[Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
GillesH38
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 13186
Inscription : 10 sept. 2005, 17:07
Localisation : Berceau de la Houille Blanche !
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par GillesH38 » 13 janv. 2018, 22:00

mobar a écrit :
13 janv. 2018, 19:55
Oh my God la chaîne de rendements bien pourris !! :smt031
Le rendement est une donnée pertinente lorsque l'on parle d'une énergie rare et chère

Aucun intérêt de parler de rendement pour une énergie gratuite qui est distribuée à un débit 8 000 supérieur à la somme des consommations mondiales
toutes les énergies sont gratuites au départ. Ce qui coute ce n'est pas l'énergie ce sont les appareils pour l'extraire et la domestiquer. Le Soleil et le vent ne font pas exception.
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

Avatar de l’utilisateur
mobar
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 9182
Inscription : 02 mai 2006, 12:10
Localisation : Essonne

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par mobar » 13 janv. 2018, 22:25

Ils font exception parce qu'ils sont inépuisables et qu'ils sont distribués partout sur la planète à cout 0
Seule la machine qui permet de les transformer en énergie finale coute, et son prix suit une fonction qui diminue avec le nombre d'exemplaires construits pour atteindre un seuil que seul l'avenir pourra nous permettre de connaitre

Tu prévois peut être que le rayonnement solaire ou le vent deviennent payant, c'est pas exclu, mais pour l'instant je n'ai entendu personne le proposer, c'est plutôt le contraire, les états (et par extension les contribuables, c'est à dire les meilleurs d'entre nous :wtf: ) distribuent des subventions pour ceux qui fabriquent avec du vent et du soleil une énergie commerciale
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

sceptique
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 4671
Inscription : 21 nov. 2005, 17:42
Localisation : versailles

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par sceptique » 14 janv. 2018, 00:24

mobar a écrit :
12 janv. 2018, 18:16
Maison 100% autonome en Thailande PV + électrolyseur + Pile à combustible ° batteries
Le soleil ne pose pas de problèmes d'approvisionnement.on est tous d'accord. Par contre tous les matériaux (surtout les métaux) nécessaires à la construction des panneaux en posent. Et encore plus pour électrolyseur + Pile à combustible + batteries.
De telles maisons ne sont possibles que pour une infime minorité de riches.

Avatar de l’utilisateur
GillesH38
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 13186
Inscription : 10 sept. 2005, 17:07
Localisation : Berceau de la Houille Blanche !
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par GillesH38 » 14 janv. 2018, 03:54

mobar a écrit :
13 janv. 2018, 22:25
Ils font exception parce qu'ils sont inépuisables et qu'ils sont distribués partout sur la planète à cout 0
de manière intermittente, non stockée et donc non réglable à la demande ...
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

Avatar de l’utilisateur
mobar
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 9182
Inscription : 02 mai 2006, 12:10
Localisation : Essonne

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par mobar » 15 févr. 2018, 08:38

https://lejournal.cnrs.fr/billets/energ ... lhydrogene
Sur ce point, les détracteurs évoquent souvent le rendement de cette filière de production d’hydrogène qui serait mauvais… Bien entendu, le rendement de l’électrolyse se situe aux voisinages de 70%, ce qui peut sembler faible, par rapport à des sources énergétiques fossiles qui sont immédiatement disponibles. Mais ceci est à nuancer par l’excellent rendement électrique des systèmes piles à hydrogène : ce dernier peut dépasser les 50% ce qui est beaucoup en comparaison du rendement des machines thermiques. Et surtout, si nous nous plaçons d’un point de vue financier, la source primaire (vent, soleil, etc.) est gratuite… Bref, la question du rendement ne saurait constituer un argument sérieux contre le candidat hydrogène. Passons au critère suivant, l’accessibilité en tout point de la planète
Là encore la réponse est positive d’un point de vue technique. Le soleil et le vent sont des ressources très bien distribuées sur la planète. Il est même possible de produire son propre hydrogène chez soi, avec quelques panneaux photovoltaïques placés sur le toit ou la façade de sa maison ou de son immeuble. Les coûts des électrolyseurs et des piles à hydrogène doit cependant encore être diminué, pour le rendre accessible financièrement au plus grand nombre. Ceci passe par une amélioration de l’efficacité énergétique de ces dispositifs, de leur durabilité et par une augmentation des volumes produits… bref, par la structuration industrielle de la filière.

