Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 20 juin 2014, 15:34

"Paquet énergie-climat 2030" : Ségolène Royal rencontre Connie Hedegaard

20 Juin 2014 enerzine

Décidément, l'actualité énergétique est dense pour l'actuelle ministre de l'Écologie, et de l'Énergie, puisqu'elle a reçu hier Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'Action pour le climat.

Elles ont ainsi essentiellement échangé sur la préparation des négociations sur le « paquet énergie-climat 2030 ».

L'adoption du « paquet énergie-climat 2030 » constitue une étape essentielle pour construire une Europe de l'énergie, qui répondrait à la fois aux enjeux du dérèglement climatique et de la sécurité énergétique, tout en permettant aux Européens d'être à l'avant-garde d'une transition vers l'économie verte.

Connie Hedegaard a insisté sur l'urgence d'un accord pour que l'Union européenne puisse contribuer, à la hauteur de son ambition et de ses responsabilités, à la préparation de la Conférence internationale du Climat (COP 21), qui se tiendra à Paris fin 2015.

Ségolène Royal a rappelé l'engagement de la France à faciliter les discussions lors du Conseil européen des 26 et 27 juin, afin que l'Union européenne puisse aboutir, avant le mois d'octobre, à un accord sur les objectifs collectifs proposés par la Commission européenne :

► la réduction d'au moins 40 % des émissions domestiques de gaz à effet de serre,
► le développement des énergies renouvelables à hauteur de 27 %,
► et un objectif global d'efficacité énergétique.


Pour la Ministre du développement durable, une approche globale des enjeux de sécurité énergétique et de la lutte contre le dérèglement climatique est indispensable. Elle appelle à la mobilisation de tous les moyens existants pour le développement de projets énergétiques concrets, porteurs d'innovation, de croissance économique et d'emploi.

"Cette Europe de l'énergie doit être une Europe des projets, qui incarne tout à la fois "notre ambition climatique, notre excellence technologique, et notre indépendance énergétique" a précisé Ségolène Royal.

La Ministre et la Commissaire ont également échangé sur la préparation de la Conférence internationale du Climat, qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Toutes deux partagent le même souci de maintenir la confiance entre partenaires et la dynamique des discussions, tout en veillant à la mise en œuvre des décisions des conférences précédentes.

La capitalisation du Fonds vert pour le Climat et la ratification des amendements au protocole de Kyoto constituent pour elles des priorités.
http://www.enerzine.com/604/17424+paque ... aard+.html

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Message par energy_isere » 13 juil. 2014, 13:55

Les pays européens se préparent à affronter une crise du gaz cet hiver

LE MONDE | 12.07.2014

Y aura-t-il assez de gaz russe à Noël pour les Européens ? La crise russo-ukrainienne fait peser une menace sur les approvisionnements du Vieux Continent.

Si la France est peu dépendante de la Russie, l'Union européenne pourrait souffrir si l'Ukraine décidait brutalement, comme en 2009, de siphonner une partie des exportations de Gazprom – poussant Moscou à fermer les gazoducs Brotherhood et Soyouz qui traversent ce pays.

C'est par eux que transitent 50 % du gaz venu de Sibérie, soit 80 milliards de mètres cubes (sur une consommation totale de 160 milliards) et 15 % des besoins des Européens.

Depuis le 16 juin, Gazprom ne fournit plus l'Ukraine. La crise politique et commerciale s'enlise, malgré les efforts de la Commission européenne, qui doit relancer les discussions sur le gaz avec les Russes dans quelques jours.

La société ukrainienne Naftogaz a accumulé une dette de 5,3 milliards de dollars (3,9 milliards d'euros) vis-à-vis de Gazprom, et celle-ci pèse sur les comptes du géant russe. Mais elle refuse le prix (485 dollars par millier de m3) – le plus élevé en Europe – imposé par son fournisseur.

La signature par Kiev de l'accord d'association avec l'UE, le 27 juin, a encore tendu les relations entre les deux pays. Une semaine plus tard, le premier ministre russe se montrait pessimiste et menaçant.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html

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Message par energy_isere » 10 sept. 2014, 21:23

Europe : ces 15 nouveaux commissaires qui comptent pour l’industrie

Usine Nouvelle le 10 Sept 2014

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker vient de dévoiler à Bruxelles la composition et les attributions du nouveau collège des commissaires dans lequel Pierre Moscovici a finalement obtenu les affaires économiques. L’architecture de l’exécutif européen est profondément remaniée avec des marqueurs politiques sur l’emploi, la croissance ou l’énergie. L’Usine Nouvelle fait le point.

