée à 2020.

Avec une hausse des capacités installées de 23% et une production en augmentation de 11% (auxquelles contribue l'acquisition de Futuren), les énergies renouvelables, un secteur dans lequel EDF a décidé d'accélérer comme l'a martelé son PDG à plusieurs reprises, se portent bien. Mais une baisse des ventes d'actifs structurés fait néanmoins chuter l'Ebitda de près de 13%.

Malgré ces résultats, la Bourse a salué la performance de l'entreprise, avec un cours en hausse de près de 5% à 10,62 euros à 16h25. Apparemment soulagés que les nouvelles ne soient pas plus mauvaises encore, les investisseurs semblent également confiants dans la confirmation des prévisions pour 2018.

Le délicat exercice des prévisions de production nucléaire

Car l'opérateur public promet un rebond pour l'année prochaine. Qu'il s'agisse du déploiement du compteur Linky, de l'EPR de Flamanville ou du grand carénage destiné à prolonger la durée de vie des centrales jusqu'à 50, voire 60 ans, Jean-Bernard Lévy a rappelé que les investissements connaissaient actuellement un pic. Il anticipe aussi un rebond des cours sur le marché de gros de l'électricité (entamé depuis plusieurs mois) et une meilleure production nucléaire, notamment grâce à un planning de maintenance des centrales mieux articulé avec les capacités de stockage des grands barrages. D'où un Ebitda prévu dans une fourchette de 14,6 à 15,3 milliards et un cash-flow légèrement positif.

Mais à l'aune de l'année 2017, cette promesse ne convainc qu'à moitié. En effet, tout s'est passé « comme prévu », à l'exception de la production nucléaire. A 379 térawatts-heure (TWh), non seulement celle-ci a été inférieure de 1,3% à celle de 2016, mais elle a surtout été nettement en-dessous des prévisions, qui s'établissaient dans une fourchette de 390 à 400 TWh. Cette sous-performance est due à des indisponibilités techniques, à des arrêts pour maintenance, mais aussi à des travaux exigés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) comme à Tricastin. Dans ces conditions, comment être certain que l'objectif fixé à 395 TWh pour 2018 sera atteint ?

Multiples incertitudes pour le parc nucléaire en 2019

Autre point d'interrogation : EDF parviendra-t-il à enrayer la fuite des clients particuliers ? Entre les quelque 100.000 départ vers la concurrence (Engie, Direct Energie, Total ou encore CDiscount...) enregistrés chaque mois et les 300.000 retours de clients déçus annoncés par EDF, le solde s'établit à une perte de près d'un million de clients particuliers en 2017. La fin possible des tarifs réglementés de vente (TRV) attaqués par les fournisseurs alternatifs, sur le même schéma que celle décidée pour le gaz par le Conseil d'Etat en juin dernier, constitue un élément d'incertitude supplémentaire.

Surtout, EDF annonce dès aujourd'hui un nouveau recul de sa production nucléaire pour 2019. Cette année-là, à supposer que l'EPR de Flamanville soit bien entré en service comme prévu en fin d'année 2018 (un calendrier tendu, reconnaît l'opérateur), les deux réacteurs de Fessenheim devraient être arrêtés. Et cette baisse de production ne sera pas compensée avant la montée en puissance de Flamanville, qui prendra plusieurs mois. En outre, plusieurs centrales atteignant la limité d'âge de 40 ans, les visites décennales nécessaires à leur prolongation sur décision de l'ASN seront nécessairement plus complexes et plus longues que par le passé. Surtout, ce seront les premières intervenant à cette étape de la vie des centrales.

Et comme on a pu le constater dans un autre registre avec les délais et les coûts des EPR actuellement en construction, cet effet « tête de série » peut coûter très cher.
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 68892.html

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Re: EDF

Message par energy_isere » 27 mars 2018, 21:12

Pourquoi le plan stockage électrique d’EDF est décevant

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 27/03/2018

Analyse EDF annonce vouloir devenir le leader européen du stockage électrique en installant 10 GW de nouvelles capacités de stockage dans le monde et en doublant ses investissements de R&D dans le domaine.

