Situation énergétique : La France en particulier

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 15 nov. 2018, 21:33

Les centrales à charbon pourront fermer avant 2022 sous conditions, selon RTE

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 15/11/2018

Selon le transporteur d’électricité RTE, les quatre centrales à charbon françaises et la centrale nucléaire de Fessenheim pourront être fermées passé l’hiver 2020 sans menacer l’approvisionnement ni l’équilibre du réseau.

Image
La centrale à charbon du Havre (Seine-Maritime

La promesse du gouvernement de fermer les quatre centrales électrique à charbon d’ici à 2022 pourra être tenue. Celle de fermer Fessenheim aussi. Techniquement, en tout cas, selon le transporteur d’électricité RTE (filiale indépendante d’EDF à 50,1%), le système électrique français sera équilibré, mais sans marge, jusqu’en 2020, en raison de la fermeture d’une partie des moyens de production thermiques français, ces dernières années, notamment des dernières centrales au fioul de Métropole.

Et après l’hiver 2020, des marges de sécurité devraient réapparaître, prévient RTE dans un communiqué. Elles permettraient la fermeture, progressive, des cinq unités de production charbon situées sur les sites de Cordemais (Loire Atlantique), du Havre (Seine-Maritime), de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Avold (Moselle) ainsi que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), mais sous conditions.

La consommation d’électricité ne devra pas s’envoler. Il faudra continuer à développer "fortement" les énergies renouvelables et mettre en service la centrale combinée gaz de Landivisiau (Finistère), sans fermer d’autres unités de production. Il faudra aussi fiabiliser et accroître les effacements et mettre en service trois nouvelles interconnexions : une avec l’Italie et deux avec la Grande-Bretagne, en 2020-2021.

En attendant, pour cet hiver 2018-2019, après analyse des prévisions de production et de consommation en France et en Europe, RTE estime que l’approvisionnement en électricité devrait être assuré.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... te.N769874

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Message par energy_isere » 27 nov. 2018, 22:41

Les consommations d'énergie en France et leur impact sur le climat

AFP
parue le 27 nov. 2018 à 04h06
Quelle énergie consomme la France? Pour quels usages? Comment et où est-elle produite? Tour d'horizon du paysage énergétique français avant la présentation par l'exécutif de sa feuille de route pour les 10 ans à venir.

Un bouquet énergétique particulièrement nucléarisé

La consommation (primaire) d'énergie de la France s'élevait l'an dernier à 248,2 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Avec un parc de 58 réacteurs en France, le nucléaire en représentait la plus grande part (40%), devant le pétrole (29%), le gaz (15%), les énergies renouvelables (10%) et le charbon (près de 4%).

La répartition est toute autre si on considère le seul mix électrique. L'atome a fourni autour de 72% de la production de courant, devant les énergies renouvelables (environ 18%, dont 10% d'hydroélectricité), le gaz (près de 8%), le charbon (moins de 2%) et le fioul (moins de 1%).

Quelle consommation par secteur ?

Le secteur du résidentiel-tertiaire (logements et bâtiments) est celui qui consomme le plus d'énergie (près de 45%), notamment du gaz et de l'électricité pour le chauffage et les différents usages nécessitant du courant (éclairage, informatique, électroménager, climatisation, etc.)

Les transports concentrent eux le tiers de la consommation énergétique finale française, via les carburants issus en quasi totalité du pétrole et une petite part de biocarburants (environ 6%). L'industrie ne représente aujourd'hui plus qu'environ 20% de l'énergie consommée. Le gaz et l'électricité représentent chacun plus du tiers de ces consommations, tandis que le pétrole et le charbon ont perdu du terrain.

Enfin, l'agriculture totalise moins de 3% de la demande d'énergie, mais il s'agit essentiellement de produits pétroliers pour les machines agricoles.

D'où vient l'énergie consommée en France ?

Si la France a globalement un solde d'échanges positif en matière d'électricité, elle doit importer le pétrole et le gaz qu'elle consomme.

En matière d'or noir, l'Arabie saoudite et le Kazakhstan sont les premiers fournisseurs du pays, devant le Nigeria. Suivent dans un ordre qui évolue selon les années, la Russie, l'Angola et la Norvège. En ce qui concerne le gaz, la Norvège reste le principal fournisseur de la France, loin devant la Russie, les Pays-Bas ou l'Algérie.

En conséquence, la facture énergétique de la France évolue fortement avec les cours du brut, dont dépend également le prix du gaz. En 2017 par exemple, elle a bondi de 23% à 38,6 milliards d'euros.