.........
.........

Alenka Bratušek (Slovénie), Vice-présidente chargée de l'Union énergétique

L’ex-Première ministre slovène se voit chargée d’un nouveau poste très symbolique à l’heure des tensions croissantes avec la Russie. La politique énergétique est une compétence partagée selon le traité de Lisbonne. Mais hormis en matière d’énergies renouvelables et de climat (paquet 20 20 20), celle-ci n’a jamais réussi à émerger faute de consensus entre Etats membres. C’est là tout l’enjeu pour cette femme politique d’un pays partenaire jusque là du projet de gazoduc South Stream lancé par Gazprom.

.........

Miguel Arias Cañete (Espagne) : Action pour le climat et Énergie

Cet ex-ministre de l’agriculture de José Maria Aznar devra coordonner son action avec la vice-présidente Alenka Bratušek. Et finaliser les objectifs de l’Europe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre en vue notamment de la grande conférence climat de Paris en 2015. Un dossier suivi comme le lait sur le feu par les énergo-intensifs : ciment, verre, acier etc…

La responsabilité du climat et de l’énergie après avoir été séparés sont réunis. Pas de quoi enthousiasmer les écologistes qui vont dénoncer le mélange des genres. Dans l’immédiat la crise avec la Russie, la question de l’approvisionnement énergétique de l’Ukraine et du transit par ce pays du gaz destiné à l’Europe sont des dossiers brûlants pour ce juriste aux racines andalouses de 64 ans.


.........
en entier http://www.usinenouvelle.com/article/eu ... ie.N283450

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Message par energy_isere » 28 sept. 2014, 13:32

L'UE regarde du côté de l'Iran pour remplacer le gaz russe

Source : Reuters 24/09/14

L'Union européenne souligne de plus en plus, mais en catimini, l'urgence d'un projet d'importation de gaz naturel d'Iran, avec lequel les relations se sont réchauffés tandis que celles avec son principal fournisseur, la Russie, prenaient le chemin inverse.

Ce projet suppose cependant la levée des sanctions contre l'Iran et la construction de gazoducs supplémentaires mais ces deux conditions 'sine qua non' n'empêchent pas l'Union européenne de s'y préparer, a expliqué une source au sein de la Commission européenne.

"L'Iran n'est pas loin de nos principales priorités à moyen terme pour réduire notre dépendance aux livraisons de gaz russe", a déclaré cette source. "Le gaz iranien pourrait assez facilement être acheminé en Europe et, sur le plan politique, Téhéran et les pays occidentaux se sont nettement rapprochés".

La Russie est actuellement le premier fournisseur de gaz naturel de l'Europe, couvrant un tiers de ses besoins qui représentent 80 milliards de dollars (62,5 milliards d'euros) par an.

Les récentes sanctions européennes adoptées contre Moscou en raison de son rôle dans la crise Ukrainienne ont accentué la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement.

L'Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz derrière la Russie et s'impose comme une alternative potentielle en raison des pourparlers en cours entre Téhéran et les puissances occidentales en vue de parvenir à un accord sur son programme nucléaire, ce qui permettrait la levée des sanctions dont il est lui-même l'objet.

"Un fort potentiel de production de gaz, des réformes à l'oeuvre dans son secteur de l'énergie et la normalisation en cours des relations avec l'Occident font de l'Iran une alternative crédible à la Russie", explique un document préparé pour la Direction générale des politiques externes de l'UE après l'annexion de la Crimée par la Russie.

Le document ajoute cependant que l'Iran ne fait pas figure d'alternative crédible à court terme en raison des sanctions et des importantes infrastructures nécessaires.

De son côté, Téhéran voit cette perspective d'un bon oeil.

"L'Iran peut être une source fiable d'énergie pour l'Europe", a déclaré son président Hassan Rohani à son homologue autrichien Heinz Fischer à New York, selon des propos rapportés.

DU GAZ IRANIEN DANS LES ANNÉES 2020 ?