Les applications potentielles de l’hydrogène-énergie sont-elles suffisamment larges et diversifiées ? La réponse est oui, mille fois oui ! En effet, comme déjà évoqué, l’hydrogène est un vecteur énergétique, qui plus est « dual » à l’électricité : il est particulièrement aisé de passer de l’hydrogène à l’électricité grâce à une pile à hydrogène, et d’électricité à hydrogène grâce à un électrolyseur d’eau, tout ceci sans émission d’aucun polluant. Il constitue donc une solution de stockage d’électricité, sur du long terme et peut-être utilisé dans toutes les applications actuelle ou potentielle de l’électricité. Groupes électrogènes stationnaires, propres et silencieux[1], petites alimentations électriques nomades pour le tourisme, dispositifs de production d’électricité, d’eau chaude sanitaire et de froid pour des bâtiments, stockage à long terme de l’électricité sur des réseaux ou micro-réseaux électriques…
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 05 avr. 2018, 20:34

L’hydrogène veut jouer un rôle dans la transition énergétique française

Par Dominique Pialot La Tribune 04/04/2018

Alors que s’ouvre le salon HyVolution qui lui est dédié, les acteurs de l’hydrogène français s’appuient sur une étude réalisée avec le cabinet McKinsey pour rappeler comment l'hydrogène peut favoriser le développement des énergies renouvelables et décarboner l’économie nationale. À condition d’investir dès aujourd’hui dans le cadre d’un plan national promis par le gouvernement.

C'est une contribution que l'Afhypac, une association qui regroupe une centaine d'acteurs de l'hydrogène en France (grands groupes, PME, startups, instituts de recherche, pôles de compétitivité, syndicats d'énergie, collectivités territoriales et association
s), entend bien verser au débat sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) actuellement en cours. En ouverture du salon HyVolution qui se tient les 4 et 5 avril au Parc Floral de Paris, la filière française rend publique une étude réalisée avec le soutien du cabinet McKinsey, selon laquelle l'hydrogène pourrait représenter en 2050 20% de la demande française en énergie, et alimenter 18% de la flotte de véhicules en circulation.

Stocker l'énergie intermittente et décarboner l'économie

Il s'agit ici bien sûr d'hydrogène "vert", fabriqué par électrolyse de l'eau à partir d'énergies renouvelables. Celui-ci présente deux atouts essentiels : favoriser le développement de ces énergies renouvelables en offrant une solution de stockage sous forme de gaz qui pallie leur intermittence et en verdissant ainsi progressivement le gaz commercialisé en France ; et décarboner de nombreux pans de l'économie en verdissant les usages finaux de l'énergie utilisée : dans les transports, le chauffage et l'électricité des particuliers (que l'hydrogène pourrait fournir à hauteur de 12%), et même les process industriels.

D'après l'étude de l'Afhypac, à l'horizon 2050, ce sont 35 térawattheures (TWh) produits à partir de sources intermittentes qui pourraient être stockées sous forme de gaz vert, soit 8% de la production d'énergie nationale.

La mobilité représente le principal vecteur de développement de l'hydrogène, avec des projections anticipant 10.000 véhicules alimentés de la sorte en 2023 et 200.000 en 2028. Les modes de transport lourds, tels que bus et camions, sont également concernés. Ce sont même les segments de marchés qui devraient adopter la technologie le plus rapidement.

Remplacer l'hydrogène industriel d'origine fossile


Dans sa note sur l'hydrogène remise à jour, l'Ademe précise que le stockage hydrogène, en complétant un stockage de plus court terme fourni par des batteries, offre de nouvelles perspectives pour l'autoconsommation à l'échelle d'un bâtiment, d'un îlot ou d'un village.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie rappelle également que l'industrie dans son ensemble utilise aujourd'hui quelque 900.000 tonnes d'hydrogène par an. Sa fabrication à partir d'énergies fossiles représente 7,5% des émissions françaises.

Selon les calculs de McKinsey, l'hydrogène vert pourrait représenter 10% de la consommation d'énergie par l'industrie en 2050. Associé à du CO2 capté en sortie de sites industriels, il permettrait de fabriquer du méthanol, de l'acier et des produits chimiques de façon complètement décarbonée.

Investir 8 milliards dans les 10 prochaines années

Cerise sur le gâteau : ce développement massif de l'hydrogène représenterait un chiffre d'affaires de 40 milliards et permettrait la création de 150.000 emplois.