Combien d'émissions de CO2 liées à l'énergie?

En 2015, les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc.) françaises liées à la production ou à la consommation d'énergie ont atteint 316 millions de tonnes, dont l'essentiel proviennent du CO2. Elles représentaient 70% de l'ensemble des émissions françaises, selon les dernières données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Près de 30% des émissions liées à l'énergie proviennent des transports, devant l'industrie manufacturière et de construction, le bâtiment, puis le secteur de la production d'énergie.

Depuis 1990, les plus fortes réductions d'émissions sont issues du secteur de l'industrie manufacturière (-38%) et de la production d'énergie (-37%). A l'inverse, les émissions du secteur du bâtiment ont progressé (+4,9%).

sources: CGDD, RTE.
https://www.connaissancedesenergies.org ... mat-181127

Mince, j'ignorais que le Kazhakstan est le 2ieme fournisseur de la France en pétrole. Et comment arrive t'il ?

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Message par energy_isere » 11 janv. 2019, 22:05

La fermeture des centrales à charbon en 2022 en France déjà remise en cause

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 11/01/2019

François de Rugy a déclaré lors d’une réunion avec des syndicats que la date de 2022 pour la fermeture de la centrale à charbon de Cordemais pourrait être ajustable en fonction des besoins du réseau. Il a confirmé sa position dans un courrier co-signé par Emmanuelle Wargon, adressé aux représentants syndicaux.

Mesure phare de la politique de réduction d’émission de CO2 du gouvernement, la fermeture des centrales électriques à charbon en France promise d’ici à 2022, a déjà du plomb dans l’aile. Suite à un mouvement social sur le site EDF de Cordemais (Loire-Atlantique), où tournent encore deux unités de production d’électricité de 600 MW (1200 MW au total, soit une tranche nucléaire), le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, avait convoqué les syndicats à une réunion au ministère le 10 janvier.

Initialement, c’était pour obtenir le déblocage du site et sa remise en fonctionnement pour assurer une forte demande d’électricité dans les prochains jours, notamment en Bretagne. Du pain béni pour les grévistes mobilisés depuis l’annonce du projet de fermeture des quatre centrales à charbon en France, à Cordemais, au Havre (Seine-Maritime), à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Or les conditions ne sont pas réunies, notamment en matière de sécurité d’approvisionnement, et ne le seront pas d’ici à 2022.

Un courrier confirme les déclarations


RTE, le transporteur d’électricité, dans son dernier bilan avait indiqué que le système électrique français sera équilibré, mais sans marge, jusqu’en 2020. Et qu’il serait ensuite possible d’envisager la fermeture progressive des cinq unités de production d’électricité à partir du charbon sur quatre sites à la condition de continuer à développer "fortement" les énergies renouvelables, de mettre en service la centrale combinée gaz de Landivisiau (Finistère), sans fermer d’autres unités de production, de fiabiliser et d’accroître les effacements et de mettre en service trois nouvelles interconnexions : une avec l’Italie et deux avec la Grande-Bretagne, en 2020-2021.

Dans un courrier du 11 janvier adressé aux représentants syndicaux de la centrale de Cordemais François de Rugy et Emmanuel Wargon, qui le signent, rappelle que "le gouvernement confirme son objectif de fermeture des centrales à charbon". Ils ajoutent néanmoins que "le calendrier de cessation de production d’électricité à partir de charbon devra bien évidemment prendre en compte la nécessite de préserver la sécurité d’approvisionnement dans un contexte marqué par les incertitudes relatives notamment aux dates de mises en services de l’EPR de Flamanville et de construction de la centrale de Landivisiau et à la durée des visites décennales des centrales nucléaire".

Le sort de Cordemais lié à Flamanville, Landivisiau et aux visites décennales...

Des conditions déjà valables pour la fermeture de Fessenheim comme le rappelle le consultant Nicolas Goldberg dans un tweet : "Pour le réseau, la fermeture de #Fessenheim était conditionné à la mise en service de l'EPR, l'éolien offshore et le gaz de Landivisiau. Depuis l'abandon de Fessenheim, c'est désormais la fermeture de la centrale charbon de Cordemais qui y est conditionnée". Des conditions que François de Rugy ne peut garantir. RTE non plus, qui envisageait dans les variantes de son bilan qu’il faudrait peut-être conserver une des centrales à charbon, imaginant plutôt celle de Cordemais. C’est apparemment la conclusion à laquelle est arrivé le ministre qui a expliqué aux syndicats que la date de 2022 pourrait "être ajustable", et que "la sécurité du réseau primera", rapporte la CGT dans un communiqué.

