Situation énergétique : La France en particulier

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Jeuf
Gaz naturel
Gaz naturel
Messages : 1052
Inscription : 01 janv. 2005, 18:08
Localisation : St Quentin en 78

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par Jeuf » 15 juil. 2015, 14:41

Qu'il soit dérangeant, normal, il montre une solution viable qui attire la foudre et ridiculise la position du Gvt sur le seuil de 50% d'électricité atomique
Pourquoi cette position serait ridicule?
Le seuil de 50% est évoqué pour 2025. Si on cherche à atteindre 0% en 2050, il faudra passer par 50%, par exemple en 2025. Précisément, en indiquant cet objectif pour 2025, ce objectif ouvre la possibilité à différents scénarios pour la suite, la fin du "tout nucléaire" et peut-être même du pas nucléaire du tout. Mais justement aussi, ça ne peut pas se décider du jour au lendemain, ça prend du temps. D'où cette proposition de réduire la part du nucléaire.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 21 juil. 2015, 18:49

Tiré d' un article se sourçant à l' ADEME.

''Emplois directs en 2014 liéés aux energies renouvelables''
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 23 juil. 2015, 13:05

Filières EnR : Les professionnels "très satisfaits des objectifs de la loi"

23 juillet 2015 enerzine

Alors que le Parlement a adopté hier la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a souligné qu'elle portait "de belles ambitions pour les énergies renouvelables."
En effet, la part des énergies renouvelables devra représenter 32% de la consommation énergétique en 2030 : 40% de la production d'électricité, 38% de la consommation finale de chaleur, 15% de la consommation finale de carburant et 10% de la consommation de gaz.

Pour les départements d'outre-mer, l’objectif fixé par la loi est de parvenir à l'autonomie énergétique avec, comme objectif intermédiaire, 50% d'énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Les professionnels de l’ensemble des filières EnR, regroupés au sein du Syndicat des énergies renouvelables (SER), se sont dit très satisfaits des objectifs de la loi qui vont leur permettre de développer leur marché et de créer de nombreux emplois.
.............
http://www.enerzine.com/14/18582+filier ... -loi+.html

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 31 juil. 2015, 10:59

http://www.enerzine.com/14/18589+budget ... 2013+.html

Télécharger le bilan énergétique de la France en 2014 (161 pages) :
http://www.developpement-durable.gouv.f ... r_2014.pdf

Image

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 15 oct. 2015, 19:30

Toujours dynamiques, les énergies renouvelables représentent 19,3% de la consommation électrique française

Par Pierre Monnier - Publié le 14 octobre 2015

Pour la cinquième année consécutive, le réseau de transport électrique, le syndicat des énergies renouvelable, ErDF et l’Association des distributeurs d’électricité en France ont élaboré le panorama de l’électricité renouvelable. Ils dressent un bilan sur les installations, la production et les développements à venir dans les énergies renouvelables.

Elles représentent 19,3% de la consommation électrique française. En quelques années, les énergies renouvelables sont devenues indispensables dans la transition énergétique de la France. Le RTE, le réseau de transport de l’électricité, le SER, le syndicat des énergies renouvelables, ErDF et l’ADEeF, l’association des distributeurs d’électricité en France dressent le panorama de l’électricité renouvelable en France.


Dans cette cinquième édition de ce panorama, la part des énergies renouvelables dans le paysage énergétique français grandit encore mais doit faire face à des problématiques de plus en plus fortes. Sur le plan européen, la France se classe quatrième des pays les plus producteur d'énergie propre, derrière l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

L’éolien : petite croissance et grande ambition

Après l’énergie hydraulique qui représentent 60% du parc renouvelable français, l’éolien est le deuxième recours le plus utilisé. Il participe pour 3,7% au besoin énergétique français, autant que l'année dernière. Bien que les éoliennes aient connu une croissance forte en 10 ans, le développement de ce secteur affiche une certaine stagnation depuis l’année dernière. Comme le révèlent nombre d’enquêtes, les Français sont favorables aux énergies renouvelables mais affichent des réticences face à l’installation d’éoliennes près de chez eux.