Mais tout cela a un prix, que l'étude évalue à 8 milliards d'euros d'ici à 2028. Soit 800 millions par an, ou 2,5% du PIB. Cela permettrait tout à la fois de faire baisser les coûts de technologies aujourd'hui encore jugées non compétitives, et de positionner la filière française sur la scène internationale, avec des perspectives d'exportations de 6 à 7 milliards d'euros par an.
Mais c'est dès maintenant qu'il faut changer de braquet. Les industriels se disent d'ailleurs prêts à tripler leurs investissements « si les conditions sont réunies ». Un message adressé au gouvernement qui doit prochainement présenter le grand plan national décrétant cette accélération dans une filière longtemps délaissée.
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 74135.html

Avatar de l’utilisateur
Raminagrobis
Modérateur
Modérateur
Messages : 5181
Inscription : 17 août 2006, 18:05
Localisation : Tours, Lille parfois

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par Raminagrobis » 06 avr. 2018, 12:41

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie rappelle également que l'industrie dans son ensemble utilise aujourd'hui quelque 900.000 tonnes d'hydrogène par an. Sa fabrication à partir d'énergies fossiles représente 7,5% des émissions françaises.
Je suis content de voir ça sortir, j'ai tjrs pensé que produire de l'hydrogène par électrolyse pour les applications qui ont spécifiquement besoin d'hydrogène (pétrochimie, raffinage et engrais notamment) était plus viable que de le produire comme carburant. En effet, dans ces application, l'hydrogène a une valeur supérieure à son simple contenu énergétique.
Ca pourrait être en moyen de valoriser les excédents d'électricité, en remplaçant du gaz naturel avec un rendement proche de 1 (donc meilleur que le power-to-methane).
Toujours moins.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 06 juin 2018, 18:27

Hydrogène décarboné: EDF va rentrer dans le capital de McPhy

Paris 05 Juin 2018

EDF va entrer dans le capital de la société spécialisée dans la production et le stockage d'hydrogène McPhy, dans le cadre d'un partenariat pour le développement de l'hydrogène décarboné, ont annoncé mardi les deux entreprises.

Ce partenariat "industriel, commercial et de recherche" a pour objectif le développement de l'hydrogène décarboné en France et dans le monde, ont indiqué EDF et McPhy dans un communiqué commun.

L'électricien, via sa filiale EDF Nouveaux Business, va prendre 21,7% du capital de son partenaire, devenant ainsi son premier actionnaire.

Cette opération prendra la forme d'un investissement qui se fera par la souscription d'EDF à une augmentation de capital réservée de McPhy pour un montant d'environ 16 millions d'euros, à un prix de 5,10 euros par action.

A travers cette alliance, McPhy compte "renforcer son développement commercial et remporter de nouveaux clients en France et à l'international", selon le communiqué. L'entreprise espère notamment compter "sur la position d'EDF dans ses marchés stratégiques en Europe, aux Etats-Unis et en Chine".

De son côté, EDF, qui fait son entrée dans le marché de l'hydrogène décarbonée, "proposera à ses clients de nouveaux services leur permettant de réduire leur empreinte carbone et d'accroître leur compétitivité".
https://www.romandie.com/news/Hydrog-ne ... 924685.rom

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 01 sept. 2018, 17:30

HDF efface l'intermittence des énergies renouvelables

MYRTILLE DELAMARCHE Usine Nouvelle 01/09/2018

Image

Hydrogène de France (HDF Energy) affiche son ambition, industrialiser le stockage de l’énergie sous forme d’hydrogène. Pour cela, plutôt qu’un pilote, rien de tel qu’un projet en taille réelle. La PME bordelaise a annoncé le 28 mai un projet de centrale électrique 100 % décarbonée, capable de fournir 10 mégawatts (MW) en journée et en soirée et 3 MW la nuit, à un coût compétitif et avec une stabilité digne d’une centrale thermique.

Le secret de cette énergie renouvelable à l’intermittence presque effacée réside dans le couplage d’un parc solaire de 55 MW et d’une

unité de stockage à l’hydrogène de 140 MWh – reconvertis en électricité par pile à combustible –, doublée d’un étage de batteries lithium-ion. Le tout devrait démarrer en 2020 à Mana, en Guyane. La région de Saint-Laurent-du-Maroni accueillerait une unité de stockage plus importante que celle de 129 MWh construite en Australie (où HDF est aussi présent) par Tesla et la petite française du solaire Neoen.