Autant le plan solaire d’EDF était historique, autant son plan stockage électrique est décevant. Pourtant, dans les deux cas, il s’agit pour EDF d’aller sur des marchés où il brillait plutôt par sa frilosité.

Mais si, avec son plan solaire qui vise à installer 30 GW de photovoltaïques en France entre 2020 et 2035, EDF peut vraiment changer la donne en matière d’énergies renouvelables dans le pays, son plan stockage de 10 GW au même horizon, mais dans le monde, ne devrait pas changer grand-chose... D’abord parce que 10GW, "c’est moins de 5% des besoins mondiaux", reconnait Alexandre Perra, le responsable du plan stockage. Pour le deuxième producteur d’électricité au monde, c’est bien peu ambitieux.

Pas de quoi changer la donne

Ensuite, parce le plan reste très flou. EDF annonce que son plan stockage va nécessiter 8 milliards d’euros d'investissements d’ici à 2035, mais sans préciser où, ni comment. Or le plan vise trois marchés internationaux différents. Celui de l’adaption des grands réseaux électriques à l’intermittence des énergies renouvelables pour lequel EDF prévoit 6 GW de capacités supplémentaires. Il vise aussi le marché de l’autoconsommation chez les particuliers, les entreprises et les collectivités, pour lequel il pense installer 4 GW de batteries, et prendre une position de leader européen en s’arrogeant 15% du marché en France et 10% de parts de marché au Royaume-Uni, en Belgique et en Italie.

EDF vise enfin le marché du "offgrid", ces zones non connectées aux grands réseaux électriques dans lesquelles il est déjà présent en Afrique, notamment en Côte D’ivoire, avec l’installation de 15 000 kits solaires. Et si, via ses filiales EDF SEI (solutions énergétiques insulaires), Store & Forcecast ou Agreggio, EDF a bien des compétences dans l’intégration de stockage dans les systèmes énergétiques, c’est sans investissment direct.

Flou sur les 8 milliards d'investissements

Où iront ces 8 milliards d’investissements ? En France, pour relancer les projets de STEP (stations de transfert d'énergie par pompage) de la Tuyère et de la Dordogne et augmenter ainsi les 5 GW de STEP déjà installés à travers six sites par EDF ? A l’international, dans de nouveaux projets de STEP ou de grands parcs de batteries pour le stockage d’énergie éolienne ou solaire ? EDF ne détaille pas.

"Le stockage d’équilibrage est un marché mondial. On ne sait pas quand aura lieu le premier projet en France", explique juste Alexandre Perra. En revanche, le plan stockage inclue des projets déjà lancés, comme celui de sa filiale EDF Energy Renewables qui concerne une installation de stockage par batteries de 49 MW sur le site de la centrale à gaz à cycle combiné de West Burton, dans le comté du Nottinghamshire au Royaume-Uni, pour équilibrer le réseau national. Il devrait entrer en service avant l’été 2018.

Image
Pourquoi le plan stockage électrique d’EDF est décevant l’installation par sa filiale EDF Energy Renewables d’une installation de stockage par batteries de 49 MW sur le site de West Burton, dans le comté du Nottinghamshire au Royaume-Uni, entrera en service avant l’été 2018.

Une apprOche conservatrice du stockage

Enfin, ce plan semble plus politique et stratégique qu’économique. En pleine révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie en France, EDF doit occuper le terrain de la transition énergétique et montrer son enthousiasme à l’évolution du mix électrique réduisant la part du nucléaire à 50%.

"Le stockage est la brique supplémentaire qui doit être mise en œuvre pour construire le système électrique du futur", rappelle Jean-Bernard Levy, le PDG d'EDF, avant d’expliquer qu’il veut d’accélérer dans ce domaine pour en devenir un des leaders. Pour ce faire, l’électricien français annonce qu’il va doubler ses investissements en recherche et développement dans le domaine pour atteindre 70 millions d’euros sur la période 2018-2020. Mais principalement dans la cyclabilté des batterries. L'hydrogène et le gaz comme vecteur de stockage, EDF n'y croit pas. Il veut aussi qu’un tiers du budget d’investissements de sa division nouveaux business, soit 15 millions d’euros, soient investis dans des projets de start-up internes ou externes liés au stockage et à la flexibilité.