"Les Iraniens tentent de se positionner en Europe comme une alternative au gaz russe. Ils jouent une partition complexe, en parlant d'un côté coopération avec la Russie pour alléger les sanctions et en évoquant de l'autre la possibilité de se substituer à Moscou pour les livraisons de gaz à l'Europe", observe Amir Handjani, un spécialiste indépendant des secteurs du pétrole et du gaz installé à Dubaï.

"Etant donné que la Russie a choisi une stratégie de confrontation, je pense que l'UE n'a d'autre choix que de trouver une alternative pour ses livraisons de gaz", a-t-il ajouté.

La probabilité d'une levée des sanctions contre l'Iran, qui redistribuerait les cartes, est cependant faible à court terme. Les diplomates ne cachent pas leur pessimisme sur la possibilité qu'un accord final soit conclu d'ici la date butoir du 24 novembre.

Avec des sanctions qui pèsent lourdement sur son économie et la concurrence en Asie du gaz naturel liquéfié du Qatar, les analystes estiment que l'Iran doit se tourner vers l'Europe.

"L'intérêt qu'aurait l'Iran à fournir du gaz à l'Europe est colossal. Une partie de l'élite économique et politique iranienne ainsi les entreprises occidentales se préparent à la levée des sanctions", souligne Frank Umbach, directeur de recherches sur l'énergie au King's College de Londres.

Concernant les infrastructures, le plus simple serait d'acheminer le gaz iranien via la Turquie, qui est déjà un client de Téhéran. Il faudrait cependant pour cela élargir les gazoducs existants, comme celui de Tabriz-Ankara, trop étroit pour les quantités nécessaires, ou ceux en projet.

Les groupes Total et Eni ont manifesté par le passé leur intérêt pour le développement du champ gazier off-shore de South Pars, l'un des plus grands au monde, partagé entre le Qatar et l'Iran. Ses réserves sont estimées à environ 50.000 milliards de mètres cubes, soit assez pour couvrir la demande européenne pendant plus de cent ans.

Des études indépendantes de faisabilité montrent que, si les sanctions venaient à être assouplies et que les investissements démarraient rapidement, l'Iran pourrait livrer 10 à 20 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Turquie et l'Europe d'ici le début de la prochaine décennie.
http://www.capital.fr/bourse/actualites ... sse-963969

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 23 oct. 2014, 21:26

Le climat et l'énergie sur la table du sommet européen à Bruxelles

23 oct 2014 rtbf.be

Des enjeux oubliés reviennent sur la table des dirigeants. Les 28 doivent trouver un accord sur les objectifs proposés par la Commission pour lutter contre le réchauffement climatique. La Commission a proposé trois chiffres.

Premièrement, une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 par rapport aux niveaux de référence, ceux de 1990. Deuxièmement, une proportion de 27% d'énergies renouvelables dans le mixte énergétique. Troisièmement, une amélioration de l'efficacité énergétique de 30%.

Les négociations s'annoncent difficiles. Certains états plaident pour des objectifs contraignants comme l'Allemagne et le Portugal. D'autres comme le Royaume-Uni ou Chypre ne veulent pas en entendre parler.

Le débat est important. Il déterminera la position des Européens à la conférence sur le climat de l'ONU qui se tiendra à Paris en 2015.
http://www.rtbf.be/info/dossier/euranet ... id=8384679

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par Raminagrobis » 24 oct. 2014, 08:14

Accord historique à Bruxelles sur le climat

La politique Energie-Climat de l'Europe est fixée, enfin du moins ses objectifs.

* Diminuer de 40% les émissions de CO2 d'ici 2030. Très ambitieux et ça parait surtout peu compatible avec l'arrêt des centrales nucléaires en Allemagne et en Belgique :-"
* Améliorer de 27% l'efficacité énergétique (ratio PIB/énergie) par rapport au niveau de référence de 1990.
* Porter à 27% la part des énergies renouvelables.
* Augmenter les interconnexions entre les réseaux électriques européens.



Ce qu'il manque là dedans : la taxe carbone aux frontières, certes peu compatible avec les dogmes en vigueur.
Toujours moins.

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Message par energy_isere » 10 nov. 2014, 14:51

Le 20 mars 2015 une éclipse solaire va venir affoler le réseau électrique européen

Usine Nouvelle le 07 novembre 2014

Avec le développement de l’énergie photovoltaïque en Europe ces dernières années, la prochaine éclipse solaire, à la fin de l’hiver 2014-2015, pourrait perturber la production d’électricité. Un phénomène que RTE veut examiner de près.