Il faut tout de même noter une hausse de puissance de 5,4% depuis janvier 2015. D'ailleurs, la solution de créer des champs éoliens offshore devrait poursuivre dans ce sens. Ce marché a du mal à se lancer, et pourtant, les commandes sont déjà là. Les côtes du Pays de la Loire à Normandie, en passant par la Bretagne devraient bientôt voir des éoliennes s’implanter au large. Le rapport nous apprend que la puissance du réseau éolien pourrait doubler si l’ensemble des projets en attentes étaient raccordés.

Image

Le solaire au-delà des espérances

Le troisième secteur des énergies renouvelables est le solaire. Depuis son lancement, on voit les panneaux photovoltaïques se multiplier à rapidement. Le secteur est en plein développement et l'engouement est tel que les objectifs fixés de 5,4 GigaWatts dans le cadre de la programmation pluriannuelle d'investissement pour 2020 ont déjà été atteints. Cet objectif a d'ailleurs été revu à la hausse pour ne pas freiner l'élan de développement des installations solaires. Grâce à ses 330 000 installations, ce secteur participe à 1,4% de la consommation énergétique française en moyenne. Ce chiffre descend à 0,5% en hiver et grimpe, en 2015, jusqu'à près de 3% en été.

Les bioénergies se sont développées au début des années 2010 mais affichent déjà un rendement intéressant. La production de cette énergie, issu des résidus agricoles et forestiers ou encore des déchets organiques, a grossi de 6% en un an.

Image
http://www.usinenouvelle.com/article/to ... se.N356840

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 23 oct. 2015, 16:16

le 08 Juillet 2015 Remundo a écrit :Salut les Amis,

Une électricité 100% renouvelable en France à l'horizon 2050 ?

:arrow: Le rapport de l'ADEME dérangeant et soigneusement étouffé (publié en avril 2015)

Image

Il est fortement étayé et résulte de simulations très approfondies

Il est téléchargeable de sur l'annonce Sycomoréenne du 07/07/2015.
Voila la suite !
Les trois points clés d’une France à l’électricité 100% renouvelable selon l’Ademe

Par Manuel Moragues - Usine Nouvelle le 23 octobre 2015

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a publié jeudi 22 octobre son étude sur une France à l’électricité 100% renouvelable. Au-delà de la polémique qui avait entouré son report, cette étude dégage trois points forts.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a dévoilé ce jeudi 22 octobre son étude intitulée "Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations". Le calendrier a beau être apaisé (voir encadré), les précautions oratoires restent de mise. Bruno Lechevin, le président de l’Ademe, a bien précisé ce 22 octobre qu’il ne s’agissait pas d’un "scénario" mais d’"une étude scientifique à caractère prospectif et exploratoire". Reste qu’il en faudrait plus pour atténuer la portée de ces travaux : ils ont pour impact qu’ "une hypothèse jusqu'ici impensable pour la majorité des acteurs en France devienne une hypothèse techniquement possible", avance-t-il.

Un approvisionnement 100% renouvelable, c’est possible…

Cette hypothèse, et c’est la conclusion essentielle de l’étude, c’est que la France pourrait effectivement s’alimenter uniquement en électricité renouvelable. Artelys, société spécialiste de l’optimisation des grands systèmes énergétiques, s’est appuyée notamment sur RTE, le gestionnaire du réseau haute-tension, et ses données pour mettre à l’épreuve ses modèles : ça passe ! Pas de pénurie d’électricité à quelque moment de la journée ou de l’année même avec une météo exigeante. Différents mix électriques peuvent assurer l’approvisionnement de la France mais tous sont dominés par l’éolien et le solaire. Celui de référence est présenté ci-contre. L’éolien assure 63% de la demande d’électricité, le solaire 17% et l’hydraulique 13%.

