Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 31 mars 2019, 11:55

Energies renouvelables : les pays de l'UE en ordre dispersé

AFP parue le 31 mars 2019

L'Union européenne, avec 17,5% d'énergies renouvelables consommées en 2017, est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs, mais certains États membres restent encore loin des buts qu'ils se sont fixés.

En 2008, l'UE s'est engagée à faire passer à 20% en 2020 la part de sa consommation finale d'énergie provenant de sources vertes (hydraulique, éolien, solaire, biomasse, etc.) Chaque pays a ses propres objectifs, en fonction de sa situation de départ et de son potentiel, variant de 10 à 49%.

Onze Etats membres ont déjà dépassé les ambitions qui leur étaient fixées, mais l'Office européen des statistiques Eurostat estime que "des efforts" restent à faire pour d'autres pays bien plus en retard.

Pour 2030, l'Union européenne s'est engagée à porter la part des renouvelables à 32% de sa consommation d'énergie.

- La Suède, championne d'Europe -

Les pays scandinaves - Suède, Finlande et Danemark - tiennent pour l'instant la tête du classement européen.

Depuis 2012, plus de la moitié de l'énergie consommée en Suède est issue de sources renouvelables. L'énergie hydraulique assure plus de 40% de la production électrique du pays et les Suédois se chauffent principalement aux biocarburants, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Longtemps dépendant de ses importations d'énergie, le Danemark, petit pays sans relief bordé par la mer, dépend de l'éolien pour 43% de ses besoins électriques, un investissement qui a débuté à la fin des années 70. Le pays se chauffe majoritairement avec des biocarburants et des déchets.

- Les Pays-Bas à la traîne -

Le Luxembourg (6,4% d'énergies vertes) et les Pays-Bas (6,6%) sont les pays européens qui tirent la plus faible partie de leur consommation des énergies renouvelables.

Malgré des investissements dans l'éolien offshore, les Pays-Bas sont les plus en retard sur leurs objectifs. Le pays est pourtant particulièrement vulnérable aux conséquences du changement climatique, une partie de son territoire se trouvant en dessous du niveau de la mer.

Par ailleurs, suite à une action en justice historique intentée par une ONG, la justice néerlandaise a ordonné à l'Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25% d'ici 2020.

- La France préfère le nucléaire -

Inspirées par la décision néerlandaise, quatre ONG ont attaqué mi-mars l'Etat français pour "manquements" à son obligation d'action contre le réchauffement climatique.

En 2017, la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie française atteignait 16,3% pour 23% attendus en 2020.

La France a en effet longtemps privilégié les investissements dans le nucléaire, dont provient plus de 70% de son électricité.

Le bois et l'hydraulique sont les principales sources d'énergie verte française, devant les biocarburants.

Le gouvernement s'est engagé à fermer 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035 et à arrêter d'ici 2022 quatre centrales à charbon encore en fonctionnement, sous réserve que la sécurité d'approvisionnement électrique soit garantie.

- L'Allemagne entre charbon et éolien -

Si les énergies renouvelables allemandes - principalement l'éolien et le solaire - montent en puissance, elles n'assuraient que 15,5% de l'énergie finale consommée en 2017, pour un objectif de 18% en 2020.

Le charbon reste une pierre angulaire de la politique énergétique du pays, en raison notamment de la sortie programmée du nucléaire à l'horizon 2022. 37% de la production d'électricité allemande et plus de 30% de son chauffage proviennent du charbon.

La première économie européenne veut progressivement en sortir pour pouvoir respecter ses engagements climatiques de réduction d'émissions polluantes. Une nouvelle loi-cadre sur la protection du climat est attendue courant 2019.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rse-190331

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 03 juin 2019, 09:02

11 pays européens n’envisagent pas de sortir du charbon

Par : Frédéric Simon | EURACTIV.com | translated by Manon Flausch 31 mai 2019

Plusieurs États européens – Pologne en tête – ne prévoient pas de baisse significative ou de sortie du charbon, tout en bénéficiant de fonds européens pour la transition énergétique.

L’analyse des 28 projets de plans nationaux en matière d’énergie et de climat soumis par les États à la Commission européenne révèle que certains pays n’ont aucune intention de se priver du charbon.