Le projet Ecocombust de conversion de Cordemais à la biomasse, qui permettrait à la centrale de ne plus tourner qu’avec 20% de charbon et le reste en biomasse, fera l’objet d’une réunion le 24 janvier entre EDF et le ministère. Une victoire pour EDF, qui dit être entré en négociation sur la fermeture des centrales et refuse de s’exprimer sur le sujet.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... se.N791299

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Message par energy_isere » 18 janv. 2019, 00:24

Centrale de Cordemais: quel coût pour une conversion à la biomasse ?

AFP le 17 janv. 2019

Produire de l'électricité à partir de biomasse à la centrale de Cordemais coûterait nettement plus cher (+70%) qu'à partir de charbon, ce qui nécessiterait des subventions de l'État, selon une contribution du conseil économique social environnemental (Ceser) des Pays de la Loire.

Le projet "Ecocombust" de reconversion de la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) en centrale biomasse nécessite en effet la construction d'une usine de fabrication de granulés à partir de déchets de bois et de végétaux. "Des améliorations techniques" sont en outre nécessaires pour permettre à la centrale de brûler 100% de biomasse, contre 80% dans les derniers tests réalisés par EDF, selon cette contribution rédigée par Gwénaël Plagne, délégué syndical CGT d'EDF.

L'investissement porterait sur "quelques dizaines de millions d'euros", ont précisé des responsables d'EDF entendus par le Ceser. Et l'électricité produite coûterait "aux alentours de 120 euros" du mégawattheure (MWh), contre environ 70 euros/MWh pour la production à partir de charbon.

Ce coût est supérieur à celui de l'éolien (de 57 à 91 euros/MWh selon les modèles), "mais se rapproche du coût de l'électricité qui sera produite via le futur (réacteur nucléaire) EPR de Flamanville (estimé entre 110 à 120 euros/MWh)", selon la contribution de Ceser.

Pour asseoir son modèle économique, la centrale de Cordemais fonctionnerait essentiellement pendant les pics de consommation, pendant lesquels le prix de l'électricité peut dépasser 120 euros/MWh. "EDF défend qu'avec ce mode de fonctionnement et des subventions au minimum au lancement du projet, l'équilibre économique pour l'industriel serait tenu, sous réserve d'une diminution de quelques dizaines d'emplois", écrit Gwénaël Plagne.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-190117

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Message par energy_isere » 29 janv. 2019, 23:31

La consommation d'électricité est restée stable l'an dernier

AFP le 29 janv. 2019

La consommation d'électricité est restée stable en France l'an dernier tandis que la production issue des énergies renouvelables a augmenté, a annoncé mardi le président du gestionnaire du réseau RTE, François Brottes.

"Les faits sont têtus et la tendance se confirme: elle (la consommation) est stable depuis six ans", a-t-il déclaré à l'occasion de la présentation de ses voeux.

Les scénarios établis par RTE pour l'avenir tablent sur une stagnation ou une érosion de la demande grâce notamment à l'efficacité énergétique. EDF préfère au contraire tabler sur une légère hausse de la consommation à l'avenir, notamment avec les besoins en mobilité électrique.

"Les énergies renouvelables fournissent près de 20% de l'électricité produite en France", a poursuivi François Brottes, en dévoilant les premières données portant sur l'année dernière.

"L'hydraulique a sa part dans cette augmentation et la progression de l'éolien et du solaire est réelle: +15% pour l'éolien et +11% pour le solaire", a-t-il poursuivi.

Toujours côté production d'électricité, le nucléaire a augmenté "légèrement" en 2018.

La production d'origine fossile a, pour sa part, diminué de 27% tandis que les émissions de CO2 dans l'atmosphère ont reculé de 28%. M. Brottes n'a pas précisé la part qu'a représenté la production d'origine fossile en 2018. En 2017, elle s'élevait à 10%.

Enfin, la France est redevenue en 2018 "le premier exportateur d'Europe", a indiqué M. Brottes.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-190129

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Message par energy_isere » 06 juin 2019, 22:14

Centrales à charbon: la fermeture du Havre prévue au printemps 2021

AFP parue le 06 juin 2019

La fermeture de la centrale à charbon du Havre (Seine-Maritime) aura lieu au printemps 2021, a-t-on appris jeudi auprès d'EDF, alors que la date de 2022 était jusqu'ici évoquée.