Une quête de notoriété avant tout

Car EDF sait qu’il ne prendra pas de position forte dans le stockage tout seul. "Le stockage est un sujet d’avenir, mais aussi un sujet très partenarial", rappelle Jean-Bernard Levy. Problème, jusqu’ici, EDF ne faisait pas figure de partenaire. Le plan semble donc surtout avoir pour objectif de relier EDF à idée de stockage. "On ne pense pas forcement à EDF aujourd’hui, mais on y pensera à l’avenir", veut croire le patron du groupe français. Il va peut-être falloir plus qu’un plan un peu flou de 10 GW à l’horizon 2035, pour ce que ce soit le cas.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... nt.N672459

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Re: EDF

Message par phyvette » 03 avr. 2018, 19:25

EDF a arrêté définitivement sa dernière grande centrale de production d'électricité au fioul, celle de Cordemais en Loire-Atlantique.

http://www.zonebourse.com/ELECTRICITE-D ... -26271434/
Gilles a raison
Gilles a tjs raison
Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
Gilles ne contredit pas il éduque
Les idées de Gilles sont tjs bonnes
Gilles est obligé de penser pour tout le monde
Seul Gilles a une vision globale de la société

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Re: EDF

Message par energy_isere » 03 mai 2018, 20:35

EDF achète un projet de parc écolien offshore en Ecosse

Publié le 03/05/2018 Infos Reuters PARIS/LONDRES

EDF a fait l'acquisition auprès de Mainstream Renewable Power d'un projet de parc éolien en mer au large de l'Ecosse d'une puissance de 450 mégawatts, ont annoncé jeudi les deux sociétés.

Le projet "Neart na Gaoithe" - traduction en gaélique de "Puissance du vent" - nécessitera un investissement total de 1,8 milliard de livres sterling.

Le parc, dont la mise en service est prévue en 2023, pourra alimenter plus de 375.000 foyers, selon les deux groupes.

"Ce projet témoigne de nos efforts constants d'investissement et de notre croissance en Écosse, où nous sommes, désormais, le principal producteur d'énergie bascarbone", explique Simone Rossi, directeur général d'EDF Energy, citée dans un communiqué.

Les modalités financières de l'opération n'ont pas été précisées mais des experts du secteur estiment que la transaction pourrait représenter environ 500 millions d'euros.

Le projet a obtenu une subvention du gouvernement britannique pour l'électricité qu'il produira avec un prix minimum garanti d'environ 114 livres par Mégawatt/heure pour 15 ans.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... se.N689104

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Re: EDF

Message par energy_isere » 09 mai 2018, 20:27

EDF: Croissance organique de 3,0% au 1er trimestre, objectifs confirmés

Publié le 09/05/2018 Infos Reuters PARIS

EDF a publié mercredi un chiffre d'affaires en croissance organique de 3,0%, tiré notamment par des hausses de tarifs en France, et a confirmé ses objectifs annuels.

Les ventes de l'électricien public se sont établies à 20.446 millions d'euros à fin mars, en hausse de 3,7% en données retraitées mais en repli de 3,2% en données publiées.

Le groupe, dont l'Etat détient 83,5% du capital, a redit dans un communiqué que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait s'établir en 2018 à un niveau compris entre 14,6 et 15,3 milliards d'euros (contre 13,7 milliards en 2017).

EDF continue également de viser pour 2018 un cash-flow proche de l'équilibre après dividende (hors Linky, nouveaux développements, cessions d'actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018).