Image
Source : Ademe

Et ce n’est pas plus cher qu’un mix avec 40% de renouvelables…

Tout aussi frappant, sinon plus dans un pays où l’atome se targue d’être le fin du fin de la compétitivité : un système avec 100% d’électricité renouvelable aboutit à une électricité pas plus chère qu’avec seulement 40% de renouvelable (l’objectif officiel de la France pour 2030). Selon la part de renouvelable entre 40 et 100%, le prix du mégawattheure (MWh) varie seulement entre 113 et 119 euros, comme le montre le graphe ci-contre. Les derniers électrons verts sont cependant bien chers : les MWh supplémentaires à produire pour passer de 95% à 100% de renouvelables coûtent 183 euros.

Image
Comparaison du coût de l'énergie - Source : Ademe

Mais cela demande beaucoup plus de stockage qu’un mix à 80%
Le stockage de l’électricité verte est, avec le pilotage de la demande, un outil de flexibilité essentiel pour accommoder la variabilité des productions éolienne et solaire. Il s’agit de stocker-déstocker au cours de la journée ou de la semaine avec des batteries ou des stations de turbinage-pompage (Step, hydrauliques). Mais aussi de stocker l’été pour l’hiver. Pour ce stockage intersaisonnier, l’Ademe mise sur le "power to gas" ou le stockage de l’électricité verte en surplus sous forme de méthane. Comme l’illustre le graphe ci-contre, tous ces besoins de stockage grimpent à grande vitesse au-dessus de 80% de renouvelables. 80%, un bon compromis ? Cela laisserait en tout cas quelques gigawatts au nucléaire.

Image
Stockage installé (GW) en fonction du taux d'EnR - Source Ademe
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... me.N358628

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 26 oct. 2015, 14:55

suite du post au dessus,

le document de synthèse de l' ADEME est la (pdf 24 pages) :
UN MIX ÉLECTRIQUE 100% RENOUVELABLE ?
ANALYSES ET OPTIMISATIONS

http://www.ademe.fr/sites/default/files ... e-2015.pdf
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 26 oct. 2015, 15:01

enerzine en fait un article ce jour : http://www.enerzine.com/14/18805+un-mix ... ance+.html

et en pointe les limitations :
................
Cette étude est une première en France.

Bien qu'intégrant de nombreux paramètres, elle vise à tester certaines hypothèses et non à réaliser une étude de faisabilité complète. Ainsi, certaines limites sont inhérentes à la méthodologie retenue :

- La modélisation ne visait pas à évaluer la dynamique fine du réseau et sa stabilité, et n'intègre donc pas aux hypothèses testées, des phénomènes exceptionnels tels que, par exemple, la rupture accidentelle d'une interconnexion avec un pays voisin ;

- Les changements qu'impliquent ces hypothèses dans l'exploitation du réseau n'ont pas été étudiés (conduite et opération quotidienne, etc.) ;

- La trajectoire précise et le cadencement des investissements permettant d'assurer cette transition ne sont pas étudiés, l'étude réalisant une analyse des différentes hypothèses à un horizon lointain sans prendre en compte l'existant ;

- La modélisation du réseau évalue précisément les besoins de renforcement du réseau de transport, mais est moins précise pour le réseau de distribution.

Ainsi, si d'autres travaux devront être menés pour consolider ce travail, cette étude alimente utilement la réflexion pour identifier les mesures qui permettront d'accompagner une
politique de croissance des énergies renouvelables électriques.

oleotax
Gaz naturel
Gaz naturel
Messages : 903
Inscription : 11 janv. 2007, 15:22

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par oleotax » 27 oct. 2015, 09:45

energy_isere a écrit :suite du post au dessus,

le document de synthèse de l' ADEME est la (pdf 24 pages) :
UN MIX ÉLECTRIQUE 100% RENOUVELABLE ?
ANALYSES ET OPTIMISATIONS

http://www.ademe.fr/sites/default/files ... e-2015.pdf
Enfin de l'énergie pas chère ; parce que je ne vois pas pourquoi on paierai pour le soleil qui brille , le vent qui souffle, ou la pluie qui tombe :arrow:

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 12 nov. 2015, 18:23

La facture énergétique a baissé pour les industriels en 2014

Par Astrid Gouzik - Usine Nouvelle le 12 novembre 2015,

La consommation d'énergie dans l'industrie est restée stable en 2014, selon des données publiées par l'Insee ce jeudi 12 novembre. A noter, pour la deuxième année consécutive, la facture a diminué.

