Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 05 janv. 2016, 19:09

L'UE enquête sur le projet de conversion de la centrale de Drax

Usine Nouvelle le 05 janvier 2016,
BRUXELLES (Reuters)

La Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête approfondie sur les aides publiques accordées par la Grande-Bretagne à une centrale thermique au charbon de Drax pour favoriser sa conversion partielle à la biomasse.

L'exécutif européen entend examiner si "les fonds publics utilisés pour soutenir le projet Drax sont limités au strict nécessaire et ne donnent pas lieu à une surcompensation".

Il souhaite aussi vérifier que les conséquences potentiellement négatives de ces subventions en termes de concurrence ne l'emportent pas sur les effets positifs attendus en matière de développement des énergies propres.

Il ajoute enfin que l'ouverture d'une telle enquête donnera l'occasion à Londres et à toutes parties intéressées de s'exprimer et qu'elle ne préjuge en aucun cas du résultat de la procédure.

Drax a dit que l'ouverture de cette enquête était prévisible car elle constitue une étape normale de la procédure d'obtention d'une aide publique.

Son action perdait néanmoins 5% à 219,8 pence à la Bourse de Londres en début d'après-midi.

La Grande-Bretagne compte fermer ses centrales alimentées au charbon d'ici 2025, les centrales nucléaires et les centrales alimentées au gaz complétant l'offre des énergies renouvelables.

La CE a autorisé en décembre des aides publiques britanniques à la convervion à la biomasse de la centrale thermique de Lynemouth de RWE, décision qui semble a priori de bon augure pour Drax.

Elle avait également autorisé en janvier 2015 la construction d'une centrale mixte à Teesside, un autre projet bénéficiant d'aides publiques.

Drax est propriétaire de la plus importante centrale électrique de Grande-Bretagne, à Selby, dans le nord du Yorkshire. Elle assure à elle seule 8% des besoins d'électricité du pays. La société britannique a déjà converti deux de ses six unités de production à la biomasse et compte sur une subvention publique pour faire de même avec une troisième, dont la capacité serait de 645 mégawatts d'électricité.

La subvention est calculée sur la base d'un "prix d'exercice" pour l'électricité produite. Si le prix de gros moyen de l'électricité tombe sous ce "prix d'exercice", l'exploitant recevra une somme supplémentaire en plus du montant obtenu grâce à la vente d'électricité sur le marché.

L'exécutif européen souligne que, selon son analyse préliminaire, "les estimations des résultats économiques de la centrale (sont) peut-être trop prudentes", ce qui impliquerait que Drax serait un peu trop subventionné.
http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... ax.N371879

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Message par energy_isere » 05 janv. 2016, 19:10

L'UE enquête sur le projet de conversion de la centrale de Drax

Usine Nouvelle le 05 janvier 2016,
BRUXELLES (Reuters)

La Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête approfondie sur les aides publiques accordées par la Grande-Bretagne à une centrale thermique au charbon de Drax pour favoriser sa conversion partielle à la biomasse.

L'exécutif européen entend examiner si "les fonds publics utilisés pour soutenir le projet Drax sont limités au strict nécessaire et ne donnent pas lieu à une surcompensation".

Il souhaite aussi vérifier que les conséquences potentiellement négatives de ces subventions en termes de concurrence ne l'emportent pas sur les effets positifs attendus en matière de développement des énergies propres.

Il ajoute enfin que l'ouverture d'une telle enquête donnera l'occasion à Londres et à toutes parties intéressées de s'exprimer et qu'elle ne préjuge en aucun cas du résultat de la procédure.

Drax a dit que l'ouverture de cette enquête était prévisible car elle constitue une étape normale de la procédure d'obtention d'une aide publique.

Son action perdait néanmoins 5% à 219,8 pence à la Bourse de Londres en début d'après-midi.

La Grande-Bretagne compte fermer ses centrales alimentées au charbon d'ici 2025, les centrales nucléaires et les centrales alimentées au gaz complétant l'offre des énergies renouvelables.

La CE a autorisé en décembre des aides publiques britanniques à la convervion à la biomasse de la centrale thermique de Lynemouth de RWE, décision qui semble a priori de bon augure pour Drax.

Elle avait également autorisé en janvier 2015 la construction d'une centrale mixte à Teesside, un autre projet bénéficiant d'aides publiques.