Ce vendredi 7 novembre, le gestionnaire du réseau de transport électrique français, RTE, présentait ses prévisions sur l’équilibre offre-demande pour l’hiver 2014-2015. Si l’hiver devrait se passer sans grande difficulté (voire encadré), le président Dominique Maillard attire en revanche l’attention sur un évènement exceptionnel qui pourrait venir perturber la production et la distribution d’électricité en Europe. Le 20 mars 2015, de 9h09 à 10h31 se déroulera une éclipse solaire quasi-totale sur l’Europe.

Au maximum du phénomène, la baisse de la luminosité atteindra 80% pendant plusieurs dizaines de minutes. Ce n’est bien sûr pas inhabituel. En août 1999, une magnifique éclipse totale du soleil avait balayé le nord de l’Europe. "Mais il y a une différence considérable depuis 1999, c’est le développement important du photovoltaïque en Europe, explique Dominique Maillard. L’éclipse va toucher 75000 à 80 000 MW de photovoltaïque installés sur le continent". Or ces panneaux sont très sensibles aux variations de luminosité. Un jour nébuleux, les panneaux voient leur production diminuer de 90%.

L’ÉQUIVALENT DE 30 RÉACTEURS NUCLÉAIRES ÉCLIPSÉS

Si la 20 mars prochain le temps est couvert, l’impact sera minime, car les panneaux solaires produiront peu. Mais si le jour est ensoleillé, l’éclipse pourrait avoir des conséquences bien plus importantes. "On pourrait voir disparaitre brutalement près de 30 000 MW du réseau électrique européen", explique Dominique Maillard. L’équivalent de 25 à 30 réacteurs nucléaires français ! C’est comme si la température chutait en quelques minutes de 6°C en Europe et que tout le monde allumait son chauffage pour compenser ce brusque refroidissement. Le phénomène va être d’autant plus "sportif" pour les réseaux européens que le maximum de l’éclipse va se déplacer, à la faveur de la rotation de la terre. Il y aura un arrêt et un démarrage permanent de sources de production solaire à travers le continent.

RTE est entré en contact avec ses homologues européens pour préparer le phénomène. Il n’y a pas de risques réels de black-out, mais le gestionnaire français juge que "c’est un évènement intéressant pour en étudier les conséquences sur e{mots manquants, le réseau ?} ". Il s’agira aussi de prévoir à l’avance quels seront les moyens de production et de délestage disponibles en cas de besoin. Autre conséquence de cette éclipse, la baisse de la luminosité va pousser les gens à allumer les lumières au bureau ou chez eux. Résultat : la consommation d’énergie va augmenter.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... en.N295878

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par mobar » 10 nov. 2014, 15:16

energy_isere a écrit :
Le 20 mars 2015 une éclipse solaire va venir affoler le réseau électrique européen
Une belle occasion pour faire la grève de la consommation d'énergie fossile et nucléaire, faire la fête et sortir pour quelques minutes de la folie de la consommation à tout crin

Se réadapter aux rythmes de la nature ferait du bien à beaucoup de monde

Pas de raison de s'affoler mais une belle occasion de s'éclater

une éclipse : durée maximale 8 minutes :-" O:)
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par mahiahi » 12 nov. 2014, 18:13

On va mettre en route les éoliennes, puisque je ne sais plus qui sur ce forum avait un jour sorti que le vent se lève la nuit (pour promouvoir les énergies renouvelables) :lol:
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 23 févr. 2015, 22:15

Le secrétaire général d’ERDF propose à Hollande de construire l'Europe de l'Energie par les réseaux

23 février 2015 Usine Nouvelle

Encore disparates, les politiques nationales européennes de l’énergie seront bien obligées de trouver leur cohérence dans les réseaux. Pour Michel Derdevet, auteur du rapport "Energies, l’Europe en réseaux", il faut concentrer les efforts de coordination européenne sur des réseaux repensés.

Des réseaux renouvelés pour initier une politique commune de l’énergie en Europe. Telle est l’ambition développée par Michel Derdevet, secrétaire général d’ERDF, dans son rapport "Energies, l’Europe en réseaux" remis ce lundi 23 février à François Hollande.

