Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Message par energy_isere » 29 nov. 2012, 12:52

Emissions de CO2 : les bons et les mauvais élèves européens
29 Nov 2012 Enerzine

Image
PwC France a rendu public hier son analyse sur le Facteur carbone européen : "Comparaison des émissions de CO2 des principaux électriciens européens", où 20 sociétés étudiées représentent près de 60 % (58 %) des émissions du secteur Electricité-Chaleur en Europe (27 pays)
.
"Au global, nous constatons une hausse du facteur carbone européen : il atteint 338 kg CO2/MWh en 2011, soit une augmentation de 9 kg CO2/MWh par rapport à l’année 2010 (+2,7 %). La baisse du facteur carbone européen constaté depuis 2007 s’arrête donc et se stabilise en 2011" indique PwC dans son étude ad hoc.

Ce résultat fait écho à l'évolution des émissions de carbone observées au plan international. Les efforts qui devront être déployés d'ici 2050 pour contenir l'augmentation de température à +2°C sont considérables : "il faudra décarboniser l’économie mondiale à un rythme de 5.1% par an en moyenne, un résultat jamais atteint depuis 1950" ajoute le cabinet de conseil.

..............

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Message par energy_isere » 18 févr. 2013, 10:24

Usine Nouvelle du 14 Fev 2013
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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Message par energy_isere » 06 mars 2013, 18:06

Le suédois Vattenfall va supprimer 2 500 emplois en Europe d’ici 2014

06 Mars Usine Nouvelle

Vattenfall, le groupe énergétique public suédois, a annoncé, mercredi 6 mars, la suppression d'environ 2 500 emplois d'ici 2014. L'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède seront principalement touchés par cette mesure.

L’entreprise suédoise de production et de distribution d'électricité Vattenfall compte supprimer environ 2 500 emplois, soit 7,6 % des effectifs au 31 décembre, d’ici à la fin 2014.

En cause, "la faible demande en électricité, la surabondance de droits d'émission de CO2, les surcapacités de production et le prix bas sur le marché de l'électricité", explique le groupe dans un communiqué, mercredi 6 mars.

Parmi ces suppressions, 1 500 devraient concerner l’Allemagne, 500 les Pays-Bas, 400 la Suède et 50 les autres pays.

L’entreprise, qui appartient à l’Etat Suédois, a expliqué cette décision par la nécessité de s'adapter et de trouver de nouvelles synergies et économies.

"Plusieurs initiatives pour abaisser les coûts sont maintenant lancées, se concentrant particulièrement sur les fonctions administratives. Ces mesures devraient selon les prévisions réduire les effectifs totaux d'environ 2 500 salariés d'ici à la fin de 2014", a ajouté Vattenfall.

Le directeur général, Oeystein Loeseth, cité dans le communiqué, affirme vouloir parvenir à cet objectif "d'une manière socialement responsable et en étroite coopération avec les représentants du personnel dans toutes les unités et les pays concernés".

Le groupe espère ainsi atteindre une économie d’environ 360 millions d’euros en 2013 et 180 millions d’euros en 2014. En février, il indiquait avoir bouclé fin 2012, avec un an d’avance, un plan d’économies pluriannuel.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... 14.N192866

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Message par energy_isere » 21 mai 2013, 09:35

Énergie : le SOS des industriels à l'Europe

Le Figaro 19 Mai 2013

L'énergie figure en bonne place au menu officiel du sommet européen de mercredi. Raison de plus pour y faire entendre sa voix: c'est la stratégie suivie par tous les grands énergéticiens du Vieux Continent (E.ON, GDF Suez, Enel…) qui, une fois n'est pas coutume, vont avancer groupés pour faire part de leurs revendications à la Commission.

Leur message est clair: la sécurité d'approvisionnement énergétique de l'Europe est en danger. Ils lancent un appel à l'aide à Bruxelles. Les causes de cette crise sont légion: baisse drastique des investissements dans les grands projets d'infrastructures, absence d'un cadre réglementaire précis, poids tout relatif d'une politique énergétique commune… «Bref, un manque de visibilité patent alors même que ces géants de l'industrie, pour manœuvrer efficacement, ont besoin d'un certain nombre de signaux qu'ils ne trouvent pas aujourd'hui», souligne un connaisseur du secteur.

Ces géants sont d'autant plus crispés qu'ils sont confrontés à une série de difficultés récurrentes: leur cours de Bourse se situe à un point bas, leur endettement a dépassé les limites acceptables aux yeux des investisseurs - les obligeant à de gros programmes de cessions d'actifs - et leur outil industriel est mis à rude épreuve: plusieurs centrales de production soit ferment, soit sont mises sous cocon, faute d'une rentabilité suffisante.