Drax est propriétaire de la plus importante centrale électrique de Grande-Bretagne, à Selby, dans le nord du Yorkshire. Elle assure à elle seule 8% des besoins d'électricité du pays. La société britannique a déjà converti deux de ses six unités de production à la biomasse et compte sur une subvention publique pour faire de même avec une troisième, dont la capacité serait de 645 mégawatts d'électricité.

La subvention est calculée sur la base d'un "prix d'exercice" pour l'électricité produite. Si le prix de gros moyen de l'électricité tombe sous ce "prix d'exercice", l'exploitant recevra une somme supplémentaire en plus du montant obtenu grâce à la vente d'électricité sur le marché.

L'exécutif européen souligne que, selon son analyse préliminaire, "les estimations des résultats économiques de la centrale (sont) peut-être trop prudentes", ce qui impliquerait que Drax serait un peu trop subventionné.
http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... ax.N371879

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Message par energy_isere » 12 janv. 2016, 20:03

Éolien : en 2015, l’Écosse a battu son record de production

Publié le 12/01/2016 lemarin.fr

L’Écosse a battu le record de sa production d’énergie éolienne l’année dernière avec 10 392,4 GWh produits par ses éoliennes, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2014, avec « seulement » 8 967,2 GWh générés.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -record-de

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Message par energy_isere » 13 févr. 2016, 20:49

Engie va fermer sa centrale à charbon britannique de Rugeley

Publié le 09/02/2016 Boursier.com

Engie va fermer sa centrale de Rugeley (Staffordshire), dans le centre de l'Angleterre, au début de l'été prochain. Le groupe explique qu'il a dû prendre cette décision à cause de la détérioration des conditions sur le marché britannique des centrales à charbon, dont les perspectives ne sont pas prêtes de s'améliorer. Cela entraînera la suppression de 150 emplois, le sort des salariés restant suspendu à la procédure de consultation en cours et aux discussions avec les autorités compétentes. Durant la période de négociations, l'énergéticien va s'employer à chercher des opportunités de reclassement pour son équipe. Un certain nombre de postes seront ouverts pour mener à bien le démantèlement du site.

La centrale de 1.000 MW est opérationnelle depuis 1970. Elle est présentée comme l'une des plus flexible et efficace du Royaume-Uni, ce qui ne l'empêchera pas de fermer, à cause d'une combinaison de facteurs, dont la chute des prix énergétiques et l'accroissement des compensations carbone. Nous avons mis en place un certain nombre d'évolutions à Rugeley il y a un an, afin de contribuer à la pérennité du site, mais la combinaison d'une chute des prix et de plusieurs changements intervenus sur le marché rend la situation intenable, a expliqué David Alcock, le patron d'Engie Energie Infrastructure dans le pays.

En 2012, un projet de conversion de Rugeley en usine biomasse avait été lancé, mais il n'avait pas abouti. La centrale est détenue à 75% par Engie et 25% par le japonais Mitsui. Outre-Manche, cette fermeture fait couler de l'encre, car elle complète une liste déjà longue d'installations arrêtées ou sur le point de l'être, qui fait craindre pour l'indépendance énergétique du pays.
http://www.boursier.com/actions/actuali ... 74268.html

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Message par Rod » 15 févr. 2016, 11:10

moins vite, moins loin, moins souvent: le transport post PO
Des couches lavables
Chauffage bois solaire

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Message par energy_isere » 23 févr. 2016, 21:11

GB : un mort et trois disparus dans l’effondrement d’une centrale thermique (a charbon) désaffectée
http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160223_00784625

Image
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... harbon.php

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 08 mars 2016, 12:53

Electricité : Npower, filiale britannique de RWE, va supprimer 2 400 emplois

Le Monde.fr | 08.03.2016

Npower, la filiale britannique du géant allemand de l’énergie RWE, qui emploie 11 500 personnes au Royaume-uni, a annoncé mardi la suppression de 2 400 emplois d’ici à 2018, soit plus de 20 % du personnel concerné.

Npower a fait état d’une perte d’exploitation de 99 millions de livres (128 millions d’euros) l’an passé. Pour l’expliquer, il a mis en avant « une forte concurrence sur les marchés des particuliers et des entreprises, de moindres volumes vendus et le coût de problèmes dans les services aux particuliers ».

La filiale a perdu plus de 250 000 clients, et ne comptait plus que 4,77 millions de comptes à la fin 2015. Elle a aussi dû s’acquitter d’une somme de 26 millions de livres pour dédommager des clients irrités par des problèmes dans son système de facturation.