Le groupe a aussi confirmé que sa production nucléaire en France devrait s'établir cette année à plus de 395 térawatts-heure (TWh) contre 379 TWh en 2017.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... es.N691559

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Re: EDF

Message par energy_isere » 06 juin 2018, 18:23

EDF mise sur les entreprises pour réaliser son ambitieux "plan solaire"

Paris 06 juin 2018

Près d'un tiers des ambitions du "plan solaire" dévoilé par EDF fin 2017 doit provenir de clients professionnels qui installeront des panneaux solaires sur leurs bâtiments, a indiqué mercredi un responsable de la branche dédiée aux énergies renouvelables EDF EN.

Le groupe veut développer 30 gigawatts (GW) de capacités solaires entre 2020 et 2035 en France. Sur ce total, 10 GW seront du "solaire réparti" (panneaux installés sur des toitures), dont 9 GW sur des toitures de supermarchés, d'entrepôts, d'immeubles, des parkings, etc., a détaillé Nicolas Couderc, directeur France et Energies réparties d'EDF EN lors d'une rencontre avec la presse.

Lors du récent appel d'offres national dédié à l'autoconsommation électrique des entreprises, EDF EN a ainsi été sélectionné pour installer des panneaux solaires sur les ombrières de parking de deux centrales nucléaires de sa maison mère EDF (Saint-Alban et Cruas).

Pour accélérer ce développement, EDF EN lance une offre de financement, de type location-vente de panneaux solaires, à destination des entreprises.

Elle permettra "de lisser jusqu'à 12 ans le financement de cet investissement" et donc "permettra à plus d'entreprises de basculer vers des solutions d'autoconsommation", a estimé M. Couderc.
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https://www.romandie.com/news/EDF-mise- ... 924907.rom

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Message par energy_isere » 18 juin 2018, 18:13

Hydraulique: EDF invoque le service public face à la concurrence

18 juin 2018

Le processus, annoncé par le gouvernement aux syndicats en février, doit permettre à la France de répondre aux exigences de Bruxelles, qui l'a mise en demeure en 2015 d'accélérer la libéralisation d'un secteur très largement dominé par l'électricien public.

"Nous demandons à ce que soit prise en compte la spécificité de l'hydraulique. Un barrage, ce n'est pas seulement de la production d'électricité, c'est aussi la sûreté de l'ouvrage, la gestion des crues et de l'eau (...) et l'aménagement du territoire", a dit à la presse Yves Giraud, directeur de la production et de l'ingénierie hydraulique d'EDF.

"Il s'agit de trouver des modalités qui permettent d'assurer toutes ces missions de service public et de les rémunérer", a-t-il également déclaré à l'occasion d'une visite du barrage de Bissorte et de la centrale de Super-Bissorte, dans la vallée de la Maurienne (Savoie).

Le barrage de Bissorte, dont la concession doit être renouvelée depuis fin 2014 et qui devrait donc faire partie des premiers ouvrages mis en concurrence par l'Etat, potentiellement dès cette année, accueille la troisième centrale hydroélectrique du parc français par la puissance (750 MW).

Bissorte fait partie d'un ensemble de 16 centrales hydrauliques - avec quatre grands barrages – implantées dans la vallée de la Maurienne, qui représentent au total une puissance installée de 2.200 MW équivalent à deux réacteurs nucléaires.

Le parc hydraulique de la vallée de la Maurienne produit en moyenne chaque année 4.000 GWh d'électricité, soit l'équivalent de la consommation d'environ 1,6 million d'habitants.

EDF, qui évoque un projet de mise en concurrence du parc français par lots, avec l'impossibilité de remporter toutes les concessions d'un même lot, souhaite un processus "équitable" lui permettant de se porter candidat au renouvellement de l'ensemble des ouvrages qu'il exploite actuellement.



DES INVESTISSEMENTS DE DÉVELOPPEMENT EN SUSPENS

"Le risque serait que les concessions les plus rentables partent à la concurrence et qu'EDF se retrouve avec les concessions qui le sont moins et avec des missions de service public qui ne seront plus rémunérées", a déclaré Yves Giraud.

