(Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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alain2908
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Re: (Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Message par alain2908 » 28 juil. 2019, 09:11

c'est pas glorieux.
on va voir ce que nous réserve la nouvelle présidente de la commission pour inverser la tendance.

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Re: (Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Message par energy_isere » 14 sept. 2019, 14:49

Energies renouvelables : 2 600 milliards $ investis durant cette décennie (Etude)

Agence Ecofin 10 sept 2019

Entre 2010 et 2019, 2600 milliards $ ont été investis dans les énergies renouvelables pour un quadruplement de leur capacité. Les capacités installées de centrales de renouvelables, exception faite de l’hydroélectricité à grande échelle, sont passées de 414 GW au début de la décennie à 1 650 GW.

C’est ce que révèle une étude réalisée par la Frankfurt School, le Programme des Nations unies pour l’environnement et BloombergNEF et intitulée « Les tendances mondiales des investissements dans les énergies renouvelables 2019 ».

Le solaire a mobilisé la moitié de ces investissements, soit 1 300 milliards $ environ et sa capacité installée a été multipliée par 26, passant de 25 GW en 2010 à 663 GW en 2019.

A fin 2018, la part du renouvelable dans le mix énergétique était de 12,9 %, ce qui permettait de réduire les émissions de CO2 de 2 milliards de tonnes par an.

Dans le même temps, la compétitivité financière du renouvelable s’est accrue à une vitesse impressionnante. Le coût de mise en place du photovoltaïque par exemple a baissé de 81 % tandis que celui de l’éolien terrestre a chuté de 46 %.

« Investir dans les énergies renouvelables, c’est investir dans un avenir durable et rentable, comme l’a démontré l’incroyable croissance des énergies renouvelables au cours des dix dernières années. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous reposer sur nos lauriers. Les émissions mondiales du secteur de l’énergie ont augmenté d’environ 10% au cours de cette période. Il est clair que nous devons accélérer rapidement la transition mondiale vers les énergies renouvelables si nous voulons atteindre les objectifs internationaux en matière de climat et de développement », a affirmé Inger Andersen, la directrice exécutive du programme des Nations unies pour l’environnement.
https://www.agenceecofin.com/energies-r ... nnie-etude

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Re: (Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Message par energy_isere » 21 oct. 2019, 08:17

Les petites unités solaires vont soutenir la progression des énergies renouvelables

AFP parue le 21 oct. 2019

Les énergies renouvelables devraient voir leurs capacités croître de 50% dans le monde d'ici 2024, tirées notamment par les petites unités solaires, un bond "encourageant", même s'il reste insuffisant pour remplacer les énergies fossiles, selon un rapport lundi de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Après un tassement en 2018, lié à des réorientations budgétaires en Chine, le secteur est reparti à la hausse avec une croissance à deux chiffres anticipée par l'AIE pour 2019.

Et pour les 5 ans à venir, l'agence prévoit 1.200 gigawatts de capacités nouvelles, soit l'équivalent de la capacité électrique actuelle des Etats-Unis toutes sources confondues. Poussées par des politiques gouvernementales et la chute des coûts, les renouvelables passeraient ainsi de 26% à 30% de la production d'électricité mondiale (derrière le charbon à environ 34%).

"Nous sommes à un moment charnière", résume le directeur de l'AIE, Fatih Birol, "le solaire et l'éolien sont au coeur des transformations du système énergétique". Mais "il faudrait plus d'efforts", pour le climat, la qualité de l'air ou l'accès à l'énergie.

Le solaire photovoltaïque devrait afficher une croissance particulièrement "spectaculaire" (60% de la progression des renouvelables), avec en particulier un décollage des installations dites "décentralisées" qui, par opposition aux grosses centrales solaires, sont posées sur des maisons, des usines, des supermarchés... pouvant ainsi produire leur propre énergie.

Dans de nombreux pays, les coûts de production de ces installations ont chuté au point de passer sous les prix de vente facturés par les fournisseurs d'électricité, rendant l'autoconsommation très compétitive. Et l'AIE s'attend à ce qu'ils déclinent encore de 15% à 35% d'ici 2024.

La Chine d'abord, puis l'UE, les Etats-Unis, l'Inde sont concernés, mais aussi l'Afrique et des pays d'Asie, où elles représentent "un premier accès à l'électricité pour environ 100 millions de personnes dans les cinq ans à venir", a souligné devant des journalistes Paolo Frankl, responsable de renouvelables à l'AIE.