Selon les ONG Réseau Action Climat Europe et Sandbag, 11 pays ne prévoient qu’une légère diminution, voire pas de diminution du tout, de leurs capacités d’ici 2030,

Seuls huit États membres proposent concrètement d’éliminer le charbon de leur bouquet énergétique. Deux pays ont promis de le faire, mais sans spécifier de date.

Un niveau d’engagement bien en deçà de ce qui est nécessaire pour respecter l’accord de Paris pour le climat, selon lequel le charbon doit être éliminé aussi rapidement que possible partout dans le monde, afin de limiter le réchauffement planétaire à 2°C. Pour les régions riches, comme l’Europe, cela revient à éliminer le charbon d’ici 2030, au plus tard.

« Notre analyse montre que l’UE passera bien loin de son objectif climatique », préviennent CAN Europe et Sandbag. Sur le papier, les capacités liées au charbon encore présentes en 2030 se concentreront dans six États : Pologne, Allemagne, République tchèque, Bulgarie, Roumanie et Grèce. Il devrait alors y avoir 60 GW de capacités installées dans toute l’UE, soit 58 % de moins que les 143 GW actuels. 22,9 GW seront en Pologne et 17 GW en Allemagne.

Cela ne veut pas dire qu’aucun effort n’est fait. C’est aussi en Allemagne, par exemple, que le plus de capacités seront éliminées : -61 %, de 44,4 à 17 GW. Le Royaume-Uni est aussi ambitieux et prévoit de passer de 11,6 GW à zéro.

Par contre, en Pologne, la réduction est plus modeste, à seulement 15 %, de 26,9 à 22,9 GW. La Slovaquie, la Slovénie et la Bulgarie ne prévoient quant à elles aucun changement d’ici 2030. Elles produisent respectivement 0,6, 1,0 et 4,7 GW.

Pour les groupes de défense du climat, c’est tout simplement inacceptable. « Nombre des États membres qui n’ont aucun plan de sortie du charbon bénéficient déjà de divers programmes européens de soutien à la transition énergétique et demandent davantage de financements », soulignent les auteurs de l’analyse.

La Pologne est le pays qui demande des fonds supplémentaires avec le plus de véhémence, arguant que les fonds climatiques ont pour but de minimiser les aspects sociaux de la transition énergétique.

Outre les milliards d’euros de fonds régionaux européens, les pays qui dépendent encore du charbon pourraient recevoir jusqu’à 26 milliards d’euros du Fonds de modernisation du marché du carbone entre 2021 et 2030.

« Les États membres dépendant du charbon veulent le beurre et l’argent du beurre », dénonce Charles Moore, de Sandbag. « La Commission européenne ne peut continuer à assister financièrement ces pays que s’ils présentent des projets concrets de sortie du charbon. »

Joanna Flisowska, coordinatrice sur le charbon de CAN Europe trouve aussi que l’exécutif « doit demander des comptes aux gouvernements sur la qualité de leurs plans nationaux ».

« Les retardataires du climat ne doivent pas s’en tirer comme ça. L’UE doit contribuer à une transition énergétique juste dans les régions charbonnières, sur la base d’engagements crédibles et ambitieux clairement articulés dans les plans nationaux », ajoute-t-elle.

Image
Source : CAN Europe et Sandbag, sur la base des plans nationaux.]

https://www.euractiv.fr/section/climat/ ... phase-out/

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par hyperion » 25 oct. 2019, 14:20

es cinq plus grandes compagnies pétrolières privées au monde, BP, Chevron, ExxonMobil, Shell et Total, ont dépensé 250 millions d’euros en lobbying auprès de l’UE, selon une étude de plusieurs ONG de défense de l'environnement. En neuf ans, elles ont mis presque autant d'argent que tous les investisseurs mondiaux dans les énergies renouvelables pour influencer les décisions prises par l’Europe.
On a pris la chronologie des dépenses des lobbies de ces industries et on compare avec les grands dossiers climat et énergie qui se sont décidés au niveau européen. C'est flagrant de voir que les dépenses des lobbies suivent vraiment ces dossiers-là. Par exemple en 2014, quand l'Union européenne décidait de ses objectifs climat et énergie pour 2030, c'est là qu'on a un pic de dépenses des lobbies de l'industrie fossile qui a dépensé cette année près de 35 millions d'euros. Les décisions prises en 2014, ce sont des objectifs non contraignants, aucune imposition sur l'efficacité énergétique, ce sont des mesures affaiblies. Nous suspectons donc très fortement que le lobby des industries fossiles a à voir là-dedans », dénonce Myriam Douo de l'ONG Les Amis de la Terre.
c'est pas nouveau les compagnies petrolières ont les moyens :mrgreen: et l'article n'évoque pas les pressions des états petroliers qui doivent être également considérables; po ,où es tu ? ; ......