"Le directeur de la division thermique d'EDF-SA Eric Bret s'est rendu" jeudi au Havre "pour lancer les premières discussions syndicales en vue du reclassement des salariés après la fermeture de la centrale prévue au printemps 2021", a indiqué le service de presse du groupe d'électricité, confirmant une information de la section CFDT des centrales du Havre et de Cordemais.

"La direction de la Division thermique expertise et appui multi métiers d'EDF-SA s'est déplacée sur la centrale du Havre ce jeudi 6 juin pour annoncer la fin d'exploitation au printemps 2021, devançant ainsi la date de 2022 annoncée par le gouvernement mais pas encore légiférée", avait annoncé un peu plus tôt la CFDT dans un communiqué.

Le syndicat, qui dénonce cette décision, estime que "l'ensemble des conditions requises pour sécuriser qualitativement l'assurance du réseau électrique en France ne seront plus présentes", redoutant des ruptures d'approvisionnement.

Concernant la centrale de Cordemais (Loire-Atlantique), qui fait l'objet d'un projet de conversion à la biomasse pour échapper à une fermeture en 2022, la CFDT précise que la direction a "annoncé vouloir poursuivre [son] exploitation avec le projet Ecocombust à partir de 2022 et jusqu'en 2026".

Interrogée par l'AFP, la direction d'EDF a toutefois indiqué par téléphone que "rien n'était acté pour Cordemais". "EDF poursuit très activement ses travaux pour démontrer la faisabilité technique et la qualité environnementale de son projet Ecocombust, ainsi que son intérêt économique pour la collectivité", a déclaré le groupe dans un courriel à l'AFP.

Le gouvernement a annoncé qu'il déciderait à l'automne 2019 de l'avenir de ce projet, qui vise à remplacer progressivement le charbon par des granulés fabriqués à base de déchets de bois (tailles de haies, bois d'ameublement, panneaux, emballages...).

En France, il reste quatre centrales à charbon en activité: deux d'EDF à Cordemais et au Havre et deux autres de l'allemand Uniper à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle).

Cette énergie joue un rôle marginal dans la production d'électricité, dominée par le nucléaire. L'an dernier, le charbon représentait 2,3% des capacités avec 3 gigawatts et il n'a compté que pour 1,8% de la production. Mais EDF comme Uniper défendent l'utilité de ces moyens facilement mobilisables, notamment pendant les pics de consommation hivernaux
https://www.connaissancedesenergies.org ... 021-190606

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Message par energy_isere » 16 août 2019, 15:14

Centrale au gaz de Landivisiau : les opposants essuient un nouveau revers

La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté ministériel autorisant la construction d'une centrale au gaz à Landivisiau. Un revers pour l'association écologiste Force 5 qui compte saisir le Conseil d'État.

Par AFP le 23/07/2019

"La demande de l'association Force 5 et le surplus des conclusions de sa requête sont rejetés", indique la cour administrative d'appel dans son arrêt rendu vendredi.

La cour a suivi les conclusions du rapporteur public rendues le 14 juin. "L'arrêt n'est pas entaché d'une erreur d'appréciation en ce qui concerne la protection de l'environnement", avait-il notamment conclu.

L'association déposera un recours devant le Conseil d'Etat

"La prochaine étape, c'est un recours devant le Conseil d'État", a indiqué à l'AFP Catherine Kerautret de l'association Force 5, regrettant cet arrêt.

L'association tente de faire annuler l'arrêté ministériel du 10 janvier 2013 autorisant Direct Énergie (Total) à exploiter une centrale de production d'électricité sur cette commune.

Elle met notamment en avant la présence d'une espèce protégée, l'escargot de Quimper, sur le site retenu, tout en évoquant un projet "inutile" et "coûteux".

La centrale de Landivisiau : un projet de 2010 qui a pris du retard

Dépourvue de centrale nucléaire, la Bretagne ne produit qu'environ 10% à 15% du courant qui y est consommé et importe l'essentiel des régions voisines.

Pour remédier à cette situation, un Pacte électrique breton conclu en 2010 prévoyait de nouvelles sources de production d'électricité, dont la future centrale de Landivisiau, de 400 mégawatts, portée par Direct Énergie et construite par Siemens.

Empêtré dans une bataille juridique, le projet a cependant pris beaucoup de retard: la centrale devait initialement être mise en service à l'hiver 2016-2017.