En 2014, les industriels ont consommé 35,4 millions de tonnes d'équivalent pétrole d'énergie brute. Cette consommation est stable par rapport à l'année précédente mais l'Insee enregistre une nette baisse de 19% depuis 2005. Cette évolution suit celle de la production dans l'industrie manufacturière, précise l'institut. Dans le même temps, la facture énergétique a diminué de 5%. Cette baisse s'xplique par le recul des prix du charbon, des produits pétroliers et du gaz en 2014.

Par exemple, après trois années de hausse, le prix du gaz s'est établi à 30 euros le mégawatt-heure (soit 390 euros par tep) en 2014. Seul le prix de l'électricité a progressé (+ 2 %), poursuivant sa hausse tendancielle. À 66 euros le mégawatt-heure (soit 770 euros par tep), il reste toutefois l'un des plus faibles d'Europe, souligne l'Insee. Le gaz et l'électricité restent d'ailleurs les énergies les plus consommées, à parts égales. Elles représentent à elles deux 70 % de la consommation d'énergie totale.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/ ... 14.N362573

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 17 nov. 2015, 10:21

en relation avec le post au dessus.

enerzine fait un article sur le sujet
http://www.enerzine.com/14/18863+indust ... inue+.html

des graphes intéressants.

Figure 3 - Ventilation de la consommation d'énergie brute par grand secteur en 2014
Image

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 12 juil. 2016, 15:53

Vers la fin des centrales à charbon en France

reuters.com | 12/07/2016

Ségolène Royal a sonné la fin prochaine des cinq dernières centrales au charbon de France en adoptant les conclusions d'une mission sur le prix du carbone confiée au président d'Engie Gérard Mestrallet, à l'économiste Alain Granjean et à l'ex-ministre Pascal Canfin.

Leur rapport propose de concentrer sur les centrales au charbon la mise en place unilatérale d'un prix plancher national du carbone, annoncée au début de l'année.

Ce prix plancher, instauré au 1er janvier 2017, sera d'environ 30 euros la tonne, niveau auquel le gaz, moins émetteur de CO2, et les énergies renouvelables deviennent compétitives par rapport au charbon, confirme le ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.

"Je retiens la proposition de la mission de le concentrer sur les centrales à charbon de sorte que le gain environnemental soit significatif, tout en préservant la sécurité du système électrique", a expliqué lundi Ségolène Royal.

Aujourd'hui, la combinaison d'un cours très faible de la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas d'émission et de prix très bas de la houille rend beaucoup plus rentable de faire tourner les centrales électriques thermiques au charbon, deux fois plus polluantes que les centrales au gaz.

Les modalités du prix plancher, qui pourrait prendre la forme d'une taxe sur la tonne de CO2 ou d'une augmentation des taxes existantes, seront définies d'ici fin juillet afin d'être intégrées au prochain projet de loi de finances.

"Ça va conduire à supprimer quasiment toute production d'électricité au charbon en France", souligne l'entourage de Ségolène Royal.


"CORRIDOR"

Selon le ministère, les centrales au charbon en France fonctionnent aujourd'hui en moyenne chacune 4.000 heures par an, contre 1.700 heures pour les centrales au gaz.

La mise en place d'un prix plancher permettra à la France d'attendre l'instauration au niveau européen d'un "corridor de prix du carbone", un peu sur le modèle du "serpent monétaire", qui limitait la volatilité des changes avant l'euro.

La mission Mestrallet-Granjean-Canfin propose de borner ce corridor par un prix plancher de 20 à 30 euros la tonne en 2020 et d'un prix plafond de 50 euros. Cela permettrait de ne pas mettre sur le marché des quotas d'émission de CO2 si le prix minimum n'est pas atteint lors des enchères.

Prix plancher et plafond seraient augmentés chaque année de 5 à 10% pour que le prix minimum atteigne 50 euros en 2030.

Ségolène Royal a également fait sienne les conclusions de la mission en la matière et confirmé que la France soutiendrait les initiatives européennes en ce sens.