- Marges de progrès -

Chez les particuliers, le nombre de toitures équipées devrait doubler, à environ 100 millions d'ici cinq ans --soit 6% du potentiel de surface de toits disponible. Les leaders: Australie, Belgique, Californie, Pays-Bas, Autriche.

"Une croissance aussi météorique hors de la sphère des fournisseurs d'énergie traditionnels va transformer la manière dont nous produisons et consommons l'électricité", prévient cependant Fatih Birol. "Son développement doit être bien géré, pour garantir des revenus pour la maintenance des réseaux, contenir les coûts d'intégration au système et répartir équitablement les coûts entre consommateurs."

Autre secteur prometteur: l'éolien en mer, qui ne produit que 0,3% de l'électricité mondiale aujourd'hui. "Ce n'est rien du tout, mais le potentiel est énorme en Europe, aux Etats-Unis, en Chine," a assuré M. Birol lors d'une conférence à Paris mercredi. "Nous attendons de substantielles chutes de coûts", avec un taux de production réelle par rapport aux capacités des éoliennes offshore "dans de nombreux cas similaire à celui des (centrales au) gaz naturel".

L'hydraulique et l'éolien terrestre devraient aussi garder une courbe ascendante.

Reste que les marges de progrès sont immenses, alors que les émissions de CO2 des énergies fossiles, de loin première cause de réchauffement, ne montrent pas de signe de décrue.

Ainsi pour le chauffage: la chaleur d'origine renouvelable devrait croître d'un cinquième entre 2019 et 2024, avec le recours à l'électricité verte, mais sans dépasser 12% de la demande globale de chaleur, déplore l'AIE.

Côté déplacements, malgré les véhicules électriques, l'électricité verte ne représentera en 2024 que 10% des énergies renouvelables utilisées dans les transports (le reste venant des agrocarburants, et l'électricité gardant une origine fossile dans de nombreux pays), souligne l'AIE, qui prône régulation et mesures de soutien.

"La déconnexion entre les déclarations des gouvernements (sur le climat, ndlr) et ce qui se passe dans la vraie vie est une préoccupation majeure", note Fatih Birol.

Sans compter l'éventuel impact du ralentissement économique mondial. "Il pourrait y avoir des risques pour les renouvelables si le ralentissement est sévère", estime l'économiste. "La croissance chinoise est au plus bas depuis 30 ans. Est-ce que cela se reflètera (...) dans les mesures de soutien aux renouvelables? C'est un point d'interrogation."
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-191021

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Re: (Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Message par energy_isere » 08 déc. 2019, 21:46

Les ENR ne sont pas menacées par une pénurie de terres rares

Florent Lacas, le 02/12/2019

D'après l'Ademe, le développement des énergies renouvelables ne devrait pas être endigué par une pénurie de terres rares. L'agence vient en effet de faire paraître une étude consacrée à cette problématique, que l'ouvrage du journaliste Guillaume Pitron La Guerre des métaux rares avait fait affleurer.
L'ouvrage du journaliste Guillaume Pitron, intitulé La Guerre des métaux rares, avait pour ainsi dire lancé le sujet. Il estimait dans les colonnes de Batiactu que la transition énergétique était en grande partie dépositaire de métaux rares, dont les fameuses terres rares, et qu'à ce titre elle n'était pas forcément si écologique que cela - l'extraction de ces matériaux étant particulièrement peu écologique.


L'Ademe vient pour sa part de publier une étude assurant que la dépendance des techniques liées aux énergies renouvelables était toute relative, et qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter d'une éventuelle pénurie. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a fait part de sa satisfaction après avoir pris connaissance de ces travaux. "L'Ademe apporte des éléments concrets et factuels à cette discussion sur les terres rares, sujet sur lequel beaucoup de contre-vérités circulent aujourd'hui dans le débat public", a commenté Jean-Louis Bal, son président, dans un communiqué de presse.