Dans ce dernier cas, il s'agit le plus souvent des usines à cycle combiné gaz (CGG), victimes de l'essor des gaz de schiste en Amérique du Nord. Non seulement le gaz est aujourd'hui quatre fois moins cher outre-Atlantique qu'en Europe mais fort de cette nouvelle ressource, les États-Unis peuvent exporter des quantités massives de charbon. Celles-ci servent à alimenter les usines de production d'électricité en Europe à des prix beaucoup plus compétitifs que le gaz pour les CGG, obligés d'interrompre leur activité.

Porte ouverte au gaz de schiste

«Résultat: il faut goûter le paradoxe, un pays comme l'Allemagne n'a jamais fait autant tourner ses centrales à charbon tout en finançant à haute dose son industrie des énergies renouvelables», souligne un cadre d'une entreprise européenne. Il ne faut pas croire que ce développement accéléré des énergies vertes recueille un assentiment généralisé: des centrales thermiques (au gaz ou au charbon) sont indispensables pour compenser l'intermittence du photovoltaïque et de l'éolien. Or, en Allemagne, la production des renouvelables a atteint un tel volume qu'investir dans les centrales classiques, indispensables mais coûteuses à construire, n'est plus rentable. Une impasse dont s'inquiètent toutes les compagnies électriques et gazières.

Dans le message transmis cette semaine à la Commission, par écrit et par oral, ces compagnies vont réclamer un suivi attentif du financement des énergies: il s'agit notamment de veiller à ce que le système de subvention des énergies renouvelables ne crée pas de distorsion de concurrence d'un pays à l'autre. Les géants du secteur souhaitent également que le marché du carbone, notamment les quotas d'émissions, soit plus lisible, moins coûteux et plus efficace. Ils souhaitent enfin que soient encouragés les investissements dans les moyens de production capables de répondre aux pointes de consommation.

En marge de ces grandes problématiques, et ce n'est pas la moindre des difficultés, chaque pays cherche à progresser sur des chantiers qui lui sont propres. Outre-Rhin, le développement des réseaux visant à relier le nord et l'est du pays, où sont produites les énergies éolienne et solaire, au sud et à l'ouest, où sont situées les grandes industries les plus gourmandes en énergie, est critique pour la réussite de la transition énergétique: le pays a décidé d'arrêter d'ici à 2022 toutes les centrales atomiques allemandes et de porter la part des énergies renouvelables à 40%.

Selon le plan du gouvernement fédéral, 4000 kilomètres de lignes doivent être optimisés et 1700 kilomètres d'«autoroutes» électriques doivent être construits d'ici à 2022. Berlin voudrait partager avec ses voisins européens le coût du développement des réseaux pour le transport des énergies renouvelables sur le continent.

Par ailleurs, l'Allemagne évolue en faveur de l'exploitation du gaz de schiste, afin de contribuer à la sécurité d'approvisionnement et à la stabilité des prix énergétiques. La chancelière Angela Merkel devrait noter avec satisfaction que la Commission européenne, dans ses préconclusions au sommet de mercredi, évoque, pour la première fois, la possibilité d'avoir recours «plus systématiquement» à des sources d'énergies «indigènes», un mot de code bruxellois pour parler des gaz de schiste.

S'il n'est évoqué nulle part qu'il faille explorer le potentiel en gaz de schiste des pays membres - un tabou pour la France -, c'est une porte qui s'entrouvre à Bruxelles. De quoi ajouter un nouveau sujet de polémique dans le paysage si complexe des développements énergétiques.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013 ... europe.php

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Message par energy_isere » 13 juin 2013, 18:36

Corinne Lepage veut plafonner les agrocarburants de première génération

13 Juin 2013 Enerzine

Corinne Lepage, députée européenne et membre de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire, est rapporteure sur le texte visant à modifier la proposition de la Commission européenne en matière d'agro-carburants.

Alors que l'Union s'est donné pour objectif d'atteindre 10 % d'énergies renouvelables dans le secteur des transports pour 2020, l'apport des agro-carburants soulève quelques difficultés.

Corinne Lepage revient sur les principales dimensions de son rapport, qui sera voté en commission Environnement le 10 juillet prochain.