"EDF assure l'ensemble de ces missions de service public depuis des décennies (...) et se rémunère sur la vente d'électricité de l'ensemble du parc. Une mise en concurrence de chacune des concessions doit se faire dans un ensemble qui assure la permanence de l'ensemble des missions (...) associées à ces ouvrages."

EDF est le premier exploitant du parc hydroélectrique français avec environ 80% des capacités de production - soit 20 gigawatts répartis entre 433 centrales -, loin devant Engie, numéro deux du secteur à travers ses filiales Compagnie nationale du Rhône (CNR) et Société hydro-électrique du Midi (SHEM).

Le groupe stocke aussi 7,5 milliards de mètres cubes d'eau dans les 622 barrages qu'il exploite, soit 75% des eaux de surface artificielle en France métropolitaine.

L'électricien, dont l'Etat détient 83,5% du capital, investit quelque 400 millions d'euros par an dans son parc hydroélectrique français mais reconnaît que les incertitudes actuelles ne l'incitent pas à lancer des développements nécessitant d'être amortis sur le long terme.

Il a toutefois soumis à Bruxelles un projet d'investissement dans une station de transfert d'énergie par pompage (Step) dans la vallée de La Truyère (Aveyron), en échange d'un renouvellement de concession.

Yves Giraud a en outre déclaré que la production hydroélectrique d'EDF s'annonçait cette année "excellente" et atteignait déjà 25 térawatts/heure (TWh) - contre 37 TWh sur l'ensemble de 2017 -, grâce en particulier aux importantes chutes de neige de l'hiver dernier.

La mise en concurrence du parc hydraulique français est un serpent de mer depuis l'annonce en 2010 d'une série d'appels d'offres pour dix barrages représentant 20% de la puissance hydroélectrique française, conformément à des directives européennes, qui ne s'est jamais concrétisée.

Le processus fait aujourd'hui l'objet d'échanges réguliers entre la Commission européenne et l'État français, mais il suscite une levée de boucliers chez les syndicats et les élus locaux.

Il pourrait intéresser des groupes étrangers tels que le suédois Vattenfall, l'espagnol Iberdrola, l'italien Enel, le norvégien Statkraft ou le suisse Alpiq, mais aussi le français Total qui est en train de se renforcer dans l'électricité en France avec le rachat de Direct Energie.

L'hydroélectricité était la troisième source de production électrique de la France en 2017, derrière le nucléaire et le thermique à combustible fossile, et constitue la première source d'électricité renouvelable du pays.
https://www.zonebourse.com/DIRECT-ENERG ... -26781754/

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Message par energy_isere » 19 juin 2018, 17:02

Les salariés d'EDF annoncent une grève qui pourrait affecter la production d'électricité

le 19/06/2018

Un mouvement de grève de dix jours pourrait affecter la production des centrales électriques d'EDF. L'électricien public français a annoncé le 19 juin avoir reçu un préavis de la CGT. Le syndicat manifeste contre le risque de privatisation d'Engie et contre les réformes du secteur de l'énergie, en plein débat sur la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE).
..................
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... te.N708894

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Re: EDF

Message par energy_isere » 31 juil. 2018, 18:55

Les résultats d'EDF tirés vers le haut par le nucléaire et l'hydraulique

le 31/07/2018

EDF a publié le 31 juillet ses résultats semestriels pour le début de l'année 2018. L'électricien français relève ses objectifs d'Ebitda pour l'année et connaît un rebond de ses productions électriques dans le nucléaire, l'hydraulique et les énergies renouvelables. L'entreprise a également annoncé la prolongation d'exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

EDF a publié le mardi 31 juillet ses résultats pour le premier semestre 2018. L’électricien français a fait part de performances opérationnelles en nette hausse grâce au rebond de ses productions nucléaires et hydrauliques en France. L’entreprise a aussi légèrement relevé son objectif d’Ebitda pour l’année 2018.