http://www.rfi.fr/economie/20191025-ong ... europeenne
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9310601#
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17180695homéo niet secu, preservatifs , vaccin hepati b nourisson et chaussures oui oui; Buzin, pas besoin de lui faire de cadeau; dogmatique à virer et au boulot!

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 12 nov. 2019, 08:25

L'UE s'interroge sur la place du gaz dans son avenir énergétique

AFP parue le 11 nov. 2019

Très dépendante du gaz, qui représente un quart de sa consommation d'énergie et qu'elle importe abondamment, l'Union européenne est confrontée à un dilemme sur la place de cette source d'énergie fossile dans sa politique climatique ambitieuse.

Le débat a rebondi dans la bulle européenne cet été avec la volonté de la Banque européenne d'investissement (BEI) d'écarter à l'avenir le financement de projets liés aux énergies fossiles, y compris le gaz -- la décision finale à ce sujet est attendue jeudi. Puis avec la publication la semaine passée de la liste des "projets d'intérêt commun" (PIC).

Il s'agit de projets d'infrastructure transfrontalière reliant les systèmes énergétiques des États membres de l'UE, dont l'un des objectifs affichés est de soutenir les objectifs climat de l'UE et la décarbonation à long terme de son économie. La liste compte une trentaine de projets gaziers (sur un total de 151), qui bénéficient de procédures simplifiées et du droit de demander un financement européen.

"Absolument ridicule", pour Colin Roche, de l'ONG Friends of the Earth. "Les entreprises vendent l'idée que le gaz est une énergie de transition. Mais au final, il faut être 100% énergie renouvelable", dit-il.

L'ONG voit dans la politique de l'exécutif européen une dichotomie fondamentale: comment à la fois apporter son soutien à des projets basés sur une énergie fossile et prôner la neutralité carbone d'ici 2050 ?

La future Commission emmenée par Ursula von der Leyen "a des ambitions pour une Europe neutre en carbone mais travaille toujours avec une vieille politique énergétique", déplore Colin Roche.

La Commission de son côté a souligné "une tendance clairement à la baisse pour le financement d'infrastructures gazières, en faveur de l'électricité notamment".

"Nous avons été clairs et transparents sur le besoin d'avoir recours au gaz dans le bouquet énergétique de l'UE. Nous nous concentrons sur la diversification ainsi que la transition vers des énergies plus propres, et le gaz va certainement jouer un rôle encore quelque temps", a expliqué une porte-parole, Anna-Kaisa Itkonen.

- "Choix radicaux" -

Le gaz est souvent présenté comme la plus "propre" des énergies fossiles: il émet par exemple 40% moins de CO2 que le charbon.

La Commission voit la part de gaz naturel dans la consommation d'énergie de l'UE atteindre encore 20% en 2030, et d'ici 2050 reculer à 7-9% dans un scénario de réduction de 80% des émissions de gaz à effet de serre, 3-4% dans des prévisions plus ambitieuses.

Le gaz "est appelé à jouer un rôle, même essentiel, pour les dix prochaines années au moins", estime Carole Mathieu, responsable des politiques européennes au sein du Centre énergie et climat de l'IFRI.

"En revanche, dès qu'on se projette au-delà de 2030, et surtout dès qu'on envisage la neutralité carbone à 2050, on est face à des choix plus radicaux", explique la chercheuse à l'AFP.

"Et, en général, les énergies fossiles n'ont plus leur place dans les scénarios", souligne-t-elle.

Or les PIC sont des projets d'infrastructures à long terme, et il est difficile d'imaginer qu'elles ne seraient opérationnelles qu'une dizaine d'années.