La proposition de la Commission européenne souligne les effets pervers résultant de la volonté d'accroître la part des agro-carburants dans la consommation d'énergie. En effet, l'augmentation de la consommation des biocarburants, en favorisant la volatilité des prix alimentaires, peut faire planer une menace sur la sécurité alimentaire. Comment remédier à ce problème et, plus largement, quel bilan tirer des espoirs placés sur les agro-carburants ?

"La Commission européenne a reconnu que les agrocarburants n'apportent pas autant de bénéfices pour le climat qu'initialement escompté. En effet, l'Union européenne est devenue importatrice nette de matières premières, telles que le colza ou l'huile de palme, à la fois pour produire du biodiesel et pour compenser les volumes autrefois utilisés dans l'agro-alimentaire.

Et ces besoins nouveaux, créés par l'objectif européen de 10% d'énergie renouvelable dans le secteur des transports d'ici 2020, entrainent des conversions de terres dans les pays étrangers, et donc des émissions de gaz à effet de serre (GES), en particulier lorsqu'il s'agit de déforestation ou de conversion de zones humides. C'est ce que l'on appelle le changement d'affectation des sols indirect (CASI).

Tous les modèles scientifiques concluent que le changement d'affectation des sols indirect entrainé par la politique européenne de soutien aux agrocarburants est une réalité, et que l'ampleur de celui-ci varie en fonction des matières premières utilisées. Ces changements d'affectations des sols indirect diminuent voire annulent les bénéfices attendus des agrocarburants en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le soutien aux agrocarburants a effectivement été efficace pour faire augmenter les prix agricoles, mais cela entraîne des effets pervers sur les pays du Sud. C'est l'ampleur de la demande européenne qui entraîne ces effets pervers, il faut donc la réduire. Et à terme, le choix entre manger ou conduire n'est ni durable ni éthique."

..................
en entier : http://www.enerzine.com/6/15887+c-lepag ... tion+.html

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Message par energy_isere » 12 sept. 2013, 20:32

Ces énergéticiens européens qui invitent l'Europe à ne plus subventionner les renouvelables

11 Sept 2013 Usinenouvelle.com

Le français GDF Suez, les italiens Eni et Enel, les allemands EON et RWE, les espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola... Neuf énergéticiens européens ont lancé le 10 septembre un appel à Bruxelles afin de limiter les aides aux énergies renouvelables et rebâtir "l'Europe de l'énergie".

C'est une iniative rare. Neuf patrons de grands énergéticiens européens, unis sous la même bannière pour influer sur la politique de l'Union européenne en faveur du développement des énergies renouvelables.

Les PDG de deux industriels de l'énergie - Gérard Mestrallet pour le français GDF Suez et Paolo Scaroni pour l'italien Eni - ont présenté le 10 septembre au Parlement européen des "mesures concrètes pour rebâtir l'Europe de l'énergie", selon un communiqué relayé par l'AFP.

Soutenus par sept autres groupes (l'italien Enel, les allemands EON et RWE, les espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola, le néerlandais Gas Terra et le suédois Vattenfall), ils demandent à l'Europe de freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables.

L'objectif est, selon eux, "d'alerter sur les risques inhérents à la politique énergétique européenne actuelle. En effet, les efforts des énergéticiens pour réaliser les indispensables investissements dans le secteur ont été entravés par l'incertitude sur la rentabilité de ces investissements en raison notamment de l'absence de cadre politique clair, prévisible et objectif, fondé sur une législation stable et prévisible", relate le communiqué.

Et de tirer la sonnette d'alarme sur plusieurs points : "la sécurité d'approvisionnement énergétique n'est plus assurée, les émissions de CO2 repartent à la hausse, les investissements dans le secteur diminuent drastiquement et les factures énergétiques sont en forte augmentation".

Dans les colonnes du Financial Times le 9 septembre, le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet met directement en cause le soutien public aux énergies renouvelables. "Nous devons réduire le rythme auquel l'Europe installe des parcs éoliens et des panneaux solaires. Actuellement, il est insoutenable", accuse-t-il.
http://www.usinenouvelle.com/article/ce ... es.N204532

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Message par energy_isere » 11 oct. 2013, 18:19

Dix géants de l'énergie en colère

11 Oct 2013

Vendredi à Bruxelles, dix présidents des plus grands groupes énergétiques européens protestent contre les dysfonctionnements de l'Europe de l'énergie.