EDF, détenu par l’État à 83,7%, a précisé que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait s'établir cette année entre 14,8 et 15,3 milliards d'euros, contre 14,6 à 15,3 milliards visé précédemment. Le groupe a dégagé à fin juin un résultat net courant de 1,7 milliard d'euros (+27,0%), un Ebitda de 8,2 milliards (+17,7%) et un chiffre d'affaires de 35,2 milliards (+5,6%).

Ces résultats dépassent les attentes des analystes. Selon un consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters, ils attendaient en moyenne un résultat net courant de 1,3 milliard d'euros et un Ebitda de 7,8 milliards.

La production électrique de l'hydraulique bondit

La production électrique d’EDF est tirée par le nucléaire et l’hydraulique français. Les centrales françaises ont produit 202,6 térawatts-heure (TWh) au premier semestre 2018 (+2,7%) grâce à une meilleure disponibilité du parc. Pour l’ensemble de l’année 2018, la production nucléaire en France devrait s'établir à plus de 395 térawatts-heure (TWh) contre 379 TWh en 2017.

Côté hydraulique français, la production bondit de 37,6% pour atteindre 29,3 TWh au premier semestre. C'est la meilleure performance depuis 15 ans pour cette filière. Elle s'explique notamment par l'abondance des neiges et des pluies. EDF Énergies Nouvelles (éolien, solaire, énergies marines renouvelables) atteint de son côté 7,9 TWh (+14,8%).

Le résultat net part du groupe recule

EDF continue cependant de viser pour 2018 un cash-flow proche de l'équilibre après dividende (hors Linky, nouveaux développements, cessions d'actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018).

Par ailleurs, le résultat net part du groupe, dopé au premier semestre 2017 par une plus-value liée à la cession de 49,9% de RTE, recule en revanche de 13,9% à 1,7 milliard d'euros.

EDF prolonge Fessenheim

En même temps que ses résultats, EDF a annoncé la prolongation de l'exploitation des deux réacteurs nucléaires du site de Fessenheim (Haut-Rhin). Précédemment prévu fin 2018, l'arrêt est désormais programmé pour 2019. Sur son site internet, l'électricien précise que les réacteurs n°1 et n°2 de la centrale seraient en arrêts programmés du 19 janvier au 20 mars 2019 et du 18 mai au 17 juillet respectivement.

Ce report n'est pas une surprise puisque la fermeture de Fessenheim est conditionnée par la mise en service de l'EPR de Flamanville. Alors que le chargement du combustible de l'EPR de Flamanville était prévu fin décembre 2018, EDF a fait savoir que l'opération aurait finalement lieu au quatrième trimestre 2019. EDF a aussi porté l'objectif de coût de construction du projet de 10,5 à 10,9 milliards d'euros en raison de la reprise à venir d'une cinquantaine de soudures.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ue.N726424

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Message par energy_isere » 20 sept. 2018, 01:51

EDF lève 3,75 milliards de dollars lors d'une émission obligataire


AFP le 19 sept. 2018

EDF a annoncé mercredi avoir levé 3,75 milliards de dollars (environ 3,2 milliards d'euros) lors d'une émission obligataire aux États-Unis. Cette émission de dette se décompose en trois tranches assorties d'échéances allant de 10 à 30 ans.

Ces opérations "permettent au groupe EDF de poursuivre le renforcement de la structure de son bilan ainsi que de refinancer des échéances prochaines", a détaillé le groupe dans un communiqué.

Au 30 juin, la dette nette de l'électricien français s'élevait à 31,3 milliards d'euros, soit 2,1 fois son résultat opérationnel (Ebitda).
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-180919

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Message par energy_isere » 10 oct. 2018, 23:46

