Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 11 avr. 2019, 00:56

Second report du démarrage de la plateforme offshore Mariner qui doit sortir 55 000 b/j en eaux UK et opérée par Equinor pour 65 %.

Equinor Delays $6B UK Oil Field Start-Up, Again

By Tsvetana Paraskova - Apr 10, 2019,

Norway’s Equinor is pushing back the start-up of a major heavy oil field offshore the UK to the second half of this year in order to check all electrical couplings on the platform, according to the head of major projects at the Norwegian oil and gas giant.

The start-up of the Mariner oil field—one of the largest developments on the UK Continental Shelf (UKCS) in recent years which costs US$5.9 billion (4.5 billion British pounds)—has been already delayed several times.

The development of the Mariner field will contribute more than 300 million barrels of oil with average plateau production of some 55,000 barrels per day, according to the field operator Equinor, which expects Mariner to provide a long-term cash-flow over 30 years. Equinor’s website says that production is expected to start in the first half of 2019.

However, Equinor’s vice president for major projects Morten Ruth told Reuters on Wednesday that the first-half 2019 target would not be met because Equinor had decided to inspect all 40,000 electrical couplings on the platform, after early tests showed a “too high” failure rate at the couplings. Equinor had 56 percent of the work on the Mariner platform completed as of this week.

According to Ruth, the electrical couplings can lead to an explosion if gas gets to the platform.

“We see the startup getting closer. We see that we will be able to complete all preparations before July, but there are uncertainties,” Ruth told Reuters.

The manager expects Mariner’s start-up between July and early September.

This is not the first delay of start-up at Mariner. In October last year, Equinor said that “challenging weather conditions” would prevent it from starting up the field in the fourth quarter of 2018 and pushed the start-up date into 2019.

Equinor is the operator of the Mariner field with a 65.11-percent stake, with co-venturers JX Nippon with 20 percent, Siccar Point with an 8.89-percent interest, and Dyas with a 6-percent stake.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... Again.html

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Message par energy_isere » 10 mai 2019, 21:47

Au Royaume-Uni, une semaine d’électricité sans charbon pour la première fois depuis 1882
Il s’agit d’une première depuis l’ouverture de la première centrale électrique au charbon à Holborn, à Londres, au XIXe siècle.


Le Monde avec AFP 9 Mai 2019

Le Royaume-Uni est en train de tourner la page du charbon. ESO (Electricity System Operator), le gérant du réseau d’électricité en Angleterre, Ecosse et pays de Galle, a estimé que mercredi 8 mai à 13 h 24 locale, le Royaume-Uni avait bouclé sa première semaine complète de production d’électricité sans utiliser la moindre once de charbon, aucune centrale au charbon n’ayant été connectée au réseau depuis le 1er mai.

Il s’agit d’une première depuis l’ouverture de la première centrale électrique au charbon, à Holborn, à Londres, en 1882, a précisé l’ESO. Il y a deux ans, le gérant avait relevé pour la première fois une journée complète sans utiliser de charbon pour produire d’électricité.

« De plus en plus d’énergie renouvelable alimente notre système », a déclaré le directeur de l’ESO, Fintan Slye. « D’ici à 2025, nous pourrons exploiter l’ensemble du réseau d’électricité du Royaume-Uni sans charbon » de façon pérenne, a-t-il ajouté.

Diminution de la part du charbon

En 2018, le charbon dont la part décroît, n’a représenté que 6 % de la production d’électricité au Royaume-Uni en 2018, d’après des chiffres du gouvernement. Les centrales au charbon jouent toujours un rôle important dans le système énergétique britannique notamment en cas de forte demande, mais l’utilisation croissante de sources d’énergie renouvelables en réduit la nécessité. Autre énergie fossile, le gaz a représenté 43,9 % de la production d’électricité.

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse et hydroélectricité) ont représenté pour leur part 27,5 % du total, l’énergie éolienne étant en plein développement avec de nombreuses fermes installées au large des côtes venteuses du pays. En ajoutant l’énergie nucléaire aux renouvelables, presque la moitié (49,6 %) de la génération d’électricité du pays a pu être accomplie via des technologies peu émettrices de CO2.