« Processus trop compliqués »

Paul Coffey, le directeur général de RWE Npower, a reconnu que la filiale fonctionnait avec « des processus trop compliqués qui ont mécontenté les clients, entraîné de nombreuses plaintes et coûté de l’argent pour remettre les choses à l’endroit ». Il a souligné que la filiale devait en conséquence revoir de fond en comble son fonctionnement et se restructurer.

Eamon O’Hearn, un responsable du syndicat GMB, a jugé que « la main-d’œuvre allemande de RWE ne serait pas traitée de cette manière ». « Cela renforce l’impression que cette annonce intervient pour satisfaire les traders de la City sans tenir compte de son impact » sur les personnes concernées.

Touchée de plein fouet par la chute des prix de gros de l’électricité et la concurrence de l’électricité renouvelable subventionnée, la maison-mère allemande RWE a annoncé plus tôt dans la journée un recul de ses bénéfices l’an passé et des perspectives négatives pour 2016.
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 08 mars 2016, 18:48

La Grande-Bretagne a plus que jamais besoin de Hinkley Point

Reuters le 08/03/2016

La crise au sommet chez EDF en raison d'un désaccord sur les modalités de financement du projet nucléaire de Hinkley Point n'est pas sans risque pour la Grande-Bretagne, qui a un besoin vital de mener à bien la construction de ces deux réacteurs de type EPR.

Ce programme de 18 milliards de livres sterling (environ 23 milliards d'euros) a entraîné la démission du directeur financier de l'électricien français, Thomas Piquemal, inquiet du poids que fait peser ce projet sur le bilan du groupe.

Chez EDF comme au sein des gouvernements français et britannique, on s'est empressé de dire que le projet restait sur les rails mais il a déjà deux ans de retard et pourrait en prendre encore davantage.

Si le projet n'aboutit pas d'ici à 2025, l'alimentation en électricité de millions de ménages pourrait être menacée.

"Cela souligne la nécessité d'un plan B", estime Tim Yeo, le président conservateur de la commission parlementaire britannique sur l'énergie et le changement climatique.

Hinkley Point C doit fournir à terme environ 7% des besoins de la Grande-Bretagne en électricité.

"Un retard supplémentaire serait un revers pour le gouvernement britannique parce que le nucléaire est l'un des trois piliers de sa stratégie énergétique à long terme", analyse Coralie Laurencin, du cabinet spécialisé IHS Energy.

"Le fait que ce premier nouveau réacteur prenne tellement de temps n'arrange pas les choses."


DEUX AUTRES CENTRALES EN PROJET

Le gouvernement britannique risque de devoir se tourner vers d'autres centrales nucléaires ou encourager les centrales au gaz, le troisième pilier de sa politique énergétique étant les énergies renouvelables, en particulier l'éolien.

Deux autres groupes prévoient de construire des centrales nucléaires en Grande-Bretagne. D'une part NuGen, une coentreprise entre Westinghouse, filiale du japonais Toshiba, et le français Engie, et de l'autre Horizon, filiale de Hitachi.

NuGen envisage de faire démarrer sa centrale de Moorside, dans le nord-ouest de l'Angleterre, en 2024, Horizon visant pour sa part un démarrage entre 2020 et 2025 de sa centrale galloise de Wylfa.

Les deux projets auront une capacité combinée de 6,3 gigawatts contre 3,2 gigawatts pour Hinkley Point C. Il leur reste cependant à franchir de nombreux obstacles réglementaires et tarifaires, déjà effacés par le projet d'EDF.

Pour cette raison, les centrales au gaz, plus rapides à construire, pourraient être la meilleure option de remplacement, estime Andy Houston, du cabinet de consultants Poyry.

D'autres font valoir cependant que les centrales au gaz polluent et qu'en construire davantage compromettrait les objectifs de Londres en matière d'émissions de CO2.