EDF mise sur la voiture électrique pour garder son nucléaire

Par Jean-Christophe Féraud — 10 octobre 2018 à 19:21

L'entreprise a présenté un plan pour accompagner le boom de la mobilité électrique. Il veut fournir son énergie «décarbonée» à 600 000 véhicules d'ici 2022 grâce à un grand réseau de bornes de recharge. Ou comment rendre son nucléaire indispensable.
Et de trois. Après avoir annoncé un grand plan pour développer l’énergie solaire fin 2017 et un plan «stockage électrique» au printemps, EDF parie logiquement sur le débouché de ces nouvelles capacités : la voiture électrique, qui est en vedette en ce moment au Mondial de l’automobile à défaut de peser encore très lourd dans les ventes (150 000 immatriculations en France depuis 2010 selon l’Avere). «Le groupe EDF va lancer un grand plan mobilité électrique pour devenir l’électricien leader dans ce domaine dès 2022 sur nos quatre grands marchés européens : la France, le Royaume-Uni, l’Italie et la Belgique», a annoncé ce mercredi son PDG, Jean-Bernard Lévy, lors d’une conférence de presse dans le cadre des «Electric Days» dédiés à l’innovation organisés par l’entreprise à la Villette.

Pointant le rôle fortement néfaste du transport pour le climat (plus de 20% des gaz à effet de serre), EDF parie sur un véritable boom de la voiture électrique dont les ventes passeraient dans les quatre pays visés de 300 000 véhicules en 2017 à 4 millions en 2025, puis près de 10 millions en 2030, selon ses prévisions. Un nouveau marché à très forte croissance, sur fond d’impératif de réduction drastique des émissions de CO2, qui fait saliver le producteur d’électricité… nucléaire. Fort de son parc de 58 réacteurs, de ses 400 barrages hydrauliques et de ses efforts encore poussifs dans les énergies renouvelables (1,8GW de panneaux solaires installés contre 61,3GW de nucléaire), le géant français de l’énergie veut «jouer un rôle majeur dans la grande chaîne de valeur de la mobilité électrique» en fournissant une électricité «décarbonée à 87%» à plus de 600 000 véhicules électriques en Europe d’ici quatre ans. Ce qui lui offrirait «30% de parts de marché» dans les quatre pays visés.

75 000 bornes EDF
Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’électricien français a noué des partenariats avec Renault, Nissan, Toyota et Valéo, autant d’acteurs qui mettent le turbo dans l’électrique «car on ne peut pas faire sans les constructeurs et les équipementiers, comme ils ne peuvent pas faire sans nous, c’est tout un écosystème qu’il faut créer», a expliqué Jean-Bernard Lévy. EDF espère ainsi déployer 75 000 bornes de recharge propriétaire d’ici 2022 et donner accès en tout à 250 000 bornes installées par d’autres opérateurs grâce à un «pass interopérable». Des chiffres qui feraient d’EDF le premier exploitant de bornes de recharge en France et dans les autres pays visés. Le groupe, qui s’est lancé dans la technologie des points de recharge il y a près de vingt ans via sa filiale Sodetrel, dispose aujourd’hui d’un réseau de 5 000 bornes en France, dont 200 bornes de recharge rapide déployées sur les autoroutes de l’Hexagone, soit une tous les 80 kilomètres. C’est sur ces dernières, qui permettent de recharger les batteries du véhicule à 80% en vingt à trente minutes, qu’EDF portera l’essentiel de son effort car les conducteurs ne veulent plus attendre plusieurs heures pour que leur voiture soit rechargée.

Le groupe va aussi développer des technologies de smart charging qui permettront de «transformer les voitures électriques en batteries sur roues» en fournissant leur électricité stockée au réseau quand le besoin s’en fera sentir : à terme, 1 million de véhicules électriques connectés pourraient fournir 1 à 2GW, soit l’équivalent de la puissance d’un à deux réacteurs nucléaires. Et «le client pourra être rémunéré pour cette électricité rendue», a expliqué Yannick Duport, le directeur de la division mobilité électrique nouvellement créée par EDF. Grégory Poilasne, le patron français de la start-up Nuvve, basée a San Diego (Californie), avec laquelle EDF va créer une société commune, propose déjà ce type de solutions au Danemark. Et selon lui, en acceptant de décharger leur véhicule en période de pointe de la demande électrique, les automobilistes peuvent gagner «1 400 euros par an». «Le client d’EDF pourra être rémunéré», a confirmé Yannick Duport. EDF espère déployer 4 000 bornes de recharge «intelligentes» de ce type dès 2020, sans doute en partenariat avec Renault et Nissan, aujourd’hui leader de la voiture électrique en France avec leurs petites Zoé et Leaf.