Un responsable de Greenpeace Royaume-Uni, Doug Parr, s’est réjoui du résultat annoncé par ESO : « Il y a juste quelques années, on nous disait que le Royaume-Uni ne pourrait garder la lumière allumée sans charbon. Maintenant, le charbon disparaît pour le plus grand bien de notre climat et de la qualité de l’air. » Il a toutefois ajouté qu’il fallait faire davantage pour affronter « l’urgence climatique », évoquant l’interdiction progressive des voitures à essence et diesel, l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements, la réduction de la consommation de viande et la plantation de millions d’arbres.
https://www.lemonde.fr/energies/article ... 53054.html

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Message par energy_isere » 31 mai 2019, 08:49

1.18 million de b/j en mer du Nord UK au Q1 2019.
(pétrole plus condensats)
UK Oil Production Up 9% In First Quarter

By Tsvetana Paraskova - May 30, 2019

The UK’s crude and natural gas liquids (NGL) production increased by 9 percent annually to reach 1.18 million bpd in the first quarter of 2019, S&P Global Platts quoted statistics from the UK Department of Business, Energy & Industrial Strategy as showing on Thursday.

The UK’s crude oil production alone increased by 11 percent to 1.08 million bpd in Q1, according to the government statistics quoted by Platts—a welcome sign for the UK oil and gas industry which has managed to reverse a years-long downward trend in recent months, thanks to start-ups of projects in the North Sea.

According to the UK Department of Business, Energy & Industrial Strategy, provisional figures for 2018 showed that UK crude oil and NGL production rose by 8.9 percent compared to 2017, mainly due to multiple new projects on the UK Continental Shelf (UKCS) coming online in late 2017 and 2018 and increasing production through the year.

In November of 2018, BP and its co-venturers started up production at the giant Clair Ridge project in the West of Shetland region offshore UK. The project is targeting 640 million barrels of oil reserves and is expected to have peak production of 120,000 bpd.

The UK’s petroleum reserves remain at a significant level, with overall remaining recoverable reserves and resources ranging from 10 to 20 billion barrels plus of oil equivalent, according to the UK Oil and Gas Authority (OGA). Currently proven and probable reserves on the UKCS can sustain production for another 20 years.

The UKCS yielded 20 percent more oil and gas in the last five years after 14 consecutive years of production declines, the industry’s association, Oil & Gas UK, said in its latest annual Business Outlook earlier this year.

Exploration in the UK’s North Sea is definitely picking up and this year could see the drilling of up to 15 new wells, the association added. This is momentum that needs to be maintained, the association noted, as expectations were for another decline in production to begin after 2020.

By Tsvetana Paraskova for Oilrpice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... arter.html

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Message par energy_isere » 08 juin 2019, 00:59

Total ambitieux en mer du Nord avec Culzean, un nouveau projet gazier géant

AFP parue le 07 juin 2019

À mi-chemin entre l'Ecosse et la Norvège, le champ marin de Culzean fournira 5% du gaz consommé au Royaume-Uni, se réjouit Total qui va démarrer son exploitation dans les prochains jours, témoignant d'un regain d'intérêt pour la mer du Nord. "Il y a de la vie à revendre" en mer du Nord, a affirmé le responsable du projet, Claus Vissing-Jorgensen, lors d'une présentation du site à la presse organisée récemment.

Véritables immeubles de plusieurs étages plantés au milieu de la mer du Nord, les trois plateformes peintes de rouge et de jaune vifs détonnent sur les vagues sombres qui viennent lécher les pieds des installations. Selon un employé, si les plateformes surplombent tranquillement la mer en été, des vagues grandes comme des maisons peuvent s'inviter en hiver jusqu'aux passerelles qui les relient entre elles.

Ceux qui ont travaillé sur le projet de Culzean depuis le début connaissent déjà bien les lieux, puisque l'élaboration du site à commencé en 2015, sous la houlette du géant danois Maersk. Mais si la météo tumultueuse de la mer du Nord n'a pas empêché la construction du complexe, une tempête a aussi secoué le marché et fait plonger les cours du gaz et du pétrole.