Nouvelle manifestation avec Yannick Jadot

Les opposants à la centrale manifestent régulièrement depuis fin janvier et ont empêché à plusieurs reprises les ouvriers sur place de travailler.

Une manifestation est annoncée pour le 29 juillet sur le site de la future centrale, en présence de l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, selon Force 5.
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 02620.html

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Message par energy_isere » 04 sept. 2019, 12:28

Ca fait 7 ans qu' on en parle; post du 1er mars 2012 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 30#p311930
Centrale de Landivisiau: Siemens reçoit une commande de 450 M EUR

AFP•04/09/2019

Le conglomérat industriel allemand Siemens a annoncé mercredi avoir reçu une commande formelle de près de 450 millions d'euros pour construire une centrale à gaz à Landivisiau (Finistère), un projet porté par Total Direct Energie et contesté par des associations écologistes.

"Siemens va construire une nouvelle centrale à cycle combiné clés en main à Landivisiau" et "assurera également l'exploitation et la maintenance des installations pendant une durée de vingt ans", indique le groupe dans un communiqué.

Les deux contrats ont été signés au mois de juillet, a précisé un porte-parole de Siemens en France à l'AFP.

La mise en service de la centrale d'une puissance de 446 MW est prévue "pour le second semestre 2021", précise Siemens. Elle devait initialement démarrer fin 2016.

Le projet avait été lancé par le fournisseur alternatif d'énergie Direct Energie, depuis racheté par le géant du pétrole et du gaz Total et rebaptisé Total Direct Energie.

Siemens a détenu une participation de 40% dans le projet pendant la phase de développement puis a cédé sa part à Total Direct Energie, indique l'entreprise allemande.

La centrale à gaz fait l'objet de l'opposition d'associations écologistes qui mettent notamment en avant la présence d'un espèce protégée, l'escargot de Quimper, sur le site retenu, tout en évoquant un projet "inutile" et "coûteux".

La cour administrative d'appel de Nantes avait rejeté en juillet la demande de l'un de ces associations, Force 5, d'annuler l'arrêté ministériel de 2013 autorisant la construction. Force 5 avait alors manifesté son intention de déposer un recours devant le Conseil d'État.

Dépourvue de centrale nucléaire, la Bretagne ne produit qu'environ 10% à 15% du courant qui y est consommé et importe l'essentiel des régions voisines. Pour remédier à cette situation, un Pacte électrique breton conclu en 2010 prévoyait de nouvelles sources de production d'électricité, dont la future centrale de Landivisiau.

La situation de la Bretagne est encore compliquée par la fermeture programmée d'ici 2022 de la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique), tandis que le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) accumule les retards.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 6512f63334
Pourquoi Total confie à Siemens les clés de sa future centrale électrique à Landivisiau

AURÉLIE BARBAUX usine nouvelle le 04/09/2019

Siemens annonce la signature avec Total d'un contrat de 450 millions d'euros pour construire, exploiter et maintenir la centrale électrique à cycle combiné gaz de Landivisiau (Finistère).

C’est sûrement la dernière centrale électrique à cycle combinée gaz qui sera construite en France. Et c’est Siemens, qui va le faire, à Landivisiau, dans le Finistère. L’Allemand a en effet, sans surprise, décroché en juillet un contrat de 450 millions d’euros pour construire, exploiter, et maintenir durant vingt ans la centrale d’une puissance installée de 446 MW.

L’industriel allemand était en effet membre du consortium (à 40 % du capital) Compagnie électrique de Bretagne (CEB), constitué par Direct Energie, pour monter le projet et désormais propriété de Total depuis le rachat du distributeur d’énergie alternatif en 2018.

SÉCURISER L'APPROVISIONNEMENT DE LA BRETAGNE

Le projet, qui doit aider à sécuriser l’approvisionnement de la Bretagne et participer à la transition énergétique, avait reçu en 2017 l’aval de l’Europe, pour recevoir des aides publiques de l’Etat. "Grâce à sa flexibilité, notre nouvelle centrale de Landivisiau sera idéale pour compenser la fluctuation de la quantité d’électricité produite par les centrales éoliennes et solaires", déclare Xavier Caïtucoli, CEO de Total Direct Énergie sur le départ (il est remplacé par Sébastien Loux, actuel directeur opérationnel de l'entité), dans un communiqué.