Derrière cette prouesse annoncée se cache un savoir-faire développé dans la pile à combustible de grande puissance (supérieure à 1MW). "Les deux seules piles à combustible de forte puissance en Europe sont passées entre nos mains", affirme Sylvain Charrier, le directeur du développement outre-mer de HDF. Damien Havard a fondé Hydrogène de France en 2012, après une expérience dans un bureau d’études dans le photovoltaïque. Présent dans une dizaine de pays, HDF affiche 2 millions d’euros de fonds propres, à peu près autant de chiffre d’affaires et s’affirme rentable. La prochaine étape, pour ce précurseur de la filière hydrogène en France, est l’industrialisation du stockage de masse des énergies renouvelables. C’est le rôle du projet guyanais, que la PME entend bien répliquer en Guyane et ailleurs.

L’innovation
Une solution de production d’énergie renouvelable stable et prévisible grâce au stockage massif de l’énergie sous forme hydrogène et à des piles à combustible de forte puissance (supérieure à 1?MW).


l’opportunité
Les zones enclavées ou isolées sont le plus souvent alimentées en électricité par de petites centrales thermiques que la solution renouvelable et stockage hydrogène d’HDF peut remplacer.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... es.N733574

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 18 sept. 2018, 07:27

Danemark: Air Liquide ouvre un site pilote de production d’hydrogène décarboné

AFP il y a 1 semaine

Le groupe de gaz industriels Air Liquide a inauguré lundi un site pilote de production d’hydrogène, sans émission de carbone, sur le site d’Hobro dans le nord du Danemark.

Cette unité de production d’hydrogène fonctionne par électrolyse de l’eau, et permet de produire 500 kg d’hydrogène par jour, indique Air Liquide dans un communiqué.

Le site comporte un centre de remplissage pour les clients industriels qui sont livrés par camion. Le site alimente aussi un réseau de cinq stations d’hydrogène, installé par le Copenhagen Hydrogen Network, une filiale d’Air Liquide au Danemark.

Ce projet pilote, baptisé HyBalance, a été lancé en 2016. Piloté par Air Liquide, il bénéficie d’un soutien du programme de recherche et développement de l’UE Horizon 2020 ainsi que du programme danois EUDP qui développe des nouvelles technologies dans l’énergie.
https://www.google.fr/amp/s/www.lemonde ... 09/03/amp/

Avatar de l’utilisateur
mobar
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 9182
Inscription : 02 mai 2006, 12:10
Localisation : Essonne

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par mobar » 11 oct. 2018, 13:35

Analyse du marché de l'H2 par le CEPS & Alix Partners

http://www.ceps-oing.org/sites/default/ ... 171121.pdf
UN MARCHÉ DE GÉANTS
L’hydrogène, au bénéfice de quels acteurs ? L’hydrogène rassemble des acteurs issus de mondes jusque là séparés : les énergéticiens comme Engie qui ont notamment une importante position dans l’aval et les services; les pétroliers qui disposent du réseau de distribution peut-être le plus maillé du territoire en plus du réseau gazier ; les électriciens intéressés par les volumes d’énergie offerts et la valorisation possible de productions décarbonées par un stockage continu ; et ceux, à l’instar d’Air Liquide, dont le métier est justement de prendre de l’énergie et de la transformer.
Toutefois, la maîtrise de la chaîne de valeur de l’hydrogène (depuis sa production à partir de gaz ou de l’électricité jusqu’à sa distribution en passant par la compression, le stockage et le transport) n’est pas simple. L’enjeu pour un acteur comme Air Liquide est d’ouvrir ce marché de géants (2 500 milliards peut-être à l’horizon 2050) même si cela doit passer par des partenariats avec les acteurs-clés d’autres secteurs. Il reste particulièrement en Europe à développer l’industrie des électrolyseurs.
La chaîne de valeur installée, la massification de la production conduira à la diminution des coûts : des gigawatts solaires ou éoliens seront alors entièrement dédiés à la production d’hydrogène.
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 15 mars 2019, 22:52

Une nouvelle pile à combustible fait des prouesses en laboratoire

Pierre Berteloot Usine Nouvelle le 15/03/2019

La pile à combustible permet de stocker sous forme de carburant chimique l'électricité produite par les énergies renouvelables, mais les modèles disponibles à ce jour ne sont pas assez rentables pour permettre leur utilisation à grande échelle. Cependant, deux équipes de chimistes américains ont réalisé des avancées prometteuses dans le domaine.