Les géants européens de l'énergie sont en colère et ils le disent. Vendredi matin à Bruxelles, le «G10» - un groupe de dix mastodontes parmi lesquels GDF Suez, les allemands E.ON et RWE, les italiens Enel et Eni ou encore les espagnols Iberdrola et Gas Natural - tient une conférence de presse pour stigmatiser avec force les dysfonctionnements de l'Europe de l'énergie. Seront présents tous les présidents des groupes concernés qui, tous réunis, pèsent plus de 600 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Né en mai dernier à l'initiative de Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, le G10 (G8 à l'origine avant deux renforts supplémentaires) monte au créneau sur plusieurs points. Il stigmatise en particulier les incertitudes réglementaires, les difficultés pour investir ou encore un marché du carbone inefficace. La plupart de ces groupes ont été contraints au cours des derniers mois de fermer des centrales à gaz, du fait de la concurrence des centrales à charbon et de l'essor des énergies renouvelables.

Force de frappe

Précisément, le G10 préconise un développement plus mesuré des énergies vertes, qui bénéficient largement du fait qu'elles sont subventionnées. Le G10 réclame également l'instauration d'un marché de capacités, c'est-à-dire un système qui permette de rémunérer les installations de production, y compris quand elles ne fonctionnent pas. Sont ciblées en priorité les infrastructures qui permettent de produire une électricité de pointe, capables de répondre aux brutales variations de la demande.

Si le discours du G10 est désormais connu, sa force de frappe interpelle. Ce groupe possède la capacité de réunir autour d'une même table dix groupes qui sont parfois férocement concurrents. Sans compter que certains d'entre eux ont des caractéristiques parfois très distinctes. Par exemple, l'espagnol Iberdrola, champion des énergies renouvelables, est l'un des moins «carbonés» tandis que l'allemand RWE exploite encore des mines de charbon.
http://www.lefigaro.fr/societes/2013/10 ... colere.php

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Message par energy_isere » 08 nov. 2013, 17:38

Bruxelles milite pour une baisse des aides aux énergies renouvelables

08 Nov 2013 enerzine

Les énergies renouvelables (solaire et éolien) ont longtemps constitué une nouvelle technologie nécessitant une intervention publique pour se développer, à travers des mesures comme l'obligation d'achat de la production à des prix avantageux.

Compte tenu des progrès technologiques, de la baisse des coûts des investissements à réaliser dans la production de panneaux solaires et de l'augmentation de la production, de nombreux États de l'Union Européenne ont déjà engagé une réforme de leurs régimes de soutien aux énergies renouvelables.

Pour la Commission Européenne, le concours financier doit désormais être limité à "ce qui est nécessaire" et doit contribuer à rendre les sources d'énergie renouvelables compétitives : "les régimes d'aide doivent être souples et doivent répondre à la baisse des coûts de production. A mesure qu'elles gagnent en maturité, les technologies doivent être progressivement exposées aux prix du marché et, en définitive, le soutien devra être totalement supprimé. Dans la pratique, cela implique de supprimer progressivement les tarifs de rachat au profit de primes de rachat et d'autres instruments de soutien qui encouragent les producteurs à s'adapter à l'évolution du marché."

De plus, les gouvernements doivent éviter des modifications "non annoncées" ou "rétroactives" de leurs régimes dans le but de ne pas saper la confiance des investisseurs quant à la rentabilité des investissements existants.

Enfin, les États membres sont invités à mieux coordonner leurs stratégies en matière d'énergies renouvelables afin de limiter les coûts pour les consommateurs en ce qui concerne les prix et la fiscalité de l'énergie.

Capacités de réserve pour les énergies renouvelables

Même lorsque le soleil ne brille pas et que le vent ne souffle pas, de l'électricité doit être produite en quantités suffisantes pour fournir de l'énergie aux consommateurs et maintenir le réseau électrique stable. Avec l'augmentation de la production d'énergies renouvelables, cela devient difficile. C'est pourquoi, dans plusieurs pays européens, des discussions sont menées sur les possibilités d'organiser et de financer des capacités de réserve, par exemple des centrales électriques au charbon ou au gaz suffisamment flexibles pour pouvoir être mises en service et arrêtées en fonction des besoins.

La Commission Européenne a également publié des orientations sur la manière dont ces capacités de réserve pourraient être conçues à moindre coût et tirer pleinement parti du marché européen :

1- "Avant de décider des mécanismes portant sur les capacités, les gouvernements devraient, dans un premier temps, analyser les causes de l'inadéquation de la production."

2- "Dans un deuxième temps, ils devraient éliminer les distorsions qui risquent d'empêcher le marché de fournir les incitations appropriées à l'investissement dans les capacités de production. Elles peuvent être causées par des prix réglementés ou des subventions élevées en faveur des énergies renouvelables."