Des revenus en baisse ont poussé Maersk à se concentrer sur ses activités de transports maritimes et à vendre sa branche d'exploration pétrolière à Total, les 49,99% de part du projet Culzean compris. Total est donc désormais opérateur du projet dans lequel il est majoritaire, avec BP et JX Nippon comme partenaires.

Clone informatique

Pour pouvoir rentabiliser sa production dans une zone aux coûts élevés, Total compte sur de nouvelles technologies pour la maintenance. Les installations de Culzean sont ainsi modélisées intégralement sur ordinateur, une innovation héritée de Maersk qui pourrait permettre à Total de réaliser des économies.

Les quelque 180 employés sur place peuvent par exemple scanner des codes situés sur les infrastructures qu'ils sont chargés de maintenir. Ils transmettent alors des informations à une équipe d'assistance de 650 personnes campée dans la ville écossaise d'Aberdeen, à 230 kilomètres de là, détaille M. Vissing-Jorgensen.

Ce type d'innovation technologique n'a d'ailleurs pas profité qu'au groupe français dans cette région. "La production en mer du Nord a augmenté de 20% sur les cinq dernières années, c'est assez remarquable pour un bassin mature", explique à l'AFP Paul de Leeuw, directeur de l'Institut du pétrole et du gaz de l'Université Robert Gordon d'Aberdeen. Selon lui, la "renaissance" de la mer du Nord est également due à une fiscalité très encourageante, notamment au Royaume-Uni.

Bassin à bout de souffle

Les autorités britanniques cherchent à encourager l'activité dans un bassin dont l'exploitation représente 280 000 emplois dans le pays, soit presque moitié moins qu'à son apogée en 2014.

Mais la moitié des ressources ont déjà été pompées. Malgré le rebond des cinq dernières années, la production en mer du Nord britannique est loin des sommets atteints à la fin des années 1990 et au début des années 2000, quand elle dépassait parfois les 5 millions de barils équivalent pétrole par jour, en cumulant tous les hydrocarbures.

En 2018, l'industrie n'a pompé que 1,7 millions de barils par jour en moyenne, et la production va baisser au fil des ans, selon l'Autorité britannique du pétrole et du gaz (OGA). Ces conditions difficiles découragent certains géants du pétrole, comme l'Américain ConocoPhillips, qui a cédé en avril ses activités dans la région.

Mais Total compte sur son expérience en mer du Nord et sur le rachat de Maersk pour tirer son épingle du jeu et devenir un maillon essentiel de l'approvisionnement en gaz du Royaume-Uni.

Le pays est en effet très demandeur de gaz, énergie qui pollue moins que le pétrole ou le charbon. Selon Total, quand le projet de Culzean atteindra son rythme-plateau de production en 2020-2021, entre 60 000 et 90 000 barils équivalent pétrole par jour, il produira 5% de la demande du Royaume-Uni. Ce projet devrait être exploité au moins 13 ans.

Avec ce nouveau projet et tout ce qu'il fait déjà dans la région, Total estime pouvoir bientôt fournir environ un cinquième du gaz consommé au Royaume-Uni. De quoi rembourser un investissement de 4 milliards de dollars (3,55 milliards d'euros) pour ce site, même si le groupe ne donne pas plus de détail sur la rentabilité du projet.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ant-190607

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Message par energy_isere » 11 août 2019, 00:03

Boris Johnson nouvellement premier ministre appuie le nucléaire en UK.
UK’s new premier promises boost for nuclear power

26 July 2019

Boris Johnson expressed his "passionate" support for nuclear power when he addressed the House of Commons for the first time as UK prime minister yesterday. Seven of the country’s eight existing nuclear plants are set to be retired by 2030, while new-build projects have faced financial uncertainty over the last two years.
........
http://www.world-nuclear-news.org/Artic ... lear-power

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 15 août 2019, 23:36

Suite de post du 11 avril 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 5#p2282805

EQUINOR met en service le gisement Mariner après 7.7 milliards de dollars d'investissements.
Equinor Starts Up Major $7.7B Oil Field In UK North Sea

By Tsvetana Paraskova - Aug 15, 2019,

Norwegian energy giant Equinor announced on Thursday first oil from the Mariner oil field in the UK North Sea whose start-up has been delayed twice over the last year due to technical issues.