La meilleure solution pour le gouvernement britannique demeure donc la livraison dans les meilleurs délais des réacteurs de Hinkley Point.
http://www.boursorama.com/actualites/la ... 3e9045ea0a

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par mobar » 13 mars 2016, 19:00

Hinkley Point, le MW installé le plus cher qu monde pour cette gamme de puissance

http://www.global-chance.org/Les-EPR-d- ... -la-France
Les EPR d’Hinkey Point ruineux pour le Royaume-Uni et la France

L’accord récent entre le gouvernement anglais et EDF - opportunément secondée par deux groupes nucléaires chinois - sur la construction de deux EPR de 1650 MW à Hinkley Point est venu révéler le montant total réel de l’opération une fois inclus les frais financiers : 16,5 milliards d’€ par réacteur, soit 10000 € le kW, 5 fois plus cher que l’estimation initiale d’investissement du kW de l’EPR donnée par EDF en 2006 à la veille du démarrage du chantier de Flamanville, 7 fois plus cher que l’investissement d’une éolienne terrestre (frais financiers compris) ou 12 fois plus cher que celui d’une turbine à gaz… Certes, le gouvernement anglais est prêt à acheter le courant d’Hinkley Point à 126€/MWh à partir de 2025 et jusqu’en 2060, mais la rentabilité de l’affaire pour EDF n’en demeure pas moins incertaine : dans l’hypothèse la plus favorable où, pendant les 35 ans prévus par le contrat, les deux EPR auraient le bon goût de fonctionner 8000 heures par an comme prévu sur le papier, sans aucune panne, l’opération serait au mieux neutre pour EDF à l’horizon 2060, date à partir de laquelle, si tout va bien, l’électricien national et ses partenaires pourraient commencer à songer à engranger des bénéfices...
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 21 mai 2016, 13:02

Hinkley Point : si EDF jette l'éponge, le chinois CGN n'y ira pas tout seul

AFPle 16 mai 2016

Le groupe nucléaire chinois CGN a indiqué lundi n'avoir "aucune intention" de construire des réacteurs sur le site de Hinkley Point (Grande-Bretagne) en cas de défection ou de report de la part du français EDF, réfutant le scénario récemment évoqué par un parlementaire britannique.

Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a annoncé la semaine dernière sa décision de recourir à une expertise sur le projet controversé de construction par l'énergéticien de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (sud-ouest de l'Angleterre), suite à une vive contestation de ses syndicats. Ces derniers demandent un report du chantier de deux ou trois ans, de crainte que son coût (environ 23 milliards d'euros) ne compromette la viabilité du groupe.

Dans la foulée, Lord Howell, un membre de Chambre haute britannique, avait évoqué mercredi "un plan B" où CGN - investisseur dans le projet aux côtés du groupe français - pourrait se substituer à EDF. "Outre la possibilité d'un report, savez-vous (...) que les Chinois ont également un plan B, qui serait de contourner complètement EDF et de construire eux-mêmes deux réacteurs plus petits sur le site de Hinkley C, et même de le faire plus rapidement que ce qui est actuellement prévu ?", a-t-il déclaré en séance de la chambre des Lords, selon une transcription officielle des débats.

Mais ce scénario, rapporté d'abord par le "Times", a été farouchement réfuté lundi par CGN, partenaire d'EDF sur ce projet. "Il n'y a aucun fondement à cette histoire (...) China General Nuclear Power Corporation n'a aucune intention de construire des réacteurs nucléaires à Hinkley Point C", a affirmé le groupe étatique chinois dans une déclaration envoyée à l'AFP.

EDF et CGN avaient signé un accord en octobre 2015, prévoyant que le chinois supporte un tiers du financement du projet de Hinkley Point C, les deux tiers restants pesant sur les comptes de l'électricien public français. Il s'agit du premier investissement de Pékin dans un secteur aussi stratégique et sensible d'un grand pays occidental.

"Notre intention est (plutôt) d'obtenir le feu vert des régulateurs (britanniques) pour construire un réacteur possédant notre propre technologie à Bradwell, dans l'Essex (sud-est de l'Angleterre)", a ajouté CGN. De son côté, son compatriote CNNC, autre grand acteur étatique du nucléaire chinois, a commencé à construire l'an dernier le premier Hualong-1, un réacteur de troisième génération de technologie chinoise destiné à rivaliser avec l'EPR français.
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... eul-160516

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Message par energy_isere » 21 juin 2016, 22:06