3- "Les gouvernements devraient également veiller à ce que les producteurs d'électricité d'origine renouvelable réagissent aux signaux du marché et encouragent la flexibilité du côté de la demande, par exemple en promouvant des tarifs différents pour les consommateurs afin de les inciter à utiliser l'électricité en dehors des périodes de pointe."

4- "Un mécanisme portant sur les capacités de réserve ne doit pas être axé sur le seul marché national, mais doit être conçu dans la perspective européenne."
http://www.enerzine.com/14/16520+bruxel ... bles+.html

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 14 déc. 2013, 12:52

Pas d'efficacité énergétique sans signal politique fort

Le Monde | 12.12.2013

Le 5 décembre expirait le délai donné par la directive européenne sur l’efficacité énergétique pour que chaque Etat membre présente les moyens qu’il compte déployer pour répondre à son obligation d’économiser l’énergie.

Selon ce même texte, chaque pays doit en effet réaliser chaque année de nouvelles économies correspondant à 1,5 % du volume des ventes annuelles d’énergie.

La France, par la voix du ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Philippe Martin, a répondu le 10 décembre, en fixant pour la période 2015-2017, des objectifs de réduction deux fois supérieurs à ceux de la période antérieure (2013-2015). Il faut s'en réjouir.

En effet, les retombées de l’efficacité énergétique profitent à tous les agents économiques. Par l’efficacité énergétique, nous travaillons chaque jour à protéger le pouvoir d’achat des ménages et soutenir nos entreprises. Pour ces dernières, l’énergie représente la moitié du coût du travail. C’est donc un facteur déterminant dans la compétition mondiale. Consommer moins d’énergie, c’est améliorer notre compétitivité. Pour les ménages, agir sur la facture énergétique par l’efficacité énergétique permet d’augmenter le revenu disponible.

Une fois n’est pas coutume, le ministre, son cabinet et son administration se sont fortement mobilisés sur le sujet. Alors que les arbitrages concernant le volume d’obligation de réduction d’énergie appartiennent au ministère de l’énergie, ils se sont étrangement transformés en arbitrages interministériels. Trois jours avant l’échéance du 5 décembre, aucune décision définitive n’était prise. Philippe Martin a rencontré de fortes oppositions, notamment à Bercy.

Pourtant, cette réponse n’aurait dû être qu’une formalité. En effet, dès 2006, la France a créé le dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE) pour répondre à l’obligation européenne. Un dispositif « made in France » qui a tellement plu à la Commission européenne, qu’en 2012 elle a invité chaque Etat membre à s’en doter nationalement.

Aujourd’hui, le dispositif des CEE est le levier le plus efficace pour économiser de l’énergie. Depuis sa création, il a généré 80TWh d’économies réelles, soit 10% de la consommation finale dans les secteurs résidentiel et tertiaire.
Son fonctionnement est simple. Le pouvoir politique détermine le volume d’énergie à économiser et crée le cadre règlementaire pour y parvenir. Charge aux entreprises du secteur d'atteindre cet objectif. C'est donc l'engagement politique qui donne l'impulsion au dispositif. C’est l’Etat qui donne le cap à suivre.
Mais depuis plus d’un an, le capitaine avait perdu la boussole : le gouvernement s'était refusé à prendre toute décision sur les objectifs de réduction pour les années à venir. Sans cette visibilité, le dispositif des CEE s’est effondré, son cours chutant d’un tiers depuis juillet 2012. Cette inaction a eu un coût : les particuliers qui entreprennent des travaux d’efficacité énergétique doivent trouver un tiers de financements supplémentaires.

Dans ce contexte, le marché attendait un signal fort de la part du politique. C’était tout l’objet de la réponse française au titre de nos engagements européens. Elle donne aux acteurs la marche à suivre. Le dispositif des CEE peut être relancé, et son cours remonter.

Le 10 décembre, Philippe Martin a profité d'un évènement à l'Assemblée Nationale pour redonner l'impulsion au marché. Il a annoncé, pour la période 2015 - 2017, une quantité d'énergie à économiser de 660 TWh « cumac » (unité de mesure de l'énergie finale cumulée et actualisée sur la durée de vie d'un produit). Après 54 TWh cumac puis 345 TWh cumac pour les deux premières périodes triennales, l'ambition est forte. Sur 9 ans, l'effort aura été multiplié par 12, preuve s'il en était besoin, de l'efficacité du dispositif.
Le dispositif des CEE doit maintenant voir évoluer le cadre réglementaire de son fonctionnement. En octobre 2013, un rapport de la Cour des Comptes a dressé une liste exhaustive des orientations à suivre. Transparence, efficience et simplification constituent les trois lignes directrices. Cette évolution devrait être d'autant plus facile que, depuis juin 2012, plus de cinq concertations ont été conduites avec les acteurs du dispositif. Si le ministre souhaite qu'il soit rénové d'ici 2015, l'heure est à la rédaction des textes.