"Il y a un gain environnemental certainement à court et moyen termes, mais à long terme il faut prévoir leur déclin ou alors considérer soit des techniques de captage et de stockage de CO2, soit le verdissement du gaz", à savoir un déploiement du biogaz, de l'hydrogène, pour l'instant plutôt au stade la R&D, prévient Mme Mathieu.

En juillet, la BEI a préconisé de ne plus investir dans les projets liés aux énergies fossiles, y compris le gaz. Un projet accueilli prudemment par les Etats membres.

"On ne peut pas exclure qu'un certain nombre de pays, comme l'Allemagne, ait besoin de façon temporaire de développer un peu plus de gaz ou de cogénération, des centrales très performantes pour faciliter la sortie du charbon sans compromettre la sécurité de l'approvisionnement", note Carole Mathieu.

Idem en Belgique qui se tourne vers le gaz pour accompagner sa sortie du nucléaire.

Un compromis au niveau de la BEI pourrait être de définir des critères d'émissions pour les investissements, avance Carole Mathieu: elle "ne financerait que les centrales à gaz les plus performantes".
https://www.connaissancedesenergies.org ... que-191111

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par kercoz » 12 nov. 2019, 09:18

Il manque 2 volets à cet article :
-Notre dépendance à la Russie pour le gaz
-La dépendance des engrais agricoles au gaz:
https://journals.openedition.org/economierurale/3845
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 13 janv. 2020, 22:20

Bruxelles va dévoiler son plan pour financer la transition énergétique

AFP•13/01/2020

La Commission européenne va dévoiler mardi à Strasbourg son plan de financement de la transition énergétique, avec au coeur un "Fonds de transition juste" dont l'objectif est de mobiliser jusqu'à 100 milliards d'euros d'investissement.

Le Fonds, selon des documents vus par l'AFP, serait en lui-même doté de 7,5 milliards d'euros entre 2021 et 2027 (le prochain budget pluriannuel de l'Union européenne) dans le projet de la Commission. De l'argent frais assure-t-elle, pour un nouvel outil qui s'inscrira dans la politique de cohésion de l'UE qui, traditionnellement, aide au développement des régions.

Le Fonds fait partie de ce que la Commission appelle plus généralement le "mécanisme de transition juste". Il est accompagné d'autres moyens de financement, via des programmes d'investissement de l'Union mais aussi de la Banque européenne d'investissement (BEI), en pleine mue pour devenir la "banque du climat" de l'UE.

Avec cette proposition législative, qui sera soumise à négociation entre les Etats membres et le Parlement européen, la Commission concrétise les promesses de sa présidente Ursula von der Leyen.

Le dispositif devrait également rassurer les pays de l'Est encore réticents à s'engager pleinement dans la transition, en particulier l'objectif de neutralité climatique à l'horizon 2050. La Pologne a refusé d'adhérer à cet objectif lors du sommet européen de décembre.

Dans leurs conclusions ce jour-là, les Etats membres s'étaient d'ores et déjà "félicités" des propositions futures qui "viseront à faciliter 100 milliards d'euros d'investissements" sur la décennie.

La transformation vers une économie européenne faible en émissions de carbone va coûter cher, surtout pour les régions encore très dépendantes aux énergies fossiles, principalement le charbon très présent en Pologne, République tchèque, mais aussi certaines régions d'Allemagne.

La Commission a fait ses comptes: 260 milliards d'euros d'investissements supplémentaires par an pour financer les objectifs de son "Pacte Vert", engagement phare de la présidente von der Leyen.

Le mécanisme de transition juste vise à soutenir les régions où les émissions de carbone liées à l'industrie et la production d'énergie sont les plus élevées, afin de soutenir le développement de nouvelles technologies et la reconversion ou la formation des populations dont l'emploi est lié aux énergies fossiles.

L'UE devra par ailleurs se prononcer sur la place de l'énergie nucléaire dans la transition énergétique. Bien moins émettrice en gaz à effet de serre que les énergies fossiles, certains Etats membres comme la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi la France, ont défendu sa prise en compte dans le bouquet énergétique lors du dernier sommet européen.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 57c0b8a224

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 18 janv. 2020, 20:09

Transition juste : la Pologne sera le principal bénéficiaire du soutien européen

Par AFP | 17/01/2020

Varsovie devrait recevoir 2 milliards d'euros grâce au "Fonds pour la transition juste" créé par Bruxelles, révèle un document publié mercredi par la Commission européenne.