Le jour où l’on pourra stocker l’énergie produite par les éoliennes ou les panneaux solaires – le grand défi à relever si l’on veut s’affranchir un jour du joug des énergies fossiles – vient peut-être de s’approcher subitement. Les piles à combustibles capables de faire cela existent, mais sont actuellement trop peu efficientes pour que leur utilisation soit rentable. Ou plutôt étaient. Une équipe de chercheurs américaine a annoncé avoir créé une pile au rendement ahurissant de 98%.

La pile à combustible : utile mais peu efficiente

Car point de batteries lithium-ion classiques pour cette tâche. Bonnes pour stocker de petites quantités d’énergie, et peu de temps, celles-ci sont autrement trop coûteuses. Pour emmagasiner l’énergie à grande échelle, la solution est ailleurs.

Le mécanisme d’action des piles à combustible, qui existent depuis le XIXème siècle, repose sur la séparation de l’eau sous l’effet d’un courant électrique – une réaction appelée électrolyse – en dihydrogène et dioxygène. Ces deux molécules constituent le combustible chimique sous lequel l’énergie est stockée. Une seconde réaction – la pile à combustible à proprement parler– permet d’inverser le processus et de produire de l’électricité. Elles sont déjà utilisées, notamment dans l’industrie spatiale, mais pas assez rentable pour être massivement utilisées ici-bas dans le réseau électrique, bien que des projets pionniers existent, comme celui de HDF Energy en Guyane.

98% de l’énergie convertie

Les piles les plus répandues à ce jour utilisent des catalyseurs différents pour les deux sens de la réaction, ce qui complique grandement le processus, car deux appareils sont nécessaires. Mais un nouveau type, les piles à céramique protonante (PCFC), pallient à ce problème et peuvent inverser la réaction. Leur seul souci : la première étape (l'électrolyse) était jusque là inefficiente, et les plus efficaces avaient un rendement d'à peine 30%, dissipant le reste de l’énergie sous forme de chaleur.

Mais deux équipes de chercheurs sont parvenues simultanément à des avancées considérables avec les PCFC. Alors que la chimiste Sossina Haile et son équipe avaient publié en janvier dans la revue Energy & Environmental Science les résultats de leurs travaux – ils ont développé une électrode qui utilise 76% de l'énergie électrique pour casser des molécules d’eau –, ils ont déjà été battus. Le chimiste Ryan O’Hayre et son équipe relatent dans une étude parue le 11 mars dans Nature Energy avoir conçu une électrode dont les déperditions d’énergie ne sont que de 2%. Du jamais vu !

Un marché en expansion

Le marché des énergies renouvelables est plus que jamais en pleine croissance. Alors que leur part dans la consommation finale brute d’électricité en France était de 9,3% en 2006, elle est de 16% aujourd’hui. Et l’objectif déclaré de l’Etat, dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, est d’atteindre 32% d’ici à 2030.

La nécessité de la transition énergétique est de plus en plus perçue comme indispensable, et l’amélioration des capacités de stockage de l’énergie permettra certainement de lui conférer une valeur ajoutée et un intérêt encore supérieurs. Les industriels se lancent de plus en plus dans la technologie de la pile à combustible, tels que Safran ou Faurecia récemment. Les électrodes développées par les deux équipes sont en ce sens prometteuses. Seule une incertitude demeure : ces prototypes devront maintenant résister à l’industrialisation et à l’augmentation de l’échelle – qui réduit souvent les performances.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... re.N818230

Bon, j' aimerai bien lire l' article original.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 13 avr. 2019, 00:16

Hydrogène: la bataille des financements reste âpre pour la filière

AFP parue le 12 avr. 2019

Entreprises et collectivités sont sur la ligne de départ, prêtes à inventer de nouveaux usages pour l'hydrogène, mais la bataille pour obtenir des financements reste âpre, près d'un an après l'annonce par le gouvernement d'un plan de soutien à la filière.

Principalement utilisé dans l'industrie, l'hydrogène suscite les convoitises. Cet élément qui intervient dans le raffinage et la fabrication de produits chimiques est désormais considéré par certains comme un outil clé pour la transition énergétique, car il permet de stocker et de restituer de l'électricité.

Afin de donner une impulsion au secteur, le gouvernement a élaboré un plan doté d'une enveloppe de 100 millions d'euros. Près d'un an après sa présentation, deux appels à projets ont été lancés, l'un dédié à la mobilité, l'autre à l'industrie. "Cette année toute la dépense ne sera pas encore engagée", a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition écologique, qui estime qu'environ 70 millions d'euros seront investis en 2019 et le solde en 2020.