Pour la France, le bon fonctionnement du dispositif des CEE est crucial. L'enjeu est de réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger et de créer les conditions d'un avantage compétitif permanent. Ce défi nécessite un effort constant. Pour ce faire, l'objectif d'économies d'énergie pour chaque année à venir doit faire l'objet d'une planification à long terme. La réussite de la transition énergétique nécessite de prendre aujourd'hui les décisions pour gérer le temps long. Cette planification redonnera à l'Etat sa qualité de stratège et aux acteurs économique les moyens de leur développement futur.

Christophe Févrer, président de GEO PLC, société de conseil, diagnostic et financement en efficacité énergétique.
http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html

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Message par energy_isere » 30 déc. 2013, 18:00

Les exportations de Gaz Russe vers l' Europe ont enregstré une hausse de 16% par rapport à l' an dernier et s'établissent au record de 161.5 milliards de m3.
Russian Gas Exports to Europe Hit Record High in 2013

Dec 30, 2013 rigzonenews

Russian gas exports to Europe in 2013 jumped 16 percent year on year to reach a record high of 161.5 billion cubic metres (bcm), preliminary data from Gazprom Export showed on Monday, as shipments from Norway and other sources decreased.

The data from the export arm of Gazprom covers supplies to the European Union and Turkey under long-term contracts and excludes Gazprom's trading activity.

Gazprom Export said the average Russian gas price in Europe stood at slightly above $380 per 1,000 cubic metres, which was below the $400 registered in 2012, when exports slumped by 7 percent to 138.8 bcm.

Europe, where the Kremlin-controlled company meets a quarter of gas demand, is a source of over 50 percent of Gazprom's revenues, which stood at almost $56 billion in 2012.

Gazprom's previous record high for exports to Europe was 159 bcm hit in 2008, just before a global financial crisis hit.

Gazprom was able to capitalise on a decrease in gas exports from Norway and troubled North Africa. It also gave in to pressure from clients in Europe, such as Germany's E.ON , to review its contract terms and pay hundreds of millions of dollars in rebates.

Europe's hopes for a higher intake of seaborne liquefied natural gas to substitute for pipeline gas exports from Russia - from which it has long sought to diminish its dependence - did not play out. LNG suppliers, such as Qatar, preferred to sell to more profitable Asian markets rather than to Europe.

Sergey Vakhrameyev, a senior analyst at Ankorinvest investment company in Moscow, said that the positive trend for Gazprom may reverse next year.

"It's not a 100 percent guarantee that Gazprom's supplies to Europe would increase next year. They may actually fall if other countries manage to boost their supplies," he said.

Gazprom was also dealt a blow this year when the Russian government scrapped its monopoly for LNG exports, giving rivals Novatek and Rosneft a chance to compete for the global gas market
http://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/1 ... gh_in_2013

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 28 mars 2014, 15:35

Europe: "pas d'alternatives" au gaz russe, dit un ministre allemand

Afp 28 Mars 2014

Il n'y a "pas d'alternative raisonnable" au gaz en provenance de Russie pour l'approvisionnement énergétique de l'Europe, a affirmé jeudi Sigmar Gabriel, ministre allemand de l'Economie, en plein débat sur de possibles sanctions économiques contre Moscou.

Beaucoup font comme s'il y avait beaucoup d'alternatives au gaz en provenance de Russie mais ce n'est pas le cas, a affirmé le ministre social-démocrate, qui est aussi ministre de l'Energie, lors d'un forum sur l'énergie organisé par le journal régional Neue Osnabrücker Zeitung (NOZ). Celui-ci a rapporté ses propos dans son édition de vendredi, pour l'essentiel au style indirect.

"Même au pire de la Guerre Froide, la Russie a tenu ses engagements" commerciaux, a souligné le ministre cité dans le journal.

L'Allemagne importe 35% de son gaz naturel de Russie. Cette part est beaucoup plus élevée encore dans certains Etats d'Europe de l'Est, anciens satellites de Moscou. Récemment le chef de gouvernement polonais Donald Tusk avait critiqué la dépendance de l'Allemagne au gaz russe, estimant qu'elle constituait une menace pour la souveraineté de l'Europe.