Mariner’s operator Equinor and its partners began oil production from the field which is estimated to have a total of 3 billion barrels of oil in place and which took gross investments of more than US$7.7 billion to develop.

Production at Mariner is expected to average around 55,000 barrels of oil per day (bpd) and up to 70,000 bpd at peak production, the Norwegian oil and gas major said.

“With the significant volumes in place, we see clear potential to further increase the oil recovery from the Mariner field and will proactively seek opportunities to do so through the application of new technology, additional drilling and future tie back opportunities,” said Anders Opedal, executive vice president for Technology, Projects and Drilling in Equinor.

Mariner, discovered in the early 1980s, was sanctioned for development in 2012, before the oil prices crash two years later.

The start-up of the major oil field was delayed two times in the past year. In October 2018, Equinor said that “challenging weather conditions” would prevent it from starting up the field in the fourth quarter of 2018 and pushed the start-up date into 2019. Then in April this year, Equinor pushed back the start-up to the second half of this year in order to check all electrical couplings on the platform.

Commenting on the Mariner start-up, Mike Tholen, Upstream Policy Director at the industry association Oil & Gas UK, said:

“The Mariner field will contribute towards energy security for the next 30 years. With up to three billion barrels of oil in place, it contributes to industry’s shared ambition Vision 2035 – which looks to meet as much of the UK’s oil and gas needs from home-produced resources as possible.”

The field start-up comes amid an exodus of major U.S. oil and gas firms that have recently sold assets in the UK North Sea to focus on the faster-cycle U.S. shale.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... h-Sea.html

Image

https://www.equinor.com/en/magazine/mar ... giant.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 30 sept. 2019, 19:55

Royaume-Uni : les énergies renouvelables dopées par l’éolien offshore

Publié le 30/09/2019 lemarin

La part des énergies renouvelables dans la production d’électricité au Royaume-Uni a atteint 35,5 % au deuxième trimestre de 2019. Il s’agit d’un nouveau record pour cette période de l’année.
https://lemarin.ouest-france.fr/secteur ... ar-leolien

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 05 oct. 2019, 21:31

La centrale thermique à charbon de Cottam de 2000 MW ferme définitivement après 51 ans de service.
4 oct 2019

In the UK, another coal power station closes. A 51-year-old coal power station has been turned off for the final time. It will not be turned back on. Although great news for our planet, it’s sad news for many of the workers — any time the place you work closes its doors is devastating for its workers even though they knew a time would come when this power station would shut down.

Image
Cottam Power Station

The Cottam power plant in Nottinghamshire was only supposed to operate for 30 years. It produced enough electricity to power 3.7 million homes. Now it will take between 6 to 12 months to decommission the power station and the buildings will most likely be leveled. A Greenpeace spokesperson told the BBC: “The dwindling days of coal is good news for the planet. This dirty fuel is one of the key drivers of the climate emergency and switching to clean renewable energy is key to tackling it.”

The UK government wants to phase out its coal-fired plants by 2025 to help reduce carbon emissions.
https://cleantechnica.com/2019/10/04/a- ... of-an-era/


https://en.m.wikipedia.org/wiki/Cottam_power_stations

La centrale faisait 2000 MW et était opérée par EDF Energy.

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 11 nov. 2019, 11:04

Production de pétrole en UK depuis 2012

Image

https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/H ... eaked.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 17 janv. 2020, 00:24

Le secteur des énergies « vertes » a crû de 15% en trois ans au Royaume-Uni

AFP parue le 16 janv. 2020

Le secteur des énergies vertes a crû de 15% en trois ans au Royaume-Uni, tiré notamment par un boom de l'éolien offshore, pour atteindre près de 47 milliards de livres en 2018, selon des chiffres du Bureau national des statistiques (ONS).

Cette croissance se traduit en emplois, avec 224 800 personnes à équivalent temps plein en 2018, contre 200 800 en 2015, d'après ces statistiques publiées jeudi.

Le segment des produits dits "à faible consommation d'énergie", qui intègre par exemple la conception, la fabrication et l'installation de portes ou fenêtres plus isolants, représente la moitié de l'effectif et pèse plus du tiers du chiffre d'affaires, suivi par les véhicules à faible émission de gaz à effets de serre et la bioénergie.