L'objectif est de permettre à la France et à l'Union européenne de respecter leurs engagements en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

La ministre de l'Environnement estime à près d'un milliard d'euros par an, au lieu de 315 millions en 2015, les revenus que pourrait percevoir la France grâce aux ventes aux enchères de quotas d'émission avec un prix du carbone européen d'au moins 20 euros par tonne.
http://www.latribune.fr/depeches/reuter ... rance.html

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 21 oct. 2016, 18:01

La patate chaude au gouvernement suivant. :-D
Le gouvernement accorde un répit aux centrales à charbon en renonçant à les surtaxer

Le Monde.fr avec AFP 21.10.2016

François Hollande avait annoncé l’instauration d’un prix plancher de la tonne de carbone, une mesure qui aurait précipité la fin des centrales à charbon françaises.


Le gouvernement a renoncé à taxer dès l’an prochain la production d’électricité à partir de charbon, une mesure qui aurait précipité la fin programmée des centrales à charbon françaises, au grand dam d’ONG qui y voient un mauvais signal environnemental à l’approche de la COP22.

Lors de la conférence environnementale, en avril, François Hollande avait annoncé l’instauration unilatérale par la France d’un prix plancher de la tonne de carbone dans le secteur de la production électrique. Concrètement, il s’agissait de surtaxer le courant produit par les centrales alimentées en énergies fossiles (charbon, fioul et gaz), afin d’encourager la production d’électricité à base de sources renouvelables (éolien, solaire...).

Quelques mois plus tard, la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royal, avait annoncé que ce « prix plancher » serait limité aux seules centrales à charbon, les plus polluantes des centrales thermiques. La mesure devait être intégrée au projet de budget pour 2017, sous la forme d’un amendement.

Pourtant, à quelques semaines de la conférence de l’ONU sur le climat, en novembre à Marrakech, le gouvernement a opéré un revirement, à la suite des manifestations organisées jeudi par la CGT dans plusieurs villes menacées par les fermetures de centrale. Lors des débats sur la loi de finances à l’Assemblée, le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, évoquant « l’émoi considérable » dans plusieurs régions, a assuré dans la nuit de jeudi à vendredi que cette question du prix du charbon allait être gérée « dans le temps ». Dans la foulée, l’amendement a été abandonné.

« Etalement dans le temps »

Le secrétaire d’Etat, qui a évoqué un « étalement dans le temps » des dispositions menant à un prix plancher du carbone, a souligné que la programmation pluriannuelle de l’énergie prévoyait « au plus tard en 2023 de mettre fin à ces centrales ». La mesure n’est pas abandonnée et sera abordée dans un cadre européen, assure-t-on au ministère de l’environnement.

« L’importance de donner un prix au carbone pour orienter dans la durée les investissements vers les énergies bas carbone reste un des axes de la loi sur la transition énergétique », rappelle-t-on au ministère, soulignant que « la France a déjà une tarification carbone incluse dans sa fiscalité énergétique, et il y a des travaux européens sur les marchés carbone ».

La CGT, selon laquelle cette surtaxe aurait entraîné la fermeture dans les deux ans à venir des dernières centrales à charbon françaises, et la suppression de 5 000 emplois directs et indirects, voit dans cette nouvelle « un bon début, mais on sera vigilant sur “l’étalement dans le temps” évoqué par M. Eckert », selon Loïc Delpech, de la fédération mines énergie.

« Un coup à la crédibilité de la France »

Les ONG, elles, n’ont pas caché leur déception. « L’abandon de cette mesure porterait un coup à la crédibilité de la France alors que l’accord de Paris entre en vigueur le 4 novembre et que va s’ouvrir la COP22 », selon Célia Gautier, porte-parole du Réseau action climat. « Renoncer aujourd’hui et reporter ça à plus tard, ce n’est clairement pas dans l’esprit de l’accord de Paris », a renchéri Denis Voisin, de la Fondation Nicolas-Hulot.