"La filière est en ordre de marche" mais "nous butons sur un problème: nous n'avons pas de visibilité", a commenté auprès de l'AFP Philippe Boucly, président l'Afhypac, association rassemblant les acteurs de l'hydrogène, qui demande un soutien pérenne de l'État. "Il y a un véritable enjeu de création de valeur, mais le manque de clarté peut freiner les ambitions des acteurs", a averti auprès de l'AFP Charlotte de Lorgeril, associée au cabinet Sia Partners.

Le fonds "air mobilité" de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), doté d'un budget de 30 millions d'euros cette année, doit financer des projets de transports moins polluants, notamment ceux autour de l'hydrogène. Or, "les demandes de subvention dépassent largement les budgets prévus", a indiqué à l'AFP David Marchal, directeur exécutif adjoint de l'expertise et des programmes à l'Ademe. "Nous finalisons les arbitrages budgétaires avant une annonce de résultats qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.

Concurrence de l'électrique à batterie

La France parie surtout sur le développement de flottes à hydrogène captives à usage professionnel (autobus, transport de marchandises, etc.). Elle ambitionne d'atteindre un peu plus de 5 000 véhicules en circulation d'ici 2023 et une centaine de stations de recharge.

"Le seul véhicule à hydrogène qui a de l'avenir, c'est celui utilisant de l'hydrogène produit avec l'électrolyse de l'eau, ce qui suppose de suffisamment développer les énergies renouvelables en amont", a jugé auprès de l'AFP Jacques Percebois, professeur à l'université de Montpellier.

Cette technique, qui consiste à décomposer l'eau à l'aide d'un courant électrique afin d'isoler les atomes d'hydrogène, ne produit pas de gaz à effet de serre. Mais dans un calcul global, il faut tenir compte de l'origine de l'électricité utilisée. Relativement coûteuse, la méthode reste pour l'heure marginale: l'hydrogène est produit à 95% à partir des énergies fossiles.

Autre difficulté: le véhicule à hydrogène fait face à la concurrence de différents moyens de locomotion propres. "L'argent n'est pas investi en priorité dans le véhicule à hydrogène car les gens croient davantage à l'électrique", a estimé M. Percebois, précisant que la recherche sur les batteries captait beaucoup de financement au niveau mondial. Mais "cela ne signifie pas pour autant qu'il n'a pas sa place, il peut y avoir un partage de marché", a-t-il complété.

S'ils restent onéreux, les véhicules à hydrogène répondent aux besoins des professionnels, grâce à leur autonomie importante et à leur rechargement rapide. "L'avenir de la filière hydrogène dépendra beaucoup de l'engagement des pouvoirs publics", selon une étude de Sia Partners, publiée en janvier. Or, les moyens financiers présentés jusqu'à présent semblent "insuffisants au regard des investissements nécessaires", a-t-elle relevé.

Mais les dés ne sont pas encore jetés. Au titre des perspectives, le gouvernement indique que "les appels à projets lancés en 2019 sur la mobilité et l'industrie permettront de déterminer les suites à donner".
https://www.connaissancedesenergies.org ... pre-190412

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 02 juil. 2019, 19:41

Mines ParisTech et GRTgaz pactisent pour améliorer la tenue à l’hydrogène du réseau de gaz

Usine Nouvelle 02/07/20195

GRTgaz a signé le 2 juillet un partenariat avec les Mines ParisTech pour le financement d’un post-doctorat visant à étudier un moyen de protéger les canalisations de gaz naturel lorsqu’elles sont soumises à une certaine quantité d’hydrogène.
...............
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... az.N861950

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 57793
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: [Hydrogène] Hydrogène et piles à combustible

Message par energy_isere » 04 juil. 2019, 19:52

L'ère hydrogène peut enfin débuter

AURÉLIE BARBAUX Usine Nouvelle 04/07/2019

Entre l’urgence climatique, la baisse du coût des énergies renouvelables et la maturité des technologies, les conditions sont enfin réunies pour que l’hydrogène prenne sa place dans le mix énergétique mondial.

Et si cette fois c’était la bonne ! Et si, comme l’annonce l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport présenté fin juin au G20 d’Osaka, au Japon, les planètes n’avaient jamais été mieux alignées pour que l’hydrogène s’impose enfin comme alternative industrielle au pétrole ! "Le moment est venu d’exploiter son potentiel pour jouer un rôle clé dans un environnement propre, sûr et sécuritaire", écrit l’AIE.