L’Airbus de l’énergie évoqué par le président de la République début 2014 pourrait bien s’incarner dans les réseaux. Les signaux d’alerte se sont multipliés cette dernière décennie, estime l’auteur, qui pointe la dépendance accrue aux énergies fossiles, le soutien désordonné aux énergies renouvelables et les risques sur l’approvisionnement électrique pendant les pointes hivernales.

La faute, principalement, à une Union européenne qui "a élaboré un corpus très dense d’objectifs commun […] tout en laissant aux Etats membres leur capacité de décision en matière de choix énergétiques fondamentaux", écrit Michel Derdevet. Résultat, "cette absence de pilotage européen du modus operandi produit une désoptimisation industrielle, affaiblit les leaders énergétiques continentaux […] et aboutit à des signaux de prix dissonants pour les investisseurs."

Montagne d’investissements

La coordination des politiques nationales de transition énergétique s’impose et "les réseaux énergétiques, électriques et gaziers, constituent par essence un espace d’intérêt commun vers lequel les efforts doivent être concentrés." La transition énergétique implique cependant une mise à jour de ces réseaux.

Ceux-ci doivent en effet être repensés à l’aune des révolutions des énergies renouvelables et du numérique. Un impératif alors que L’Union Européenne estime à plus de 1000 milliards d’euros les besoins en investissements dans les infrastructures énergétiques en Europe dans les dix prochaines années, dont la moitié dans les réseaux.

Michel Derdevet veut "transformer cette montagne d’investissements en projet industriel source d’emplois et de valeur ajoutée pour les Européens." Il fait pour cela douze propositions articulées autour de trois axes : la rénovation de la sécurité d’approvisionnement et de la coopération des opérateurs de réseaux et des collectivités locales ; le renforcement des coordinations de régulation et des leviers de financement ; la promotion de l’Europe comme leader de l’innovation énergétique. Un programme de recherche de grande ampleur, à l’image du programme "Apollo", dédié au stockage de l’énergie, véritable Graal de l’électricité, est ainsi proposé. L’Airbus de l’Energie vise la Lune.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/ ... ux.N315536

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par Jeuf » 24 févr. 2015, 11:11

On pourrait voir disparaitre brutalement près de 30 000 MW du réseau électrique européen
hé ben...où est le problème? D'est en ouest, du nord au sud, l’éclipse n'a pas lieu partout en même temps...si? Comme le passage des nuages.

Et puis, il y a la grande souplesse des barrage qui peut palier à cela, non?
qui peuvent être mis en fonctionnement quelques minutes

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Message par energy_isere » 24 févr. 2015, 21:21

Jeuf a écrit :
On pourrait voir disparaitre brutalement près de 30 000 MW du réseau électrique européen
hé ben...où est le problème? D'est en ouest, du nord au sud, l’éclipse n'a pas lieu partout en même temps...si? Comme le passage des nuages.

Et puis, il y a la grande souplesse des barrage qui peut palier à cela, non?
qui peuvent être mis en fonctionnement quelques minutes
ce que dit RTE :
L'éclipse solaire du 20 mars va venir affoler le réseau électrique européen

..... RTE est entré en contact avec ses homologues européens pour préparer le phénomène. Il n’y a pas de risques réels de black-out, mais le gestionnaire français juge que "c’est un évènement intéressant pour en étudier les conséquences sur e". Il s’agira aussi de prévoir à l’avance quels seront les moyens de production et de délestage disponibles en cas de besoin. Autre conséquence de cette éclipse, la baisse de la luminosité va pousser les gens à allumer les lumières au bureau ou chez eux. Résultat : la consommation d’énergie va augmenter.

.......
http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... en.N295878

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Message par energy_isere » 24 févr. 2015, 22:16

Jeuf a écrit :
On pourrait voir disparaitre brutalement près de 30 000 MW du réseau électrique européen
hé ben...où est le problème? D'est en ouest, du nord au sud, l’éclipse n'a pas lieu partout en même temps...si? Comme le passage des nuages.


et bien pourtant :

Image
Simulation de l'évolution de la production d'électricité photovoltaïque au fil des heures lors d'une journée type par temps clair (courbe bleue), et le 20 mars 2015 durant l'éclipse (courbe rouge). La courbe verte matérialise la "perte" d'électricité injectée dans le réseau générée par l'éclipse. Source : étude de l'Entsoe.