CENTRALE CLÉ EN MAIN

Le projet rencontre toujours de forte opposition des écologistes, mais Patrick Pouyanné, PDG de Total, assure depuis des mois que le projet sera mené à bien. L’annonce de la signature du contrat avec Siemens, marque cette volonté. D’autant plus que cette centrale doit aider Total à atteindre son objectif de disposer de 10 GW de capacité de production électrique bas carbone d’ici à 2030.

Siemens va fournir clé en main la turbine à gaz, la turbine à vapeur, l’alternateur, le générateur de vapeur à récupération de chaleur et un système de contrôle commande. "Les travaux de génie civil ont ainsi débuté puis ils seront suivis par la construction du bâtiment et la mise en place des équipements", a déclaré un porte-parole de Siemens à notre confère Enerpresse. La mise en service de la centrale est prévue pour le second semestre 2021.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... au.N880635

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Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » Aujourd’hui, 08:36

:-o 7 milliards d'euros pour connecter le futur éolien offshore !
Pourquoi RTE veut investir 33 milliards d'euros dans le réseau électrique

AURÉLIE BARBAUX usine nouvelle 17/09/2019

Dans son schéma prévisionnel à 2035, le transporteur d’électricité RTE évalue à 33 milliards d’euros les investissements nécessaires pour maintenir et développer le réseau existant, absorber les énergies renouvelables et connecter les pacs éoliens offshore.

C'est avec beaucoup de précautions que François Brottes, président de RTE, a lâché lors d’une conférence de presse à Paris le 17 septembre le montant des investissements prévus, 33 milliards d’euros, pour rénover et adapter le réseau électrique à l’horizon 2035. Sa crainte : que le montant soit intégralement imputé à l’intégration des énergies renouvelables, par les nucléocrates de tous bords.

7 MILLIARDS POUR CONNECTER L’OFFSHORE

Or sur 15 ans, l’adaptation du réseau à la nouvelle configuration de production, avec une part de nucléaire réduite à 50% dans le mix, ne compterait "que" pour 20 milliards d’euros. Et encore parce que RTE devra investir 7 milliards dans la connexion des parcs éoliens offshore, désormais à sa charge suite aux renégociations du tarif avec les opérateurs. RTE prévoit de connecter le parc de Saint-Nazaire en 2022 et ensuite un ou deux parcs par an. Côté réseau terrestre, "jusqu’en 2025, le développement des ENR peut se faire avec le réseau existant, assure Thomas Veyrenc, directeur stratégie et prospective de RTE. Nous avons des solutions pour optimiser les lignes afin d’absorber jusqu’à 50 GW d’éolien et photovoltaïque terrestre, soit le double d’actuellement, grâce à des automates et sans travaux d’ampleur".

10 MILLIARDS D’OPTIMISATION DES INFRASTRUCTURES

Le reste des investissements prévus iront pour 8 milliards d’euros au renouvellement des infrastructures, pour 3 milliards d’euros au numérique et pour 2 milliards au développement des interconnexions avec nos voisins européens, "qui doivent doubler d’ici à 2035 pour atteindre environ 30 GW contre 12 à 15 aujourd’hui", précise Thomas Veyrenc.

Ramené à 10 ans, qui est normalement l’horizon de l’exercice de "schéma décennal de développement du réseau" auquel doit se plier RTE tous les deux ans, c’est 20 milliards d’euros que la France va devoir investir dans son réseau de transport d’électricité (hors réseau de distribution d’Enedis) entre 2021 et 2030. L’Allemagne prévoit 61 milliards d’euros pour la période 2020-2030 et la Belgique 5 milliards. La Grande-Bretagne elle annonce 12,4 milliards d’investissement pour 2021-2025 et l’Italie 6,2 milliards pour 2019-2023.

AUGMENTATION DU TURPE À PRÉVOIR

En moyenne, les investissements annuels de RTE passeraient ainsi de 1,3 milliard d’euros à environ deux milliards. Mais cela n’aurait qu’un impact très faible sur la facture d’électricité, promet François Brottes. "Quelques euros par an pour un foyer moyen", évalue Thomas Veyrenc. Le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité (TURPE), devrait donc forcément évoluer. C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui décide des augmentations.

Mais, selon François Brottes, le fait que la connexion de l’offshore soit désormais à la charge de RTE et non plus de l’Etat, qui prélève depuis 2000 une contribution au service public de l’électricité (CSPE) sur les factures pour financer le développement des énergies renouvelables, serait au final transparent pour les consommateurs.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... ue.N885134

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