Supplanté par l’atome, le charbon ne joue plus qu’un rôle mineur dans le système électrique français, le pays ne comptant que quatre centrales fonctionnant avec cette énergie. Deux sont exploitées par EDF (Cordemais, en Loire-Atlantique, et Le Havre, en Seine-Maritime), et deux autres par l’allemand Uniper (Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, et Saint-Avold, dans la Moselle). Mais ces installations contribuent à sécuriser l’approvisionnement énergétique en cas de pics de consommation d’électricité.
http://www.lemonde.fr/energies/article/ ... 53054.html

ce jour on a été à 1.5-1.6 GW en charbon. Ben oui le nuke est anémique en ce moment.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 21 oct. 2016, 19:47

et dans lemarin.fr
Charbon : le gouvernement retire son texte, la CGT satisfaite

Publié le 21/10/2016 lemarin.fr

Le gouvernement a décidé de suspendre la taxe carbone sur le charbon thermique. La CGT, qui a mobilisé les dockers dans les ports le 20 octobre, se félicité de voir des trafics portuaires préservés.

La CGT ports et docks, en lien avec la fédération mines-énergie, avait appelé le 20 octobre à deux heures de grève dans les ports pour demander le retrait dans la loi de finances d’une taxation du carbone limité aux centrales thermiques au charbon avec un prix plancher de 30 euros la tonne. Cette taxe avait été annoncée en juillet par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal.

Image
La CGT a obtenu satisfaction avec le retrait de la taxe carbone sur le charbon thermique qui sauve les terminaux charbonniers (ici Montoir). (photo : Sea-Invest)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... satisfaite

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 58680
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation énergétique : La France en particulier

Message par energy_isere » 30 oct. 2016, 12:37

La feuille de route énergétique de la France officiellement publiée

AFP le 28 oct. 2016

Avec plusieurs mois de retard sur le calendrier initial, la feuille de route énergétique de la France qui décline filière par filière (pétrole, nucléaire, éolien, etc.) les objectifs de la loi sur la transition énergétique a été publiée vendredi au journal officiel.

Ce texte, appelé Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), prend la forme d'un décret et fixe la trajectoire d'évolution du bouquet énergétique de la France d'ici à 2023. C'est "un gros travail" qui s'achève pour "le texte principal qu'on attendait depuis le vote de la loi", s'est félicitée la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, auprès de l'AFP.

"C'est une PPE ambitieuse, notamment pour les énergies renouvelables", a-t-elle assuré, mais aussi "efficace pour le combat climatique" et "énergique pour la préparation du modèle économique de demain", basé sur une croissance moins émettrice en CO2.

Initialement attendu au premier semestre, sa présentation avait d'abord été reportée, puis le texte a été amendé par le gouvernement après consultation de plusieurs organismes qui s'étaient montrés critiques (comité d'experts, autorité environnementale, conseil national de la transition écologique, etc.). Ils reprochaient en particulier un certain flou sur le volet sensible du nucléaire, la loi sur la transition énergétique votée en août 2015 prévoyant la réduction de la part de l'atome de 75% aujourd'hui à 50% d'ici à 2025 dans la production d'électricité.

Sur ce point, une phrase a été ajoutée à la synthèse accompagnant le décret. Elle précise que la fourchette anticipée de baisse de la production d'électricité nucléaire "pourra également être révisée, dans le cadre de la révision de la PPE, en fonction de l'augmentation de la production renouvelable et des efforts d'efficacité énergétique".

Par ailleurs, le décret lui-même oblige l'exploitant nucléaire EDF, "dans un délai maximal de six mois" après sa publication, à établir "un plan stratégique compatible avec les orientations de la programmation pluriannuelle de l'énergie". Mais la synthèse accompagnant le texte ne mentionne toujours que la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) sans évoquer un nombre d'autres réacteurs à fermer d'ici 2023.

C'est "surtout la clarté des objectifs qui a été renforcée", a expliqué la ministre, alors que la PPE avait aussi été critiquée sur le manque de cohérence entre ses différents volets (consommation et production d'énergie). Désormais, "plus de 90%" des textes d'application de la loi sur la transition énergétique ont été publiés, a-t-elle ajouté, les autres étant en cours d'examen au Conseil d'Etat ou à la Commission européenne.
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... iee-161028

Répondre