Image
Légende animation : L'ombre claire représente la zone progressivement couverte par l'éclipse de soleil partielle du 20 mars. Le petit trait noir qui contourne l'Islande matérialise la bande dans laquelle l'éclipse sera totale.
Crédit : Nasa



Source : http://www.sciencesetavenir.fr/high-tec ... opeen.html

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Message par energy_isere » 19 mars 2015, 11:43

suite du post au dessus. C 'est pour demain matin !
"L’éclipse va affecter l’équivalent de 10 % de la consommation électrique européenne", affirme Jean-Paul Roubin (RTE)

19 Mars 2015 Usine Nouvelle

Vendredi 20 mars sera un jour particulier pour Jean-Paul Roubin, le directeur du centre national d’exploitation du système électrique de RTE, le gestionnaire du réseau haute-tension français. Il devra s’assurer que le passage de l’éclipse au-dessus du Vieux Continent ne perturbera pas l’approvisionnement électrique des citoyens européens.

L'Usine Nouvelle - Comment va se passer la matinée de vendredi matin lors de l’éclipse ?

Jean-Paul Roubin - A partir de 8h30-9h00, nous allons assister à l’équivalent d’un coucher de soleil accéléré qui diminuera la production photovoltaïque. Dans le scénario extrême, on estime que la baisse maximale de puissance solaire en France sera de 2 000 MW et de 34 000 MW en Europe. C'est l’équivalent de 10 % de la consommation en Europe à ce moment-là. Il faudra compenser ! Ensuite, le soleil va réapparaître très rapidement et la production va reprendre à pleine puissance. La question n'est pas de savoir si nous pourrons compenser les 34 000 MW manquants. C’est de savoir si nous saurons gérer la dynamique de variation qui sera quatre à six fois plus rapide que le lever et le coucher du soleil en temps normal.

Ce n’est pas la première fois que l’Europe connaît une éclipse…

Non. Mais c’est la première fois qu’une éclipse soumet le système électrique européen à une telle variation. Lors de la dernière éclipse de soleil en août 1999, la puissance photovoltaïque installée était 100 fois moins importante qu’aujourd’hui. A cette date, l’effet de l’éclipse sur l’énergie solaire était passé inaperçu. Cette fois-ci, nous avons dû, avec les autres gestionnaires de réseaux européens, travailler en amont pour quantifier les différents scénarii et développer un modèle de simulation de l’occultation du soleil. A partir de là, nous avons développé un plan d'action pour maintenir l'équilibre offre-demande en s’assurant de la disponibilité de ressources électriques rapidement mobilisables.

N’aurait-il pas été plus simple de mettre à l’arrêt tous les panneaux photovoltaïques avant l’éclipse ?

Nous y avons pensé, mais c'est compliqué. Au moins 50 % du parc qui sera affecté par l’éclipse est diffus. C’est-à-dire placé sur les toits des habitations, des entreprises ou des centres commerciaux. Ce ne sont pas des grandes fermes au sol. Nous aurions pu mettre à l’arrêt ces dernières mais nous n’aurions pas été sûrs de l’état, connecté ou déconnecté, des panneaux restants. Aussi, par sécurité, nous avons choisi de privilégier la précision de notre modèle et de mettre en place des leviers pour compenser les variations attendues de production.

Du fait de la baisse de luminosité, n’y aura-t-il pas un effet aussi en matière de consommation électrique ?

C'est un peu l'inconnue. La seule référence est l’éclipse de 1999. A cette date, la consommation française a baissé de 1500 à 2000 MW. Enormément de consommateurs avaient choisi d'interrompre leurs activités pour aller observer le phénomène. Ils étaient aidés par deux facteurs : nous étions en plein mois d’août et l’éclipse se déroulait à midi. Qu'en sera-t-il vendredi matin alors que l’éclipse se déroule à une date et un horaire moins favorables à la suspension des activités ? Ceci dit, la variation de consommation ne jouera pas autant que celle de la production.

Y a-t-il d’autres phénomènes naturels que vous suivez de près ?