Certes, ce n’est pas la première fois. Dans les années 1970, l’hydrogène apparaissait déjà comme une solution de sortie de la crise pétrolière. À l’époque, certains pays, dont la France, ont misé sur le nucléaire. Dans les années 1990, avec la lutte contre les gaz à effet de serre, l’hydrogène avait encore fait une sortie au Japon, au Canada et en Europe… sans suite. Dans les années 2000, avec la montée en puissance des enjeux climatiques, le véhicule à hydrogène s’est peu à peu concrétisé. Mais faute de réseau de distribution, il n’a pas émergé.

Pourtant, sur le papier, l’hydrogène allie les vertus du pétrole et de l’électricité. C’est un vecteur énergétique qui peut être produit à partir de plusieurs sources (gaz, charbon, pétrole, biomasse et électricité renouvelable) et être utilisé pour de multiples usages, de la production de chaleur et d’électricité en centrale aux transports, en passant par les process industriels, mais aussi en sous-produit chimique… Comme c’est un gaz, il peut être stocké et transporté, même si c’est un peu plus complexe que pour le pétrole et le gaz naturel, car il faut le mettre sous pression et lui dédier des infrastructures. Et comme il n’existe quasiment pas à l’état naturel, l’hydrogène peut être produit un peu partout, en fonction des ressources de base (fossiles, biomasse, renouvelables) et donc, potentiellement affranchir nombre de pays de leur dépendance aux grands pays producteurs de pétrole et de gaz fossiles. Ce qui, d’un point de vue géopolitique, s’annonce peut-être comme son plus grand handicap. Pas plus la Russie que les États-Unis, hormis la Californie, et les pays du Golfe n’ont intérêt à favoriser son émergence. Heureusement, c’est sans compter avec la Chine, l’Europe… et le changement climatique.

Remplacer le charbon… vite !

Car pour atteindre 100 % d’énergies renouvelables – comme le vise l’Australie-Méridionale en 2025, la Suède en 2040, la Californie en 2045 et le Danemark en 2050 – et la neutralité carbone en 2050 – l’objectif de la France, du Royaume-Uni, de l’Espagne, mais aussi du Chili, de la Nouvelle-Zélande et du Japon –, il va falloir déployer les grands moyens. Développer le solaire et l’éolien, passer à la voiture électrique, et replanter des forêts pour créer de nouveau puits de carbone ne va pas suffire. Investir dans le captage de CO2 non plus. Pour diminuer massivement les émissions de gaz à effet de serre, il faut une solution non carbonée pour remplacer le charbon dans l’industrie et la production d’électricité. "L’hydrogène est le chaînon manquant pour viser des systèmes énergétiques 100 % renouvelables, l’objectif de nombreux pays à plus ou moins longue échéance", résume Michèle Azalbert, la responsable de la business unit hydrogène d’Engie. Globalement, les technologies de production d’hydrogène, de piles à combustible nécessaires à la conversion en électricité, de transport et de stockage sont prêtes ou font l’objet de démonstrateurs industriels. Reste à passer à l’échelle industrielle pour en faire baisser les coûts.

L’Allemagne et la Chine viennent de siffler le départ. Le gouvernement chinois a annoncé vouloir mettre un million de voitures à hydrogène sur ses routes d’ici à 2030, en complément de celles à batteries, pour lutter contre la pollution atmosphérique et résoudre le problème d’autonomie des véhicules électriques avec batteries lithium-ion. Outre-Rhin, l’opérateur Rhein-Main-Verkehrsverbund vient de commander 27 trains hydrogène à Alstom, pour remplacer des trains au diesel. C’est la preuve non seulement que la technologie est sûre, mais aussi qu’elle est suffisamment compétitive. Et c’est aussi en Allemagne qu’ArcelorMittal va pour la première fois utiliser de l’hydrogène dans sa production d’acier, l’un des secteurs les plus difficiles à décarboner. À noter aussi le lancement, début 2019, du projet du norvégien Yara de production d’engrais à Pilbara, en Australie, à partir d’hydrogène vert. Un projet mené en collaboration avec Engie qui permettrait de décarboner 80 % de la production.