Annonce opportune
Le PDG d’EDF n’a donné aucun chiffre concernant l’investissement de son groupe dans ce plan mobilité électrique. Mais une chose est sûre, cette annonce est très opportune à quelques jours de la présentation par le gouvernement de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui doit déterminer à quel rythme la France doit se diriger vers le 50/50 d’électricité nucléaire et renouvelable. De toute évidence, EDF joue au gentil géant vert, fournisseur d’électricité décarbonée pour la prochaine révolution du transport propre, dans l’espoir de sauver l’essentiel de son parc nucléaire : «Je vous confirme que l’électricité d’origine nucléaire est l’un des meilleurs moyens de lutter contre le réchauffement climatique aux côtés des énergies renouvelables», a répété Jean-Bernard Lévy en marge de la conférence de presse. Se refusant à commenter les projets du gouvernement qui tablerait sur huit fermetures de réacteurs nucléaires d’ici 2028, le patron d’EDF s’est dit «confiant» dans les arbitrages à venir.

L’électricien a fait savoir dans son cahier d’acteurs pour la PPE qu’il ne souhaitait fermer aucun réacteur avant 2029, date à laquelle ses plus vieux modèles arriveront à la limite d’âge de 50 ans : «Pourquoi se priver d’un tel atout dans la lutte contre le réchauffement climatique et d’un tel actif pour le service public de l’électricité ?» s’est-il interrogé. D’autant que selon lui, les besoins en électricité vont augmenter «légèrement» malgré les efforts en matière d’efficacité électrique et d’autoconsommation, en raison justement du boom de la voiture électrique. CQFD, si on veut des millions de voitures électriques sur la route, on ne pourra pas faire sans le nucléaire ! Rendez-vous fin octobre pour savoir ce qu’en dira Emmanuel Macron, que l’on sait soucieux, tout à son art du «en même temps», de ménager l’atome et ses 220 000 salariés sans avoir l’air de tuer dans l’œuf le développement des énergies renouvelables.
https://www.liberation.fr/amphtml/franc ... re_1684438

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Re: EDF

Message par energy_isere » 30 oct. 2018, 23:27


EDF finalise la cession du terminal méthanier de Dunkerque


AFP le 30 oct. 2018

EDF a annoncé mardi avoir finalisé la cession de sa participation de 65,01% dans le terminal méthanier de Dunkerque à deux consortiums, une opération destinée à contribuer à son désendettement.

La transaction, annoncée le 29 juin, "contribue à une diminution de l'endettement financier net du Groupe EDF à hauteur de 1,5 milliard d'euros", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Un premier consortium composé de Fluxys, déjà actionnaire à hauteur de 25% de Dunkerque LNG (qui exploite le terminal), d'AXA Investment Managers-Real Assets et de Crédit Agricole Assurances, a racheté 31% de la part d'EDF, tandis que le second rassemblant des investisseurs coréens, dont Samsung Securities et IBK Securities, en a repris 34,01%.

Lancé en 2011 et mis en service le 1er janvier 2017, après un peu moins de deux ans de retard, le terminal méthanier de Dunkerque a une capacité de 13 milliards de mètres cubes par an, soit environ 20% de la consommation française de gaz naturel.

L'opération valorise ses installations à 2,4 milliards d'euros.

Le plan de cessions d'EDF a ainsi atteint 9,6 milliards d'euros sur un objectif de 10 milliards, a précisé le groupe. "L'objectif de finaliser ce plan d'ici la fin 2018 est confirmé", a-t-il assuré.

"EDF, en tant que client de Dunkerque LNG, reste engagé à long terme auprès du terminal, qui continuera à servir la stratégie gaz du groupe", avait relevé l'électricien français en juin. Total en est également client.
https://www.connaissancedesenergies.org ... que-181030

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