Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 11 avr. 2019, 00:56

Second report du démarrage de la plateforme offshore Mariner qui doit sortir 55 000 b/j en eaux UK et opérée par Equinor pour 65 %.

Equinor Delays $6B UK Oil Field Start-Up, Again

By Tsvetana Paraskova - Apr 10, 2019,

Norway’s Equinor is pushing back the start-up of a major heavy oil field offshore the UK to the second half of this year in order to check all electrical couplings on the platform, according to the head of major projects at the Norwegian oil and gas giant.

The start-up of the Mariner oil field—one of the largest developments on the UK Continental Shelf (UKCS) in recent years which costs US$5.9 billion (4.5 billion British pounds)—has been already delayed several times.

The development of the Mariner field will contribute more than 300 million barrels of oil with average plateau production of some 55,000 barrels per day, according to the field operator Equinor, which expects Mariner to provide a long-term cash-flow over 30 years. Equinor’s website says that production is expected to start in the first half of 2019.

However, Equinor’s vice president for major projects Morten Ruth told Reuters on Wednesday that the first-half 2019 target would not be met because Equinor had decided to inspect all 40,000 electrical couplings on the platform, after early tests showed a “too high” failure rate at the couplings. Equinor had 56 percent of the work on the Mariner platform completed as of this week.

According to Ruth, the electrical couplings can lead to an explosion if gas gets to the platform.

“We see the startup getting closer. We see that we will be able to complete all preparations before July, but there are uncertainties,” Ruth told Reuters.

The manager expects Mariner’s start-up between July and early September.

This is not the first delay of start-up at Mariner. In October last year, Equinor said that “challenging weather conditions” would prevent it from starting up the field in the fourth quarter of 2018 and pushed the start-up date into 2019.

Equinor is the operator of the Mariner field with a 65.11-percent stake, with co-venturers JX Nippon with 20 percent, Siccar Point with an 8.89-percent interest, and Dyas with a 6-percent stake.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... Again.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 10 mai 2019, 21:47

Au Royaume-Uni, une semaine d’électricité sans charbon pour la première fois depuis 1882
Il s’agit d’une première depuis l’ouverture de la première centrale électrique au charbon à Holborn, à Londres, au XIXe siècle.


Le Monde avec AFP 9 Mai 2019

Le Royaume-Uni est en train de tourner la page du charbon. ESO (Electricity System Operator), le gérant du réseau d’électricité en Angleterre, Ecosse et pays de Galle, a estimé que mercredi 8 mai à 13 h 24 locale, le Royaume-Uni avait bouclé sa première semaine complète de production d’électricité sans utiliser la moindre once de charbon, aucune centrale au charbon n’ayant été connectée au réseau depuis le 1er mai.

Il s’agit d’une première depuis l’ouverture de la première centrale électrique au charbon, à Holborn, à Londres, en 1882, a précisé l’ESO. Il y a deux ans, le gérant avait relevé pour la première fois une journée complète sans utiliser de charbon pour produire d’électricité.

« De plus en plus d’énergie renouvelable alimente notre système », a déclaré le directeur de l’ESO, Fintan Slye. « D’ici à 2025, nous pourrons exploiter l’ensemble du réseau d’électricité du Royaume-Uni sans charbon » de façon pérenne, a-t-il ajouté.

Diminution de la part du charbon

En 2018, le charbon dont la part décroît, n’a représenté que 6 % de la production d’électricité au Royaume-Uni en 2018, d’après des chiffres du gouvernement. Les centrales au charbon jouent toujours un rôle important dans le système énergétique britannique notamment en cas de forte demande, mais l’utilisation croissante de sources d’énergie renouvelables en réduit la nécessité. Autre énergie fossile, le gaz a représenté 43,9 % de la production d’électricité.

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse et hydroélectricité) ont représenté pour leur part 27,5 % du total, l’énergie éolienne étant en plein développement avec de nombreuses fermes installées au large des côtes venteuses du pays. En ajoutant l’énergie nucléaire aux renouvelables, presque la moitié (49,6 %) de la génération d’électricité du pays a pu être accomplie via des technologies peu émettrices de CO2.

Un responsable de Greenpeace Royaume-Uni, Doug Parr, s’est réjoui du résultat annoncé par ESO : « Il y a juste quelques années, on nous disait que le Royaume-Uni ne pourrait garder la lumière allumée sans charbon. Maintenant, le charbon disparaît pour le plus grand bien de notre climat et de la qualité de l’air. » Il a toutefois ajouté qu’il fallait faire davantage pour affronter « l’urgence climatique », évoquant l’interdiction progressive des voitures à essence et diesel, l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements, la réduction de la consommation de viande et la plantation de millions d’arbres.
https://www.lemonde.fr/energies/article ... 53054.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 31 mai 2019, 08:49

1.18 million de b/j en mer du Nord UK au Q1 2019.
(pétrole plus condensats)
UK Oil Production Up 9% In First Quarter

By Tsvetana Paraskova - May 30, 2019

The UK’s crude and natural gas liquids (NGL) production increased by 9 percent annually to reach 1.18 million bpd in the first quarter of 2019, S&P Global Platts quoted statistics from the UK Department of Business, Energy & Industrial Strategy as showing on Thursday.

The UK’s crude oil production alone increased by 11 percent to 1.08 million bpd in Q1, according to the government statistics quoted by Platts—a welcome sign for the UK oil and gas industry which has managed to reverse a years-long downward trend in recent months, thanks to start-ups of projects in the North Sea.

According to the UK Department of Business, Energy & Industrial Strategy, provisional figures for 2018 showed that UK crude oil and NGL production rose by 8.9 percent compared to 2017, mainly due to multiple new projects on the UK Continental Shelf (UKCS) coming online in late 2017 and 2018 and increasing production through the year.