La Norvège, souvent présentée comme un fournisseur alternatif, a des possibilités d'exportation limitées, et le gaz en provenance des Pays-Bas n'est pas d'assez bonne qualité, a déclaré selon le NOZ M. Gabriel.

Ses propos ont été interprétés comme en contradiction avec ceux d'autres responsables allemands, et notamment de la chancelière Angela Merkel. Celle-ci avait déclaré jeudi que les événements en Ukraine allaient conduire à "une nouvelle manière de voir la politique énergétique", afin de réduire la dépendance des Européens au gaz et au pétrole russes.

Lors de la conférence de presse régulière du gouvernement vendredi, le porte-parole de M. Gabriel, Tobias Dünow, a précisé que "bien évidemment" l'Allemagne s'employait à réduire sa dépendance au gaz russe, "et pas seulement au gaz russe mais au gaz de manière générale, c'est pour cela que nous faisons la transition énergétique", qui doit permettre au pays d'assurer à terme l'essentiel de sa consommation d'électricité à partir de sources renouvelables.

"Il n'y a pas de divergence" sur ce sujet entre la chancelière conservatrice et son ministre social-démocrate, a affirmé une porte-parole de Mme Merkel.
http://www.rtl.be/info/economie/monde/1 ... e-allemand

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Message par energy_isere » 18 avr. 2014, 13:17

Usine Nouvelle du 17 Avri 2014
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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 06 mai 2014, 15:55

Les ministres de l'Énergie du G7 planchent sur la sécurité énergétique

06 Mai 2014 enerzine

La nouvelle ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, participe depuis lundi à la conférence des ministres de l'Énergie des pays du G7, à Rome.

Cette rencontre avait été décidée dans le contexte de la crise ukrainienne lors du sommet des chefs d'État du G7, le 24 mars dernier à La Haye. Elle a pour objectif de proposer un certain nombre d'initiatives pour améliorer la sécurité énergétique, en vue de la réunion des chefs d'État ou de Gouvernement du G7 prévue à Bruxelles les 4 et 5 juin.

Dans la perspective de la négociation climatique au niveau européen, qui doit aboutir en octobre et dans celle de la conférence internationale Paris Climat 2015, qui se tiendra l'année prochaine en France, Ségolène Royal compte notamment insister sur le lien entre d'une part la sécurité et l'indépendance énergétiques, et, d'autre part, la transition écologique et la mutation vers une économie sobre en énergie et faiblement émettrice de CO2.

Ségolène Royal a ainsi l'intention de défendre la nécessité d'inclure la promotion des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique parmi les principaux facteurs d'indépendance énergétique. Car selon la Ministre, l'indépendance énergétique d'un pays passe notamment par la diversification des mix, le développement des renouvelables et des carburants alternatifs, ainsi que par des mesures ambitieuses d'efficacité et d'économies d'énergie.

Par ailleurs, en marge de la réunion du G7, Ségolène Royal aura également une série d'entretien avec ses homologues, notamment Sigmar Gabriel, ministre fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie Ed Davey, ministre britannique de l'Énergie et du Climat, afin d'échanger sur la construction de l'Europe de l'énergie.
http://www.enerzine.com/14/17245+les-mi ... ique+.html

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Message par energy_isere » 26 mai 2014, 19:50

La Commission européenne planche sur la sécurité énergétique du continent

26 Mai 2014 Enerzine

Achever le marché intérieur de l'énergie, réaliser des économies d'énergie, augmenter la production intérieure d'énergie et diversifier les origines, les parcours et les contreparties des importations d'énergie : ce sont là des moyens qui permettraient de réduire la dépendance énergétique de l'Union européenne.

Dans le prolongement du Conseil européen de mars, la Commission européenne réalise actuellement une étude approfondie sur la sécurité énergétique de l'Union Européenne. Elle présentera d'ailleurs dans un mois une stratégie de réduction de la dépendance énergétique de l'Europe lors du Conseil européen. Ce programme doit inclure une stratégie faisant état de la situation internationale du moment pour repenser la sécurité énergétique de l'Europe.

Aujourd'hui, l'UE importe 53 % de l'énergie qu'elle consomme. La dépendance énergétique a trait au pétrole brut (près de 90 %), au gaz naturel (66 %), et, dans une moindre mesure, aux combustibles solides (42 %) ainsi qu'au combustible nucléaire (40 %). La valeur des importations se situe à plus de 1 milliard d'euros par jour. En 2013, l'approvisionnement énergétique en provenance de Russie représentait 42 % des importations de gaz naturel de l'UE et 33 % des importations de pétrole.