Clap de fin pour la centrale à charbon Engie de Rugeley

le 09/06/2016 Boursier.com

Engie avait annoncé dès février dernier la fermeture de sa centrale de Rugeley, dans le centre de l'Angleterre, pour le mois de juin. Ce site de 1.000 MW était opérationnel depuis 1970. La dégradation des conditions d'exploitation des centrales à charbon et la chute des prix énergétiques ont sonné le glas de l'installation, pourtant présentée comme l'une des plus flexibles et efficaces du pays. L'arrêt définitif a eu lieu hier 8 juin, a indiqué l'énergéticien. Environ 150 salariés travaillaient sur le site.
http://www.boursier.com/actions/actuali ... 88554.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 29 juin 2016, 18:07

Brexit : pas de conséquences sur les futurs EPR d'Hinkley Point d'après Londres

Par latribune.fr 29/06/2016

Selon le gouvernement britannique, le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l'UE vendredi ne remet pas en cause le développement du complexe nucléaire d'Hinkley Point.


Londres tente de rassurer sur le projet Hinkley Point après le vote du Brexit. Deux réacteurs nucléaires de type EPR doivent normalement être construits sur ce site qui comprend déjà deux autres réacteurs. Mercredi, la ministre de l'Energie, Andrea Leasdom, s'est voulue rassurante lors d'une audition devant des parlementaires : "Je ne crois pas que le recours autrichien contre Hinkley ait le moindre fondement (...) et je ne crois pas que (le projet) soit influencé par le résultat du référendum."

La ministre fait en effet référence à la procédure juridique engagée par l'Autriche depuis juillet 2015. Le gouvernement autrichien contestait le feu vert accordé par Bruxelles pour que Londres subventionne ce développement nucléaire. Pour Andrea Leasdom, l'issue du scrutin du 23 juin ne devrait rien changer à la politique énergétique britannique.

Le soutien d'EDF

De son côté, le groupe EDF, en charge du projet Hinkley Point, avait confirmé dès vendredi dernier qu'il allait poursuivre le développement de la nouvelle centrale. "EDF confirme son engagement dans le projet Hinkley Point" avait déclaré à Reuters une porte-parole de l'électricien.

La décision finale d'investissement, plusieurs fois repoussée, est attendue pour septembre. Mardi 28 juin, lors d'une conférence sur le nucléaire, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a rappelé cette exigence : "La Grande-Bretagne reste un partenaire important et ses besoins énergétiques restent les mêmes. C'est pourquoi je considère qu'une décision d'investissement d'EDF est nécessaire le moment venu."
http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... 83165.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 01 août 2016, 12:22

Londres met Hinkley Point en suspens, Pékin le déplore

le 01-08-2016

Le ministère chinois des Affaires étrangères a dit lundi espérer une décision rapide de Londres en faveur de la construction de réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, actuellement suspendue à une décision du gouvernement britannique. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett (c) ReutersLe ministère chinois des Affaires étrangères a dit lundi espérer une décision rapide de Londres en faveur de la construction de réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, actuellement suspendue à une décision du gouvernement britannique.

PEKIN (Reuters) - Le ministère chinois des Affaires étrangères a dit lundi espérer une décision rapide de Londres en faveur de la construction de réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, actuellement suspendue à une décision du gouvernement britannique.

L'accord lançant définitivement ce chantier, confié au groupe français EDF avec une participation de CGN (China General Nuclear) représentant un tiers de l'opération, devait initialement être signé vendredi dernier.

Mais la nouvelle Première ministre britannique, Theresa May, est personnellement intervenue pour repousser la conclusion de cet accord, dit-on de source gouvernementale britannique.

D'après un ancien membre du gouvernement, les réticences de Theresa May, arrivée le mois dernier à Downing Street, s'expliquent par la présence d'un investisseur chinois dans le montage.

L'exécutif britannique fera connaître sa décision finale à l'automne, une fois le dossier réexaminé en détail.

"Je tiens à souligner que ce projet a reçu l'adhésion de la Chine, du Royaume-Uni et de la France dans un esprit de bénéfice mutuel, de collaboration et de coopération gagnant-gagnant", a réagi Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise, dans un communiqué transmis à Reuters.

La Chine "espère que le Royaume-Uni parviendra à une décision aussi rapide que possible afin de garantir une mise en oeuvre sans accroc du projet", a-t-elle ajouté, sans entrer dans le détail.

Dans un éditorial rédigé en anglais, l'agence de presse officielle Chine nouvelle dit comprendre le besoin de la Grande-Bretagne de se donner un délai de réflexion supplémentaire.