Les investissements financiers ont quant à eux décollé de 48% entre 2015 et 2018 pour atteindre 8,1 milliards de livres (9,48 milliards d'euros), portés notamment par les rachats sur le marché de l'éolien offshore.

Avec 4,2 milliards de livres, contre seulement 700 millions en 2015, ce segment en plein développement au Royaume-Uni représente désormais la moitié des investissements en 2018, au détriment notamment du solaire qui s'est complètement effondré: il n'y subsiste que 300 millions des 1,6 milliard de livres dépensés trois ans auparavant.

Le boom de l'industrie éolienne s'est encore accéléré en 2019 au regard de l'engagement du Royaume-Uni d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

À l'export, ce sont les véhicules à faibles émissions de CO2 qui constituent la tranche la plus importante avec 3,1 milliards de livres (3,63 milliards d'euros), un niveau qui à lui seul s'approche du total des exportations des énergies renouvelables et à faible empreinte carbone en 2015.

Le secteur dans son entier ne représente toutefois "qu'environ 1% du total de l'activité non-financière du Royaume-Uni en 2018, tant en termes de chiffre d'affaires que d'emplois", précise le rapport. Un chiffre "identique à 2015 et 2017" mais "légèrement plus élevé" pour l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord que pour l'Angleterre, est-il également précisé
https://www.connaissancedesenergies.org ... ere-200116

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 27 janv. 2020, 08:20

Factures, courant, transition carbone: vers un choc électrique du Brexit?

AFP parue le 27 janv. 2020

Factures en hausse, fragilisation de l'approvisionnement, freins à la transition énergétique: le Brexit, qui sera effectif à partir de vendredi, pourrait perturber le marché électrique au Royaume-Uni.

- Le courant passera-t-il? -

La Grande-Bretagne dépend largement de l'UE pour son approvisionnement: sa propre production d'électricité a baissé en 2018 de 1,6% selon les dernières statistiques disponibles, notamment à cause de la fermeture progressive des centrales à charbon pas encore totalement compensée par la montée en puissance de l'éolien. Les importations d'électricité et de gaz, par conséquent, augmentent, essentiellement depuis la France, les Pays-Bas ou l'Irlande, et représentent près de 40% de la consommation énergétique du pays.

La sortie prochaine de l'UE et du marché unique de l'électricité présente donc immanquablement des risques pour un réseau déjà fragile: le pays a été victime d'une panne géante en août.

Il n'est d'ailleurs pas clair que l'électricité fasse partie des négociations cette année avec Bruxelles et le cas du secteur pourrait être différé.

Les autorités britanniques assurent que des "arrangements alternatifs commerciaux" devront être mis en place, sans plus de détail.

Comme dans d'autres domaines comme la finance, il va donc falloir obtenir des équivalences pour pouvoir exporter de l'électricité ou en importer, en se mettant notamment d'accord sur les règles d'émissions de CO2 par exemple, pour que les pays qui produisent plus propre et plus cher ne soient pas défavorisés.

Les autorités britanniques de l'électricité (OfGem) assurent que même en cas d'échec des pourparlers commerciaux, il n'y aura "pas d'interruption des flux d'électricités et de gaz".

Mais en cas de non-accord à l'issue des négociations commerciales fin 2020, l'UE pourrait donner la préférence à ses pays membres en cas de pic de la demande, lors des canicules ou grands froids, remarque Weijie Mak, chef de projet chez la société de recherche Aurora, interrogé par l'AFP.

- Factures salées -

Incertitude sur les équivalences, possibles retour de quotas ou droits de douane dans le scénario d'un échec des négociations commerciales: les échanges d'électricité avec l'Europe pourraient devenir plus coûteux, avec la possibilité de "factures plus chères pour les consommateurs", explique à l'AFP Joseph Dutton, du centre de réflexion E3G.

Les échanges d'électricité entre l'UE et le Royaume-Uni reposent en effet sur un système d'enchères, et une forme de préférence pour les pays membres n'est pas exclue à l'avenir. Sans omettre l'impact d'un nouvel accès de faiblesse de la livre sur les factures. L'association de promotion de l'énergie verte Eurelectric qualifie ainsi le Brexit de situation "perdant perdant" pour la Grande-Bretagne comme pour l'UE.

