serveurs informatiques 45 milliards de kilowattsheures/an

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Message par energy_isere » 15 mai 2019, 23:55

Orange construit à Val-de-Reuil un deuxième data center de nouvelle génération

CLAIRE GARNIER PUBLIÉ LE 14/05/2019

Orange a posé la première pierre d’un deuxième data center de nouvelle génération à Val-de-Reuil (Eure). Il représente un investissement de 50 millions d’euros et une soixantaine d’emplois dont 20 employés d’Orange.

Stéphane Richard, PDG du groupe Orange a posé mardi 14 mai la première pierre d’un deuxième data center - "Normandie 2" - sur la commune de Val-de-Reuil (Eure) à 100 kilomètres de Paris sur l’autoroute de Normandie. Le bâtiment d’une superficie de 16 000 m², dont 5 000 m² de salles informatiques représente un investissement de l’ordre de 50 millions d’euros. Avec ses 1 500 serveurs, le data center affichera une puissance nominale de 13 MW, 30 % de plus que le data center Normandie 1. Sa construction doit s’achever en 2020. Le data center emploiera à terme 60 salariés, dont 20 d’Orange. Des experts informatiques, des techniciens pour la maintenance et la surveillance et des agents de sécurité.

https://www.usinenouvelle.com/article/o ... on.N842835

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Message par energy_isere » 20 juil. 2019, 15:27

La vidéo en ligne émet autant de gaz à effet de serre qu'un pays comme l'Espagne

Par Mathieu Chartier Publié le 19/07/19

Le rapport d'un think tank spécialisé dans le climat s'intéresse à la vidéo en ligne et tend à montrer que le streaming vidéo est responsable d'un tel niveau d'émissions qu'il devra être régulé.


En 2018, The Shift Project indiquait dans son rapport Lean ICT – Pour une sobriété numérique que la consommation et l'usage des produits et services numériques pèsent davantage (55 %) dans les émissions de gaz à effet de serre que la fabrication des appareils en eux-mêmes (45 %). Le think tank français, initiateur en 2017 du Manifeste pour décarboner l'Europe, s'est donc focalisé sur ces usages, et plus précisément le streaming vidéo dans son dernier rapport intitulé Climat : l'insoutenable usage de la vidéo en ligne.

Rappelant que le numérique représente 4 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, avec une progression annuelle de 9 %, le rapport estime à 60 % le poids des flux de vidéo en ligne sur l'ensemble des échanges de données Internet, soit 1,05 Zo (zettaoctets). C'est l'équivalent de 306 millions de tonnes de CO2 par an et 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre résultant du numérique. Comparativement, cela représente un niveau de l'ordre de celui de l'Espagne.

Les plateformes de SVOD en tête


The Shift Project classifie les usages de la vidéo en ligne en fonction de leur impact écologique, ce qui permet de constater que les plateformes de SVOD (Netflix, Prime Video, Hulu…) sont celles qui ont les plus fortes répercussions. Représentant 34 % des flux vidéo en ligne, ces plateformes comptent pour 7 % du total des émissions dues au numérique. Suivent la pornographie avec 5 %, les "tubes” (YouTube, Dailymotion, etc.) avec 4 % et les autres usages de la vidéo en ligne (essentiellement les réseaux sociaux et les services de streaming mineurs), à 4 % également.


Dans ses conclusions, The Shift Project préconise l'adoption d'une sobriété dans les usages vidéo. Mais le think tank estime qu'il serait contre-productif que des contraintes viennent à être imposées aux utilisateurs. Alors, il encourage la mise en place d'un débat sociétal sur la question pour ne pas qu'un usage jugé précieux par la société “ne pâtisse de la surconsommation d’un autre jugé moins essentiel”. Un arbitrage collectif d'autant plus pressant que la crise climatique est là et que “ne pas choisir n’est plus une option viable”.

Remettre en cause usages et comportements
“Alors que nos modes de consommation actuels sont directement responsables de notre incapacité à réduire notre empreinte carbone, il nous semble difficile, déstabilisant, voire périlleux de les modifier. Pourtant, en matière d’usages numériques, ce rapport montre que l’essentiel des vidéos constituant 80 % du trafic Internet sont consommées à titre de divertissement ou de publicité. Un constat qui, face à l’urgence climatique, devrait nous convaincre que remettre en cause nos comportements numériques est non seulement souhaitable, mais possible”, déclare Hugues Ferreboeuf, directeur du groupe de travail Lean ICT chez The Shift Project.

“La sobriété devrait s’appliquer partout : biens de consommation, déplacements, mais aussi consommation Internet dont les vidéos. Regarder moins de vidéos et écouter, échanger avec les autres humains : un moyen pour construire le monde réel de demain !”, idéalise pour sa part Françoise Berthoud, ingénieure de recherche et directrice du GDS EcoInfo, CNRS et à l'université de Grenoble.
https://www.lesnumeriques.com/vie-du-ne ... 38395.html

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