...................
,
http://www.challenges.fr/entreprise/201 ... plore.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 09 août 2016, 12:46

Hinkley Point: l’ambassadeur chinois exhorte Londres à donner son feu vert

Par AFP — 9 août 2016
http://www.liberation.fr/futurs/2016/08 ... rt_1471187

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 17 août 2016, 12:40

UN VIRAGE BRITANNIQUE VERS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES POURRAIT COULER LES AMBITIONS D’EDF

capital.fr 17 Aout 2016

Hinkley Point, le mégaprojet nucléaire d’EDF outre-Manche, pourrait-il ne jamais voir le jour ? Le géant français de l'électricité pensait pouvoir enfin lancer les travaux lorsque son conseil d'administration avait donné son feu vert le 28 juillet à ce plan pharaonique de 18 milliards de livres (20,8 milliards d'euros), mais, le soir même, le gouvernement de la première ministre conservatrice Theresa May créait la surprise en disant vouloir encore "examiner avec soin" ce projet en vue d'une décision finale repoussée au début de l'automne.

Londres avait pourtant donné son accord de principe dès octobre 2013 à la construction de deux réacteurs EPR dans le sud-ouest de l'Angleterre par EDF, mais ce dernier a ensuite dû gérer des modifications du tour de table des investisseurs, avec la sortie d' Areva et l'entrée à hauteur d'un tiers de l'entreprise chinoise CGN. Le temps que l'entreprise publique française persuade son conseil d'administration de se lancer dans ce vaste chantier, la bourrasque du vote pour le Brexit a fait chuter le gouvernement de David Cameron, très favorable au projet, et les intentions de son successeur sont mystérieuses.

"Les raisons de cette nouvelle réflexion sur Hinkley Point sont multiples et compliquées", explique à l'AFP Peter Williamson, professeur de gestion internationale à l'Université de Cambridge. "Non seulement certains ont soulevé des questions de sécurité, mais il y a aussi la question économique avec un prix garanti très élevé, et plus généralement la question de savoir si nous devons opter pour quelques grandes centrales nucléaires ou plutôt pour des technologies de mini-centrales nucléaires ou d'autres énergies alternatives", décrypte-t-il.

Sur le plan sécuritaire, le chef du cabinet de la Première ministre, Nick Timothy a, par le passé, jugé "incompréhensible" que le Royaume-Uni accepte des investissements chinois dans son réseau d'électricité, évoquant des risques en matière de sûreté industrielle. Cependant, le projet inquiète également au plan budgétaire, ses opposants soulignant que les constructions de réacteurs EPR ailleurs dans le monde ont entraîné d'innombrables complications, surcoûts et retards.

Mettre ce plan sur les rails est "une décision extrêmement importante sur laquelle nous ne pouvons pas nous tromper", reconnaît le 10 Downing Street, d'autant que Hinkley Point est au cœur de la stratégie de relance de l'énergie nucléaire au Royaume-Uni... qui semble elle-même en cours de réexamen.

En 2015, l'électricité générée au Royaume-Uni a été produite à environ 30% par des centrales au gaz, à 30% par des centrales à charbon, à 19% par des réacteurs nucléaires et 19% par les énergies renouvelables (éoliennes, hydroélectricité, énergie solaire, biomasse…). Toutefois, des huit centrales nucléaires en fonctionnement, une seule marchera encore après 2030 et les centrales au charbon les plus polluantes sont aussi vouées à la fermeture. Les autorités doivent donc trouver de nouvelles sources d'électricité, tout en respectant leur objectif très ambitieux de réduire de 57% les émissions de dioxyde de carbone d'ici à 2030 par rapport à leur niveau de 1990, dans la foulée de l'accord international conclu en décembre à la COP21 à Paris.

"C'est le moment d'investir beaucoup plus dans l'efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables", explique Olivia Gippner, chercheuse spécialiste dans ce domaine à la London School of Economics. Plusieurs pistes sont avancées par des experts : encourager le captage du CO2 en vue d'une réutilisation industrielle, ou développer les techniques de stockage d'électricité pour compléter la production des éoliennes. La génération d'électricité par le vent reste perfectible car soumise aux caprices du climat, mais elle est très prometteuse sur les îles britanniques exposées au large. Le ministère de l'énergie a ainsi donné son feu vert mardi à un projet qui pourrait voir émerger une gigantesque ferme éolienne offshore au large du Yorkshire, dont la capacité équivaudrait à celle d'un réacteur EPR.
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