In November of 2018, BP and its co-venturers started up production at the giant Clair Ridge project in the West of Shetland region offshore UK. The project is targeting 640 million barrels of oil reserves and is expected to have peak production of 120,000 bpd.

The UK’s petroleum reserves remain at a significant level, with overall remaining recoverable reserves and resources ranging from 10 to 20 billion barrels plus of oil equivalent, according to the UK Oil and Gas Authority (OGA). Currently proven and probable reserves on the UKCS can sustain production for another 20 years.

The UKCS yielded 20 percent more oil and gas in the last five years after 14 consecutive years of production declines, the industry’s association, Oil & Gas UK, said in its latest annual Business Outlook earlier this year.

Exploration in the UK’s North Sea is definitely picking up and this year could see the drilling of up to 15 new wells, the association added. This is momentum that needs to be maintained, the association noted, as expectations were for another decline in production to begin after 2020.

By Tsvetana Paraskova for Oilrpice.com
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... arter.html

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Re: Difficultés énergétiques au Royaume Uni

Message par energy_isere » 08 juin 2019, 00:59

Total ambitieux en mer du Nord avec Culzean, un nouveau projet gazier géant

AFP parue le 07 juin 2019

À mi-chemin entre l'Ecosse et la Norvège, le champ marin de Culzean fournira 5% du gaz consommé au Royaume-Uni, se réjouit Total qui va démarrer son exploitation dans les prochains jours, témoignant d'un regain d'intérêt pour la mer du Nord. "Il y a de la vie à revendre" en mer du Nord, a affirmé le responsable du projet, Claus Vissing-Jorgensen, lors d'une présentation du site à la presse organisée récemment.

Véritables immeubles de plusieurs étages plantés au milieu de la mer du Nord, les trois plateformes peintes de rouge et de jaune vifs détonnent sur les vagues sombres qui viennent lécher les pieds des installations. Selon un employé, si les plateformes surplombent tranquillement la mer en été, des vagues grandes comme des maisons peuvent s'inviter en hiver jusqu'aux passerelles qui les relient entre elles.

Ceux qui ont travaillé sur le projet de Culzean depuis le début connaissent déjà bien les lieux, puisque l'élaboration du site à commencé en 2015, sous la houlette du géant danois Maersk. Mais si la météo tumultueuse de la mer du Nord n'a pas empêché la construction du complexe, une tempête a aussi secoué le marché et fait plonger les cours du gaz et du pétrole.

Des revenus en baisse ont poussé Maersk à se concentrer sur ses activités de transports maritimes et à vendre sa branche d'exploration pétrolière à Total, les 49,99% de part du projet Culzean compris. Total est donc désormais opérateur du projet dans lequel il est majoritaire, avec BP et JX Nippon comme partenaires.

Clone informatique

Pour pouvoir rentabiliser sa production dans une zone aux coûts élevés, Total compte sur de nouvelles technologies pour la maintenance. Les installations de Culzean sont ainsi modélisées intégralement sur ordinateur, une innovation héritée de Maersk qui pourrait permettre à Total de réaliser des économies.

Les quelque 180 employés sur place peuvent par exemple scanner des codes situés sur les infrastructures qu'ils sont chargés de maintenir. Ils transmettent alors des informations à une équipe d'assistance de 650 personnes campée dans la ville écossaise d'Aberdeen, à 230 kilomètres de là, détaille M. Vissing-Jorgensen.

Ce type d'innovation technologique n'a d'ailleurs pas profité qu'au groupe français dans cette région. "La production en mer du Nord a augmenté de 20% sur les cinq dernières années, c'est assez remarquable pour un bassin mature", explique à l'AFP Paul de Leeuw, directeur de l'Institut du pétrole et du gaz de l'Université Robert Gordon d'Aberdeen. Selon lui, la "renaissance" de la mer du Nord est également due à une fiscalité très encourageante, notamment au Royaume-Uni.

Bassin à bout de souffle

Les autorités britanniques cherchent à encourager l'activité dans un bassin dont l'exploitation représente 280 000 emplois dans le pays, soit presque moitié moins qu'à son apogée en 2014.

Mais la moitié des ressources ont déjà été pompées. Malgré le rebond des cinq dernières années, la production en mer du Nord britannique est loin des sommets atteints à la fin des années 1990 et au début des années 2000, quand elle dépassait parfois les 5 millions de barils équivalent pétrole par jour, en cumulant tous les hydrocarbures.

En 2018, l'industrie n'a pompé que 1,7 millions de barils par jour en moyenne, et la production va baisser au fil des ans, selon l'Autorité britannique du pétrole et du gaz (OGA). Ces conditions difficiles découragent certains géants du pétrole, comme l'Américain ConocoPhillips, qui a cédé en avril ses activités dans la région.

Mais Total compte sur son expérience en mer du Nord et sur le rachat de Maersk pour tirer son épingle du jeu et devenir un maillon essentiel de l'approvisionnement en gaz du Royaume-Uni.

Le pays est en effet très demandeur de gaz, énergie qui pollue moins que le pétrole ou le charbon. Selon Total, quand le projet de Culzean atteindra son rythme-plateau de production en 2020-2021, entre 60 000 et 90 000 barils équivalent pétrole par jour, il produira 5% de la demande du Royaume-Uni. Ce projet devrait être exploité au moins 13 ans.

Avec ce nouveau projet et tout ce qu'il fait déjà dans la région, Total estime pouvoir bientôt fournir environ un cinquième du gaz consommé au Royaume-Uni. De quoi rembourser un investissement de 4 milliards de dollars (3,55 milliards d'euros) pour ce site, même si le groupe ne donne pas plus de détail sur la rentabilité du projet.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ant-190607

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