- Transition énergétique freinée -

A cause des incertitudes sur les futures équivalences et échanges transeuropéens, plusieurs profets de liaisons électriques trans-Manche ou sous la mer du Nord sont remis en question, notamment certains depuis la France (Aquind, Gridlink).

Or, ces liaisons électriques sont capitales pour la sécurité énergétique du Royaume-Uni: "elles fournissent moins de 10% de l'approvisionnement mais permettent d'équilibrer demande et offre", remarque Joseph Dutton. Avec la montée en puissance des renouvelables et en particulier de l'éolien offshore, il faut pouvoir compter sur un approvisionnement extérieur s'il n'y a pas de vent, et à l'inverse exporter le surplus qui ne peut être massivement stocké, contrairement aux hydrocarbures.

Mais moins d'interconnections pourrait retarder la transition énergétique du Royaume-Uni, qui s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050, en différant la fermeture des centrales à gaz, jouant alors le rôle de "plan B" énergétique.

D'autant que, fait remarquer Weijie Mak, le Royaume-Uni applique une taxe carbone sur les prix de l'électricité pour financer sa transition énergétique: il pourrait décider de la laisser tomber pour alléger les factures qui grimpent.
https://www.connaissancedesenergies.org ... xit-200127

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par kercoz » 27 janv. 2020, 08:40

energy_isere a écrit :
27 janv. 2020, 08:20
Factures, courant, transition carbone: vers un choc électrique du Brexit?

AFP parue le 27 janv. 2020

Factures en hausse, fragilisation de l'approvisionnement, freins à la transition énergétique: le Brexit, qui sera effectif à partir de vendredi, pourrait perturber le marché électrique au Royaume-Uni.

c'est le Brexit politique qui sera effectif le 31.....Le Brexit économique ne le sera que le 31/1/ 2021.
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 28 janv. 2020, 01:48

Rolls Royce veut installer des petits réacteurs nucléaires modulaires dans le pays.
Rolls-Royce Looks To Install Mini Nuclear Reactors By 2029

By Tsvetana Paraskova - Jan 27, 2020

Rolls-Royce plans to install by 2029 mini nuclear reactors in the UK that would be built in factories and delivered in modules, the chief technology officer of Britain’s industrial technology manufacturer told the BBC.

“The trick is to have prefabricated parts where we use advanced digital welding methods and robotic assembly and then parts are shipped to site and bolted together,” Rolls-Royce’s chief technology officer Paul Stein told the BBC’s Today program.

For several years, Rolls-Royce has been leading a UK consortium for the so-called Small Modular Reactor (SMR) program to manufacture and deliver mini reactors. According to Rolls-Royce, the SMR design makes those reactors so compact that they can be transported by truck, train, or even barge.

Once fully developed, the so-called small modular reactors (SMRs) could be manufactured in factories and transported to site, the UK government said. SMRs are smaller than conventional nuclear power station reactors, with power outputs of around 300 MW or less.

In view of the enormous cost overruns of nuclear power plants recently, including the Hinkley Point C nuclear power plant in the UK, mini reactors from Rolls-Royce that are much smaller and can be easily transported to the site could be a win for nuclear power in Britain.

Rolls-Royce says that “By building numerous versions of the same product in a controlled ‘production line’ environment, economies become deliverable, making each unit more affordable than a stand-alone bespoke major project.”

Critics say that the ‘assembly-line’ benefits may be overstated.

Moreover, critics of nuclear power say that the UK should continue to add more renewable power capacity and ditch nuclear energy.

Others, however, say that nuclear power will help the UK achieve its 2050 net zero emissions goal.

In June last year, the UK became the first major economy in the world to enshrine in a law its target to reduce its greenhouse gas emissions to net zero by 2050.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -2029.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 13 févr. 2020, 22:34

Royaume-Uni : le fournisseur d'énergie Centrica s'effondre en Bourse après une perte abyssale en 2019

AFP parue le 13 févr. 2020

Le premier fournisseur britannique d'énergie Centrica a dévoilé jeudi une perte annuelle abyssale en raison d'une vive concurrence, du plafonnement des tarifs et de dépréciations d'actifs, ce qui faisait chuter son cours de Bourse.