La Pologne, encore très dépendante du charbon dans son bouquet énergétique, sera le principal bénéficiaire du Fonds pour la transition juste voulu par la Commission européenne, selon un document publié mercredi par l'institution. L'exécutif européen a dévoilé mardi un programme d'investissement pour son Pacte vert, projet phare de la mandature d'Ursula von der Leyen. Première mesure concrète, la mise en place d'un "Fonds pour la transition juste" qui doit accompagner la transformation des pays européens vers des économies au bilan carbone quasi nul.

La Commission propose de doter ce fonds de 7,5 milliards d'euros, une somme qui devra être confirmée lors de la négociation du prochain budget pluriannuel de l'UE (2021-2027), actuellement en cours. Cet argent frais sera réparti selon plusieurs critères: les émissions de gaz à effet de serre des installations industrielles (elles compteront pour 49%), l'emploi dans le secteur de l'extraction de charbon et de lignite (25%), et l'emploi dans l'industrie (25%). Le tout pondéré par le niveau de prospérité du pays.

402 millions d'euros à la France
Selon les estimations de la Commission, la Pologne devrait ainsi recevoir 2 milliards d'euros via cet instrument, loin devant l'Allemagne (877 millions). Varsovie, qui redoute les effets économiques et sociaux d'un tel engagement sur son économie, avait refusé de s'aligner sur ses homologues lors du dernier sommet européen en décembre en ce qui concerne l'objectif de neutralité climatique d'ici 2050. Les autres principaux bénéficiaires sont la Roumanie (757 millions), la République tchèque (581 millions), la Bulgarie (458 millions) puis la France (402 millions).

Chaque euro dépensé dans le cadre du fonds de transition juste devra être accompagné d'un co-financement de l'Etat membre dans lequel se trouve la région aidée, qui devra rédiger des "plans régionaux de transition" pour accéder au Fonds de transition juste. En outre, le Fonds n'est qu'un des piliers du "Mécanisme de transition juste". En ajoutant des financements via le programme d'investissement InvestEU (par exemple soutien aux entreprises les plus innovantes) et les prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI, par exemple pour financer des mesures d'efficacité énergétique comme la rénovation de logements sociaux), la Commission espère que ce mécanisme puisse mobiliser jusqu'à 100 milliards d'euros d'ici 2027.
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 37436.html

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Re: Politique(s) européenne(s) de l'énergie.

Message par energy_isere » 23 janv. 2020, 22:32

Énergies renouvelables : la France et les Pays-Bas sont les deux plus mauvais élèves de l'UE

BOURSORAMA AVEC AFP

Douze Etats sur les 28 que compte l'Union européenne ont déjà atteint ou dépassé leurs objectifs nationaux en matière d'énergies renouvelables pour 2020. Mais ce n'est pas le cas de la France et des Pays-Bas.

La part des énergies renouvelables dans l'Union européenne a progressé à 18% de la consommation finale d'énergie en 2018, contre 17,5% un an plus tôt, selon les chiffres d'Eurostat publiés ce jeudi 23 janvier.

L'Union européenne s'est fixé pour objectif que cette part atteigne 20% en 2020 et au moins 32% d'ici 2030. Pour parvenir à cet objectif global, des objectifs ont été assignés à chaque État.

Douze États sur 28 (le Royaume-Uni quittera l'UE à la fin du mois) ont déjà atteint ou dépassé leurs objectifs nationaux pour 2020. Les Pays-Bas (7,4% d'énergies renouvelables) et la France (16,6%) sont les plus en retard , respectivement à 6,6 et 6,4 points de pourcentage de leurs objectifs. L'Irlande, le Royaume-Uni et la Slovénie sont aussi assez éloignés.

La Suède reste de loin le champion des énergies renouvelables dans l'UE , avec plus de la moitié (54,6%) de son énergie issue de sources renouvelables. Viennent ensuite la Finlande (41,2%), la Lettonie (40,3%), le Danemark (36,1%) et l'Autriche (33,4%).

Les Pays-Bas (7,4%), Malte (8%), Luxembourg (9,1%) et la Belgique (9,4%) sont les pays avec la plus faible part d'énergies vertes dans leur consommation.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 16def50552

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