Le photovoltaïque n'utilise pas de terres rares

Concrètement, en ce qui concerne le photovoltaïque, 80 à 90% du marché est constitué, assure l'Ademe, de technologies dépendant du silicium, un matériau stratégique mais qui n'est "ni une terre rare, ni un matériau critique en terme de risques sur les approvisionnements". La technologie dite "en couches minces", pour sa part, fait appel à davantage de métaux potentiellement problématiques (tellure, cadmium, indium...), mais constitue une part minoritaire du parc. Quant aux terres rares à proprement parler, l'industrie photovoltaïque n'en utilise pas, précise l'agence.

La situation est plus contrastée dans l'éolien. "Seules les éoliennes à aimants permanents utilisent des terres rares", à savoir du néodyme et du dysprosium, assure l'Ademe. Mais ce type de technologies n'est présent que dans 3% des installations d'éolien terrestre. Pour l'ensemble de ce parc spécifique installé fin 2018 sur terre et sur mer, les besoins représenteraient 1,5% de ces deux types de terres rares.

L'éolien en mer concerné à la marge

Pour l'éolien en mer, où la technologie à aimant permanent est privilégiée, la demande française devrait représenter 1% de la demande annuelle en néodyme et 4% de la demande annuelle en dysprosium, assure l'Ademe, qui s'est calé sur les objectifs de la PPE.

Enfin, l'agence rappelle les efforts effectués par la filière pour diminuer la dépendance des installations aux dysprosium et plus généralement au principe des aimants permanents. Des solutions alternatives semblent également exister et devrait permettre de franchir le cap d'une éventuelle "tension forte sur les terres rares" : en terrestre, les aimants permanents devraient rester très largement minoritaires pour les années à venir, et en mer, "étant donné le faible tonnage des aimants permanents par rapport à l'ensemble des matériaux utilisés dans les machines, le coût des machines dépend peu de celui des terres rares ".
https://www.batiactu.com/edito/enr-ne-s ... -58155.php

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Re: (Monde) Potentiel des énergies renouvelables

Message par energy_isere » 16 janv. 2020, 20:45

Renouvelables: investissements en légère hausse en 2019 grâce à l'éolien offshore

AFP•16/01/2020

Les investissements en matière de capacités de production d'énergies renouvelables ont crû légèrement l'an dernier, avec un premier marché mondial, la Chine, en recul, mais un record atteint aux Etats-Unis et un bond de l'éolien offshore, selon une étude publiée jeudi.

Les investissements mondiaux dans l'éolien, le solaire, la géothermie ou encore les biocarburants, ont représenté 282,2 milliards de dollars en 2019, soit +1% par rapport à l'année précédente, selon un bilan de Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

La Chine voit un recul de 8% (à 83,4 milliards), le plus faible montant depuis 2013, avec une chute de 33% dans le solaire à 25,7 milliards (moins du tiers des fonds investis en 2017), reflétant en partie la baisse des coûts. L'éolien a bénéficié en revanche d'investissements en hausse de 10% (55 milliards).

Les Etats-Unis, 2e marché mondial, ont eux investi 55,5 milliards, soit +28% par rapport à 2018, notamment dans l'éolien terrestre soutenu par la perspective d'une baisse de crédits d'impôts fédéraux en 2020.

Globalement, le vent a dépassé le solaire, à respectivement 138,2 milliards de dollars (+6%) et 131,1 (-3%).

L'éolien en mer a connu une année record, avec la finalisation de projets au large de la Chine, de Taïwan, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, et également la décision finale pour le premier site attendu en France (Saint-Nazaire), pour un total de 29,9 milliards de dollars (+19%).

"Les développeurs dans l'éolien offshore en Chine ont mené à bien 15 projets devant l'expiration attendue des tarifs de rachat dans ce pays", explique Tom Harries, responsable du secteur chez BNEF, qui s'attend à ce que cet élan mondial se poursuive cette année, du Royaume uni à la côte Est des Etats-Unis.

Globalement, l'Europe a investi 54,3 milliards en capacités renouvelables en 2019 (-7%), avec l'Espagne en tête (8,4 milliards à +25%, essentiellement dans des parcs photovoltaïques, toujours plus compétitifs).

Par ailleurs, les investissements dans la valorisation des déchets et biomasse ont crû de 9% (9,7 milliards). Un milliard a été dépensé dans la géothermie (-56%), 500 millions dans les biocarburants (-43%), et 1,7 milliard dans les barrages de moins de 50 MW (-3%).
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7eba4aaf7c

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