Les énergies renouvelables sont en constante augmentation et, en 2012, leur part a atteint 14,1 % de la consommation finale d'énergie.

Aujourd'hui, plus de 50 % de la production électrique se fait sans émissions de CO2 (incluant tant l'énergie renouvelable que nucléaire).

Dans une perspective d'avenir, atteindre l'objectif de 20 % d'efficience énergétique en 2020 permettrait de réaliser 371 millions de tonnes d'équivalent pétrole (mtep) d'économies d'énergie.

"La crise ukrainienne confirme une nouvelle fois qu’il est de notre propre intérêt d’opter pour une voie vers une Union européenne à faibles émissions de carbone, concurrentielle et sûre sur le plan énergétique. Le renforcement de notre sécurité d’approvisionnement a été un objectif majeur des politiques européennes en matière d’énergie et de climat depuis des années, et il est à présent temps d’aller plus loin. C’est absolument crucial pour notre prospérité, notre puissance et notre crédibilité. Il nous faut donc prouver que la coopération et l’intégration européennes sont les bons moyens – les seuls – de relever ces défis. La Commission soumettra des propositions très précises lors du Conseil européen de juin, et la balle sera ensuite dans le camp des États membres" a déclaré le président Barroso.
http://www.enerzine.com/14/17312+la-com ... nent+.html

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Message par energy_isere » 28 mai 2014, 13:33

Energie: l'UE est mal armée en cas de crise avec Moscou

28 Mai 2014 Romandie

L'UE pourrait faire face temporairement à un arrêt des fournitures de gaz russe transitant par l'Ukraine, mais à prix fort, et elle doit investir dans des infrastructures de gaz liquéfié pour réduire sa dépendance vis à vis de Moscou, a annoncé mercredi la Commission européenne.

L'Union européenne reste très vulnérable, car elle importe depuis dix ans 53% de sa consommation en énergie, ce qui lui coûte 1 milliard de dollars par jour, et le principal fournisseur est la Russie pour 39% de ses achats de gaz et 33% de ses achats de pétrole, a souligné le président de l'exécutif bruxellois José Manuel Barroso.

Chargée en mars par les dirigeants européens de travailler sur les options pour réduire cette dépendance, la Commission européenne a livré mercredi deux énormes documents: une étude sur la sécurité énergétique et un plan d'actions.

Ces options vont du développement des renouvelables à l'exploitation du charbon, nucléaire et gaz de schiste.

Elles constituent un très bon paquet, avait commenté José Manuel Barroso lors d'une conférence sur l'énergie le 21 mai à Bruxelles. Il va les mettre sur la table lors du sommet européen organisé à Bruxelles les 26 et 27 juin.

Mais en cas de crise dès cet hiver, si Gazprom devait couper les fournitures de gaz à l'Ukraine en l'absence d'accord sur le règlement de sa dette, l'Union européenne pourrait se trouver en difficulté, reconnaît-t-on de source européenne.

L'UE a acheté 133 milliards de m3 de gaz à la Russie en 2013 et 63 milliards de m3 ont transité par l'Ukraine.

Si le transit est interrompu, l'UE peut se tourner vers ses autres fournisseurs et puiser dans ses réserves. Les États membres ont actuellement 47,3 milliards de m3 dans leurs citernes, soit 58,6% de leurs capacités de stockage.

Mais ils devront faire montre de solidarité avec les partenaires les plus affectés par la rupture des approvisionnements. Les réserves ne permettront en outre pas de tenir sur une longue période, à moins d'imposer une réduction de la consommation interne dans les pays les plus dépendants.

Les Européens peuvent également se tourner vers leurs autres fournisseurs traditionnels, notamment la Norvège, mais ce pays est actuellement à la limite de se capacités et ne pourrait fournir un surplus de 130 millions de m3 par jour que pendant quelques jours, a indiqué une source européenne.

Augmenter les achats de gaz naturel liquéfié est aussi une alternative, mais les prix sont plus élevés que le gaz russe, a-t-on expliqué.

Les États peuvent enfin se tourner vers Gazprom pour qu'il augmente les quantités transitant par Northstream, le gazoduc qui arrive directement en Allemagne. Mais cette solution renforce la dépendance vis à vis de Moscou et fait le jeu du président russe Vladimir Poutine qui a appelé les Européens à soutenir la construction de gazoducs contournant l'Ukraine.
http://www.romandie.com/news/Energie-lU ... 482462.rom

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