Sur la plaque européenne, les éclipses sont le principal phénomène à surveiller. Mais ailleurs, d’autres éléments sont à prendre en compte. Sur la plaque nord-américaine, les gestionnaires de réseaux s’intéressent aux épisodes de tempêtes solaires et de modifications du champ magnétique qui peuvent avoir un effet sur les réseaux électriques et de communication.

Propos recueillis par Ludovic Dupin
http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... te.N320030

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 20 mars 2015, 21:36

Eclipse: le réseau électrique européen a plutôt bien résisté

Par AFP, publié le 20/03/2015

Le réseau électrique européen a plutôt bien résisté vendredi matin à l'éclipse de soleil, malgré les brusques variations de la production photovoltaïque en Allemagne et en Italie, qui ont causé des coupures ponctuelles d'approvisionnement pour quelques industriels outre-Rhin.

"Les citoyens et entreprises européens ont pu compter sur une offre d'électricité sécurisée ce matin", a indiqué le groupement européen des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité (Entso-e) dans un communiqué.

"Les variations rapides de la production solaire et les difficultés à anticiper l'impact de l'éclipse sur la demande ont été gérées avec succès par les gestionnaires des réseaux de transports", ajoute le groupement qui met en avant "une préparation méticuleuse et une coopération européenne et régionale forte".

Alors que le groupement avait prévu un maximum de 34.000 mégawatts de production photovoltaïque en moins en cas de matinée très ensoleillée, ce sont finalement 17.000 MW qui ont été perdus puis réintégrés au réseau au début et à la fin de l'éclipse.

Celle-ci a débuté vers 9H00 (8H00 GMT) et s'est achevée vers 12H00 (11H00 GMT).

Si sur une partie du continent le ciel était plutôt voilé, conformément aux dernières prévisions, la situation a été un peu plus délicate dans le sud de l'Allemagne et le nord de l'Italie, là où sont concentrées les plus importantes capacités solaires.

Le moment "le plus critique" a été la période 10h45-11h15 lorsque la production solaire a commencé à repartir, détaille Entso-e, notamment en Allemagne, où la production solaire "a même dépassé son niveau habituel en cette saison, du fait d'un temps très ensoleillé".

"C'était un défi", a déclaré dans un communiqué Klaus Kleinekorte, directeur technique chez Amprion, un des quatre opérateurs du réseau haute tension allemand qui couvre l'ouest du pays très industrialisé.

"Les gros préparatifs avec nos partenaires en Allemagne et en Europe ont payé", a-t-il ajouté.

Le pays a notamment fait appel à Epex spot, la bourse des marchés spot européens de l'électricité. Jeudi, pendant les enchères de 11h à 12h sur le marché à 24h, les volumes vendus en Allemagne ont atteint des niveaux très importants, illustrant la volonté des fournisseurs de se prémunir contre le risque de manque de volume dû à l'arrêt de la production photovoltaïque le lendemain au même moment.

- un bon test -

Toutefois, la pression sur le réseau a parfois été trop forte et certains gros consommateurs industriels de la zone gérée par Amprion "ont dû être retirés ponctuellement du réseau", pour des durées de quelques minutes, a précisé le gestionnaire.

En Italie, le gestionnaire du réseau avait décidé de manière préventive de retirer du réseau l'équivalent de 5.000 mégawatts de production photovoltaïque entre 7h et 14h.

Au total, l'éclipse a d'abord provoqué une baisse de la production photovoltaïque de 3.000 MW, suivie d'une reprise de 5.000 MW dans la seconde phase (...) sans conséquence pour tous les usagers", a indiqué le gestionnaire de réseau Terna.

En France, où le ciel était très voilé sur une grande partie du pays, la production photovoltaïque a été réduite de 650 MW, contre 2.000 MW anticipés en début de semaine, selon RTE. En revanche, la consommation, qui était plus difficile à anticiper a augmenté de 1.000 MW, mais aucune anomalie n'a été constatée sur le réseau.

"La situation sur le réseau européen est revenue à la normale à midi, après la fin de l'éclipse de soleil", a relevé Entso-e.

Pour l'ensemble des gestionnaires des réseaux électriques européens, cette éclipse a aussi représenté un bon test pour la coopération continentale en construction depuis plusieurs années dans un contexte de développement des énergies renouvelables.

C'est "un exemple du succès" du système mis en place au sein d'Entso-e, s'est félicité Konstantin Staschus, le secrétaire-général du groupement.
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite ... 63379.html

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