Relever le défi des coûts de production

Reste l’épineux problème de la baisse des coûts de production de l’hydrogène pour qu’il soit compétitif avec les énergies fossiles qu’il remplacera. Qu’il soit vert (par électrolyse de l’eau), bleu (à partir de gaz avec captage de CO2), gris (gaz sans captage), brun (à partir du lignite) ou noir (à partie du charbon), l’AIE estime que les coûts pourraient baisser de 30 % d’ici à 2030. En massifiant vraiment la production à partir d’énergies renouvelables (solaire ou éolien offshore) dans des centrales de l’ordre du GW, il serait même possible de descendre à 1,5 dollar le kilo d’hydrogène, explique Thierry Lepercq, auteur de "Hydrogène, le nouveau pétrole". C’est au Danemark et au Chili qu’Engie en prépare la démonstration. Avec ses ressources exceptionnelles en énergie solaire, le Chili est aujourd’hui très bien placé pour exporter de l’hydrogène par voie maritime. Les détails de ce premier projet industriel ne sont toutefois pas encore connus.

Au Danemark, Engie va installer, en partenariat avec le transporteur de gaz Gasunie, une unité de production de 100 MW début 2020 pour monter ensuite à 1 GW et fournir le producteur de méthanol BioMCN. À noter aussi qu’au Royaume-Uni, le norvégien Equinor a l’ambitieux projet d’alimenter 3,7 millions de foyers en hydrogène bleu produit à partir du gaz de la mer du Nord avec stockage de CO2. "Entre la prise de conscience de l’urgence climatique, la baisse du coût des renouvelables qui ont été divisés par dix en dix ans et la maturité des technologies de l’hydrogène, cette fois-ci, les conditions sont réunies pour l’hydrogène", résume Philippe Boucly, le président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible. Ce dernier sait néanmoins que l’hydrogène ne détrônera pas totalement le pétrole. Mais il pourrait concourir pour 18 à 20 % de la consommation d’énergie dans le monde en 2050, selon une étude du cabinet McKinsey.

Malgré son plan Hydrogène de 2018, obtenu de haute lutte par Nicolas Hulot alors ministre de la Transition écologique et solidaire, et ses pépites industrielles de l’hydrogène comme Alstom, Symbio, H2V, Areva H2gen, McPhy, Mahytec, Ergosup, Sylfen, Pragma, Safra et le CEA, la France ne croit toujours pas à l’avenir industriel de l’hydrogène et mise encore sur les usages pour la mobilité [voir la carte page 30]. La versatile molécule n’occupe qu’un strapontin dans la feuille de route énergétique du pays, tout comme dans la stratégie nationale bas carbone. Les gaziers, eux, mettent toute leur énergie à défendre le biogaz. "Nous ne croyons pas que l’hydrogène apparaîtra dans le bilan énergétique de la France avant 2030-2035", explique Patrick Corbin, le président de l’Association française du gaz. Mais EDF vient quand même de créer une filiale pour l’hydrogène industriel bleu. Et les régions engagées dans la transition énergétique ont déjà intégré son potentiel énergétique et industriel.

Les plans nationaux se multiplient depuis deux ans

France

Le plan de juin 2018, doté de 100 millions d’euros, vise 10 % d’hydrogène vert pour l’industrie d’ici à 2023 et entre 20 à 40 % d’ici 2028. Il prévoit 20 000 à 50 000 véhicules utilitaires légers, 800 à 2 000 véhicules lourds et de 400 à 1 000 stations à l’horizon 2028.

Allemagne

Un programme de R & D de 1,4 milliard d’euros sur dix ans a été adopté. Celui-ci devrait déclencher 2 milliards d’euros d’investissements privés.

Royaume-uni

Souhaitant incorporer jusqu’à 20 % d’hydrogène dans son réseau de gaz, le pays s’est doté de deux fonds de 20 millions de livres pour développer l’hydrogène bas carbone et le stockage.

Belgique

La plat pays se limite à un plan d’étude du power-to-gas de 50 millions d’euros.

Japon

Ce précurseur vise 300 000 tonnes d’hydrogène vert produit annuellement d’ici à 2030, en passant de 100 stations aujourd’hui à 900 et de 25 000 véhicules en circulation à 800 000.

Chine

Avec une enveloppe initiale de 10,7 milliards d’euros, la feuille de route mobilité vise 2 500 à 5 000 véhicules à hydrogène dans le pays en 2020, 50 000 en 2025 et 1 million à l’horizon 2030.

Australie

Le cinquième continent va investir 61 millions d’euros dans la R &D et des démonstrateurs.

Californie

Berceau de la voiture à hydrogène, le Golden State vise 1 million de véhicules et 1 000 stations en 2030.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... er.N861245

Répondre