Le groupe, qui possède British Gas, a dévoilé dans un communiqué une perte nette de 1,023 milliard de livres l'an passé, contre un bénéfice de 183 millions de livres en 2018. Vers 14h00 GMT, l'action dégringolait de 18,0% à 69,52 pence à la Bourse de Londres.

Selon le directeur général Iain Conn, Centrica a souffert d'un "environnement difficile", qu'il attribue notamment au plafonnement de certains tarifs décidés par le précédent gouvernement conservateur. Cette décision a alimenté la concurrence effrénée que se livrent les principaux acteurs qui doivent composer en outre avec la montée en puissance de nouveaux fournisseurs.

Centrica dit avoir encore perdu 286 000 clients en 2019 au Royaume-Uni, même si ce chiffre marque une amélioration par rapport à 2018. "Les consommateurs peuvent aller où ils veulent désormais. A l'image de Royal Mail ou BT, l'ex-monopole s'est perdu dans le nouveau monde de la concurrence", estme Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

Le groupe a souffert en outre de la baisse des prix du gaz naturel. Ce recul des cours, associé à une restructuration de ses activités, a engendré de lourdes dépréciations d'actifs dans l'exploration et la production d'hydrocarbures tout comme dans le nucléaire.

"Les opérations dans le pétrole et le gaz de Centrica sont en vente et le groupe a intérêt à les céder le plus tôt possible", rappelle Russ Mould, analyste chez AJ Bell. Ces problèmes ne sont pas nouveaux pour le fournisseur qui avait annoncé un plan de restructuration au début 2018, qui doit passer par la suppression de 4 000 emplois d'ici à 2020 soit plus de 10% de ses effectifs.

"Le public a tourné le dos à la marque British Gas et la direction a semblé avoir perdu la main ces dernières années. Le groupe a un projet pour se relancer mais le chemin va être bosselé", selon M. Mould.

Signe des bouleversements dans le secteur britannique, le fournisseur d'énergie Ovo, créé il y a seulement dix ans, a mis la main sur les activités pour les particuliers du groupe SSE, ce qui va permettre de créer le numéro deux d'un secteur très concurrentiel.

Dans le même temps, un autre fournisseur, Npower s'inquiète pour son avenir puisque son propriétaire, l'énergéticien allemand E.ON, a laissé entendre fin novembre que tous les emplois de l'activité de service aux particuliers, soit 4 500 postes, étaient menacés.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 019-200213

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 15 févr. 2020, 10:11

Des nouvelles du projet de réacteur dans l'Essex.
China-designed UK nuclear reactor moves a step closer

Susanna Twidale FEBRUARY 13, 2020

The first Chinese-designed atomic reactor scheduled to be built in Britain has passed three out of four assessment stages, the nuclear regulator said on Thursday.

General Nuclear System Limited (GNSL), an industrial partnership between China General Nuclear Power Corp (CGN) IPO-CGNP.HK and French utility EDF, hope to use the reactor design at a plant due to be built in Essex, eastern England.

Britain’s Office for Nuclear Regulation said it had completed the third stage of the assessment and the HPR 1000 reactor design will now move to the fourth and final stage of its Generic Design Assessment (GDA).

“Moving into Step 4... brings closer the deployment of a fleet of new power stations that will play a major role in supporting the Government’s target of net zero by 2050.” said Zhu Minhong, Managing Director of GNSL.

Britain last year became the first G7 country to commit to reaching net-zero emissions by 2050 which will require a big increase in low-carbon power generation such as renewables or nuclear.

CGN intends to make a number of investments in Britain’s nuclear power sector, notably the new Hinkley Point C project in southwest England which will be Britain’s first new nuclear plant in decades.

CGN holds a 33.5% stake in the Hinkley C project which will use majority shareholder and developer EDF’s reactor technology.

The GDA process, which started at the beginning of 2017, is expected to take a number of years to complete.

“Although progress so far is encouraging, a lot of work by the Requesting Party is still required. We will continue to rigorously assess safety and security submissions throughout Step 4 of GDA,” the ONR said.
https://af.reuters.com/article/energyOi ... FL8N2AD5B0

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